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EAN : 9782251200460
72 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (13/02/2015)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Le 8 juin 1978 Alexandre Soljénitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard :
« Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (…) Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effraya... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
gabylis
  12 mai 2016
Intéressant ce regard sans concession du grand écrivain russe Soljenitsyne sur notre civilisation occidentale. Pas d'angélisme dans son analyse de notre société matérialiste orientée vers la recherche de la facilité, de la tranquillité… Un discours prononcé en 1978, qui reste très actuel, et ne manque pas de faire penser aux idées exposées par Aldous Huxley dans "le meilleur des mondes".
Et le questionnement demeure : "Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ?"
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CFARE
  17 juillet 2020
Ce qui est décrit comme le déclin du courage dans la classe des
dirigeants pourrait s'apparenter au souci de popularité et de
communication dans un souci court-termiste de réélection et de pensée
conforme. C'est également le souci du bien-être matériel et du confort,
satisfaisant les besoins des hommes jusqu'à leur ôter toute volonté de
se remettre en question, estimant que le rapport gain / risque de tout
perdre serait trop défavorable. Pourtant, depuis 1978, sont apparus des
mouvements "décroissants" refusant toute prospérité économique qui se
ferait au détriment de l'environnement. Il est étonnant de voir l'auteur
fustiger la presse et son impuissance alors que l'affaire du Watergate
peu de temps auparavant a prouvé le contraire. Il est intéressant de
voir combien Poutine, le dirigeant russe, semble s'être inspiré des
écrits de l'auteur dans le paragraphe traitant de la liberté et de
l'homme politique sortant de l'ordinaire qui serait entravé dans ses
actes "grandioses" par un contrôle démocratique excessif. le taux
comparé de criminalité entre l'Ouest et l'Est, en faveur de ce dernier
camp, n'est pas fiable. En effet, comment peut-on imaginer des
statistiques fiables dans une dictature ? Enfin, à quoi peut ressembler
une atteinte aux biens quand l'économie est caractérisée par une pénurie
globale de biens individuels ? L'auteur ne se détermine pas vraiment
entre son pays socialiste caractérisé par un épanouissement spirituel et
l'Occident de l'épanouissement matériel. C'est mettre de côté un peu
vite les grands esprits occidentaux de cette époque (Aron, Sartre).
L'adversité du socialisme, propre à forger les caractères selon
l'auteur, n'a rien à envier à l'adversité du capitalisme de l'Occident.
Enfin, quel pied de nez de l'Histoire quand l'auteur annonce que le mode
de vie occidental a de moins en moins de chance de devenir le mode de
vie dominant, 12 ans avant la chute du mur et le triomphe du capitalisme
au niveau mondial (hormis quelques exceptions telles Cuba et la Corée du
Nord) faisant dire à certains qu'il s'agit même de "la fin de l'histoire".
Une mise en garde intéressante et peut-être visionnaire est celle
concernant le rôle majeur de la Chine dans les années à venir pouvant
mettre à mal voire assujettir l'hégémonique Amérique. le tournant de
l'Histoire qui est envisagé par l'auteur à la fin du discours n'est
peut-être pas celui auquel il s'attendait, soit le chute du mur et la
dissolution du bloc communiste, mais celui à venir et probablement plus
douloureux et pour lequel nos dirigeants manquent de courage, à savoir
celui de la transition énergétique et de la gestion de la pénurie à
venir dans un monde à la démographie galopante.
+ Lire la suite
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Zexiop
  09 janvier 2021
Il est toujours intéressant de découvrir les opinions des grands penseurs, Alexandre Soljénitsyne en est un.
Lire un discours datant de 1978 et y trouver écho en 2021, me navre tout de même.
Il semble que l'humanité ait oublié qu'elle est une, et non une somme d'individualités. Qu'elle ait oublié de penser plus haut que le bien-être matériel.
Très enrichissante lecture, bien que glaçante.
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PECHO
  05 mai 2020
Après quatre années d'exil forcé à l'ouest, Soljénitsine prononce un discours célèbre à Harvard qui suscitera surprise et commentaires nombreux. En gros il témoigne de sa stupeur en témoignant de sa découverte du déclin du courage civique dans tous les pays de l'Ouest.
Sont atteints tous les pays de l'Occident et les Nations Unies. le déclin du courage marque notamment les couches dirigeantes et intellectuelles. le courage semble avoir abandonné la société dans sa globalité mais en particulier les gouvernements dont la conduite est marquée par par l'absence de hauteur et de beaucoup trop de complaisance et d'irrésolution. Ce discours a encore bien des échos aujourd'hui et on continue à le citer en regard de l'actusalité pratiquement un demi-siècle plus tard. Une illustration du propos se trouve par exemple dans le dernier paragraphe d'un article publié en mai 2020 dans Causeur.
Lien : https://www.causeur.fr/etat-..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
London16London16   03 janvier 2020
Si l'homme, comme le déclare l'humanisme, n'était né que pour le bonheur, il ne serait pas non plus né pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n'en devient que plus spirituelle: non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d'acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l'accomplissement d'un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l'expérience d'une élévation avant tout spirituelle: quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n'y étions entrés. Inéluctablement, nous sommes amenés à revoir l'échelle des valeurs qui sont répandues parmi les hommes et à nous étonner de tout ce que celle-ci comporte aujourd'hui d'erroné. (p.62)
+ Lire la suite
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gabylisgabylis   09 mai 2016
Sans qu'il y ait, comme à l'Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d'apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l'apparition d'un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom.
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gabylisgabylis   09 mai 2016
Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base de la doctrine sociale et politique, et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout.
+ Lire la suite
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LudofezLudofez   15 février 2020
Le droit est trop froid et trop formel pour exercer sur la société une influence bénéfique. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée un atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l’homme.
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ZexiopZexiop   09 janvier 2021
Si un homme se trouve juridiquement dans son droit, on ne saurait lui demander plus.
Allez donc lui dire, après cela, qu'il n'a pas entièrement raison, allez lui conseiller de limiter lui-même ses exigences et de renoncer à ce qui lui revient de droit, allez lui demander de consentir à un sacrifice ou de courir un risque gratuit...vous aurez l'air complètement idiot.
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Videos de Alexandre Soljenitsyne (68) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Soljenitsyne
Extrait de "Une journée d'Ivan Denissovitch" d'Alexandre Soljénitsyne lu par Ivan Morane. Editions Audiolib. Parution le 15 mai 2019 en téléchargement.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/une-journee-divan-denissovitch-9782367627687
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