AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070376209
672 pages
Éditeur : Gallimard (11/01/1985)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Kate, journaliste politique française ; Cyd, Anglaise vivant à New York ; Flora, anarchiste espagnole ; Bernadette, dirigeante féministe ; Ysia, Chinoise attachée d'ambassade ; Louise, une claveciniste ; Deborah, la femme du narrateur... Telles sont les femmes. Le narrateur, un journaliste américain, nous dit tout sur elles, mais sa réflexion embrasse l'évolution du monde, ces dix dernières années : pouvoir féminin, érotisme, crise, terrorisme, idées et passions des... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
feanora
  30 avril 2015
J'ai tenté de lire Femmes, il y a fort longtemps, au moment de sa parution.
J'avoue que malgré toutes les critiques élogieuses de l'époque, le n'ai pas réussi à le terminer et je dirais même que je n'ai plus jamais tenté de lire un autre livre de cet auteur qui m'a laissé une véritable impression de malaise.
Commenter  J’apprécie          191
stcyr04
  12 avril 2019
Livre polémique .... Diatribe contre le politiquement correct ... Pavé dans la marre de la bien-pensance... non c'est sûr, çà ne va pas plaire à tout le monde!
La narrateur est un journaliste franco-américain, homme à femme, qui est pris de la curieuse idée d'écrire un livre. le roman qui affecte un style à la Céline, en moins inspiré tout de même, tire un tableau sans concession d'une époque en perdition. Politique, questions sociétales, art, religion, loisirs, sexe, relation homme-femme, tout passe au moulinet d'une prose extatique, acide et querelleuse. Des scènes allègrement pornographiques alternent avec des digressions sur la bible, des charges antiféministes sont interrompus par des considérations esthétisantes, Vénus dispute la primauté au Vatican. Il faut dire que les années 80 sont riches en événements, lourdement anxiogènes et l'auteur en tire le miel pour fouailler la bêtise ambiante à fleurer non moucheté. L'oeuvre ne peut pas laisser indifférent, les avis seront franchement partagés et assumés. Je doute que Sollers en ressorte le chéri de ses dames mais çà donnera grandement à réfléchir à ces messieurs, et c'est déjà beaucoup.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
fureuretmystere
  24 février 2013
Non, vraiment non, je ne comprends pas où a voulu en venir l'auteur...Quel style insupportable ! Quelle masturbation intellectuelle inutile ! Je n'ai pas pu poursuivre après quelques pages lues en soupirant....Nul.
Commenter  J’apprécie          117
Fx1
  09 mai 2014
Ces réactions envers ce livre sont surprenantes . Certes il n'est pas forcément trés facile d'approche , mais le style de Sollers est assez remarquable et une fois entrainé dans le livre on se régale . Méme si il y a parfois quelques longueurs . Un ouvrage et un auteur à découvrir.
Commenter  J’apprécie          81
tolbiac
  26 mars 2013
Voilà le livre que je pourrais offrir à un addict de la lecture. Avec "ce" quelque chose là, il serait calmé pour un bout de temps...Une sorte de vaccin contre nature en quelque sorte.... Et pourtant le sujet déjà traité par ailleurs avec on ne peu plus de talent, aurait pu donner lieu à un bon roman.
A éviter.
Commenter  J’apprécie          60


critiques presse (1)
LeFigaro   25 février 2021
À 85 ans, l’auteur de Femmes, vieil enfant terrible des lettres françaises, se livre dans un récit de souvenirs. Rencontre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   26 décembre 2017
Werth n’en pouvait plus... Tout l’ennuyait, le fatiguait de plus en plus, le dégoûtait... Les demandes des uns, les supplications des autres ; l’atmosphère de malveillance implacable qui entoure la prostitution douce ; la niaiserie dépendante des garçons exigeant sans cesse d’être assistés, maternés, poussés, pistonnés... Pour quelques instants agréables (et encore), quel prix à payer... Téléphones, lettres, démarches, arbitrages... Conseils, indulgence à n’en plus finir, tutelle, pourboires déguisés... A ce jeu de la résignation, Werth était devenu une sorte de saint malgré lui, gardant quand même sa réserve ponctuée de soubresauts rageurs... Il ne vivait pas du tout son homosexualité comme le font la plupart, désormais, de façon triomphante, agressive, militante, dure, prononcée... L’obscénité en vitrine... Boîtes sado-maso, valse du cuir... Torses, poils, muscles, piscines d’argile, mer gluante... Floc-floc des râles et des grognements... La seule chose qui avait toujours fait peur à Werth, c’est que sa mère apprenne ses goûts par la presse... Qu’il y ait comme ça un scandale mettant en cause sa situation, d’ailleurs péniblement acquise, de grand professeur... Déjà, l’hostilité des collègues, l’inlassable calomnie des ratés universitaires... Rien à voir avec le gauchisme viril de Pasolini... Les sous-prolétaires dans le cambouis, sur la plage... Avec le risque d’assassinat au bout, c’est d’ailleurs ce qui a fini par arriver... Non, les Français sont plus réservés, que voulez-vous, ils souffrent de plus en plus, en demi-teintes... Proust dans une boîte de New York ? Charlus et Jupien dans les bains-douches directs de la 72e Rue ? Werth se battait, sans illusions, pour une sorte de sensualité atténuée, une variante d’épicurisme... Bouddhiste, japonisant, légèrement affaissé..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
PartempsPartemps   29 septembre 2020
Je peux enfin ouvrir tranquillement mon courrier... Tiens, le dernier livre de Charles Bukowski... Women... Nom de dieu, mon titre... Heureusement que l’éditeur français l’a laissé en anglais... D’ailleurs, aucune importance... Plus on est d’expérimentateurs, mieux c’est... Que chacun raconte... D’ailleurs, il n’a fait que reprendre lui-même le titre de la grande série de peintures de De Kooning... Sacs d’apparitions grimaçantes.. Vampires des pubs... J’aime Bukowski... Droit au truc.. Ciblé... C’est bien... Très bien... Les Français s’en souviennent un peu parce qu’un soir, en direct de l’émission littéraire télévisée que tout le monde regarde ici religieusement le vendredi soir (enfin, tout le monde le grand-petit-monde éditions-media), il a commencé à tripoter la cuisse de sa voisine romancière psychologue... Il a continué en débouchant une bouteille de vin blanc... Il s’est mis à la descendre... Au goulot... On l’a viré... Gentiment, mais fermement... Son livre ? Très bon, un peu répétitif. Mais c’est le sujet qui veut ça. Comment il se saoule, baise, fait des « lectures » dans les universités... Il croise Burroughs dans le même circuit... Tous les écrivains un peu difficiles en sont là... Ils ne se disent rien... Clientèles différentes... On prend les dollars, bonsoir... Lui, il fonce chaque fois sur une femme... Il y en a toujours une qui veut embêter le type ou la fille avec qui elle est... C’était bien, déjà, Les Contes de la folie ordinaire, Mémoires d’un vieux dégueulasse... Un Français n’oserait jamais... Horizons bleuâtres... Tortillages... Elucubrations alchimiques... Brocéliande by night... Le rivage des myrtes... Le secret des Pyramides... La main de Mme de Rênal sous la table... Les soupirs d’Elsa... L’enfant et les sortilèges... Buko a compris une chose : il ne faut pas retarder les scènes... Les états d’âme de l’auteur ne sont plus dans le coup... Droit dans le panneau... Scène primitive devant tout le monde... De Proust à Bukowski, on peut dire que le roman a fait un saut... Mauvais goût acharné... Mais finalement, voyons... Il y croit quand même trop à la toute-puissance féminine... Il laisse grossir son ventre, bière, décomposition... Son « poireau », dit-il, pour évoquer sa queue... Son « biscuit »... Est-ce que c’est mal traduit ? Mais non... Il lâche sa « purée »... Dans les « chattes »... Il « plante son poireau »... Il « trempe son biscuit »... Quand il n’est pas trop bourré... Bite et biture... Elles font un peu semblant... Ça le remue très fort... Neuf fois sur dix, il est vrai, il se renverse sur le côté avant de finir, trop de bière, impossible... C’est vraiment ce que les féministes auraient appelé autrefois un MCP, a male chauvinist pig... Mais qu’est-ce qu’elles vont faire maintenant du pig conscient, rutilant, poussé à bout ; du cochon content de l’être et voulant sa caricature ? Pourtant, elles lui écrivent... Voilà le truc... La publication dragueuse... Il a ce qu’il mérite... Elles ne se trompent pas de destinataire... Elles viennent en avion le sauter chez lui des quatre coins des Etats-Unis... Secrétaires, vendeuses, coiffeuses... Et tout de suite : au lit ! A dada ! Pas mal... Avec moi, c’est le malentendu complet... Elles m’idéalisent... Elles m’aiment... Elles me font le coup arrière-plan... Schizophrènes... Paranoïaques... La chose distinguée... Question d’image... De « niveau social »... Tandis que lui... Il est presque clochard, moche ; mais un truc dans l’oeil alcoolique, une torsion attendrissante dans ses veinules de vieux nez pourri... Elles rêvent plus ou moins de le prendre en charge... C’est ça ou l’identification frénétique... Le toi-c’est-moi à n’en plus finir... Elles m’écrivent aussi, oui, et même sans arrêt, mais jamais de trucs sales... Alors que, lui, elles l’attrapent comme ça : photos pornos, culottes en lambeaux... Avec moi, elles poétisent, elles délirent... Elles tiennent à me montrer qu’elles sont beaucoup plus folles que personne n’oserait l’imaginer... Ma préférée vit en Suisse... Elle ne demande pas à me rencontrer ; elle se contente de me raconter comment elle fait l’amour avec son mari en pensant à moi... Je ne réponds jamais, bien sûr... Mais je me surprends parfois à souhaiter plus de détails... Physiques, physiques ! Rien à faire, elles voilent... Elles ont tendance au rideau... Pas de mots... C’est pour les hommes, les mots ; pour les animaux... Non, non, mousselines, ombres, allusions... Mon apparence les égare... Les tient à distance... Sauf une ou deux qui téléphonent comme ça, de temps en temps... Quelques ignobleries... Pas grand-chose... Ou alors des silences un peu essoufflés, prometteurs... Est-ce qu’elles se branlent vraiment ? Difficile à dire... Ça m’étonnerait... La mécanique se construit toujours sur le mensonge de l’un ou de l’autre... Très rare de trouver celle qui sait pourquoi et comment arranger le décor... Cyd... Quand elle me glisse à l’oreille qu’elle est allée acheter un « string » en pensant à moi... Qu’elle s’est enfermée dans les chiottes, chez des amis, pour se toucher en disant mon nom... Vrai ou pas vrai, là, c’est de toute façon plus vrai que le vrai, ce n’est plus le problème... Elle s’excite de m’exciter... Cas particulier...
Tout de même, Bukowski n’est pas Bataille... Il est tout en extérieurs, sans variations... Vite à la baise, c’est tout... La grande nouveauté, c’est qu’il enregistre la transformation des femmes... Le raz de marée de masse... Les Américaines d’accord, mais c’est en train de venir partout... Leurs initiatives... Leur nouvelle hygiène... L’influence du SGIC en profondeur... Leur côté troupier, maintenant, déluné, dépoétisé, rentre-dedans... Elles y vont carrément... Rien à perdre... Croient-elles... Plus de préparatifs... Ça, et l’argent... Mutter of fact ! Les bonshommes sont très en retard... Empêtrés d’images... Comme les femmes autrefois... Chassé-croisé... C’est drôle... Cavalerie à l’envers... De plus en plus, de franches réalistes, froides, sexistes, s’échangent des types comme des gadgets... Elles feignent d’accepter les situations les plus scabreuses... Ménages à trois... A cinq... A sept... Pure tactique, et d’ailleurs Bukowski en témoigne... Derrière, c’est toujours, et plus que jamais, la même virulente jalousie qui règne... Le hurlement n’est pas loin... Il arrive... Il est là... Il éclate... Elles tentent le breakdown du mâle qui s’était découvert... Assoupi, amoindri... Ayant baissé sa garde... Ouvert sa porte... Jamais ! N’oubliez pas : jamais ! Sous aucun prétexte ! Gardez un oeil ouvert ! Le revolver sous l’oreiller ! Souplesse de western ! Le bras rapide vers le tiroir ! Position verticale, d’un coup !
La verticale, tout est là... Sans quoi, vous devenez leur mère, c’est fatal... Elles se recroquevillent comme ça dans leur vieille maman que vous devenez insensiblement pour elles... Elles ont un devenir automatique de radiateur électrique... De grille-pain... Ça me frappe dans les cocktails... Les femmes et leurs mères... Les types devenus mères... A leur insu... Ils titubent là-dedans sans s’en rendre compte... C’est hallucinant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MonsieurYvesMonsieurYves   28 octobre 2015
Les critiques de ce livre sont plutôt négatives, cela ne m'étonne pas plus que tant, mais je tiens quand même à défendre ce que j'ai aimé. Certaines longueurs, certes. Un style pas toujours digeste ? Par moment, c'est également vrai. D'ailleurs, l'auteur retrouvera par la suite une sobriété plus grande. Des inepties ? Cela par contre non, je ne suis pas d'accords. L'auteur touche juste et fait preuve d'une grande subtilité. Je me suis procuré ce livre après avoir lu une interview de son auteur sur le net. Ce qu'il disait de Lacan avait titillé ma curiosité et j'avais choisi ce pavé parmi d'autres livres à la bibliothèque de mon quartier. Je l'ai dévoré en 5 jours. Franchement, l'un des meilleurs livres que j'ai lu. Riche. Dense, Intelligent. Subtile. Critique. C'est vrai aussi que je n'aime ni le nouveau roman, ni le roman actuel. Un livre qui se lit comme on regarde un film, je ne croche généralement pas. Je suis plutôt un lecteur d'essai et de philosophie. Mais ce livre m'a réconcilié avec la littérature. J'ai depuis lu quatre ou cinq livres de Sollers que je ne connaissais pas. Je ne lis jamais les journaux littéraires et provincial, je ne connaissais pas son auteur. J'ai découvert quelqu'un qui défend une sensibilité qui est aussi la mienne : une certaine profondeur pas toujours policée de l'âme, l'homme hétérosexuel, l'Italie, une certaine façon de lire la Bible, Picasso. J'y ai découvert un auteur pour la vie. Merci Monsieur Sollers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
moraviamoravia   23 octobre 2017
« Voilà, il va retrouver sa mère », m’a dit Deb quand nous sommes sortis de la salle d’urgence de l’hôpital où Werth agonisait sur sa table de perfusion... Il était là, presque nu, des tuyaux partout, comme un gros poisson encore respirant à la dérive... Il faisait un geste lent, mécanique, comme pour demander d’être débranché et qu’on en finisse... Tout le monde, là encore, avait menti. Il n’allait pas si mal, l’accident n’était pas si grave... En réalité, il était perdu tout de suite... Ses yeux, brûlant de fièvre et de mort, se sont levés sur moi, sa bouche a murmuré « merci, merci », quand je lui ai balbutié quelques mots... Quoi ? Je ne sais plus... Qu’il fallait tenir, que j’étais avec lui... Absolument avec lui... C’était un jour de printemps chaud, nauséeux, fermé sur lui-même... Je voyais Werth s’éloigner lentement, à la verticale, comme un noyé
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
rkhettaouirkhettaoui   30 avril 2015
Le monde appartient aux femmes, il n'y a que des femmes, et depuis toujours elles le savent et elles ne le savent pas, elles ne peuvent pas le savoir vraiment, elles le sentent, elles le pressentent, ça s'organise comme ça. Les hommes ? Ecume, faux dirigeants, faux prêtres, penseurs approximatifs, insectes... Gestionnaires abusés... Muscles trompeurs, énergie substituée, déléguée...
Commenter  J’apprécie          120

Videos de Philippe Sollers (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Sollers
Philippe Sollers vous présente son ouvrage "Agent secret" aux éditions Mercure de France. Entretien avec Colette Fellous éditrice de la collection "Traits et portraits" au Mercure de France.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2502494/philippe-sollers-agent-secret
Note de musique : © mollat
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
+ Lire la suite
autres livres classés : romanVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2553 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre