AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Le Village (55)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
sandrine57
05 janvier 2017
Ukraine, 1930. Blotti dans une vallée oubliée, le village de Vyriv attend dans l'angoisse l'arrivée des activistes envoyés par Staline pour réquisitionner les hommes et les terres. L'hiver est rude, les réserves presque épuisées, pour manger, il faut chasser. Luka, vétérans de plusieurs guerres, parcourt la steppe avec ses jumeaux Petro et Viktor, à l'affût d'une bête qui améliorera le quotidien. Mais c'est un homme qui vient à lui, transi, presque mourant, tractant un traîneau malgré son épuisement. Dans la luge, deux enfants morts, l'un d'eux a été dépecé comme une animal. Luka recueille l'inconnu et pense enterrer les enfants discrètement. Mais son beau-frère Dimitri ne l'entend pas ainsi, il attise la haine des villageois et les choses tournent mal. Quand Dariya, sa fille, disparaît, il est désemparé. La petite a été enlevée et seul Luka est capable de suivre la piste du voleur d'enfants dans la steppe. Laissant derrière lui sa femme et sa fille, le vétéran part dans la neige avec ses jumeaux et son beau-frère. La traque commence...

Bottes fourrées, épais manteaux et chapkas sont de rigueur pour parcourir la steppe ukrainienne dans les pas de Luka, le soldat tireur d'élite qui sait comme personne traquer une proie, suivre des empreintes, construire un abri de glace et de neige. Certes, le danger rôde mais l'homme n'est vraiment lui-même que dans la peau du chasseur si loin de sa paisible vie de paysan. Après toutes les guerres qu'il a menées il croyait aspirer au repos auprès de sa famille mais il aime l'adrénaline que lui procure sa quête du voleur d'enfants. Luka est un personnage complexe, capable du pire pour sauver les siens mais qui tente, au milieu de toutes ces horreurs, de conserver un reste d'humanité. Et c'est cette belle humanité qui illumine un roman par ailleurs fort sombre entre un tueur sanguinaire, la violence des hommes de Staline et la méfiance partout, tout le temps...
Un excellent suspense mais aussi un roman d'atmosphère, un voyage au coeur de l'hiver ukrainien, glacial et oppressant, un huis-clos entre chasseur et proie qui changent de rôle au gré des évènements, une leçon de force, de courage, d'amour, une magnifique lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          610
lyoko
16 juillet 2016
Ce roman nous mène droit dans la steppe ukrainienne de 1930..; avec des paysages blanc et froid a couper le souffle.
Mais c'est également une immersion dans la vie poltique. Tout simplement parce que la population, même des petits villages, vit dans la peur. La peur qu'on leur prenne le peu qu'ils ont afin de le donner à la collectivité. Et ce même quand ils n'ont plus rien ils leur restent encore leur force qui peut servir dans les camps.

Ce roman ets également un thriller , c'est une chasse à l'homme. Luka, un ancien soldat de l'armée Russe, traque celui qui a enlevé un enfant dans son village.

L'auteur arrive à nous mener par le bout du nez, à nous immerger dans ce monde cruel et sans pitié. Sans oublié de se servir d'un reste d'humanité malgré les temps difficile qui rendent les hommes hermétiques à toute logique. C'est aussi des descriptions à glacer le sang et des boulversements incroyables au fil de la lecture.

J'avoue avoir eu plusieurs fois la larme a l'oeil, mais également la chair de poule en suivant les aventures de Luka.
Ce livre est surtout incroyable de réalisme malgré les horreurs indescriptibles que l'auteur arrive à nous narrer de façon incroyable.

Et un grand merci à belette2911, qui avec sa magnifique critique m'a donnée envie de lire ce roman.. il aurait été dommage de passer à coté
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          452
belette2911
18 novembre 2014
Ce livre, à peine était-il paru que je l'ai voulu… Sans trop tarder, je l'ai lu et me voici sur le cul ! Mon plaisir de lecture est repu.

S'il y a une chose que j'apprécie, dans un roman, c'est que l'auteur me surprenne, qu'il emprunte des sentiers auxquels je ne pensais pas, auxquels je ne m'attendaient pas.

Pari réussi tant j'ai été surprise de la tournure que le récit prendra, partant dans une direction inattendue, m'entraînant dans l'immensité enneigée de la steppe et me tordant le coeur dans tous les sens.

L'avantage de n'avoir lu qu'un résumé succint m'a permis d'en savoir le moins possible sur le roman et j'ai gardé intacte ma virginité (littéraire, bien entendu).

Déjà, l'environnement me plaisait : Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Ici, on vit chichement avec les quelques maigres possessions que l'on possède. J'avoue avoir un faible pour les récits se passant en Russie où dans ses alentours.

Le côté politique très présent est un autre argument qui m'a plu… Nos villageois vivent dans la crainte que l'on vienne tout leur confisquer.

Avec ce postulat de départ, je m'attendais à un huis clos tournant autour du fait que Luka, personnage principal et auteur du récit, avait fait entrer dans le village un homme grièvement blessé qui cachait sur son traineau les cadavres de deux enfants dont un était atrocement mutilé.

Huis clos il y aura, mais l'auteur, dans un récit flamboyant, nous entraînera ensuite bien plu loin, dans une aventure où les épais manteaux sont de mises, les gants et la chapka aussi.

Accrochez-vous, vous allez vivre quelques heures angoissante de lecture qui vont vous transporter dans une époque fort sombre de par son contexte politique.

Le suspense présent dans ce livre est à couper au couteau tellement il est épais, dense, prenant.

Ici, la nature est tout sauf clémente et elle a façonné les gens à son image. Ici, il n'y a pas de faible femme, elle ont toutes endurées plus qu'il n'en faut dans leur courte vie de misère : guerre, révolution, famine, perte des proches…

Le personnage de Luka est d'un réalisme à couper le souffle, oscillant entre une humanité rare, une perception de la vie très forte, mais n'hésitant pas aussi à basculer du côté obscur de la Force.

Luka, c'est un vétéran de la guerre, tuer, ce fut son métier, il s'il doit le refaire afin de préserver sa famille, il le refera sans aucun état d'âme.

Tous les autres qui gravitent autour de lui sont aussi empreints d'une réalité rarement atteinte dans un roman. Ils sont travaillés, profonds, sans jamais être tout bon ou tout méchant.

Même les hommes bien peuvent faire le mal et a contrario, même les hommes méchants peuvent faire le bien.

Ce que tu as commis un jour parce que tu étais soldat et que tu obéissais aux ordres, c'est ce que tu me reproches aujourd'hui de commettre, moi qui suis un soldat et qui obéit aux ordres… C'est sadique mais cela décrit bien ce qui se passe depuis toujours : on reproche aux autres de faire ce que, un jour, nous leur avons fait.

Le contexte social du livre en fait un roman noir et comme je vous le disais plus haut, l'aspect politique est fort présent avec le communisme et toute la puissance de son illogisme puisque l'on prend à des pauvres gens leurs maigres biens, leurs maigres provisions pour l'hiver, pour les donner – sois-disant – à la collectivité et à ceux qui n'ont rien… Imbécilité et mauvaise foi, quand vous nous tenez.

Le roman nous parlera aussi de la chasse aux koulaks, ces paysans supposés êtres riches parce qu'ils possédaient un lopin de terre, une vache et deux poules.

Si on feuillette un peu la pages de l'Histoire, on ne peut qu'être glacé d'effroi devant la « collectivisation » des terres mise en place par Staline, de 1929 à 1933. Là, nous sommes en plein dedans et on imagine les horreurs durant la lecture.

À un moment donné, j'ai tiqué parce que l'auteur prenait un raccourci qui ne collait pas avec son talent. le diable se cache toujours dans les détails et Sherlock Holmes n'aurait pas mieux déduit que moi puisque j'avais compris. Là, l'auteur ne m'a pas surpris mais a confirmé son talent pour les fausses pistes, le coquin !

Oui, c'est un véritable coup de coeur, ce livre.

Des personnages charismatiques oscillant souvent entre leurs côtés humaniste et leur part sombre qui peut faire d'eux des assassins qui n'ont pas de remords; un récit à la fois humain et barbare, la frontière étant ténue entre les deux, elle aussi; de la fraternité côtoyant de l'égoïsme pur et dur dicté par les aléas de la vie ou de la nature; des paysages enneigés à couper le souffle; un froid glacial, mordant, piquant; de la chaleur humaine, parfois distillé par des bourreaux.

Ici, rien n'est ni tout blanc ni tout noir, mais entre gris clair et gris foncé.

C'est tout ça, ce roman… avec des larmes et du sang.

Un grand moment de lecture et un déchirement de devoir quitter ces hommes et ces femmes, souvent rudes, mais possédant un coeur.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          439
Fortuna
17 septembre 2016
Nous voici dans les années 30 en Ukraine, alors que l'armée rouge est en train de prendre le pouvoir, pourchassant les koulaks, paysans considérés comme riches, saisissant leurs biens et leurs terres, répandant la terreur auprès de populations déjà éprouvées par les guerres, un climat hostile, des conditions de vie précaires.

Luka, qui a combattu dans toutes les armées, tsariste, communiste, anarchiste, est de retour dans son village depuis quelques années. Il y vit avec sa femme, ses fils jumeaux Viktor et Petro, presque des hommes déjà, et sa fille Lara. Une existence difficile mais cependant épargnée, le village étant protégé par sa situation géographique des rafles de l'armée stalinienne, mais pour combien de temps ? La collectivisation des campagnes avance à grands pas et Luka en a conscience, mais il n'hésite pas malgré tout à secourir un homme à moitié mort et qui tire derrière lui un lourd traineau. Où reposent les cadavres de deux enfants, dont l'un atrocement mutilé…

Le bruit se répand vite dans le village, un tortionnaire, un assassin d'enfant est parmi eux, protégé par Luka. Son beau-frère, Dimitri, se déchaine au point d'entrainer une partie de la population du village, aveuglée par la peur, dans un lynchage collectif. Écoeuré par cet acte de barbarie à l'encontre d'un innocent il s'isole auprès des siens quand tombe la nouvelle : Darya, sa petite nièce de 8 ans a disparu. Luka et ses deux fils s'arment et se joignent à Dimitri pour partir à sa recherche. Des traces de pas dans la neige les conduisent vite cette conclusion : elle a été enlevée par le dévoreur d'enfants. L'instinct de soldat de Luka se réveille. Une véritable chasse à l'homme va alors débuter dans la steppe enneigée où la survie humaine est un combat de chaque instant…Le froid, la faim, la folie meurtrière des hommes, vont les contraindre à aller jusqu'au bout de leurs forces dans des conditions extrêmes.

Un très beau roman, poignant et captivant, découvert grâce à une critique de Belette2911, et je n'ai pas été déçue ! On est pris par le destin de ces hommes et ces femmes, on le partage même tant la puissance de l'écriture de Dan Smith parvient à nous plonger au coeur de la steppe ukrainienne, redouter la présence palpable de l'assassin et à nous faire ressentir l'inhumanité d'un régime pour lequel la vie et la dignité de l'homme ne sont rien. Tout en laissant percer malgré tout quelques rayons d'espérance au fond de la noirceur de l'âme humaine. Une réussite !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Ellane92
21 février 2017
Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère ?!?
Je devrais le savoir, depuis le temps, que les poursuites sur des étendues gelées, ce n'est pas mon truc. J'avais eu du mal avec Enfant 44 (qui se déroule en Russie, en plein période Stalinienne également), j'avais peiné avec Les temps sauvages (en Mongolie), et maintenant, c'est la déroute !
Ce livre, étiqueté "Thriller" sur sa couverture (il faut attendre 150 pages pour que l'histoire commence vraiment) manque de rythme ; excepté quelques passages bien ficelés (comme le premier coup de feu de la "proie"), le déroulement des évènements manque cruellement d'originalité, et l'on devine bien avant qu'ils n'adviennent les évènements relatés par D. Smith. Les personnages sont des stéréotypes. L'auteur marque bien la différence entre Luka, vétéran de différentes armées, tireur d'élite, capable de survivre dans n'importe quelles conditions, et capable de discernement et d'empathie, et le reste des hommes, circonscrits à leurs caractéristiques (fermier et peureux, militaire et buté, etc). Pas non plus de nuances dans le comportement de ses jumeaux de fils : il y a celui qui pense, et est sensible, et celui qui agit, qui fait ce qui doit être fait. Je vais passer vite sur la mise en place interminable de l'intrigue, la première "chasse poursuite" qui s'enlise, les chasseurs qui deviennent proie, l'erreur de jugement dans la cabane qu'on voit gros comme un camion que Luka prend ses rêves pour la réalité, et l'emprisonnement de Luka dans des conditions déplorables (manque d'eau et de nourriture, coups et blessures, froid intense etc...). le pompon est pour moi obtenu par le duel final (je n'en dis pas plus, pour ne pas trop spoiler !), pas crédible pour 2 roubles ! Quant au dernier chapitre, faudrait voir à pas pousser mamie dans les orties.
Bref, entre l'écriture platouille du livre, les développements convenus et sans fin, le manque de crédibilité du scénario et les super héros à la poursuite du très méchant, je suis bien contente d'être arrivée au bout des 476 page de cette lecture !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          333
Souri7
04 janvier 2017
Dan Smith possède un sens du suspens indéniable.
Dans ce roman, le village dont la couverture et le titre semblent anodins, nous avons une immersion dans l'angoisse incroyable.


Le synopsis de départ est au départ assez basique ; un village au milieu de nulle part en Ukraine. Les quelques habitants attendent avec inquiétude l'arrivée des troupes russes venues pour leur prendre le peu qu'ils possèdent et les conduire dans des camps de travail. Luka, russe et ancien soldat, ayant épousé une Ukrainienne part à la chasse avec ses deux fils : Victor et Petro. Il voit alors arriver au loin un homme tractant un traîneau. Arrivé à sa hauteur, l'homme s'écroule et le traîneau révèle le corps de deux enfants dont l'un semble avoir été dépecé. Luka, homme à ne pas se lancer dans des conclusions hâtives, décide de ramener cet homme chez lui afin de le soigner et d'enterrer discrètement les enfants afin de ne pas inquiéter le reste du village. Seulement, son projet est contrecarré par Dimitri, son beau-frère et l'homme est lynché puis pendu.
Quelques heures plus tard, Darya, la fille de Dimitri est introuvable. Les quelques indices trouvés semblent indiquer un enlèvement. La traque va commencer....


Un thriller haletant. Autant nous sommes dans un cadre grandiose avec des steppes enneigées à perte de vue, autant on sent une sorte de huis clos se créer entre Luka et le kidnappeur. Très rapidement, la poursuite du kidnappeur se transforme en mission de survie puisque Luka et les siens sont pris pour cible. Un jeu psychologique entre les personnages s'installe grâce à la plume de Dan Smith. le lecteur reste accroché au livre attendant la suite des événements.
La structure du récit joue également beaucoup dans la force de ce thriller. Nous avons un récit qui dès le départ nous plonge dans l'angoisse avec dans le dernier tiers, une sorte de pause "torture" où Darya est retrouvée mais Luka et elle prisonniers des soldats russes... puis une fin qui repart au quart de tour.


Un thriller à glacer le sang et rendre fou le lecteur. J'ai adoré !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
tynn
18 février 2015
"Un homme nu, pendu à un arbre nu".
1930: L'Ukraine sous la neige, transie de froid et de peur, un village isolé, comme figé dans l'attente des purges staliniennes, un traineau chargé d'enfants morts et mutilés et un homme harassé qui le tire et s'écroule.
La colère de la foule est sans appel: lynchage pour meurtre d'enfants!
La peur est mauvaise conseillère car le pire est encore à venir quand une enfant du village disparait...

"Beau début", me suis-je dit, gourmande... ;-)

Mais, mais, mais...
En dépit d'un contexte historique accrocheur et d'une capacité à mettre en images la nature glaciale, neigeuse et ventée des plaines et forêts de l'Ukraine, cette chasse à l'homme morbide est inégale dans sa narration. J'ai trouvé l'ensemble un peu verbeux. Sous tension extrême pour éviter un tireur d'élite, père et fils jumeaux passent beaucoup de temps à dialoguer et à argumenter, histoire de faire l'apprentissage de la vie (et de la mort), posant la question de la barbarie sans subtilité. Ca donne une action un peu molle, une symbolique laborieuse du bien et du mal en dualité gémellaire et en parabole du régime communiste.

Le livre semble en effet toujours hésiter entre le thriller et le roman historique, sans grande nouveauté concernant les effroyables méfaits de la répression stalinienne ( emprisonnement arbitraire, interrogatoires ubuesques, spoliations, déportations). Sur ce point, c'est assez prévisible.
Dans la même idée, j'avais été beaucoup plus accrochée par Enfant 44 de Rob Smith (même la jaquette du livre y fait penser. Quelle créativité d'édition!). J'ai survolé ici bien des pages avec un brin d'ennui et une impression de déjà vu et lu.

Bon! Tans pis, ce livre m'a agacée. Rien de bien nouveau pour moi sur le front russe...
A vous de voir.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          273
spleen
20 mars 2016
Ukraine, 1930, même dans les villages les plus reculés, comme le petit village de Vyriv , les habitants tremblent d'être découvert par les hommes de main de Staline et d'être chassés de chez eux après avoir perdu leurs maigres possessions ;

Et cette peur entraine des actes irréfléchis et sauvages : lorsque Luka ramène chez lui un homme à l'agonie tirant un charriot , la découverte de deux corps d'enfants mutilés déchaine la haine des habitants et l'inconnu est pendu sans autre forme de procès .

Pendant cet acte barbare, Darya, la nièce de Luka , d'un an plus jeune que sa propre fille disparait ; les hommes du village partent à sa recherche et lorsqu'ils rentrent bredouille , Luka, Dimitri, le frère de Darya et les fils de Luka , les jumeaux Viktor et Petro décident de partir sur les traces de la fillette laissées dans la neige fraiche et bientôt rejointes par celle d'un homme .

Luka, qui a été soldat pendant dix ans changeant souvent de camp , connait bien la traque dans cette nature hostile et ses pièges et est persuadé de vite rattraper le ravisseur , dépeceur d'enfant mais c'est sans compter la ruse et l'intelligence perverse du monstre et le lecteur n'est pas non plus au bout de ses peines car le suspens est intense.

Certes, le texte est par moment un peu trop verbeux mais j'avoue avoir été happée par cette histoire .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
AgatheDumaurier
02 février 2016
Thriller addictif sur fond de stalinisme paranoïaque et barbare.
Bienvenue en Ukraine dans les années 30, avant le réchauffement climatique.
L'hiver est rude, l'armée rouge approche des villages les plus reculés de la steppe, les villageois s'apprêtent à tout perdre et à être fusillés ou déportés en Sibérie parce qu'ils possèdent quelques arpents de terre gelée et quelques poulets frigorifiés.
Luka, vétéran russe de la grande guerre et de celle de Crimée, passé dans l'armée rouge puis dans la noire (les anarchistes ...) est un sacré bon soldat reconverti en fermier ukrainien dans le village de sa femme, Natalia. Il a deux fils jumeaux, et une petite fille, Lara.
Un jour de glace et de neige, il ramène chez lui par humanité un homme moribond qui tirait un traineau au contenu pour le moins terrifiant. C'est le début de ses ennuis ...Il ne fait pas bon être généreux dans ce climat de peur généralisé.
Le texte mêle deux sujets : un tableau historique des débuts du stalinisme, aimable régime peu porté à la philanthropie, et une course poursuite dans la neige et sans raquettes aux trousses d'un psychopathe cannibale. le côté stalinien de l'affaire n'aide pas vraiment nos héros dans leur quête.
Une réflexion émane de ces deux sujets : comment rester humain dans des conditions climatiques et politiques si extrêmes ?
La violence du régime stalinien, que je trouve encore mieux décrite dans Enfant 44, avec sa réduction des hommes à des bêtes sauvages reniant toute moralité pour leur survie, espionnage, trahison et dénonciation devenant les conditions même de l'existence, fait passer tous les romans dystopiques et d'anticipation pour de la bouillie pour chat. On ne peut pas faire plus terrifiant que le destin de ces millions d'êtres humains dont l'avenir n'est que ténèbres, famine, procès absurdes, et vies brisées, laissées entre les mains de marionnettes ineptes, poussés au sadisme par leur propre terreur.
Vive la république et les climats tempérés !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          173
Neneve
23 juin 2017
Bon... je suis loin de partager l'avis de nombreux lecteurs qui mettent facilement un 4 ou 5 étoiles à ce bouquin. Je suis peut-être passé à côté, mais j'ai trouvé le rythme tellement lent que je n'ai pas su m'accrocher à l'histoire, ni m'attacher aux personnages. Pour être honnête, cette traque dans le fin fond de l'Ukraine ne pas pas captivé du tout. Pourtant, le bouquin commence fort : un homme qui traîne le corps de deux enfants morts dont certaines parties du corps semblent avoir été mangé par l'Homme. Ma note est d'ailleurs attribuée à cette amorce... et puis au contexte d'indignation et de peur que provoque la présence de cet homme chez les villageois... L'auteur en rajoute une couche par la disparition d'une fillette.. et l'on se dit, bien... ça commence fort... et puis, ça traîne, et ça traîne. Bref, je suis contente de l'avoir lu, mais ce ne fut pas un coup de coeur.
Commenter  J’apprécie          160


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Hiver Rouge - le quiz franco-russe

SKAZKA (сказка)

Une image
Une maison
Un conte
Un chapeau

13 questions
6 lecteurs ont répondu
Thème : Hiver rouge de Dan SmithCréer un quiz sur ce livre