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ISBN : 2070749053
Éditeur : Gallimard (03/03/2000)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Je dis passion fixe, puisque j'ai eu beau changer, bouger, me contredire, avancer, reculer, progresser, évoluer, déraper, régresser, grossir, maigrir, vieillir, rajeunir, m'arrêter, repartir, je n'ai jamais suivi, en somme, que cette fixité passionnée. J'ai envie de dire que c'est elle qui me vit, me meurt, se sert de moi, me façonne, m'abandonne, me reprend, me roule. Je l'oublie, je me souviens d'elle, j'ai confiance en elle, elle se fraye un chemin à travers moi.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Grapheus
  31 janvier 2011
« Quand un livre se développe, parallèle à votre vie, l'influençant ou se laissant gonfler par elle, quand par cette oscillation, on ne peut tomber, ni dans le réel, ni dans l'imaginaire, n'est-ce pas cela la liberté ? »
Une curieuse solitude.
C'est le Sollers de vingt ans qui écrit ceci. On ne peut nier une énorme constance dans les amours, les éruditions, les goûts littéraires, les longueurs, parfois exaspérantes, les "joyaux" (!) souvent étincelants, d'une "curieuse solitude" aux "Voyageurs du temps".
Je mets, accotés sur mes rayons "Babélio", "Passion fixe" et "Journal amoureux" de Dominique Rolin parce que ce n'est plus un secret que le Jim de Rolin et la Dora de Sollers sont le même amour.
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monsieurloic
  10 mai 2009
L'oeuvre de Sollers me laisse l'impression d'un immense gâchis, car je trouve qu'il y a du génie chez Sollers, de la suite et de la cohérence dans les idées et puis que le tout est écrit avec une verve éclatante mais que hélas, on est très vite agacé par une tendance qu'il a à se la péter, à se mettre en avant, à tout le temps à ramener la couverture à lui.
En ce qui concerne ce roman en particulier, je trouve que pour un type qui soi disant critique la société dans laquelle il vit (au point de souhaiter plus ou moins la révolution), il profite plus que bien de cette société, volant de capitales en capitales, couchant (dans tous les sens du terme) d'hôtels en hôtels etc. Son analyse de la société est plus que sommaire et ils se contente de caricaturer le capitalisme en le personnifiant sous la famille de Leymarcher-Financier.
Et Dora, la "passion fixe" du narrateur (qu'on devine être Sollers, hein, ça se sent que la narrateur et l'écrivain ne font qu'un) est trop parfaite pour être vraie. (mais chez Sollers, les femmes sont toujours comme ça, intelligentes, super canons, raffinées, super baiseuses et tout.
Et le tout est truffée de références à la culture chinoise, et comme personnellement je ne connais rien à la Chine, ça ne m'a pas aidé.
Sentiment mitigé donc entre un style flamboyant et un nombrilisme trop affirmé. Mais l'agacement l'emporte.
Lien : http://doelan.blogspirit.com/
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ruffinig
  15 septembre 2016
????
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
monsieurloicmonsieurloic   10 mai 2009
Un lecteur, ou une lectrice, ouvre ce livre, le feuillette, le fait traduire, comprend vaguement que l'auteur a dû faire partie d'un complot subversif difficile à identifier. Les événements dont il est question sont lointains, on n'en garde qu'un souvenir contradictoire, la plupart des historiens les classent parmi les révoltes sans lendemain. Le narrateur commence par avoir envie de se suicider, ne le fait pas, rencontre une femme qui transforme son existence. Dora est une jeune et jolie veuve, avocate, dont le mari, disparu prématurément, possédait une vaste bibliothèque. Des livres anciens, des manuscrits rares, l'ouvre d'un collectionneur. [..] Il y a aussi une pianiste célèbre, Clara, une personnage mystérieux, François, ce dernier étant peut-être un espion chinois.
Le ton général est très critique sur la société du temps de l'auteur, mais la société, au fond, à quelques transformations techniques près, est toujours la même. Les références chinoises abondent, ce qui est plutôt curieux pour un auteur occidental de cette période. Que veut-il Que cherche-t-il ? Le narrateur semble mener une vie clandestine organisée très libre, notamment sur le plan amoureux. Comme il pense à des tas de choses à la fois, son récit donne souvent l'impression d'une un tableau cubiste. Parfois on est perdu, mais on s'y retrouve toujours.
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GrapheusGrapheus   31 janvier 2011
«Je dis passion fixe, puisque j'ai eu beau changer, bouger, me contredire, avancer, reculer, progresser, évoluer, déraper, régresser, grossir, maigrir, vieillir, rajeunir, m'arrêter, repartir, je n'ai jamais suivi, en somme, que cette fixité passionnée. J'ai envie de dire que c'est elle qui me vit, me meurt, se sert de moi, me façonne, m'abandonne, me reprend, me roule. Je l'oublie, je me souviens d'elle, j'ai confiance en elle, elle se fraye un chemin à travers moi. Je suis moi quand elle est moi. Elle m'enveloppe, me quitte, me conseille, s'abstient, s'absente, me rejoint. Je suis un poisson dans son eau, un prénom dans son nom multiple. Elle m'a laissé naître, elle saura comment me faire mourir. »
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rkhettaouirkhettaoui   03 février 2019
Qu’est-ce que la Beauté ? Une jeune et jolie femme subtile a répondu un jour : « la discrétion ». On l’approuve. Elle devait savoir de quoi elle parlait. Dora est belle. Cela veut dire que son corps est la manifestation d’un non-dit se connaissant comme tel. Ni grande ni petite, souple (gymnastique), brune, cheveux courts, yeux bleus, vous la voyez, vous ne remarquez rien d’extraordinaire, sauf, peut-être, un déplacement gracieux de réserve, un savoir-se-taire évident.
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genougenou   19 juin 2013
Les affaires de désir ont lieu dans le nez : buée, fumée, rosée, ondes, particules, répulsions ou attractions invisibles, odeurs en creux et limaille en l'air.
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rkhettaouirkhettaoui   03 février 2019
Les liaisons ennuyeuses ou tragiques sont des erreurs de peau, de squelette, de parfum, de voix. On s’obstine, malgré l’ennui, on veut y croire, on n’ose pas s’avouer qu’on est constamment gêné par ceci ou cela, on appelle le tout passion, possession, on pense même qu’on a eu raison d’avoir tort, qu’il faut continuer à se forcer, mais on se trompe, c’est seulement la mort qui rôde, là, lourde, puritaine, fanatiquement impuissante, frigide. La vraie passion est gratuité et repos, facilité à s’arrêter, à se taire, dormir, disparaître. Du feutré.
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Vidéo de Philippe Sollers
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