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François Rosso (Traducteur)
EAN : 9782702126905
322 pages
Calmann-Lévy (12/02/1997)
3.14/5   67 notes
Résumé :
Rio de Janeiro, 1886. Appelé à la rescousse par son amie Sarah Bernhardt, en tournée dans le pays, Sherlock Holmes, flanqué de l'inévitable Watson, débarque au Brésil pour tirer au clair une mystérieuse affaire : on a dérobé le stradivarius que l'empereur avait offert à l'une de ses maîtresses. Sherlock se lance sur la piste du voleur, mais sa rencontre avec une enivrante métisse et les effets conjugués du cannabis et de la cuisine locale lui font bientôt perdre ses... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Jô Soares était invité il n'y pas si longtemps dans La Grande Librairie de François Busnel et mon cerveau n'a fait qu'un tour! Mais mais Jô Soares a écrit un livre avec Sherlock Holmes, comment ai-je pu passer à côté?! Ni une ni deux, je me le suis procurer et le moins que l'on puisse dire c'est que notre cher détective en prend pour son grade et c'est d'ailleurs très drôle. Ses déductions tombent toujours à côté de la plaque et il a plus le comportement d'un ado attardé que celui du plus rationnel des détectives. le peech: 1886, alors qu'à lieu une série de meurtres sordides (de jeunes femmes, atrocement mutilées, ça vous dis quelque chose non?!) dans les rues de Rio de Janeiro, Sarah Bernhardt, en tournée dans la capitale brésilienne, propose à l'empereur Pedro II de faire appel à son grand ami Sherlock Holmes pour résoudre le mystérieux vol d'un Stradivarius. Et donc voilà Holmes accompagné de son Watson fétiche qui déboulent au Brésil... Et là, c'est le début des enquêtes où Sherlock ne fait pas grand chose à part tomber amoureux et laisse les investigations au commissaire local Pimenta, qui semble bien plus malin. Bon, vous l'aurez compris, des meurtres de jeunes femmes dans les rues de Rio en 1886, ça sous-entend forcément une suite bien plus connue dans les rues de Londres l'année suivante... Sympa de la part de l'auteur d'avoir pris ces points de vue si décalés: un Sherlock Holmes puéril et hilarant (malgré lui), un Watson mou, une Sarah Bernhardt plus diva que jamais, une bande de joyeux drilles plus curieux et fêtards les uns que les autres et le fameux fil conducteur du Stradivarius. Une lecture plutôt sympa où Jô Soares se moque gentiment du plus génial des détectives.
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Comme l'indique la 4è de couverture, on est plus proche de Billy Wilder que de Conan Doyle... mais encore faut-il savoir qui est Billy Wilder... Heureusement, j'ai un certain âge (sinon un âge certain), et j'aime les univers décalés, réappropriés, usurpés...

Appelé à la rescousse par l'empereur du Brésil, sur une suggestion de Sarah Bernhardt, Sherlock Holmes arrive au Brésil. Il est suffisant, imbu de lui-même, déconnecté du réel... Jo Soares grossit le trait de ce qui est assez perceptible dans l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle. de cocaïnomane, il passe à fumeur de cannabis. Essaie de se faire déflorer, mais n'y arrive pas... quand la poisse s'en mêle, même Sherlock Holmes s'emmêle.

On assiste à la création de la caipirinha par le docteur Watson. Au port de costumes en lin... et à plein d'autres clins d'oeil.

Jo Soares entend faire une critique d'un certain milieu "artistique" en dépeignant cette bande de fainéants, d'oisifs, riches à s'ennuyer. C'est finalement très actuel, intemporel.

Vient se greffer là-dessus une enquête bien réelle, dans laquelle Jo Soares ne rechigne pas à mettre du gore et du glauque. Et on part dans de larges réflexions (pseudo-)scientifiques. C'est très bien vu, car tout à fait dans le ton de ce qui est livré par Conan Doyle en général. Par exemple, les empreintes digitales, la morpho-psychologie, etc.

Jo Soares connaît bien son sujet. Il ne commet en fait aucune faute sur Sherlock Holmes. Il se révèle un brin iconoclaste en montrant un Sherlock Holmes tombant à côté de la plaque avec ses déductions, ou obligé de cesser la traque du coupable pour se soulager dans les cabinets, ou encore participant à une cérémonie de candomblé. Cela dit, il respecte toutes les facettes du héros, dont la virginité du détective, et introduit Jack l'Eventreur (un grand coup, à mon avis) qui sera un grand moment dans la carrière de Holmes... Bref, Jo Soares alterne le drôle, le décalé, et le sérieux, le récit en phase avec l'historique de Holmes. C'est cela qui m'a un gêné. le grand écart se révèle parfois un peu problématique. Je reconnais toutefois avoir été surpris (et agréablement) par le fait que Soares ne nous livre pas une happy end.

Un lexique permet de savoir qui est qui dans cet aréopage brésilien qui gravite autour de l'empereur comme des mouches autour d'un étron. le lecteur sait qu'aucun des personnages historiques ne peut être le coupable. le choix est donc des plus réduits, et j'avoue ne pas avoir deviné qui était le coupable... Honte sur moi.

Jo Soares se fait clairement plaisir. L'écriture est assez jouissive. Lumineuse. Un moment agréable.
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Une évocation fort drôle, même si les crimes sont plutôt sordide, d'un Holmes plongé au coeur du Brésil du 19è, il y croise Sarah Bernardt, de belles métisses et des herbes hallucinogènes.
Un Sherlock pour rire que l'on aime même quand on est Fan du Vrai occupant du 21bis Baker street !
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J'ai lu ce livre en version originale lors de sa sortie en 1996. Je connaissais Jô Soares en tant que comédien déjanté qui égayait mes soirées du lundi soir en famille.

Je connaissais son parcours académique et journalistique et n'ai guère était surprise de découvrir une oeuvre aussi riche.

L'auteur puise dans ses talents de journaliste et comique avec tant de dérision qu'on oublierait presque que le personnage principal a été complètement "transformé et transposé" dans un autre univers!

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Lorsque je lu ce livre, je manquai de tomber de ma chaise. le détective de Baker Street en prend pour son grade, mais je pardonne à l'auteur, le livre est une parodie qui a égayé quelques après-midi lors de ma lecture.

Dans cette aventure comico-policière plus que débridée (et débraillée pour certaines scènes où le détective aura son matériel à l'air libre), l'auteur nous a décrit l'atmosphère du Brésil de la fin du XIXe, où le snobisme francophile en vogue dans les salons offre un contrepoint désopilant au portrait iconoclaste d'un Sherlock Holmes totalement loufoque, plus proche du film de Billy Wilder que de Conan Doyle.

Un roman qu'il faut lire, parce qu'il faut du talent pour réaliser une parodie marrante, agréable, sans sombrer dans le n'importe quoi ou le trop lourd.

Même si, malgré tout son talent, l'auteur a parfois dépassé la ligne et a failli s'embourber dans les marais du "trop lourd" où de nombreux autres auteurs ont échoués. Ma foi, elle a redressé la barre et s'en est sortie ensuite. Ouf, cela m'aurait fait mal de voir ce livre d'enfoncer dans le pathos.
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
"Il paraît qu'il vient accompagné d'un médecin, un certain docteur Watson, dit José do Patrocinio [...]
-Vraiment? Est-il malade ou seulement hypocondriaque? demanda Olavo Bilac.
-Ni l'un ni l'autre. Lui et ce Sherlock Holmes sont deux amis inséparables et ils habitent ensemble, répondit Patrocinio.
-Curieux. Ce M. Holmes serait-il...hmm...De la jaquette? risqua le marquis de Salles, toujours très intéressé par les choses qui se passaient au-dessous de la ceinture.
-Il ne manquait plus que ça. Deux tapettes anglaises!"
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"Merci mon jeune ami. Je vois que votre frère était poitrinaire et qu'il est mort tout récemment de phtisie galopante. Mes condoléances", dit-il. [...]
Je remarque, sur la redingote de ce jeune homme, une tache rouge: une tache de sang, certainement causée par une hémoptysie. Je constate aussi que le vêtement en question est visiblement trop large pour lui qui le porte, preuve qu'il a d'abord appartenu à une autre personne. [...] Donc il est évident, jeune homme, que cette redingote, tachée à la suite d'un crachement de sang, était celle de votre malheureux frère, récemment emporté par cette terrible maladie."
Abasourdi, le marquis de Salles se tourna vers son cocher:
"Les observations de M.Holmes sont-elles exactes?
-Non, monsieur le marquis. Je suis fils unique. La redingote m'a été donné par mon oncle, qui est pharmacien. C'est pour ça qu'il y a une tache, mais c'est une tache de Mercurochrome."
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La table pour le déjeuner avait été dressée dans le jardin d'hiver, derrière une des ailes du palais. Pour d'évidentes raisons de discrétion, fort peu de gens avaient été conviés: il y avait là Sarah Bernhardt, son fils Maurice, Sherlock Holmes, Watson, L'empereur, le vicomte de Ibituaçu et le marquis de Salle. Edward Jarrett, l'imprésario américain de l'artiste, également invité, avait été contraint de s'excuser, car les craintes de Sarah s'étaient avérées: l'infortuné Jarrett souffrait de la fièvre jaune.
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- Je vois que monsieur est exceptionnellement bien ... euh ... doté par la nature, observa-t-il, sur le ton traditionnellement obséquieux des tailleurs.
- Ne dites donc pas de sottises, senhor Calif, c'est ma pipe, rectifia Sherlock Holmes. (p.163)
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Il y avait aussi des décorateurs, qui venaient acheter des livres au mètre pour leurs clients nouveaux riches, lesquels mettaient un point d'honneur à avoir une bibliothèque bien fournie dans leur maison -même si le luxe des reliures comptait pour eux beaucoup plus que le contenu des ouvrages. (p.72)
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