AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Brett Helquist (Illustrateur)Rose-Marie Vassallo-Villaneau (Traducteur)
ISBN : 209250682X
Éditeur : Nathan (07/04/2005)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 826 notes)
Résumé :
Un terrible incendie ravage la maison des Baudelaire. Les parents y perdent la vie, laissant orphelins leurs trois enfants, Klaus, Violette et Prunille, qui jouaient sur la plage. M. Poe, l'exécuteur testamentaire des parents Baudelaire, place alors les orphelins chez un lointain cousin, le comte Olaf, qui compte bien tout mettre en œuvre pour récupérer leur fortune.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (112) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  10 juin 2016
La vie des enfants Baudelaire, c'est tout un poème, mais un poème pas drôle du tout. Un incendie les prive de leur maison, de leurs livres, et accessoirement de leurs parents, qui avaient imaginé au cas où ils viendraient à disparaître, les confier à un parent. Pas de pot, après un bref séjour chez Mr Poe, les voilà recueillis par un horrible bonhomme, moche, sale, méchant et qui en veut à leurs sous, c'est à dire à l'héritage que leurs parents leur ont laissé mais dont ils ne pourront profiter qu'à la majorité de Violette, l'ainée des trois enfants.
Taillables et corvéables à merci, hébergés dans des conditions que la protection sociale de l'enfance dénoncerait illico (faire dormir un bébé dans un bout de rideau, tandis que les deux autres se relaient dans l'unique lit inconfortable et crasseux!), les deux ainés mettent à profit leur intelligence et leurs compétences pour se sortir de ce mauvais pas.
C'est une série à succès mais qui m'a bien déçue. C'est naïf, peu réaliste (car enfin, les enfants semblent plus regretter le confort de leur maison que l'absence de leurs parents, pas évoquée, pas génératrice d'un quelconque désespoir). Il est vrai qu'un clou chasse l'autre et que les circonstances les contraignent à agir pour se sortir du traquenard dans lequel ils sont tombés. Mais quand même.
Des petites notes d'humour, issues souvent des borborygmes de Prunille, allègent le propos, mais le sujet ne porte pas vraiment à rire.
On est finalement dans un récit aux allures de conte, pas loin du petit Poucet (enfants abandonnés par les parents, devant compter sur eux-même et leurs compétences pour survivre) , mais il manque une dimension allégorique. le récit semble trop ancré dans la réalité pour permettre le recul nécessaire.
La marge entre le ton plutôt léger et la gravité du fonds de commerce de l'histoire me laisse perplexe pour évaluer quel public est visé : les tout petits mais c'est quand même anxiogène à un âge où on ne généralise pas forcément, les plus grands, mais le style est quand même très peu élaboré, et truffé d'explications qui ne sont pas nécessaires pour des pré-ados.
Enfin une question : pourquoi faire référence aux deux grands poètes que sont Baudelaire et Poe? Les autres tomes de la série fournissent peut-être la réponse, mais je ne suis pas sûre d'avoir l'envie de poursuivre l'aventure.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Witchblade
  02 août 2014
Livre acheté il y a un petit bout de temps que j'ai ressorti à l'occasion d'un déménagement et à cause de sa faible épaisseur.
Lecture effectivement très courte car peu de pages (moins de 200 pages) et caractères grand format, tome lu en 3h malgré le style de l'auteur. Je l'ai terminé car il était très court mais je n'achèterais pas la suite. Que je vous explique maintenant pourquoi !!
En premier lieu, le style de l'auteur. À cause de lui, ce livre me semblait avoir été écrit pour des enfants très jeunes. Alors qu'en fait, il peut être lu à partir de 11 ans. Pourtant d'après certaines explications dans le corps du texte, il semblait être destiné à des enfants commençant juste la lecture. Quand j'étais plus jeune, je préférais chercher un terme que je ne connaissais pas dans le dico plutôt que d'avoir l'explication tout cuit dans le bec. Un roman n'est pas sensé être un dico, que je sache... Quand il s'agit d'un terme inventé, OK, mais pas quand il s'agit d'un mot de la vie courante (« des tomates, qui sont en fait des fruits, tout comme les cerises et les fraises » et d'autres du même acabit).
Ensuite, dès les premières pages, cette histoire m'a fait me souvenir d'un film vu il y longtemps sur des orphelins et un parent plus qu'avide de leur fortune. Je l'avais moyennement aimé. le livre me fait le même effet en moins de 50 pages malgré les différentes recommandations de « bonne lecture » sur Babelio.
Par ailleurs, le style de l'auteur est plutôt fade et terne et ses personnages n'ont aucune profondeur ni consistance. Ils sont réduits au strict nécessaire et leur description est plutôt répétitive dans leur trait de caractère. Dommage que derrière un résumé si attractif, il n'y est que du vide et beaucoup de bruit pour rien.
Comme vous l'aurez compris, cette découverte n'a pas été une réussite pour ma part et je ne continuerais donc pas l'aventure avec les orphelins Baudelaire et leurs déboires. J'ai suffisamment de livres dans ma PAL (pas loin de 400, un déménagement, ça aide à compter) pour m'encombrer avec des séries dont je n'ai pas apprécié le premier tome. Mais comme on dit, « Chacun ses goûts », vous l'apprécierez peut-être plus que moi.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
l-ourse-bibliophile
  10 avril 2017
Ceci est une longue critique portant sur l'ensemble de cette saga que j'ai voulu relire avant de découvrir la nouvelle adaptation en série. J'ai voulu cette chronique sans spoiler, donc normalement, il n'y en a pas. Je parle des treize tomes, mais je ne révèle rien du dénouement des différentes intrigues, ni de la fin des divers personnages. J'espère que je n'ai rien laissé passer.
A travers 13 livres comprenant chacun 13 chapitres (plus un quatorzième à la fin de la Fin), nous suivons les mésaventures des orphelins Baudelaire – Violette, 14 ans, grande inventrice, Klaus, 12 ans, grand lecteur, et Prunille, moins de trente-six mois, grande mordeuse – qui ont vu leur vie basculer le jour où un incendie les a privé de leur maison et de leurs parents. Placés chez un nouveau tuteur, le comte Olaf, ils découvrent rapidement que celui-ci n'a qu'un seul objectif : s'accaparer l'immense fortune familiale.
D'innombrables mystères entourent les enfants Baudelaire : des centaines de questions sans réponse les assaillent chaque nuit lorsqu'ils tentent désespérément de trouver le sommeil et, au moment où ils touchent du doigt un élément de réponse, de nouvelles questions surgissent. Et nous lecteurs ne devons pas espérer avoir rapidement la clé des énigmes qui nous taraudent. En effet, l'intrigue est extrêmement étalée. Si, dans chaque chapitre, l'action ne manque pas car le trio a fort à faire pour se débarrasser d'Olaf et de ses complices, il faut du temps avant de démêler un peu l'intrigue globale. En effet, les nouveaux personnages sont sans cesse interrompus lorsqu'ils s'apprêtent à révéler quelque chose d'essentiel aux orphelins (c'est le cas des Beauxdraps dans le tome 5 ou de Jacques Snicket dans le tome 7), les enfants ne découvrent que des fragments de papier, bref, on avance à pas de fourmi. Ça change – et c'est agréable – des romans où il y a pléthore de révélations tous les trois chapitres.
Une énigme supplémentaire ne tarde pas à se glisser parmi les autres : celle liée à la mystérieuse Beatrice à qui sont dédiés les treize tomes. Quel est son lien avec Lemony Snicket, Olaf et les Baudelaire ? Des bribes échappées ici ou là ont souvent titillé ma curiosité vis-à-vis de ce mystère qui ne sera éclairci qu'à la dernière ligne du dernier chapitre du dernier livre.
Ce que je redoutais le plus avec cette relecture, c'est l'effet de répétition. Il y a un schéma qui se reproduit dans plus de la moitié des romans. Après, la trame change. Un peu. le scénario est le suivant :
- Les orphelins arrivent chez un nouveau tuteur ou dans un nouveau lieu ;
- Ils espèrent que tout s'arrangera et qu'Olaf ne les retrouvera peut-être pas ;
- Olaf, ridiculement déguisé, les retrouve ;
- le tuteur est complice et/ou ne fait rien et/ou ne croit pas les Baudelaire et/ou disparaît ;
- Les enfants fuient grâce aux inventions de Violette, aux lectures de Klaus et aux dents de Prunille ;
- Olaf est démasqué, Mr Poe (le banquier responsable de la fortune Baudelaire et de ses héritiers) crie « Au nom de la loi, je vous arrête ! » (il est seulement banquier, mais pourquoi pas après tout).
- Olaf s'échappe et les orphelins n'ont plus qu'à tenter de trouver un nouveau foyer.
Je craignais que cela soit potentiellement lassant au fil des tomes et je me suis d'ailleurs demandée : les aurais-je lus si je ne les avais pas justement déjà lus il y a plus de dix ans ? Là, il y avait ce petit côté nostalgique de la relecture – ça me rappelle des souvenirs, des lieux, etc. – qui joue en leur faveur.
Mais finalement, ça ne m'a pas dérangée tant que ça. C'est un parti pris volontaire de l'auteur, Lemony Snicket s'en amuse d'ailleurs dans l'un des derniers tomes. du coup, je ne me suis pas ennuyée du tout. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié cette utilisation d'un narrateur qui serait le véritable auteur de ces romans qui raconteraient une véritable histoire (auteur qui est d'ailleurs de plus en plus souvent évoqué dans l'histoire). Ce narrateur joue avec le lecteur en anticipant, en digressant, en lui conseillant de reposer le livre (bon ça, ça m'a un peu saoulée au bout d'un moment)… Et il y tout de même un humour plutôt noir assez plaisant. Je me souvenais également d'une fin qui m'avait un peu laissé sur ma faim, mais finalement, je l'ai trouvée tout à fait satisfaisante et surtout dans l'esprit de toute la série. Sauf que – et c'est le seul reproche que je lui ferais – on nous a bassiné avec un certain objet pendant la moitié de la saga et on ne saura jamais – JAMAIS ! – pourquoi. Ça, c'est frustrant. Mais elle est parfaite, cette fin.
En relisant cette saga avec mes yeux d'« adulte » (même si, en vrai, je n'ai que l'âge et la nécessité d'avoir un travail en commun avec les adultes), j'ai découvert une série véritablement initiatique doublée d'une critique sur le monde qui nous entoure. Les enfants Baudelaire, un peu naïfs au début, sont livrés à eux-mêmes à cause de l'incompétence des adultes qui font preuve soit d'une incroyable bêtise, soit d'une malveillance sans fond. Face au deuil, à la maltraitance et à la peur, ils se prennent en main, se soutiennent les uns et les autres. Et en grandissant, leur regard sur le monde évolue. Et leur regard sur leurs parents également. Si, pendant une bonne partie de la saga, ils se souviennent de leur intelligence, de leur humour et des bons moments passés en famille, ils découvrent peu à peu des aspects moins lumineux de leur vie, ils se rappellent des disputes : le mythe s'effondre un peu et les enfants s'affranchissent, passant à l'âge adulte. (Espérons pour Prunille, qui n'est encore pas plus grosse qu'une aubergine à la fin, qu'elle aura encore un peu d'enfance, même si ça semble mal barré).
C'est aussi une critique du monde des adultes avec tous ses défauts : l'avidité, la méchanceté, la paresse, l'indifférence aux autres, la passivité parce que c'est plus facile comme ça. Certes, les personnages sont poussés à l'extrême et sont parfois clichés, mais quand même, il y a une part de vérité (et « la triste vérité est que la vérité est triste »). le caractère répétitif des épisodes nous dit aussi que rien ne changera.
Je disais que les Baudelaire se soutenaient et il y a vraiment un beau message délivré au fil de la saga sur l'amour entre frères et soeurs, entre amis. On pense aux Beauxdraps évidemment, mais aussi à tous ceux qui les ont aidés un jour ou l'autre, qui n'étaient pas obligés mais qui ont aidé parce que c'est ce qu'ils voulaient, et tant pis pour le danger. On se serre les coudes, on s'entraide pour tenter de rendre le monde un peu plus beau. L'histoire est sombre et tout va de mal en pis pour les Baudelaire, mais heureusement, il y a quelques moments où on se dit que tout n'est pas perdu.
Les enfants sont sympathiques, chacun ayant leur domaine de prédilection. On notera toutefois le comportement tout à fait extraordinaire de Prunille, notamment dans Ascenseur pour la peur où elle commence par descendre une cage d'ascenseur en rappel, dans le noir, avec une corde faite de rallonges électriques, de cordes à rideaux et de cravates… en tenant un tisonnier chauffé à blanc avant de remonter en plantant ses dents dans la paroi en métal. Flippant… Je suis curieuse de découvrir comment ils adapteront ce passage dans la série.
Un point que j'ai beaucoup apprécié au sujet d'Olaf, c'est sa transformation dans les derniers livres, et notamment dans l'ultime épisode où, isolé, affaibli, il perd de sa superbe. Cela nous permet d'apprendre deux-trois détails sur son passé et même de le rendre plus humain. Pas moins nuisible toutefois.
Mr Poe, en revanche, reste l'un des personnages le plus frustrant jamais rencontré : aveugle, sourd, borné, on a envie de le claquer. Mais c'est le cas de beaucoup d'adultes dans la saga.
Toutefois, ce dont je me souvenais comme l'un des points forts de ces romans, c'était le vocabulaire. Petite, j'y avais appris de nombreux mots comme pénultième par exemple. Et je n'ai pas été déçue. La langue est riche et ni Lemony Snicket, ni Klaus Baudelaire ne se privent de nous donner des définitions, des synonymes, etc. Précisons que les explications du narrateur sont parfois insolites, assez humoristiques et souvent toutes personnelles. Dans ces livres, les souliers ne sont pas usés, mas éculés. Olaf est « une espèce d'arsouille sinistre et féroce » tandis que ses associés sont madrés. Les enfants se rappellent d'un pique-nique comme « un véritable délice de Capoue », expression que je ne connaissais toujours pas. Car j'ai, encore aujourd'hui, appris des mots : par exemple, j'ai découvert que le pluriel de leitmotiv était leitmotive. Je trouve cela à la fois enrichissant et agréable à lire, notamment dans des romans pour la jeunesse auxquels on peut parfois reprocher un vocabulaire un peu simple. Lemony Snicket prend ses lecteurs au sérieux et ça fait bien plaisir !
Le langage de Prunille est également passionnant. Si, à première vue, ce ne sont que des babillages que ses aînés ou le narrateur doivent expliquer, les mots qu'elle utilise sont généralement suffisamment bien choisis pour traduire son idée. Seulement, il faut un peu d'imagination pour interpréter ce qu'elle veut dire : elle peut procéder par image (« Promété » veut par exemple dire qu'elle a besoin de feu), ou emprunter des mots aux langues étrangères (« denada », « arigato »…).
Pour quelqu'un qui maîtrise bien l'anglais, il doit être encore plus intéressant de les lire dans cette langue. Rien que les titres donnent le ton (et donnent envie) : The Bad Beginning, The Reptile Room, The Wide Window, The Miserable Mill, The Austere Academy, The Ersatz Elevator, The Vile Village, The Hostile Hospital, The Carnivorous Carnival, The Slippery Slope, The Grim Grotto, The Penultimate Peril, The End. La traductrice a d'ailleurs tenté de conserver cette idée d'allitération, d'assonance et de rimes dans une bonne partie des titres. Il paraît également que la version française a été un peu édulcorée et assagie, ce que je trouve particulièrement rageant. Ce qui me retient avec l'anglais, c'est la peur de manquer un peu de vocabulaire. Toutefois, cette relecture m'a donné envie de découvrir les autres livres parus autour de la série et je crois que certains n'ont pas été traduits, ce sera donc l'occasion de mettre mon anglais à l'épreuve.
Outre un vocabulaire soigné et varié, je me suis beaucoup amusée à rechercher les nombreux clins d'oeil littéraires et culturels. Outre les Baudelaire et Mr Poe (références évidentes), on trouve une ophtalmologiste et hypnotiseuse dans Cauchemar à la scierie nommée Georgina Orwell, un monstre bossu du nom de Féval (Le Bossu, Paul Féval) dans La Bête Féroce et deux des triplés Beauxdraps sont nommés en référence à Isadora Duncan. Dans Panique à la clinique, les patients s'appellent Jonah Mapple (référence à un sermon du Père Mapple à propos de Jonah dans Moby Dick, Herman Melville), Clarissa Dalloway (Mrs Dalloway, Virginia Woolf), Bernard Rieux (La Peste, Albert Camus) ou Emma Bovary (Madame Bovary, Flaubert). Les îliens dans La Fin sont, entre autres, Ishmael (narrateur de Moby Dick, Herman Melville), Vendredi (Robinson Crusoe, Daniel Defoe), Mrs Caliban (La Tempête, William Shakespeare). Esmé et Jérôme d'Eschemizerre font référence à une nouvelle de Jerome David Salinger, « Pour Esmé, avec amour et abjection ». Et ce n'est qu'un échantillon. C'est un petit jeu assez plaisant, je pense, pour tous lecteurs et lectrices.
Soulignons, pour terminer, que les illustrations sont jolies et donnent parfois des indices sur la suite des événements.
Conclusion ? Passez outre la construction répétitive des treize tomes qui, effectivement, peut sans doute lasser. Littérairement parlant, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire sont insolites, riches et très bien écrites. A déguster pour : une plume et une narration vraiment originales, une grande richesse lexicale et culturelle et une connivence particulière établie entre le narrateur et le lecteur. Bref, malgré quelques défauts, j'ai éprouvé un immense plaisir à relire ces Désastreuses aventures.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
florencem
  10 avril 2013
J'ai acheté les trois premiers tomes de la série après avoir vu le film sorti en 2004. J'avais trouvé l'idée plutôt originale, et j'avais réellement envie de savoir si l'auteur allait avoir l'audace de créer la fin dramatique qu'il nous promet dès les premières lignes de son histoire. Et j'avoue que comme beaucoup d'autres romans, ils sont restés dans ma pile à lire très très longtemps. Et puis l'envie m'est venue.
Je connais plus ou moins l'histoire, grâce au film, je savais donc à quoi m'attendre. Pas une lecture très gaie, des enfants qui deviennent subitement orphelins et que la vie n'épargne pas. Pas très réjouissant. Et pourtant, Daniel Handler arrive très facilement à nous captiver. Il faut dire que dès le début, les choses sont très claires. Ce roman n'est pas fait pour faire sourire, et si on a l'audace de continuer, il faut s'attendre à d'autres catastrophes. Et malgré cela, on continue notre lecture. Un brin sadique ? Non, je ne pense pas, c'est tout simplement le style de l'auteur qui est prenant, et qui nous oblige, en quelques sortes, à poursuivre. Entre sarcasme, humour noire et boutade, Daniel Handler nous narre ainsi une histoire pleines de rebondissements et où on ne s'ennuie pas une seconde. Il faut dire que questions embrouilles, les orphelins sont plus que gâtés.
Et puis, on s'attache très vite à Violette, Klaus et Prunille. C'est aussi sûrement cela qui nous pousse à continuer. Car au fond de soi, on se dit que l'auteur ne peut pas être si cruel, et au fil des pages on continue à croire que l'espoir va bien un moment donner pointer le bout de son nez. Ce sont ces deux éléments qui vont me faire poursuivre l'aventure. J'adhère totalement au style plutôt étrange et original de Daniel Handler et je veux savoir !
Le seul point négatif serait Olaf... Oui, je hais ce personnage. Vraiment, chacune de ses apparitions me faisaient hérisser le poil. Un très bon méchant, peut-être trop bon en fait... Mais je trouve néanmoins, qu'il colle tout à fait à cet ambiance gothique de l'histoire, très sombre. D'ailleurs, lorsque je m'imagine les personnages évoluer, je n'arrive pas à les voir en couleurs... Preuve que l'ambiance et l'histoire ont très bien su m'atteindre. En espérant maintenant que les prochains tomes seront aussi intéressants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Patience82
  05 mars 2017
Voilà une jolie découverte que cette série jeunesse. L'histoire de départ n'appelle pas vraiment à l'originalité : 3 orphelins se retrouvent recueillis par un tuteur qui veut juste profiter d'eux et qui les traite mal. Là où ça sort de l'ordinaire, c'est la façon dont l'auteur a traité le sujet. le narrateur s'adresse directement au lecteur en le mettant en garde régulièrement de la tristesse de l'histoire es Baudelaire. C'est bourré d'humour, ça ne tombe jamais dans le pathos, et les personnages sont de vraies caricatures. J'ai beaucoup aimé les références littéraires (Edgard Poe) et les jeux de mots.
J'ai vu aussi les 2 premiers épisodes de la série, correspondant à ce premier tome, qui est très réussie, et a très bien traduit l'ambiance étrange que j'ai ressenti à la lecture.
Commenter  J’apprécie          200
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
fantineolivierfantineolivier   11 décembre 2010
"-Où est Prunille ? cria Violette. Qu'avez-vous fait d'elle ?
(...)
"-Vous ne regardez pas où il faut, gloussa le comte. Pour des enfants qui lisent tant et plus, vous n'êtes vraiment pas très futés.
Alors Violette se tourna vers lui. Ses yeux furent d'abord attirés par l'oeil tatoué de la cheville, cet oeil qui les surveillait depuis leur arrivée. Puis son regard monta le long du grand corps maigre, flottant dans son costume fripé, et suivit la direction indiquée par l'index noueux, droit vers la tourelle interdite. Là, à l'unique fenêtre qui s'ouvrait sur la brique sale, était accroché quelque chose qui ressemblait à une cage d'oiseau.
-Oh non ! souffla Klaus d'une voix étranglée, et Violette regarda mieux.
C'était bien une cage à oiseau, pendue au-dessus du vide. Et à l'intérieur, en guise d'oiseau, il y avait Prunille (...) ."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
chardonettechardonette   18 septembre 2010
Des livres, il en existe de toutes sortes, dans tous les formats, tous les genres. Et rien d'étonnant après tout : les gens aussi, il en existe de toutes sortes, dans tous les formats, tous les genres ; il est bien normal que chacun souhaite lire ce qui lui plaît. ( Par exemple, si vous détestez les livres dans lesquels des enfants vivent des aventures horribles, vous feriez mieux de refermer celui-ci séance tenante.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
WitchbladeWitchblade   03 août 2014
Enfin, dans une grande épicerie, ils achetèrent le reste des produits : de l'ail frais, petit bulbe blanc à saveur piquante ; des anchois, sorte de poissons rubans très salés ; des câpres, qui sont des fleurs en boutons, exquises après un petit séjour dans le vinaigre ; du persil pas frisé, le meilleur ; et enfin des tomates, qui sont en fait des fruits, tout comme les cerises et les fraises.

(Livre à partir de 11 ans ou de 6 ans ?).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
chardonettechardonette   18 septembre 2010
A moins d'avoir beaucoup, beaucoup de chance, il vous est sûrement arrivé de pleurer. Sans doute avez-vous constaté qu'après une séance de larmes on se sent souvent un peu mieux, même si rien, absolument rien n'a changé.
Commenter  J’apprécie          400
WitchbladeWitchblade   02 août 2014
J'aimerais pouvoir affirmer ici que les premières impressions des enfants Baudelaire sur le comte Olaf et sa maison se révélèrent archi-fausses, comme tant de premières impressions. Hélas, ces impressions-là – que le comte était un odieux personnage et sa maison, une vraie porcherie – se révélèrent justes en tout point.
Commenter  J’apprécie          190
Videos de Lemony Snicket (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lemony Snicket

Galaade Éditions - Lecture de L'AMOUR ADVERBE par Daniel Handler et Emmanuelle Collas (extrait 3)
Galaade Éditions - Lecture de L'AMOUR ADVERBE par Daniel Handler et Emmanuelle Collas, Paris, 23 septembre 2008. Pour en savoir plus sur Galaade : www.galaad...
autres livres classés : jeunesseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





. .