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ISBN : 2070779777
Éditeur : Gallimard (08/01/2009)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 13 notes)
Résumé :
'Je viens du Centre de tir. Quelques bavures pour commencer (fatigue, souffle court), et puis précision. Je ne sais plus quel poète américain a écrit ces deux vers : 'Paradis calme / Au-dessus du carnage'. C'est mon état d'esprit à l'entraînement. En haut, sij'arrive à penser le moins possible, ciel, bleu, calme, lumineux. En bas, explosions et larmes. Je me concentre sur le mot 'mot'. Je le vois là-bas, dans la ligne de mire. Il respire un peu, il grandit, c'est lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Lune
  30 janvier 2009
Devant ce livre éloquent (entre autres le passage sur la "Bête" et les "Parasites"), je ne peux m'empêcher de constater combien cet auteur suscite des positions extrêmes chez les uns et les autres. Ou l'on découvre un vif amour, proche de l'idolâtrie ou, l'on entend les pires choses sur le bordelais-parisien Sollers, pourvoyeur de soufre...
Je ne me situe ni dans un camp ni dans l'autre; il m'agace, m'étonne, m'éveille, me bouscule (ce qui est loin de me déplaire), me hérisse par des certitudes, me montre et me démontre certaines stupidités de notre époque, m'apprend, me désapprend, me malmène, me partage. Ce livre dit "roman" (?) m'a donc à la fois intéressée et agacée.
Les "Voyageurs du Temps" sont les voyageurs du monde "sollersien" (puis-je me permettre?) : Lautréamont, Rimbaud, Kafka, Céline, Nietchze, Hölderlin, Artaud, etc..., la rencontre avec des figures qui passent d'un "Temps" humain à un "Temps hors Temps", le seul véritable... Je ne résiste pas à répercuter cette magnifique phrase qui me laisse pensive, rêveuse, "remuée":
"Hier, c'était il y a 20 ans, demain ce sera dans 20 ans, maintenant est une pyramide de 40 ans. Dans 40 ans ce sera aujourd'hui, même si je suis absent des heures et des horloges. Je sors des montres. Je démontre."
Il y a de si beaux passages (notamment ceux sur le Temps) qui vous coupent le souffle, qui vous laissent pensée en lévitation et puis d'autres qui vous donnent envie d'arrêter la lecture : je n'en ai rien à faire de ce qu'il veut me dire, de ses divagations philosophico-psychanalytiques parisiennes où la littérature d'aujourd'hui se sent méprisée. Des doutes : que me manque-t-il pour pénétrer au plus loin ce mode de pensée, ce sourire ironique plein de sous-entendus qui semble nous faire croire que seule sa vision est juste...
En conclusion, je livre cette deuxième citation :
"Il y a des écrits qu'on lit distraitement, ceux qu'on lit en sachant qu'on ne les relira jamais, et puis, en très petit nombre, ceux qu'on relit sans cesse. On les sait presque par coeur, à la virgule près, mais, rien à faire, ils révèlent toujours quelque chose de nouveau, ils sont actifs sans en avoir l'air, ce sont des émetteurs constants, des trésors. Ils font signe. du coup, une autre vision se dessine."
Comme cela est très justement dit. Je le ressens et le goûte. Je ne relirai pas votre livre, mais de nombreuses pages sont "cornées" et à celles-là, j'y retournerai.
Vous êtes, Monsieur Sollers, un génie irritant...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Coco-de-ColchideCoco-de-Colchide   28 mai 2015
La Bête, qui ne fait l'Agneau que d'un oeil, sait à quoi s'en tenir sur son Anti-Bête. L'Anti-Bête des derniers temps est la Bête devenue entièrement Parasite. Elle n'est rien, mais veut être tout.
Le faux sens commun sent ce danger. La Bête est très à l'aise avec ceux dont la vie est simple, paysans, ouvriers techniciens de base, elle est d'instinct, très bien acceptée par ces catégories de ce que George Orwell appelle "la décence ordinaire". En revanche, elle est très mal vue de l'intelligentsia en général, intellectuels, professeurs, universitaires, journalistes. La Bête comprend et approuve, de façon innée, la réalité quotidienne. Encore une fois, elle est tranquille et ne dérange pas les oiseaux. Sa langue est aussi celle des oiseaux.

Sur Michel Onfray.
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Videos de Philippe Sollers (100) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Sollers
Pourquoi la musique de Mozart adoucit-elle les m?urs ? Nous fait aller mieux ? Nous donne le sentiment, parfois, d'être immortel ? Explications avec l'écrivain Philippe Sollers et le pianiste Karol Beffa.
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