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EAN : 9782367341798
188 pages
Éditeur : Au Vent des Iles (02/05/2016)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Premier roman papou traduit en langue française. Maiba, dernière héritière d'une chefferie en désuétude et en proie au scandale, est négligée pendant l'enfance qu'elle passe dans la famille de son oncle et sa tante, mais elle bénéficie de l'amour et du respect de ses cousins Sibil et Royal Bob Rabobo. Peu à peu, la petite sauvageonne gagne en sagesse et réussit à rassembler le village qui est déchiré entre les forces opposées de la modernité et de la tradition. Alor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Cricri08
  11 janvier 2020
Bienvenue à Makawara, un joli village de Papouasie Nouvelle-Guinée ! Ok, c'est loin (c'est en fait la moitié d'une île – l'autre étant la Nouvelle-Guinée occidentale) au nord de l'Australie.
L'auteur nous permet de découvrir un style de vie très simple, basé sur les récoltes des légumes et fruits disponibles, de quelques poissons de l'océan et des bandicoots chassés par le père. Les enfants sont élevés dans le respect des ainés, jusqu'à subvenir à leur besoin s'ils quittent le village pour travailler à la ville, notamment dans la capitale Port-Moresby.
Une seule personne semble mise de côté : Maiba (Yawasa Maibini) la fille du défunt chef. Elle donne l'impression de porter malheur : sa mère est morte lors de sa naissance et a donc été élevée par sa tante (qui la déteste) et son oncle. Elle fut paralysée jusqu'à ses quatre ans et ne s‘est mise à marcher que quelques jours près la mort de son père. Un jeune homme Mikhail se suicide car il pense l'avoir trahi.
On pourrait penser qu'elle cristallise le rejet des villageois des traditions et cultures anciennes en tant que fille du chef, certainement aussi parce que depuis toute petite, elle est à part : sale, négligée et refusant de s'habiller avant l'âge de 9/10 ans !
En effet la vie change au village, les missionnaires ont apporté le catholicisme depuis un siècle, les enfants vont à l'école de la mission, les prêtres ont une parole influente sur la communauté, la polygamie est interdite.
La communauté s'éloigne de ses racines, de ses coutumes et de son héritage … jusqu'à ce soir où Dobora Thomas, un ancien respecté que le village écoute avec respect lors de ses oraisons du soir, reçoit deux étrangers dans sa véranda avec une bouteille de brandy. Son oraison souligne les changements vécus mais insiste sur l'indépendance qu'il faut garder … vis-à-vis de quoi exactement ? Car la soirée et la nuit montrent que ces hommes sont dépendants de l'alcool qui les mène à commettre des atrocités.
Est-ce la volonté de l'auteur de dénoncer l'influence négative de la colonisation et l'introduction de l'alcool sur l'île ? Voulait-il mettre en valeur les traditions et la culture papouasienne ?
Ce qui est choquant pour moi est la passivité des villageois face aux actes des hommes ivres et l'absence de conséquences pour eux le lendemain ….
Je reste plutôt interloquée par cette lecture et j'avoue ma difficulté à comprendre les subtilités culturelles du roman …
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Fuyating
  23 août 2019
Il est dit que ce livre était étudié dans les facs de langue et de philosophie du monde entier. Soit. Je devrais peut-être assister à un cours alors pour comprendre cette lecture.
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire et je suis restée hermétique au style de l'auteur tout au long du roman. J'ai eu petit soubresaut d'intérêt vers la fin du livre, et puis je suis redevenue très rapidement indifférente. Je pense être passée à côté de la morale de cette histoire, parce qu'il y en a forcément une, n'ayant peut-être pas les connaissances culturelles nécessaires sur ce pays et ces coutumes.
J'espère qu'il y aura quelqu'un par ici qui pourra m'expliquer sa compréhension du livre, j'aimerais beaucoup avoir vos avis.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
EredhionEredhion   19 octobre 2017
L'odeur de l'aube éveille les sens de Maiba, qui s'étire et s'assied. Il fait encore nuit. Elle a peu dormi, à cause des cris provenant de la maison de Doboro Thomas. Elle a écouté les hurlements atroces de la fille pendant une heure ou deux, mais elle ne pouvait pas l'aider. Le rougeoiement du tabac près de la case lui indiquait que Mme Wawaya ne dormait pas non plus, peut§être n'osait-elle pas s'allonger, se reposer, ni même se faire une idée sur le sort de Christine.
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FuyatingFuyating   25 août 2019
Quoiqu'il advienne la vie est essentiellement laide, ignorée, méprisée et bafouée, voire assassinée.
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FuyatingFuyating   25 août 2019
L'injustice a aveuglé l'humanité.
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