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Critique de calypso


calypso
  19 avril 2017
Malheureusement, je suis passée complètement à côté et je n'ai tout simplement pas compris le propos, l'intérêt, le pourquoi et le comment, bref je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir.
Ce n'est pas un problème de genre car j'aime lire des nouvelles. Nouvelles à chute, nouvelles-instants de vie… peu importe.
Autant un roman peut être long à démarrer, autant une nouvelle doit séduire le lecteur très rapidement. Bien sûr, il est difficile d'être séduit par toutes les nouvelles d'un recueil. Mais quand, sur 20 nouvelles, aucune ne vous a plu/convaincu, il y a quelque chose qui cloche !
Les nouvelles de Loin de chez moi présentent ce que j'appellerai des « instants volés » dans la vie de personnages assez différents, mais finalement peu identifiables : ils ne marquent pas les esprits et j'aurais d'ailleurs bien du mal à les évoquer. Les nouvelles n'ont pas de fin, elles n'aboutissent à rien. C'est comme si une fenêtre avait été ouverte puis refermée avant le moment fatidique, ce qui fait que les événements racontés m'ont paru réellement inintéressants. Il y a parfois des détails assez insignifiants qui prennent des proportions grotesques. Ainsi, dans la première nouvelle, « le bungalow », le personnage principal pose son regard à plusieurs reprises sur un insecte écrasé au mur. Je me suis demandé pendant ma lecture quel en était l'intérêt, pour apprendre à la fin qu'il s'agissait en réalité d'un bout de papier peint décollé. J'ai trouvé ça ridicule. Mais attention, je reconnais aussi que c'est peut-être un problème de compréhension personnelle. De même l'obsession du papier peint (un motif cher à l'auteure ?) revient dans « le château », mais là non plus je n'ai pas compris l'importance accordée à un tel détail. Justement, des détails, il y en a. Les éléments (paysage, décor, repas…) sont disséqués dans une écriture très elliptique qui, au bout de quelques pages (et il y en a 220) devient insupportable. Des listes, voilà ce que nous trouvons dans les nouvelles (voir l'extrait ci-dessous). le style, résolument moderne et libéré n'a donc pas su me convaincre. Morceau (sans mauvais jeu de mots) choisi : « Page de publicité dans le journal local. En promo cette semaine, des saucisses rouges et molles, photographiées en tas comme des pénis hors d'usage. » Et puis surtout, aucune émotion ressentie à la lecture de ces nouvelles : je n'ai pas ri, je n'ai pas été émue. Elles m'ont laissée complètement indifférente, tout en me transmettant un profond sentiment d'ennui.
« Le temps se lève enfin. Enfin, ça se lève ! dit-on pour meubler les silences. » Meubler les silences, remplir du vide, c'est le sentiment qu'il me reste après avoir refermé ce livre.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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