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ISBN : 236577704X
Éditeur : Urban Comics Editions (13/11/2015)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Après un épisode tragique durant lequel leur fille Sailor fut victime de harcèlement, la famille Rooks choisit de déménager et de se reconstruire en paix, loin de cette pénible expérience. Leur proximité avec la forêt environnante va cependant les exposer à un mal plus ancien que l'humanité...
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  16 avril 2016
♫Promenons-nous
Dans les bois
Pendant que le loup
Y est pas♪
Et là je double lol.
Si tu t'aventurais dans ces riantes forêts, le loup serait alors le cadet de tes soucis.
Les Rooks allaient en faire l'amère expérience.
Leur fille Sailor sortant d'un trauma profond, cette famille décide alors de changer radicalement de vie en troquant sa vie de citadin pour celle, a priori bien plus sereine, de néo campagnard.
Et là je triple lol, ce qui m'arrive excessivement rarement exceptés les jours bénis de paiement de tiers provisionnel, comme tout un chacun.
Dictionnaire Larousse :  tomber de Charybde en Scylla, cf famille Rooks.
La campagne, ça vous gagne.
Pourquoi pas, à condition qu'elle ne soit pas sise en limite de forêt peuplée d'entités maléfiques pas vraiment jouasses pour inaugurer la première fête des voisins en votre honneur.
J'adore le cinéma de genre et tout particulièrement l'horreur.
J'ai vu tous les Sissi, c'est dire le connaisseur que je suis en la matière.
J'ai flippé devant Evil Dead, L'exorciste, Les Dents de la Mer, The Descent, Alien, moult films de zombies, Vendredi 13 -le 12e de la franchise..., mais jamais en lisant une BD.
Pas de bruit suspect annonciateur d'un truc bien moche dans la seconde qui suit, pas de bande-son pour vous mettre dans l'ambiance, rien que de l'image et basta.
Mais ça, c'était avant.
Avant de découvrir Wytches.
Seul petit bémol, un scénario manquant peut-être d'originalité.
D'où la perf' de parvenir à surprendre avec du réchauffé.
Dessins au cordeau, d'un dynamisme incroyable, et porteurs d'une puissance anxiogène étonnamment palpable.
Très visuel, ce Wytches annonce du très lourd dès les quatre premières planches.
Une entrée en matière qui se suffirait à elle-même comme bande-annonce sur grand écran pour susciter et la curiosité et l'envie.
Découvrir Wytches, c'est convoquer certaines épouvantes furieusement ancrées dans l'imaginaire de tout gamin jadis impressionnable.
Moi, j'ai pas eu peur, je l'ai dévoré avec mon magnum 44 à portée de main. Mon doudou fétiche qui ne me quittera qu'à l'aube de mes 50 printemps. Un moment donné, faut quand même grandir.
Âmes sensibles s'abstenir, à moins de posséder un doudou qui envoie du lourd...
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marina53
  03 mai 2016
En 2014, la famille Rocks déménage et s'installe dans une petite ville paisible, loin du tumulte urbain. le père, Charlie, fait des albums pour les enfants. La mère, Lucy, clouée dans un fauteuil roulant depuis un terrible accident, ne travaille plus. Quant à Sailor, leur fille unique, elle redoute déjà de devoir affronter le regard des autres, peur que sa réputation ne la précède. Et effectivement, la question ne tarde pas à être posée par une élève dans le bus scolaire. A-t-elle réellement tuée une jeune fille de son ancien lycée? Harcelée par cette dernière, Annie, qui la menaçait sans arrêt, Sailor, l'a vue disparaître sous ses yeux, lors d'une confrontation dans les bois. Comme avalée par un arbre. Charlie fait tout pour rassurer sa fille mais les cauchemars continuent. Qui plus est, la jeune fille a des visions et soutient qu'une femme étrange est venue la voir et l'a mordue dans le cou...
Une nouvelle vie qui commence, des espoirs et des rêves pleins la tête pour cette famille qui veut se reconstruire... Malheureusement, quelqu'un en aura décidé autrement. Scott Snyder nous plonge dans l'horreur avec cet album. Dès les premières planches, le ton est donné. La violence s'accentue au fil des pages, une violence aussi bien physique que psychologique. La tension est palpable à chaque instant. En plus de cette histoire de sorcyairs, l'auteur s'attarde sur cette relation père/fille, très bien décrite. On retrouve forcément un peu de Stephen King dans cet album.
Graphiquement, Jock réussit parfaitement à créer une atmosphère glaçante et horrifiante. Un procédé hors du commun pour ce dessinateur qui colore de tâches (aquarelle puis acrylique) ses planches. Peut-être parfois un peu trop, rendant la lecture délicate mais l'on obtient ici un rendu fort original. le trait est précis, les couleurs sombres, la mise en page enlevée et les planches fourmillent de détails. de pleine pages terrifiantes...
Un album oppressant...
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Presence
  05 août 2015
Il s'agit du premier tome d'une série indépendante de toute autre ; il comprend une histoire qui peut se suffire à elle-même, comme la première saison d'une série au long cours. Il contient les épisodes 1 à 6, initialement parus en 2014/2015, écrits par Scott Snyder, dessinés et encrés par Jock, avec une mise en couleurs réalisée par Matt Hollingsworth.
L'histoire commence en août 1919, avec 2 membres de la famille Cray, dont l'un a été gagé. le récit passe ensuite en 2014, avec la famille Rooks composée de Charlie (le père, écrivain), Lucy (la mère, en fauteuil roulant), et Sailor (la fille, 16 ou 17 ans). le père est en train d'essayer de distraire sa fille avant qu'elle ne prenne le car pour affronter sa première journée dans un nouveau lycée.
Ça ne rate pas, dès le premier cours, sa voisine demande à Sailor si elle a vraiment tué une autre lycéenne. Pendant ce temps-là, Charlie a une discussion téléphonique avec Reginald, son agent littéraire. Il doit s'interrompre parce qu'un faon est entré dans son salon. Pendant la nuit, Sailor a la conviction d'avoir été attaquée dans son lit. En tout cas, elle porte une étrange marque au cou.
Lorsque Scott Snyder débute cette histoire, il est le scénariste de référence pour la série principale "Batman", avec des dessins de Greg Capulo (à commencer par The court of Owls). Il réalise une série indépendante pour Vertigo American Vampire, avec Rafael Albuquerque, ayant bénéficié de la participation de Stephen King pour son lancement. Il a également réalisé une histoire d'horreur avec la participation de Scott Tuft et Attila Futaki : Severed.
Le lecteur découvre une histoire relativement intimiste, centrée sur un noyau familial composé de 3 personnes, habitant dans une maison à l'écart de la ville, avec une sombre histoire de sorcières qui n'apparaissent pas immédiatement, et dont la représentation sort de l'ordinaire. Jock réalise des dessins singuliers, à la forte personnalité graphique.
Son approche graphique amalgame à la fois un côté réaliste prononcé, mais aussi une apparence un peu anguleuse, tout en laissant des zones d'ombre. Au départ, le lecteur a l'impression que les aplats de noir figurant les zones d'ombre mangent les dessins au point de les rendre parfois difficilement lisibles. Passée la scène introductive, il constate que Jock insère de nombreux détails qui ne sautent pas forcément aux yeux, mais qui sont bien présents dans les cases.
Par exemple le lecteur enregistre vaguement que Charlie a un tatouage sur l'épaule droite, sans bien faire attention au motif. Il faut attendre le chapitre 4 pour voir que ce motif correspond à un moment particulier de la relation entre Charlie et sa fille Sailor. Il note aussi que Jock a représenté un modèle particulier de baskets pour Sailor. L'armature de ses lunettes dispose également d'une forme spécifique. du point de vue des costumes, le duo jean + T-shirt compose la majeure partie de la garde-robe de la plupart des personnages. Cela n'empêche pas de voir apparaître des tenues différentes quand les personnages s'y prêtent : chemise et cravate, robe et collier, salopette, pantalon de survêtement, uniforme de policier.
Le lecteur se rend compte que les cases comportent des détails qui ne viennent pas phagocyter le premier plan. Ainsi le panneau publicitaire de "Taylor" (la série de livres écrits par Charlie Brooks) est posé simplement dans le bureau de Reginald. Seule la direction du regard du personnage incite le lecteur à s'attarder sur ce panneau, et encore s'il arrive à se montrer assez attentif pour ne pas se contenter de suivre l'action principale de cette case qui est la conversation téléphonique. Dans le chapitre 6, le lecteur apprécie également la représentation de l'intérieur d'une bibliothèque municipale, avec ses rangées de rayonnages (et à nouveau le panneau publicitaire "Taylor").
Jock met en scène avec habileté les éléments horrifiques. Il ne se complaît pas dans le détail gore maniaque. Il choisit un point d'équilibre délicat entre ce qu'il montre et ce qu'il suggère. Ainsi le lecteur peut projeter ses propres angoisses dans les zones d'ombre, tout en se trouvant incapable d'ignorer ce qui est représenté. Un simple exemple permet de se rendre compte de la subtilité de cette mise en scène. Dans le troisième épisode, Charlie Rooks est agressé par une femme (Clara Poirot) qui le maintient à terre et qui se pique le sein avec une aiguille. Si le lecteur parcourt rapidement la page, il est possible qu'il ne remarque pas ce détail. Dans ce cas, 1 ou 2 cases plus loin, il revient en arrière pour comprendre ce que cette femme est en train de faire. Là il découvre alors ce détail qu'il n'avait pas forcément vu ou assimilé. du coup il regarde la case avec une attention plus soutenue, en la détaillant. le dessinateur a réussi à augmenter le degré d'attention du lecteur.
Dans les pages de fin de volume, il y en a 2 qui décomposent les 6 étapes de a mise en couleurs réalisées par Matt Hollingsworth. Il y a d'abord des couleurs pleines sans dégradé, puis des dégradés pour souligner les volumes. À la suite de quoi, Hollingsworth ajoute de discrètes textures sur certaines surfaces, et enfin il ajoute des tâches de couleurs transparentes. Ce travail sophistiqué génère des ambiances uniques, ainsi qu'une impression de halo matérialisant de manière complexe des halos d'énergie surnaturelle.
À la première lecture, l'intrigue de Scott Snyder déçoit un peu. Voilà un père à la personnalité pas vraiment agréable qui s'occupe de sa fille de manière un peu brusque (pas sur le plan physique). Les événements surnaturels sont assez horribles (dents sans propriétaire, langue coupée, apparence des sorcières). Les 2 derniers épisodes sont consacrés à l'action. du fait du comportement du père, le lecteur a du mal à éprouver de l'empathie à son encontre. En outre, la mère ne dispose pas de beaucoup de personnalité. Enfin l'intrigue montre que les personnages sont ballotés d'un événement à l'autre, sans grande maîtrise sur eux.
À la fin du tome, le lecteur trouve également 5 textes de 2 pages, écrits par Scott Snyder, sur la source de son inspiration (une promenade régulière dans les bois avec un copain), sur sa paternité, sur ses souvenirs d'un an passé à travailler dans un parc Disney. Au départ, ces textes semblent assez égocentriques, sans grand intérêt, si ce n'est pour la genèse du projet. Snyder répète à plusieurs reprises à quel point il a été surpris par le succès commercial de ces épisodes, dont les chiffres de vente étaient exceptionnels pour une série indépendante, publiée chez Image, sans superhéros. Cette remarque ressemble à une forme d'autopromotion, parée des habits de la fausse modestie.
Dans ces pages de texte, le lecteur découvre également qu'à 2 reprises Scott Snyder s'est conduit en père indigne, ou au moins irresponsable. Ces anecdotes font écho au comportement de Chalie Rooks vis-à-vis de sa fille Sailor. Dans un parc d'attraction, il lui fait prendre des risques inconsidérés. C'est d'ailleurs l'une des séquences qui le rend foncièrement antipathique, quels que soient les actes de bravoures qu'il accomplit par la suite. Ces anecdotes permettent également de changer de point de vue sur le récit, et le regarder comme l'évolution de la relation entre un père et sa fille.
En reconsidérant cette histoire sous l'angle de cette relation père-fille, le lecteur prend conscience qu'elle acquiert une toute autre saveur. le comportement de Charlie Rooks devient celui d'un individu normal, avec ses défauts, ses limites, ses angoisses. L'action de gager un être cher (essentielle dans l'intrigue) se confronte alors à la force de l'amour paternel, ou maternel. Ce premier tome devient une histoire très personnelle sur la découverte des responsabilités qui vont de pair avec être parent.
Le lecteur sait bien que Scott Snyder a dramatisé ses propres expériences pour les transformer en comics de genre horrifique. Malgré tout, sous la surface, il ressent les difficultés d'un homme pour accepter les contraintes issues de la responsabilité paternelle. le personnage central en devient plus humain à défaut d'être sympathique, et l'histoire prend une autre dimension, beaucoup plus dérangeante qu'une suite d'horreurs surnaturelles. le lecteur finit par identifier la source profonde du déplaisir lié à cette lecture. Ce n'est pas du fait d'une qualité relative des éléments horrifiques. Ce n'est pas lié à une intrigue un peu facile. La véritable horreur prend sa source dans l'honnêteté de Scott Snyder vis-à-vis de ses limites d'être humain. La véritable horreur est que les défauts du personnage principal font écho à ceux du lecteur.
Le travail remarquable de Jock et de Matt Hollingsworth permet à ce récit de venir viscéral, et participe au sentiment désagréable généré par la lecture. Ce désagrément n'est finalement pas celui d'un récit artificiel, mais plutôt celui d'une histoire personnelle, d'une honnêteté qui met mal à l'aise. Scott Snyder utilise le genre de l'horreur surnaturelle pour parler de celle de la condition humaine.
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garrytopper9
  21 novembre 2016
J'adore Scott Snyder, je trouve que le travail qu'il fait sur Batman des N52 est excellent, tout comme son autre série, Américan Vampire. Et une fois de plus il ne déçois pas avec l'excellent Wytches.
Très horrifique, très angoissant, mais terriblement passionnant, ce premier tome se lit plutôt lentement, on sent qu'on est sur du comics indépendant.
Ce premier tome peut se suffire à lui-même, car l'histoire première est terminée à la fin du sixième chapitre. Il me semble pourtant que d'autres chapitres sont sortis en VO, donc j'espère voir un tome 2 (et bien d'autres) arriver en France prochainement.
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Maks
  04 avril 2017
Wytches m'a tapé dans l'oeil tout de suite en voyant la couverture qui disons le est juste superbe (c'est d'ailleurs un des atouts des éditions Urban Comics).

Cette histoire de "vraies" sorcières, créatures maléfiques, affreuses et effroyables vivants à l'intérieur des arbres dans une forêt obscure et étrange ne vous laissera certainement pas indifférent, très dark dans son scénario et percutant pour ses dessins, Wytches est un album pas mal flippant, si vous avez facilement peur seul(e) vous risquez de passer une nuit blanche à cause d'une tension permanente que Scott Snyder à réussi à placer de façon efficace, alors c'est vrai il faut être concentré pour ne pas perdre le fil de l'histoire qui est écrite de manière un petit peu complexe, mais je pense que c'est un avantage au vu des autres comics d'horreur qui parfois ne font pas dans la subtilité scénaristique, ici c'est très réfléchi.

Les dessins eux sont très stylisés et beaux, certaines pages à l'instar de la couverture ressemblent à des tableaux, niveau colorisation c'est assez surprenant car c'est très coloré, parfois même flashy mais là où les coloristes on fait preuve de talent c'est que même avec toutes ces couleurs l'album reste effrayant et adulte.

Ce premier tome regroupe les épisodes 1 à 6 de la série version comics souples. Vivement que je puisse lire le deuxieme tome !

Voir la chronique sur mon blog :

Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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critiques presse (2)
BullesEtOnomatopees   08 décembre 2015
Une belle réussite que ce récit sombre et inquiétant, qui vire souvent vers le gore et révèle de nombreuses surprises au cours du chemin.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Sceneario   23 novembre 2015
Un chef d'oeuvre du genre. Une lecture que vous n'oublierez pas de sitôt !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
marina53marina53   03 mai 2016
La peur, la culpabilité, la colère, l'envie... Il est normal de les éprouver. En réalité, ce que l'on considère comme ses défauts, du moment qu'on les accepte, qu'on les avoue à ceux qu'on aime.. Ils peuvent devenir des qualités, et même une source de force.
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FungiLuminiFungiLumini   23 février 2016
Tu sais, Sail, moi aussi j’étais un gamin nerveux, mais pas comme toi. J’ai peur pour toi. J’ai peur tout le temps, putain, et ça m’empêche même d’écrire, de dessiner, de vivre…
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FungiLuminiFungiLumini   23 février 2016
Maman et papa pensent que je suis devenue folle. Ils ont peut-être raison. Pourvu que ça soit ça.
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