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EAN : 9791021023949
328 pages
Tallandier (01/03/2018)
4.33/5   107 notes
Résumé :
4 septembre 1957, Little Rock, Arkansas, rentrée des classes sous le signe de la fin de la ségrégation scolaire. Les neuf enfants noirs inscrits au lycée jusque-là réservé aux seuls blancs sont encerclés par une foule hystérique. La photographie de l'une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L'Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l'Arkansas Orval Faubus au présiden... >Voir plus
Que lire après Little Rock, 1957 : L'histoire de neuf lycéens noirs qui ont bouleversé l'AmériqueVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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D'abord il y a cette photo, prise par Will Counts le 4 septembre 1957 à Little Rock, Arkansas. Elle fait la couverture de la version grand format chez Taillandier, comme dans la récente version poche chez Pocket. C'est la photo de la haine. Elizabeth Eckford est la première noire à entrer dans le Central High school de Little Rock. de la foule qui la vilipende, c'est le visage haineux de Haze Bryan qui frappe, cette lycéenne lui crie «  Rentre en Afrique ».

Le journaliste, historien et chroniqueur ( France Info, Cpolitique ) spécialiste de l'histoire des Etats-Unis nous immerge dans un épisode crucial et honteux de la déségrégation raciale dans ce pays, un épisode emblématique du racisme omniprésent, une étape essentielle de l'histoire des droits civiques.

Le récit est construit comme un thriller maintenant un suspense de lecture intense et passionnant, heure par heure, jour après jour pour raconter de façon très précise et documentée les événements qui ont ponctué cette année scolaire 1957-58 pour les Neuf de Little Rock : Carlotta, Elizabeth, Ernest, Gloria, Jefferson, Melba, Minnijean, Terrence, Thelma, ces neuf lycéens âgés d'une quinzaine d'années qui vont vivre un calvaire pour oser fréquenter un lycée blanc dans un Etat sudiste. C'est absolument terrifiant de découvrir ce qu'ils ont subi d'humiliations, de harcèlements, d'insultes et de violences au quotidien.

Lorsque Thomas Snégaroff sort le lecteur de ce lycée, c'est pour mettre en lumière le combat judiciaire à la Cour suprême ou encore le bras de fer entre le président Eisenhower et le gouverneur raciste de l'Arkansas Orval Faubus qui refuse de respecter l'arrêt de la Cour Suprême ( Brown v. Board 1954 ) qui interdit constitutionnellement la ségrégation scolaire, jusqu'à la fédéralisation de la garde nationale de l'Arkansas pour protéger les Neuf et leur permettre de suivre leurs cours.

Il alterne également la narration des événements de 1957-58 pour les mettre très intelligemment en perspective avec L Histoire, avec ce passé qui ne passe pas en Arkansas : la Guerre de Sécession, bien évidemment, la naissance du Ku Klux Klan, et le dernier lynchage de 1927.

Tout le talent de cet essai est de brasser les événements de 1957-58 avec intelligence et pédagogie, entre histoire et sociologie, tout en présentant les ressorts psychologiques, les motivations profondes de ces Neuf pionniers, leur ressenti, leurs émotions. Il s'attache plus particulièrement à Elizabeth Eckford, moins connu que Rosa Parks : ce n'était pas une militante adulte qui faisait un geste réfléchi, juste une adolescente victime de l'histoire, qui n'a jamais eu l'impression de faire un acte héroïque mais seulement de faire respecter. Les retranscriptions de sa récente interview est très émouvante : soixante après, elle est toujours sous médicament pour choc post-traumatique.

A l'heure où le phénomène de reségrégation scolaire augmente, ce récit est glaçant. Il secoue, questionne, révolte. Un remarquable et passionnant travail d'un historien qui sait se mettre à la portée de son lecteur.
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"Two, four, six, eight... We ain't gonna integrate"
Eh bien en fait si, cette intégration dont les suprématistes ne veulent surtout pas va se faire. Mais à quel prix !
En 1954, la Cour suprême des États-Unis, dans son arrêt "Brown vs Board of Education", établit comme inconstitutionnelle la ségrégation dans les écoles publiques mais de nombreux états choisissent de l'ignorer et refusent de s'y plier. C'est le cas de l'Arkansas. du moins jusqu'à ce que la branche locale de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) décide de faire appliquer la loi au lycée Central High de Little Rock, jusque là strictement réservé aux Blancs.
Une cinquantaine d'élèves afro-américains, volontaires, s'inscrivent pour la rentrée de 1957. Un petit coup de pression des divers dirigeants scolaires ramène ce chiffre à 17. Encore un peu d'intimidation et ils ne sont plus que neuf à n'avoir pas craqué et à être plus résolus que jamais à mettre un pied dans ce lycée et par extension, hop, dans l Histoire.
Après bien des déboires, reculs, interdictions et menaces, les Neuf parviennent enfin à suivre les cours, ou du moins à essayer, entre haine, violence et agressions caractérisées de la part d'élèves et de professeurs fièrement ségrégationnistes, allant jusqu'à l'explosion d'une bombe artisanale au domicile d'une des Neuf que l'on préfère voir morte plutôt que diplômée.
Chaque jour devient un combat pour étudier, pour s'en sortir, pour qu'un futur loin des basses conditions réservées aux Noirs devienne possible et surtout, à court terme, un combat pour revenir le lendemain, et le lendemain encore...
Le courage de ces gamins !

Alors, finalement, ces Neuf-là ont-ils ouvert la voie à la déségrégation scolaire ? Bien sûr, une bataille est gagnée mais la victoire n'est pas encore acquise, loin de là, comme le déclarait Daisy Bates, représentante de la NAACP pour l'état de l'Arkansas à qui l'on demandait si cette avancée la rendait heureuse : "S'il faut 11500 soldats pour garantir à neuf enfants noirs le respect de leur droit constitutionnel, non je ne suis pas heureuse." Ça ne semble en effet pas gagné, d'autant qu'Orval Faubus, le gouverneur de l'État, peu enclin à accepter l'intégration sous son règne, multipliera les discours emplis de menaces à peine déguisées et ne reculera pas même devant le bras de fer qui s'engagera avec un Dwight Eisenhower, alors président des États-Unis et bien déterminé à faire respecter la Constitution.
Le gouvernement devra tout de même envoyer l'armée pour faire plier Faubus qui, malgré tout, ne s'avouera jamais vraiment vaincu.
Et plus de 60 ans après, on ne peut toujours pas parler de succès absolu, de justice ni même d'intégration si évidente qu'on n'y pense même plus, aujourd'hui encore les écoles ségréguées explosent le plafond faisant reconnaître à John B. King, secrétaire de l'éducation sous l'administration Obama, que les écoles sans Blancs "offrent de moins bons enseignants, des cours moins stimulants, moins de services que les élèves plus favorisés tiennent pour acquis et finalement moins de tout ce qu'il faut pour réussir ses études."
Dégoût.

Little Rock, 1957 est un livre brillant et richement documenté, incontournable si on s'intéresse un tant soit peu à la lutte pour les droits civiques. Il était temps d'ailleurs qu'arrive un tel ouvrage car hormis le bon (mais néanmoins beaucoup moins fouillé) Sweet Sixteen d'Annelise Heurtier, la production française restait désespérément silencieuse sur l'histoire de cette intégration aux forceps. Merci à Thomas Snégaroff d'y avoir remédié avec un livre tout à la fois puissant, dérangeant et démoralisant et pourtant, paradoxalement plein d'espoir, de celui qui nous fait continuer à croire malgré tout dans le genre humain parce que dans ce tas de dégénérés, il y aura toujours des gens magnifiques, valeureux, courageux, des héros, des vrais et dans cette histoire, ils ont pour nom Minnijean Brown, Elizabeth Eckford, Gloria Ray Karlmark, Melba Pattillo, Thelma Mothershed, Ernest Green, Jefferson Thomas, Terrence Roberts et Carlotta Walls LaNier.
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La critique de musaraneus, Kirzy et la photo de couverture m'ont donné envie de lire ce livre sur ce fait révoltant qui a eu lieu en 1957 dans l'Arkansas. 9 adolescents noirs qui résistent pour faire leurs entrées scolaires dans un établissement qui n'a vu que des blancs. Un gouverneur raciste qui refuse la loi et pousse la haine et la révolte pour les empêcher d'y entrer. le FBI enverra l'armée et chaque étudiant sera escorté en classe. Ce qu'ils vont subir des autres, qui ont le même âge qu'eux, est à peine croyable. Les proches les encourage au risque de représailles. Un certain Martin Luther King, encore peu connu, participera à la remise de diplômes. Un pan de l'histoire américaine vraiment peu glorieux à connaître et qui restera, pour moi, inoubliable.
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Tout le monde a entendu parler des Neuf de Little Rock. Ils sont aussi emblématiques de la lutte contre la ségrégation que la place que Rosa Parks ne céda pas, que les marches organisées par Martin Luther King, que le massacre de Emmett Till dont le crime fut d'être trop familier avec une Blanche.

Mais en visionnant le décidément très marquant documentaire de Raoul Peck "I am not your negro", j'ai vu des extraits filmés de cette rentrée scolaire de ces neuf jeunes - entre 14 et 16 ans - Noirs au lycée de Little Rock, Arkansas.

Devant ces images, on reste saisi, glacé par la violence éructée par ces gens, la haine qui leur tord le visage.
On est frappé par la dignité de ces jeunes Noirs totalement pétrifiés.
On est révolté, secoué, touché au coeur.
Voilà ce que j'ai ressenti tout du moins.

Et voilà aussi ce qui m'a donné envie de lire Little Rock 1957. Je voulais en savoir plus sur cet événement qui ne s'est pas arrêté à cette seule journée terrifiante. le livre nous parle en effet du quotidien de ces jeunes lycéens noirs où il n'est pas question de harcèlement scolaire, mais de véritables persécutions.

Quel courage et quelle force mentale il leur a fallu pour affronter tout cela dans le but, non seulement de bénéficier à leur parcours individuel, mais de gagner ou plutôt de faire valoir des droits civiques et ainsi marquer L Histoire.

Le livre revient bien évidemment sur tout le contexte politique et sociétal de la ségrégation et de la culture du Sud.

Un livre à lire pour connaitre les dessous de l'histoire des États-Unis, et pour paraphraser James Baldwin : et ce n'est pas une belle histoire.

Pour ma part, si la ségrégation m'intéresse autant, c'est qu'elle touche chez moi un sentiment d'injustice que je trouve intolérable. Au point qu'elle me soit incompréhensible. Ce flot émotionnel fait d'empathie et de révolte, cherche à trouver des réponses, notamment au travers de récits documentaires comme celui-ci.

Le plus désolant, comme nous l'apprend l'épilogue, c'est que l'histoire résonne encore de manière terriblement actuelle...

PS : A ceux que l'histoire et la politique ne rebutent pas, je vous conseille de lire "Les Noirs américains : des champs de coton à la Maison Blanche".
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4 Septembre 1957.
Comme dans le reste de l'Amérique, c'est la rentrée des classes dans les lycées de Little Rock, Arkansas. Mais ce qui se prépare aujourd'hui n'a rien de banal : pour la première fois, neuf jeunes gens âgés de 14 à 16 ans, issus de la communauté africaine américaine, s'apprêtent à entrer à Central High school, école jusque-là réservée aux blancs. Une « intégration » qui ne se passera pas sans heurts...
Voici l'histoire d'Elizabeth, Melba, Carlotta, Minnijean, Terrence, Jeferson, Gloria, Thelma et Ernest. Neuf enfants noirs qui, en revendiquant leur droit à l'éducation, renversèrent le cours de l'histoire.

Thomas Snégaroff, journaliste spécialiste des États-Unis, revient sur un fait politique historique qui marqua durablement les esprits et fit avancer la déségrégation dans les états du sud.
En tournant autour de son sujet pour en dérouler tous les aspects (historique, politique, sociologique...), il brosse le portrait d'une Amérique sudiste suprematiste, nostalgique de la confédération.
Dans la communauté africaine américaine, les opinions diverges, car si on souhaite l'égalité et l'avancée des droits civiques, le lynchage terrible de 1927 est encore dans toutes les têtes. La peur s'invite. A raison, car devant les portes du lycée, une foule hostile, les visages tordues par la haine, crachant insultes et menaces, attend ceux qu'on a surnommé « les neuf de Little Rock ».
Mais c'est également le portrait d'une jeunesse noire fière, pleine d'espoir et d'ambitions, qui brava la haine de tout un état avec une dignité et un courage incroyable.

Un récit glaçant mais très éclairant, qui m'a émue, révolté et vraiment captivé.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Personne ne le savait encore mais si les Neuf avaient pu pénétrer dans le lycée, c'était que la foule blanche était occupée ailleurs. Cinq minutes plus tôt en effet, les quatre journalistes noirs avaient garé leurs voitures un peu plus loin sur la Seizième Rue. « Les voilà ! Voilà les nègres ! » avait-on hurlé. La foule s'était déchaînée contre ces journalistes qui avaient le tort d'être noirs. Plusieurs hommes se jetèrent sauvagement sur Alex Wilson. Le longiligne directeur de la rédaction du Tri-State Defender de Memphis était d'une grande élégance. Il portait un costume sombre cintré, une chemise blanche, une cravate sombre et un chapeau beige à larges bords. Un premier coup de pied l'atteignit, puis un second, qui le fit vaciller. Mais le visage du journaliste ne traduisit aucune émotion. Il ramassa calmement son chapeau, le remit en place ainsi que sa cravate, tira sur sa veste et reprit sa marche en avant. Sa réaction décupla la colère des quelques hommes qui l'encadraient. Ce nègre devait se soumettre, pour qui se prenait-il ? Les autres journalistes n'avaient pas eu l'audace ou la folie de Wilson et gisaient sur l'herbe grasse de la contre-allée. Un homme déchaîné sauta alors sur le dos de Wilson et tenta de l'étrangler pendant qu'un second, armé d'une brique, menaçait de le frapper à la tête. Le journaliste continuait à marcher malgré l'homme accroché. Il dut cependant s'arrêter lorsqu'il reçut violemment la brique en pleine poitrine. Le souffle coupé, Wilson tomba à genoux, son chapeau à la main. L'homme à la brique en profitant pour lui asséner un coup de pied dans le visage. Le jeune photographe Will Counts prit un cliché de la scène qui se retrouva le lendemain en première page du New York Times. En se relevant péniblement, Wilson reçut un nouveau coup sur la tête. C'est à peu près à ce moment-là que la foule se rendit compte que les Neuf étaient en train d’entrer dans le lycée. Ses bourreaux laissèrent enfin Wilson tranquille. Le journaliste ensanglanté se relevant, remit son chapeau bien en place, lissa sa veste et retourna vers sa voiture afin d'y écrire son article, où il indiqua que, « contrairement à la croyance générale, les quatre journalistes n'avaient pas servi de leurre pour permettre aux Neuf d'entrer dans le lycée. » Plus tard, Wilson expliqua qu'il avait songé à la dignité dont avait fait preuve Elizabeth le 4 septembre. Le journaliste, atteint de la maladie de Parkinson, ne se remit jamais des coups reçus ce jour-là. Le traumatisme crânien lui laissa de terribles migraines. Il mourut trois ans plus tard. Il n'avait que cinquante-deux ans.
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L'année scolaire 1958-1959 fut la plus étrange de toutes à Little Rock. Les lycées publics restèrent désespérément vides, un jugement ayant interdit à la ville de les louer à des établissements privés. Chaque matin cependant, pour ne pas perdre leur salaire, les professeurs devaient se présenter devant leur classe sans élèves. Et ils devaient rester dans le lycée jusqu'au milieu de l'après-midi, le temps de faire quelques cache-cache dans les couloirs, de s'échanger des cours de couture contre des cours de langue ou de monter une chorale. Une fois la journée finie, certains filaient chez des élèves à qui ils donnaient des cours particuliers.
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Assise sur le banc, à l'angle de la Seizième rue et de Park Street, Elizabeth attendait toujours le bus. Soudain un homme blanc franchit la barrière de la troupe hostile qui continuait de l'insulter et s'assit à côté d'elle. C'était le journaliste Benjamin Fine, du New York Times [...] Et comme Elizabeth paraissait enfin en confiance, Fine passa, comme son père, son bras autour de ses épaules. Ce geste déclencha les foudres des manifestants restés autour du banc. Qu'un homme blanc touche une femme noire, autrement que pour abuser d'elle sexuellement, était pour eux une ignominie sans nom.
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Tu es pleine de haine... La haine peut te détruire, Daisy. Ne hais pas les Blancs juste parce qu'ils sont blancs. Si tu hais, fais en sorte que ça soit pour quelque chose. Hais les humiliations que nous subissons dans le Sud. Hais la discrimination qui détruit l'âme de chaque homme et femme noirs. Hais les insultes hurlées par les Blancs. Et essaye de faire quelque chose de cette haine, sinon elle n'aura servi à rien.
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S'appuyant sur l'arrêt Brown, le Conseil scolaire d'Hoxie décida de procéder à l'intégration. Un officiel justifia ainsi cette décision : "C'est la loi, c'est inévitable, c'est la volonté de Dieu et c'est moins cher." Des quatre arguments, c'est indéniablement le dernier qui avait fait pencher la balance.
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Vidéo de Thomas Snégaroff
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