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Anne Krief (Traducteur)
ISBN : 2070558622
Éditeur : Gallimard Jeunesse (21/10/2004)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 134 notes)
Résumé :


Cassandra ! un prénom romanesque, à l'image du château perdu au fin fond de l'Angleterre on vit la jeune fille et toute sa famille pour le moins excentrique.

Un père écrivain qui se refuse à écrire, la merveilleuse Topaz, belle-mère fantasque, Rose, la soeur aînée rêvant au grand amour, sans parler du jeune jardinier qui n'a d'yeux que pour Cassandra. Au fil de ses cahiers, elle relate les événements qui jalonnent leur existence, avec ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
AgatheDumaurier
  06 août 2016
Un peu artificiel, tout ça. Si c'est le roman préféré de J.K. Rowlings, il faut qu'elle sache qu'elle a fait beaucoup beaucoup mieux.
Dans un château en ruine mais follement "romantique" (je voudrais des italiques), la jeune Cassandra et sa famille de foufous vivent de rien en ne se prenant pas pour n'importe qui. le père est un écrivain au génie en grève, et violent par-dessus le marché, la mère est morte mais tout le monde s'en fiche, la belle-mère est un mélange de Nana Lantier, d'Ophélie sur le retour et de nounou dévouée, la soeur Rose ne pense qu'à l'argent, le frère est plus humain, mais on ne le verra pas beaucoup, et Stephen, le fils de la domestique décédée, beau comme un astre, continue de "servir" la famille, sans gages, tellement il aime Cassandra...Arrivent deux frères américains, héritiers, entre autre, du château de Cassandra, que son père a loué pour 40 ans (mais dont bien sûr il ne paie jamais jamais le loyer, faut pas pousser ! ). Deux frères aux poches pleines de dollars. Les antennes de Rose se relèvent et frétillent. Il faut par tous les moyens qu'elle épouse l'aîné, Simon.
Franchement, la même histoire, écrite par Maupassant ou Zola, ça pourrait vraiment donner un truc sordide. Car si on réfléchit bien, ils ne sont vraiment pas sympas, dans cette famille. J'ai été très souvent choquée par l'égoïsme qui se dégage des personnages. A commencer par Cassandra, qui parle de sa mère morte avec une légèreté éprouvante pour le lecteur : " ensuite, nous avons mangé du gâteau, et j'étais bien contente de pouvoir en prendre deux morceaux, ce qu'elle n'aurait pas permis." Orphelins, réjouissez-vous, vous aurez du gâteau ! Et puis cette terrible pauvreté : "bizarrement, je ne nous ai jamais considérés comme pauvres-je veux dire que je ne nous ai jamais plaints comme les chômeurs ou les mendiants- quoique notre situation ait été bien plus dramatique, car nous étions incapables de travailler et n'avions personne à qui demander de l'argent." Des claques pour Cassandra !!!! Ah c'est sûr que pas un instant elle ne s'imagine faire un vrai travail, ben voui, quand on habite un château, on se salit pas les mains. Quant à demander de l'argent, heureusement, les Américains arrivent pour se faire dépouiller. Ensuite, la même charmante petite tombe amoureuse du promis de sa soeur chérie, et ne songe plus qu'à le lui piquer !!! Mais tout cela est enrobé dans un style primesautier, gentil, en fleurs, alors ...
Quant à la soeur, c'est une chipie vénale épouvantable.
Le père, un égocentrique complet. Mais bon, il leur fiche une paix royale. Il faut cependant veiller à planquer les couteaux. Il peut s'énerver, papa.
Topaz, la belle-mère féline, est aussi crédible que mon chat en string affairé aux fourneaux et à racommoder mes chaussettes.
Bon, en fait, en rédigeant cette critique, je me rends compte que ça ne m'a vraiment pas plu.
Ajoutez à cela que, pour que la morale soit sauve, ça se termine (enfin, dès le milieu du roman) en coulis de mièvrerie avec les atermoiements de Cassandra qui découvre l'amoûûûûr grâce à un baiser oh là là au secours.
J.K.!! Tu planais quand tu as lu ça !!! Harry Potter versus Cassandra, c'est un pâté sur la plage contre le Canigou !! Oui, je termine par un métatexte canin, car le seul personnage supportable de toute cette affaire, c'est Héloïse, le fox-terrier. Dodie Smith a eu raison de se consacrer par la suite aux dalmatiens...
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juliette2a
  01 mai 2012
Quel magnifique livre ! Même si je l'ai terminé, je reste encore subjuguée par ce roman absolument charmant...Dodie Smith est décidément un grand écrivain ! "Le Château de Cassandra" est en fait un journal, le journal de Cassandra, héroïne tout à fait merveilleuse, vivant dans un château en ruine au fin fond de la campagne anglaise avec sa famille singulière : Rose, sa soeur, une jeune fille romantique attendant désespérément l'amour de sa vie ; Topaz, sa belle-mère, une femme très belle posant pour de nombreux peintres à Londres ; Thomas, son petit frère, étiudiant au collège de la ville voisine ; son père, extravagant, tout bonnement appelé "M.Mortmain" par sa nouvelle épouse, ancien écrivain arrêté après un accident particulier ; Stephen, l'homme à tout faire de la maison, épris depuis toujours de Cassandra et enfin les deux animaux adorables : Héloïse (la chienne) et Abélard (le chat) ! Mais la vie de la famille Mortmain et surtout celle des deux jeunes filles sera bouleversée par l'arrivée dans le voisinage de deux Américains, Simon et Neil Cotton...
Mais quelle joie éprouvée en commençant ce livre ! J'ai tout de suite été éblouie par le style de l'auteure : les aventures, la pauvre vie de Cassandra, ses premiers émois puis ses doutes et ses tristesses m'ont marqués jusqu"à la fin ! J'avoue avoir un coup de coeur pour certains personnages, Cassandra (bien sûr !), Stephen (je l'ai toujours bien aimé), M. Mortmain, Topaz et Neil (Rose était un peu insignifiante pour moi tout comme Simon qui ne m'a jamais plu...) ! En tout cas, je garderai un magnifique souvenir de ce superbe livre que je me permets de considérer comme un chef d'oeuvre !
A lire absolument !
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Syl
  07 avril 2013
Dans les années 30, dans une demeure vétuste du temps de Charles II, bâtie sur l'empreinte d'un château de XIVème siècle, sur les terres champêtres et vallonnées du Suffolk, vit la famille Mortmains. La plus jeune des filles Cassandra, dix-sept ans, nous raconte sa vie et celle de sa famille, dans les pages de son journal ; trois petits cahiers intimes écrits dans un langage codé, sténographié, pour économiser le papier et la place que tiennent les mots.
L'écriture est sa passion et sa survie.
Mois de mars, dans son cahier à six pence, elle présente sa parenté. Son père, écrivain, n'a écrit qu'un livre qui a connu un immense succès. Depuis, cet homme égoïste et absent végète dans sa tour. le Vieux-Beau-au-Bois-Dormant, entre dépression et fainéantise, suspendu entre notoriété et oubli, est dans l'incapacité de produire. Sa belle-mère Topaz, muse et égérie de peintres renommés, est un être fantasque. Toutefois, malgré son apparence fragile, diaphane, elle est devenue le pilier, la mère, la confidente et la gestionnaire de la maison. Elle est la douceur et l'harmonie. Son petit frère Thomas, quatorze ans, est un feu follet diablotin, malicieux. Sa soeur Rose, vingt-un ans, est délicate, très belle, rêveuse, elle espère le prince charmant et se lamente sur leurs conditions. Puis, Stephen, un ange blond. Dix-huit ans, fils d'une ancienne domestique décédée, il sert de valet de ferme, d'homme à tout faire et de soutien financier pour les Mortmains, car… la famille est ruinée.
L'existence pourrait être terne, odieuse et désespérée, mais chacun s'emploie à trouver des petits plaisirs simples et se force à maintenir une consonance bienheureuse entre les vieux murs du château et les herbes folles qui le couronnent.
Un jour, deux jeunes américains viennent au château se présenter, Simon et Neil Cotton. Ils sont les nouveaux voisins, héritiers du manoir Scoatney Hall et du château qui héberge charitablement les Mortmains. Les deux frères sont charmants et deviennent vite des convives très appréciés et convoités. Ils sont intelligents, agréables, beaux et riches !
Cassandra narre l'effervescence, l'énergie et la liesse qui s'empare de sa famille, les hissant hors de la misère morale et intellectuelle. Peut-être qu'un jour, l'indigence se transformera en aisance.
Jusqu'au deuxième cahier…Mois d'avril et de mai, un cahier à un shilling.
Jusqu'au troisième cahier… Mois de juin à octobre, un cahier à deux guinées.
Cassandra est une apprentie romancière très prometteuse. Ces nouveaux venus insufflent un air vivifiant et encouragent la jeune fille dans ses écrits. Elle relate avec une vision très romanesque (en faisant souvent référence aux « Hauts du Hurlevent », « Jane Eyre » ou à « Orgueil et Préjugés ») son quotidien qui devenait monotone. Elle nous conte des épisodes cocasses avec Rose qui est une personne changeante et capricieuse et qui l'embarque dans des situations farfelues. Elle donne vie à des objets, des légendes, joue les entremetteuses… observe, prend note et grandit. D'un journal d'adolescente où l'angélisme et l'humour ravit le lecteur, on passe à des pages que la maturité teinte d'amertume et de désillusion.
« Amour, amour, n'est pas bien sage, Amour, amour, je t'aime tant. » (complainte de Peau d'Ane, chanson de J. Demy) Tous, espèrent et prévoient l'amour, dans ce tableau campagnard et idéaliste.
Un livre de la littérature jeunesse qui se lit sans ennui. Les sentiments sont exaltés et le pragmatisme a bien du mal à s'implanter ! J'ai été sensible à certains personnages secondaires, Stephen, le pasteur, Thomas… Ils ont la sincérité des âmes nobles.
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CaroGalmard
  19 janvier 2018
Jolie découverte par celle qui a écrit aussi les 101 Dalmatiens.
Où l'on suit l'existence complètement décousue d'une famille anglaise dans les années 30. Ils sont excentriques, extravagants, attachants, complètement désargentés, loufoques.
Le château dans lequel ils survivent de petits riens est fascinant, en semi-ruine, vide de presque tout meuble (vendus pour survivre).
Et voilà qu'arrivent 2 américains charmants qui s'installent à proximité et bouleverse la vie des 2 héroïnes, Cassandra et Rose.
Le scénario parait cousu de fil blanc, mais finalement pas tant que ça. Et l'atmosphère de fraîcheur et de liberté qui se dégage de l'ensemble est si envoûtante que les pages défilent aussi paisiblement qu'un pique-nique dans un jardin anglais un jour de beau temps.
Je regrette un peu de ne pas avoir lu ce roman plus jeune, lovée sur une chaise longue dans le jardin de mes grands-parents, en humant une odeur de gazon fraîchement coupé. Je me serais bien identifiée à Cassandra.
Mais finalement, à mon age et en tant que maman, je m'imagine bien dans le personnage de Topaz, hippy avant l'heure, un peu artiste, un peu maman poule, capable de se promener nue dans son jardin pour être connectée avec la nature. Même si pour ce dernier point, j'aurais bien du mal à faire comme elle, par respect pour mes voisins...
Alors faut-il le lire ? Oui. Soit dans un jardin anglais, soit dans un petit fauteuil à l'heure du thé, avec quelques scones...

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helvetius
  25 novembre 2014
Le thème de ce livre avait tout pour me plaire. Au fin fond de la campagne anglaise, vit dans un château en ruine, la famille Mortmain. le père, ancien écrivain ayant connu son heure de gloire avant de faire de la prison, n'écrit plus et passe son temps enfermé dans la tour de garde à faire on ne sait quoi, si ce n'est perdre la tête. La belle-mère, Topaze, aime se balader nue la nuit dans la campagne, afin d'être en communion avec la nature. Rose, la fille ainée, ne rêve que d'une chose: quitter ce château en ruine même si elle doit se prostituer pour cela. Enfin, nous avons Cassandra, jeune fille passant son temps à écrire n'importe où, et qui nous raconte donc l'histoire de sa famille.
Au début, j'ai vraiment accroché. Les membres de cette famille sont tous intéressants, on se demande sans cesse ce que trafique le père ou ce que manigance la belle-mère...Cependant, dès l'arrivée de Simon et de Neil, voisins et propriétaires du château, beaux, riches et américains, je suis vite descendue de mon petit nuage. Bien que Simon puisse paraître un brin excentrique avec sa barbe taillée de façon non conventionnelle, il n'en reste pas moins un personnage fade. Dès que la romance s'est mise en place dans l'histoire, j'ai eu l'impression d'être dans un roman de Jane Austen. Je n'ai rien contre cette auteur que j'affectionne tant, mais là, ce n'est pas ce que je recherchais et ce à quoi je m'attendais en commençant cette lecture...
De plus, on voit venir grosse comme une maison la révélation à la fin du livre La sympathie que j'avais pour Cassandra s'est transformée en agacement lorsqu'elle est devenue mièvre! Au final, les seuls personnages qui m'ont plu sont Mortmain et Topaze, aussi loufoque l'un que l'autre.
Le château de Cassandra reste tout de même plaisant à lire, bien que les chapitres soient trop longs à mon goût. J'ai beaucoup aimé découvrir le monde de la famille Mortmain, vivre dans leur château en ruine en prenant comme unique repas du soir, ou plutôt de l'après-midi, un thé agrémenté de rares fois par des oeufs!
Challenge ABC 2014/2015 6/26
Challenge Pavé
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   18 septembre 2014
Eh bien, ce n'est toujours pas ça que je veux. Oh, certes, je veux bien des vêtements et du mariage, mais je ne suis pas certaine d'avoir envie des choses de la vie qui vont avec. Ce qui ne plairait pas du tout, c'est ce sentiment figé une fois pour toutes, avec le bonheur pour seule et unique perspective. Naturellement, aucune vie n'est parfaitement heureuse, les enfants de Rose seront probablement malades, ses domestiques lui causeront des problèmes. Des centaines de soucis et de chagrins peuvent advenir, mais... ce que je veux dire, c'est que Rose n'aura même plus envie de rien. Elle voudra simplement que rien ne change. Elle n'aura même plus le plaisir d'espérer que survienne quelque chose de vraiment fantastique et merveilleux.
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JumaxJumax   13 novembre 2015
- Voyez-vous, elles sont prêtes à considérer Dieu comme une machine à sous. Si rien ne tombe, elles disent : "Je savais bien qu'il n'y avait rien là-dedans", alors que tout le secret de la prière c'est de savoir que la machine est pleine.
- Mais comment peut-on le savoir ?
- En la remplissant soi-même.
- Avec de la foi ?
- Avec de la foi.
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mathilde08mathilde08   28 juillet 2012
J'écris ces mots assise dans l'évier de la cuisine. Ou plutôt, les pieds dans l'évier ; car le reste de mon corps est sur l'égouttoir où j'ai posé la couverture du chien et le couvre-théière. Je ne peux pas dire que ce soit très confortable, surtout avec cette odeur déprimante de savon au phénol, mais c'est le seul endroit de la cuisine qui bénéficie d'un peu de lumière naturelle. Et puis je me suis aperçue qu'écrire dans un lieu inhabituel peut se révéler fort productif : j'ai écrit mon meilleur poème perchée sur le toit du poulailler. Même si ce n'est pas un très bon poème. Je suis arrivée à la conclusion que ma poésie était si mauvaise que désormais je ferais mieux de m'abstenir.
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JumaxJumax   26 octobre 2015
Mon imagination meurt d’envie de se déchaîner et de tirer des plans sur la comète ; mais j’ai remarqué que lorsqu’on imagine des choses, elles ne se produisent jamais dans la vraie vie, donc je me retiens.
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CarosandCarosand   18 septembre 2014
"Qu'est-ce que j'aimerais vivre dans un roman de Jane Austen !
- Moi, j'aurais préféré figurer dans un livre de Charlotte Brontë.
- Qu'est-ce qui serait le mieux : Jane avec un soupçon de Charlotte, ou Charlotte avec un soupçon de Jane ?
C'est le genre de discussion que j'adore, mais j'avais envie de poursuivre la rédaction de mon journal, alors j'ai simplement répondu :
- A parts égales, ce serait l'idéal.
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