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EAN : 9782070377862
343 pages
Gallimard (13/01/1987)
3.25/5   34 notes
Résumé :
« Je lève les yeux. Mon refuge est parfait. Chambre et jardin. Les hauts acacias remuent doucement devant moi. Je sens les vignes tout autour, à cent mètres, comme un océan sanguin. C'est la fin de l'après-midi, le moment où le raisin chauffe une dernière fois sous le soleil fluide. J'ai donc fini par revenir ici. Après tout ce temps. Chez moi, en somme. Ou presque. L'une de mes sœurs m'a prêté la maison... Ni ferme, ni manoir, ni château ; "chartreuse", ils appelle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Colchik
  14 janvier 2018
Qui peut être plus agaçant que Philippe Sollers ? Qui peut être plus complaisant envers lui-même que cet auteur, en dissimulant sa complaisance sous une apparence de dérision ? Qui se regarde sans fin dans le miroir de son existence sinon Diamant-Joyau ? Trois fils conducteurs dans ce roman : l'enfance et la famille, les femmes et Venise.
Les femmes : celles que l'on aime et qu'avec pudeur, on épargne... Ingrid, Norma. Celles qui fascinent et que l'on décrit avec la cruauté du spectateur qui jouit d'une scène où l'autre s'abandonne, victime de son image ou de ses manques. Joan, Sophie. Il y a peu de miséricorde chez Sollers et, avec bonne conscience, il se salit quand il se montre le jouet consentant des fantasmes de ces femmes prisonnières de leur double vie (Sophie) ou de leur pouvoir médiatique. Mais il n'oublie jamais d'en faire payer le prix à ces créatures ligotées par les règles du jeu social. le libertinage : il a bon dos quand il se cache dans le jeu du patron et de la boniche, de l'écrivain et de la journaliste ou encore de l'esclave et de la bourgeoise glacée. Car il se cache aux yeux de tous et ne se révèle qu'entre les pages d'un « roman » dont il nous agite les clés comme un hochet. La liberté de la femme, érigée sur des simulacres, mise en scène dans des pratiques sexuelles « libératoires » a un goût frelaté.
Bordeaux, terre d'élection : une mine de « Diamant » c'est-à-dire des personnages d'exception dans un lieu magique, tellement miraculeux qu'on en oublie le terroir pour ne retenir que la british attitude d'une poignée de survivants. Plus snob, tu meurs !
Venise, la seconde patrie, la retraite de l'homme touché par la vanité de l'existence et la vulgarité du monde qui l'entoure : L'OeUF.
Tout est tellement ramené à la mesure de l'homme Sollers, de l'écrivain Sollers, de l'amant Sollers, que cela en devient étouffant et dérisoire. Parmi le fatras de citations latines, littéraires, livresques, peu de choses à retenir sinon que l'auteur est cultivé et le fait savoir.
le livre nous donne peu, de trop rares instants volés à un ego surdimensionné : la mort d'une jeune fille dans un accident de voiture, une messe étrange dans une église vénitienne, la visite d'Ingrid à la caserne où végète Diamant, la caresse d'une tante à un enfant malade... Dommage.
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frandj
  16 décembre 2014
Jusqu'ici, je n'avais pas eu l'envie et/ou l'opportunité de lire Philippe Sollers. Mais mon club de lecture m'a incité tout récemment à cette découverte. J'ai choisi "Portrait du Joueur" car on m'avait dit qu'il s'agit d'une tentative d'autoportrait. J'ai ouvert le livre sans a priori et, dans un premier temps, j'ai été agréablement surpris par l'écriture de l'auteur. le style est vif, primesautier; le ton semble plaisant, souvent ironique, allant parfois jusqu'à l'auto-dérision; le texte est brillant. L'auteur attire ainsi l'intérêt du lecteur. Sollers raconte longuement des bribes de sa vie, un peu dans le désordre, sans chercher à l'exhaustivité et à la cohérence, avec beaucoup de légèreté. Il nous parle pêle-mêle des membres de sa famille, de ses rencontres professionnelles (ou non), des écrivains, de bien d'autres choses et, en tout cas, beaucoup de femmes. A ce sujet, il n'hésite pas à détailler avec une certaine crudité les rituels érotiques qu'il pratique régulièrement; bien entendu, c'est croustillant !
Au fil des pages, je me suis senti peu à peu décontenancé, lassé. L'auteur livre de lui-même une image kaléidoscopique presque irréelle, dont le fond de véracité peut paraitre douteux, même si la forme se veut très vivante. le style lui-même, "agité", constamment parsemé de points d'exclamation et d'interrogation, finit par être très fatigant. J'ai eu l'impression que Sollers joue habilement avec le lecteur, qu'il s'amuse à le "balader" gratuitement sur le terrain qu'il a choisi: lui-même. Au bout du compte, il reste presque insaisissable; et c'est peut-être ça qu'il veut, justement. L'auteur a sans doute un fort narcissisme, qu'il a besoin d'exhiber devant le public - avec du talent et de l'intelligence: il en a, c'est indiscutable. Mais, avec ces variations infinies sur son vécu personnel, avec ces demi-délires (plus ou moins plaisants), le livre pourrait n'avoir jamais de fin ! C'est ainsi qu'il m'a ennuyé de plus en plus; j'ai fini par le lire en diagonale...
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Elouan00
  29 août 2017
Un certain Philippe Diamant, écrivain, découvre qu'un lieu de son enfance a été remplacé par un supermarché. Tout commence de là, c'est-à-dire un texte en désarroi constant ; soit l'écriture d'une sorte de journal personnel : exposition de souvenirs, de lectures, d'entrevues, de jeux sexuels avec Sophie ; soit un sarcasme désinvolte sur la crétinerie environnante. Dans tout ça, le lecteur peut se laisser envahir par le sentiment que l'auteur n'a que faire de lui. C'est très drôle, assez futé, souvent, mais surtout pas si intéressant que ça. D'autant que je n'aurais peut-être pas dû étaler ma lecture sur une dizaine de jours : la lassitude a bien pris, du coup. Des émerveillements notables : Kafka, Céline, Montaigne, Saint-Simon.
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Goldtone
  12 mai 2021
Publié en 1984, Portrait du joueur s'adresse à un lecteur avisé. Largement autobiographique, ce roman mêle confidences, pensées, souvenirs, lettres et autres curiosités du personnage Philippe Diamant.
La plume est débridée, les mots sont clamés ou murmurés. le lecteur est transporté d'un supermarché de Bordeaux à Venise, en apprenant les secrets des maisons d'édition, la théorie de l'OeUF et de multiples anecdotes culturelles.
Autre thème majeur, les femmes, qui sont présentes tout au long du livre. À chacune sa spécialité, mais on retiendra surtout Sophie et ses missives érotiques.
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CeCedille
  02 janvier 2013
Sollers se raconte et raconte ses femmes dans un texte d'autofiction où l'on retrouve aussi un portrait acide du monde des écrivains et de l'édition, un tableau nostalgique de ses apprentissages et le récit circonstancié de rendez-vous amoureux minutieusement ritualisés. Ces seuls passages ont assuré la réputation sulfureuse de l'auteur. On trouve le pire et le meilleur dans cet assemblage improbable de souvenirs et de fictions transparentes, relatées dans un style irritant, ponctué de points de suspension, singeant la spontanéité du flot tumultueux célinien, mais surchargé de références culturelles souvent assénées sur le mode de la cuistrerie. La dévotion affiché du libertin pour un papisme proclamé apostolique et romain est à la littérature ce que sont au PAF les professions de foi médiatico-burlesques de Frigide Barjot. Heureusement, les passages très réussis évoquant son enfance à la fois conforme et rebelle, dans la fascination/détestation du mode de vie douillet et aboli d'une bourgoisie bordelaise conformiste, donne l'idée des capacités d'un écrivain surdoué, lorsqu'il évique la facilité et le clinquant, comme d'autres livres en attestent.
Lien : http://diacritiques.blogspot..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CeCedilleCeCedille   02 janvier 2013
J'arrête la voiture sur les hauteurs, de l'autre côté du fleuve; je descends, je regarde la ville allongée... Silence. Brume. Port de la lune... Croissant argenté dans l'eau... Garonne miroitante blanche... Air d'ailleurs. D'où, au fait ? Voiliers vers Londres, Amsterdam. Anvers, cales bourrées de claret... Arrivées de Montevideo ou Valparaiso... Aliénor d'Aquitaine, mariage avec Louis VII, le 25 juillet 1137, dans la cathédrale Saint-André... Et puis, trahison, à nous l'Angleterre... Nous sommes des traîtres-nés... Nous avons nos bateaux, nos vins, ils n'appartiennent à personne... Palais de l'Ombrière, L'Ormée... Avocats, marchands, étendard blanc à croix rouge... Spectres sortis du gravier... La France? Méfiance. Taxes, commissions, limitation des libertés... A bas Jeanne d'Arc, Louis XIV, Mazarin, les Jacobins, Napoléon et l'Empire... Vivent les princes Condé ou Conti. Louis XV et l'Angleterre, toujours... L'Espagne, s'il le faut... La Fronde... "Caractère frondeur" ..... David contre Goliath... Girondins écrasés. mémoire niée, latérale, transmise à mots couverts contre la version scolaire, militaire... Entrepôts gardant l'odeur des Antilles, gingembre, cannelle, girofle, tiédeur du sucre imprégnant les murs... C'est ici qu'ils viennent se réfugier, ces emmerdeurs de Français, quand ils ont des ennuis à l'Est... Allemands? Russes? Pareils
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PartempsPartemps   01 septembre 2020
Les bateaux n’arrêtent pas de passer, passer. Passer, c’est tout ce qu’ils veulent dire.
[...] Hier, après la pluie, il y a eu un grand arc-en-ciel, à l’est.

Tout est sec, aujourd’hui. Mouillé, sec, le battement est d’une rapidité enchantée. On dort, tout est humide. On se réveille, tout est essoré, repassé, net.
Je revois les jours de pluie, à Bordeaux : tout le monde dehors, signal de fête. Visages des femmes, ravis. On court faire des achats, on prend l’eau sur les joues, c’est bon pour le teint, comme à Londres. Et puis la chaleur, fondant du Sud. Est-ce que ce n’est pas trop ? Est-ce que le raisin ne va pas brûler ?
Non, il dort là, tranquillement, pressé, broyé, exalté, réglé. Il a pénétré l’autre côté du temps. Il peut attendre. Ici, peinture et musique. Art des souterrains. Art de l’exposition finale. Ça se ressemble. Ça se rejoint.
Je referme les yeux, et je me vois tout à coup pousser mon attelage, là-bas, jusqu’au bout, vers l’ouest, là où les avions descendent et clignotent, des chevaux de vent et de nerfs, souples, rapides, écumants, volontaires, leurs crinières brillent dans le couchant, personne ne les remarque, ils galopent au milieu des bateaux, chevaux et bateaux, le rêve, ils se faufilent et foncent vers l’horizon rouge, sur le mercure déjà nocturne de l’eau, je les tiens à peine maintenant, ils m’échappent, ils ont leur idée, leur cri d’attraction muet, ils se sont débarrassés de moi, ils filent, ils sont ivres, je sens leurs muscles jouer sans efforts, leurs encolures impatientes, vibrantes, ils se sont réfugiés ici avec moi, en moi, ils vont se fracasser sur la ligne invisible, mais peut-être pas, comment savoir, ils frôlent à peine le canal bouillonnant du soir, je les laisse, je lâche les rênes, ils veulent passer eux aussi, et peut-être vont-ils passer, malgré tout, museaux et naseaux comme directement vaporisés dans l’envers.
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PartempsPartemps   27 novembre 2020
Tout cela pour en venir au clou de l’affaire. A la vraie découverte. A l’Amérique nouvelle de la situation. A l’audace la plus grandiose. Au scoop. J’ai nommé, bien entendu, la phrase sans aucun rapport . Le message féminin qui doit déclencher l’éjaculation. Nous avons là, mesdames et messieurs, une invention remarquable, un véritable tournant dans les annales de l’humanité. Le traitement radical du fameux malaise dans la civilisation. De l’incompréhension entre les sexes, source de toutes les insatisfactions et de tous les maux. C’est à ce propos que j’ai eu le plus de mal avec Sophie, d’ailleurs. On touche ici une limite brûlante. Le processus prétendument naturel est nié jusqu’au fond, mais c’est normal, nous sommes en guerre. Il faut un code, une grille, un chiffre, des messages vraiment adressés. C’est drôle, je n’en aurais peut-être pas eu l’idée sans Radio Londres. « Et voici quelques messages personnels : la rosée était abondante ce matin. Je répète : la rosée était abondante ce matin. » « Les renards n’ont pas forcément la rage. Je répète : les renards n’ont pas forcément la rage. » Voix appliquée, sur fond de brouillage, interceptions ondulantes, bulles et cloques du son. Cela devait vouloir dire qu’un type, quelque part, allait partir mettre une bombe, faire sauter un train, attendre un bateau dans une crique dérobée, un atterrissage ou un parachutage, la nuit, dans un pré. Mais il faut imaginer, maintenant, la scène suivante : une jolie jeune femme, nue, avec ses souliers, son porte-jarretelles et ses bas, se faisant baiser par un bonhomme habillé et simplement débraguetté devant une glace, jouissant visiblement de sa propre image, de son portrait enflammé et glorieux, et disant tout à coup, d’une voix neutre, indifférente : « je crois que je vais mettre une autre robe pour sortir ce soir », ou bien : « il a vraiment fait très chaud aujourd’hui », ou encore : « rappelez-moi d’acheter des roses en rentrant » - phrases qui déclenchent sur-le-champ et comme automatiquement la jouissance et le spasme de son partenaire. Voilà. Nous sommes au coeur du sujet. Au comble de la communication incommunicable, divisée, divergente, contradictoire. Évidemment, la « phrase sans aucun rapport » est décidée à l’avance d’un commun accord. Ou plutôt, elle doit être une trouvaille du partenaire féminin, et l’homme, informé à l’avance, doit s’y conformer à la lettre. Tel est le principe de la transaction, image de toutes les transactions possibles... L’élément verbal est prédominant. Le dispositif est celui d’une sorte de roulette puisque le moment où la phrase sera prononcée est du seul ressort de l’élément féminin. On dirait la mise en place d’un attentat. Et en effet on tient là le moteur, la matrice abstraite de tout terrorisme, une mort soudaine, à l’envers, qui réclame, de la part de l’élément masculin, une maîtrise nerveuse complète.
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PartempsPartemps   24 septembre 2021
Tout cela pour en venir au clou de l’affaire. A la vraie découverte. A l’Amérique nouvelle de la situation. A l’audace la plus grandiose. Au scoop. J’ai nommé, bien entendu, la phrase sans aucun rapport . Le message féminin qui doit déclencher l’éjaculation. Nous avons là, mesdames et messieurs, une invention remarquable, un véritable tournant dans les annales de l’humanité. Le traitement radical du fameux malaise dans la civilisation. De l’incompréhension entre les sexes, source de toutes les insatisfactions et de tous les maux. C’est à ce propos que j’ai eu le plus de mal avec Sophie, d’ailleurs. On touche ici une limite brûlante. Le processus prétendument naturel est nié jusqu’au fond, mais c’est normal, nous sommes en guerre. Il faut un code, une grille, un chiffre, des messages vraiment adressés. C’est drôle, je n’en aurais peut-être pas eu l’idée sans Radio Londres. « Et voici quelques messages personnels : la rosée était abondante ce matin. Je répète : la rosée était abondante ce matin. » « Les renards n’ont pas forcément la rage. Je répète : les renards n’ont pas forcément la rage. » Voix appliquée, sur fond de brouillage, interceptions ondulantes, bulles et cloques du son. Cela devait vouloir dire qu’un type, quelque part, allait partir mettre une bombe, faire sauter un train, attendre un bateau dans une crique dérobée, un atterrissage ou un parachutage, la nuit, dans un pré. Mais il faut imaginer, maintenant, la scène suivante : une jolie jeune femme, nue, avec ses souliers, son porte-jarretelles et ses bas, se faisant baiser par un bonhomme habillé et simplement débraguetté devant une glace, jouissant visiblement de sa propre image, de son portrait enflammé et glorieux, et disant tout à coup, d’une voix neutre, indifférente : « je crois que je vais mettre une autre robe pour sortir ce soir », ou bien : « il a vraiment fait très chaud aujourd’hui », ou encore : « rappelez-moi d’acheter des roses en rentrant » - phrases qui déclenchent sur-le-champ et comme automatiquement la jouissance et le spasme de son partenaire. Voilà. Nous sommes au c ?ur du sujet. Au comble de la communication incommunicable, divisée, divergente, contradictoire. Évidemment, la « phrase sans aucun rapport » est décidée à l’avance d’un commun accord. Ou plutôt, elle doit être une trouvaille du partenaire féminin, et l’homme, informé à l’avance, doit s’y conformer à la lettre. Tel est le principe de la transaction, image de toutes les transactions possibles... L’élément verbal est prédominant. Le dispositif est celui d’une sorte de roulette puisque le moment où la phrase sera prononcée est du seul ressort de l’élément féminin. On dirait la mise en place d’un attentat. Et en effet on tient là le moteur, la matrice abstraite de tout terrorisme, une mort soudaine, à l’envers, qui réclame, de la part de l’élément masculin, une maîtrise nerveuse complète.
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PartempsPartemps   29 septembre 2020
— (Après un enterrement donc ; j’ignore lequel.)
« Comme j’ai senti ta queue me mettre hier ! Ma voix est restée colorée par ton foutre : douce et délicieusement langoureuse. J’ai retrouvé un détachement digne et sournois pour l’après-midi. J’ai joué mon rôle très simplement. Enterrement traditionnel. J’ai entendu la messe et suis allée au cimetière. Il faisait froid. Ce qui m’a fait bander : les tombes ouvertes, les cordes entourant le cercueil. Tu aurais pu me mettre rapidement en grognant. J’aurais pris ta queue pour la branler sèchement. Je mouille en pensant à ta bite effectuant son service. Disponible pour me baiser, répondant à mon caprice.
Prépare ta queue, elle va avoir du travail demain . J’aimerais, d’ailleurs, te trouver travaillant dans la cuisine. Je me tords en pensant à ton affairement servile.
Je te poserai quelques questions concernant ta nourriture. Je te débraguetterai doucement. Tu sais que je ne me gêne pas pour te déculotter quand l’envie m’en prend. Il faudra que tu te plies à un examen long et minutieux de tes couilles et de ta bite. Tu te laisseras faire en pensant " Madame ne laisse rien au hasard. Elle veille sur tout : elle dirige aussi bien sa maison que ma bite, sa bite puisqu’elle en est propriétaire. " Je te remettrai les achats que j’ai fait pour toi. Tu auras deux nouveaux slips. Tu me remercieras très poliment. Tu exprimeras une joie de petit paysan émerveillé.
Tu me baiseras ensuite sur le lit. Je te donnerai mon cul à genoux. Tu pourras alors m’insulter pour te venger. Tu me donneras tout ton foutre en m’appelant : pute, salope, garce, pourriture.
Tu éjaculeras en entendant ces mots : " Finis ton travail, ordure ! "
A lundi,

Sophie. »
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Vidéo de Philippe Sollers
Philippe Sollers vous présente son ouvrage "Agent secret" aux éditions Mercure de France. Entretien avec Colette Fellous éditrice de la collection "Traits et portraits" au Mercure de France.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2502494/philippe-sollers-agent-secret
Note de musique : © mollat
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