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ISBN : 2812615281
Éditeur : Editions du Rouergue (02/10/2019)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s’empêcher d'observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu’il cache. Certains ne voient en lui qu’un vieil orphelinat. D’autres sont au courant de son secret… Mais tout le monde connaît son nom. Thornhill.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
TheBookCarnival
  26 janvier 2020
Thornhill de Pam Smy est un ouvrage d'une grande originalité. J'ai aimé cette lecture dans l'ensemble.
Intriguant ce livre noir de la couverture jusqu'à la tranche n'est-ce pas ?! Quand je l'ai vu en librairie, il a su capter mon regard et le libraire a fini de me convaincre en me donnant son avis sur cette lecture qui l'avait positivement surpris.
A notre époque nous suivons le quotidien dessiné d'Ella, qui vient d'emménager avec son père dans une maison faisant face à un mystérieux orphelinat laissé à l'abandon. Par ses écrits, nous suivons Mary, une pensionnaire de l'orphelinat dans les années 1980. Ella est captivée par l'orphelinat. Mary est une jeune fille très isolée et fragile qui subit jour après jour le harcèlement psychologique de ses camarades d'infortune.
La construction du livre entre extraits de journal intime et dessins muets est très originale. La palette de noirs et de gris donne une atmosphère gothique à cette histoire qui alterne entre deux époques. J'ai trouvé l'intrigue prenante, l'escalade dans les tourments de Mary laisse pressentir le tournant dramatique de l'histoire. Durant ma lecture, j'ai tout de même ressenti un déséquilibre entre les parties consacrées à Ella et celles consacrées à Mary. Ella reste finalement un personnage peu creusé à mes yeux. J'ai trouvé la fin d'autant plus radicale et tirée par les cheveux qu'on ignore quasiment tout des émotions et du vécu d' Ella.
Thornhill est un livre jeunesse sombre et plein de mystère. Une lecture forte que j'ai apprécié pour son traitement de la thématique du harcèlement,  montrant les ravages de cette cruauté inouïe, et pour son esthétique magnifiquement lugubre.
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Takalirsa
  22 octobre 2019
Tout commence avec un beau livre-objet qui, vu son épaisseur et ses pages teintées de noir, a l'aspect d'une boîte mystérieuse. Quand on l'ouvre, on est saisi par l'intensité des illustrations pleine page, sans paroles. Et puis l'on se plonge dans le journal, entre peur et mystère.
Mary est une fillette traumatisée. Si traumatisée qu'elle n'ose pas nommer et encore moins regarder celle qu'elle craint tant à l'orphelinat. On ne tarde pas à comprendre pourquoi: "J'étais sûre qu'elle allait recommencer à me harceler". En parallèle, à travers la partie illustrée, on suit la jeune Ella dans ses expéditions jusqu'à la "maison hantée" qu'est devenue Thornhill abandonnée. "Entrée interdite", "danger", barbelés et végétation dense, tout est fait pour dissuader les curieux. Mais Ella est intriguée par la silhouette qu'elle a aperçue depuis la fenêtre de sa chambre...
Et l'on alterne ainsi du (journal) passé au (graphisme) présent, en un va-et-vient de plus en plus sombre au fur et à mesure que les éléments s'imbriquent et que les situations des deux héroïnes se font écho. On réalise en effet que Ella se sent toute aussi seule et malheureuse que Mary: elle aussi évolue sans parents puisque sa mère est décédée (j'ai trouvé émouvante la photo de celle-ci accrochée dans sa chambre et signée d'un "je t'aimerai toujours, maman"), et que son père est constamment absent pour le travail. Ainsi, toutes deux sont en manque d'amour...
Pour échapper à sa tortionnaire, Mary s'enferme dans son "jardin secret", qui représente à la fois son livre préféré (célèbre classique anglais de Frances H. Burnett), sa chambre où elle passe des heures à confectionner de petites figurines inspirées par ses lectures, et un coin de verdure du parc entourant Thornhill où elle aime se réfugier. Petit à petit on en apprend plus sur elle, notamment qu'elle a un trouble du langage, un "mutisme sélectif" qui l'empêche de parler à voix haute devant les autres, sans que l'on sache vraiment si c'est la cause ou la conséquence de son rejet. Malgré la tendresse et les petites attentions de Kathleen la cuisinière, "ma vie est un cauchemar", entre railleries et mauvais tours orchestrés par l'autre orpheline et ses complices. Thornhill devient un huis clos oppressant, on sait qu'on avance inéluctablement vers une tragédie, au fur et à mesure que Ella découvre les vestiges de la vie passée de Mary (une tête de poupée abandonnée, une statue recouverte de lierre, des inscriptions sur les murs du couloir)... Celle-ci nous touche par son désespoir ("A l'intérieur, je suis brisée") et en même temps par ce courage qu'elle a d'affronter la situation jusqu'au bout.
A force de se croiser, les deux histoires se rejoindront pour un final poignant... mais pas une fin, car des enfants délaissés, malheureusement, il y en a tant...
Lien : https://www.takalirsa.fr/tho..
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DreamBookeuse
  05 décembre 2019
Thornhill. Un nouveau roman chez les éditions du rouergue qu'ils m'ont gracieusement envoyer en service de presse. L'objet livre est à tomber par terre avec des pages noires, des illustrations et la couverture légèrement en relief, j'adore ❤
Comment ne pas succomber à Thornhill. En plus d'être un objet livre remarquable, le roman graphique se pare des couleurs de Halloween pour nous faire frissonner. Pourtant Pam Smy a choisi autre chose que l'horreur surnaturelle, celle des êtres de la nuit et des cauchemars éveillés, pour nous conter cette histoire. Elle a choisi l'humanité. Parce que l'humanité recèle bien souvent toutes les souffrances, toutes les horreurs, toutes les choses les plus effroyables qui peuvent arriver en ce bas monde. Pas besoin de réveiller les morts comme dirait l'autre. Enfin…pas tout à fait.
L'histoire oscille entre deux époques. D'abord en 1982, où Mary, une jeune orpheline en pension à Thornhill redoute le retour de Kathleen une autre orpheline qui lui mène la vie dure. Cette vie, on la découvre à travers un journal intime dont on tourne les pages doucement, avec l'impression que la jeune fille pourrait se briser si on allait trop vite. L'autre époque nous est plus contemporaine, sans plus d'indice. On y suit le quotidien d'Ella, une jeune adolescente qui doit faire face à la solitude, à la mort de sa mère, et à l'absence de son père que l'on ne voit jamais. Tout son point de vue se fait en image, dans un style graphique proche de la bande dessinée, avec des contours assez gras, mais en noir et blanc. A l'intérieur de ces pages que l'on pourrait penser figer, on s'attache aux détails, aux choses qui dérangent : la fenêtre du manoir qui s'allume à la dernière page, une ombre derrière les murs, des courses poursuites après des fantômes.
Ce que j'ai trouvé très intéressant dans ce roman graphique c'est qu'il aborde énormément de choses sans en avoir l'air. D'abord, le harcèlement. C'est quelque chose que l'on voit beaucoup mais ici je le trouve traité un peu différemment pour la simple et bonne raison qu'on ne sait pas vraiment ce que Kathleen recherche. On ne sait pas si elle est réellement méchante, ou si c'est juste sa vie qui a fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui. On arrive difficilement à cerner son personnage et ça le rend beaucoup plus authentiques que d'autres romans abordant le même sujet, on sent des fêlures aussi chez elle, des fêlures d'orpheline et d'adolescente dont personne ne veut. Mais bien sûr on a envie de pleurer sur ce qui arrive à Mary. Parce que c'est une adolescente douce, sensible, qui voudrait juste qu'on la laisse tranquille un peu. Parce qu'elle a rien demandé. Et parce que bizarrement, en dehors de Kathleen et de la cuisinière du manoir personne ne fait réellement attention à elle. Elle qui ne peut pas parler parce qu'elle a un syndrome étrange qui l'en empêche. Elle qui semble bizarre, creepy, à sculpter dans l'argile ses minuscules poupées.
Et c'est là où le parallèle avec le personnage d'Ella est très intéressant. Parce qu'Ella, comme Mary, est seule, désespérément seule. Elle mange seule, s'habille seule, dort seule. Elle pleure en silence. En quelques pages, l'autrice et illustratrice nous fait tout comprendre. On se rend compte qu'il suffirait sans doute de voir les choses. D'enlever ses oeillères. Quelque chose que les adultes ont bien du mal à faire.
En d'autres termes bien avant de nous parler de fantômes, de poupées et autres joyeusetés du type statue, écritures chelous sur les murs et lumières qui s'allument toutes seules, ce roman est surtout un plaidoyer pour l'enfance. Un appel à l'écoute, au regard et à la curiosité des adultes envers les enfants, les adolescents et même plus tard envers les autres.
En dehors de cet aspect ô combien triste, l'autrice construit toute une ambiance autour de son roman à travers notamment ses illustrations, des « coupures » de journaux et autre. Certains passages du journal sont vraiment glauques et nous font frissonner. La fin, ouverte, laisse à penser que d'autres enfants tomberont dans le « piège » et c'est à la fois glauque et dramatique… parce qu'il suffirait de pas grand chose pour que cela n'arrive jamais. Un petit rien qui tient en un mot : l'attention.
En résumé
Thornhill est un roman graphique qui, sous ses airs halloweenesques dont il se pare avec brio, nous conte la solitude des enfants dans leur combat face à la vie, à l'autre et à soi même. En oscillant entre le journal de Mary et les dessins pleine page d'Ella, Pam Smy nous offre un conte dramatique mais réaliste sur le harcèlement et ses extrémités. Quitte à ce que cela revienne nous hanter… parce que la pierre, elle, n'oublie jamais.
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Brize
  12 janvier 2020
En mars 2017, la jeune Ella emménage avec son père dans une maison qui a vue sur le parc et la demeure abandonnés de l'Institut Thornhill, dont l'entrée est condamnée. Pourtant, elle y aperçoit à plusieurs reprises la silhouette d'une fille de son âge. Dès lors, elle n'a de cesse de franchir la clôture qui la sépare de Thornhill et d'explorer les lieux.
En 1982, Mary raconte dans son journal comment elle se réfugie, dès qu'elle rentre des cours, dans sa chambre haut-perchée pour échapper à celle qui n'est pas restée dans sa famille d'accueil mais est revenue à Thornhill, si bien que le cauchemar a recommencé. Mais de ce cauchemar, Mary ne peut parler à personne car, sans être muette, elle est privée de parole. Alors elle s'exprime au travers des figurines qu'elle crée et qui habitent sa chambre.
Deux fils narratifs, en alternance, composent ce roman jeunesse (mais pas que, la preuve 😉 ) hors normes. le premier, celui d'Ella, se déroule uniquement sous forme graphique, avec des images en noir et blanc occupant à chaque fois une double page. le second nous présente le journal tenu par Mary et cette composition, mise en valeur par des séparations sous forme de pages intercalées entièrement noires (aussi noires que la tranche du livre, dont la maquette est impressionnante), se révèle très efficace.
Sombre et prenant, le récit nous plonge dans le quotidien angoissant d'une adolescente victime d'une de ses camarades, que la lecture de son journal nous rend extrêmement proche. le scénario, aux marges du réel, joue la carte du mystère et d'une tension qui va croissant jusqu'au dénouement.
Une réussite, tant sur le plan graphique que littéraire.
challenge multi-auteures SFFF
Lien : https://surmesbrizees.wordpr..
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Lucie_Ash
  08 décembre 2019
Non, je n'ai pas passé ma journée sur ce gros pavé de 534 pages. En feuilletant Thornhill à la librairie, je me suis amusée à l'idée de le conseiller à un jeune qui ne lit pas beaucoup, de lui faire la blague du « tu verras, c'est un des livres les plus accessibles que l'on ait malgré son épaisseur » (blague drôle). Parce que malgré le nombre de pages digne d'un Phobos ou d'un Twilight, Thornhill contient en réalité très peu de texte, et beaucoup d'illustrations. Je m'explique.
Pam Smy alterne ses chapitres entre l'histoire de Mary, en 1987, qu'elle raconte dans son journal intime, et celle d'Ella, en 2017, sous forme de dessins en noir et blanc. Chaque changement de chapitre est signifié par deux pages entièrement noires. Nous commençons par rencontrer Ella, qui vient visiblement d'emménager dans sa nouvelle maison. Elle range ses cartons lorsque son regard est happé par une vieille maison qu'elle aperçoit par la fenêtre de sa chambre… Nous sommes ensuite propoulsés dans le journal intime de Mary, résidente à Thornhill, qui en 1982 est un orphelinat. Aucune famille ne souhaite l'adopter à cause de son mutisme sélectif. Et l'on découvre rapidement qu'une autre jeune fille ne peut être adoptée, une jeune fille sadique, qui fait vivre un enfer à Mary…
Si j'avais déjà lu auparavant des romans illustrés, c'est la première fois que j'en découvre un dans lequel les illustrations sont la forme de récit. Pas de planches comme en bande-dessinée, mais des double-pages comme des photographies, plutôt. Je trouve cette alternance texte-images très ingénieuse ! Nous retrouvons dans les illustrations de l'histoire d'Ella beaucoup d'éléments décrits par Mary dans son journal. Et le côté roman d'horreur vient principalement des dessins de Pam Smy. Au départ, je n'étais pas particulièrement emballée par son coup de crayon, mais les pages défilant, je me suis prise au jeu. D'ailleurs, la plupart des grands lecteurs de BD que je connais ne se préoccupent pas vraiment du dessin si l'histoire tient la route.
Et on peut dire qu'ici, c'est bien le cas ! le style d'écriture (et la traduction) expriment très bien l'anxiété et l'impuissance ressenties par Mary face au harcèlement dont elle est victime. Si l'on oublie l'aspect inquiétant du récit, je pense qu'il est toujours aussi important aujourd'hui (et peut-être même encore plus aujourd'hui) de prévenir le harcèlement. Et Pam Smy réussit cela avec brio. J'ai eu beaucoup de peine pour son personnage, souffert avec elle devant ses espoirs réduits au néant, eu peur avec elle des grattements contre la porte de sa chambre, soufflé avec elle lorsqu'elle créait ses figurines dans le jardin. L'empathie était bien présente. Et la douceur d'Ella, sa gentillesse, son courage m'ont beaucoup touchée.
J'espère donc que je pourrai bientôt faire la blague à un des ados de la médiathèque, lui coller Thornhill dans les mains, et peut-être réussir à faire un peu de prévention autour de lui. Coller une bulle de respect et de bienveillance à ceux qui l'auront lu avec sérieux.
Lien : https://folitteraires.wordpr..
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critiques presse (1)
Ricochet   07 janvier 2020
Au format de littérature générale, ce gros roman graphique en noir et blanc offre une histoire puissante et violente. [...] Les images en profondeur nous immergent dans le décor, les pages se tournent à toute allure, on a peur et on pleure...
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BellesEndormiesBellesEndormies   16 janvier 2020
Je peux vivre avec le fait qu’elle me torture pendant la journée, mais, la nuit, ce que je ressens est insupportable.
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BellesEndormiesBellesEndormies   16 janvier 2020
Je suis pleine d’excitation, brûlante de colère, malade de haine pour elle. Malade d’elle. Malade de tout ça.
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LesLecturesDeMelanieLesLecturesDeMelanie   30 octobre 2019
Qu'es-ce qui empêche un adulte de s'asseoir et de te demander sérieusement "comment ça va, toi?" ou "Est-ce que tout va bien ?". Je les soupçonne d'avoir peur de recevoir une réponse sincère et d'être obligés de faire quelque chose, de s'impliquer. Ou peut-être qu'ils sont simplement incapables d'imaginer qu'il peut se passer quelque chose de grave. Peut-être qu'ils refusent d'imaginer que des personnes de leur entourage puisse vivre un truc aussi horrible.
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TakalirsaTakalirsa   22 octobre 2019
- Non, je ne suis pas pathétique. Je fabrique des figurines et j'aime les livres et je ne fais de mal à personne. J'ai supporté cet endroit et toi sans être désagréable, ni méprisante, ni méchante. Mais toi... non ! Ça fait de toi un monstre. C'est toi qui es pathétique.
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ClioInoClioIno   14 octobre 2019
Ce que ça m'a permis de comprendre, c'est que, comme moi, elle cherche à trouver sa place.
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Video de Pam Smy (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pam Smy
Mary a habité là pendant des années. Entre ses murs, elle a vécu les pires moments de sa vie. Ella, elle, ne peut s?empêcher d'observer cet étrange endroit depuis sa chambre. La nuit, elle se demande ce qu?il cache. Certains ne voient en lui qu?un vieil orphelinat. D?autres sont au courant de son secret? Mais tout le monde connaît son nom. Thornhill. Dans la lignée des romans de Brian Selznick, encensé par Philip Pullman, le premier roman graphique de Pam Smy est un petit bijou gothique.
"Thornhill" de Pam Smy © Éditions du Rouergue, 2019
Vidéo © David Fickling Books / MacMillan Sous-titrages traduits de l'anglais par Mathias Staat
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