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EAN : 9782362527920
162 pages
Éditeur : Melibee (02/03/2015)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Charlotte, jeune trentenaire au bord de la dépression, a perdu le goût de vivre et ne tient le choc que grâce à son psychiatre et aux anxiolytiques. Bien décidée à sortir de cette impasse, elle part s'isoler dans une vieille masure au coeur des Pyrénées, avec l'espoir que le dénuement et la solitude lui permettront d apprécier de nouveau la saveur du temps et l'éclat des petites choses de la vie. Sa route croisera bientôt celle de Marguerite, la propriétaire de la m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Analire
  18 novembre 2015
Tout d'abord, vous l'aurez sans doute remarqué, j'ai mis une note inférieure à la moyenne à ce livre. Je vais, bien évidemment, expliciter ma décision dans le développement de ma critique. Mais je tenais à dire que cet ouvrage est très agréable à lire ; bien que totalement atypique.
C'est l'histoire de Charlotte, une jeune femme de trente ans, plongée dans une dépression et une terrible aversion pour la vie. Pour remédier aux périodes noires qui traversent sa vie, elle va en quelque sorte se retirer de la société pour trouver refuge dans une petite maison, en pleine campagne, louée par une vieille dame du nom de Marguerite. Très rapidement, les deux femmes vont sympatiser et Charlotte va découvrir la vie haute en couleur de Marguerite, accompagnée de ses animaux de compagnie, avec entre autre une oie, un chien et beaucoup de poules. Cette dernière va faire découvrir sa vie à Charlotte, entourée de ses animaux et de la nature ; une vie toute singulière, que Charlotte va adopter avec grand plaisir.
Une amitié hors du commun se tisse entre les deux femmes. Elles se revendiquent presque comme mère et fille. Elles se découvrent de nombreux points communs, partagent les mêmes centres d'intérêts, ont les mêmes attentes sur la vie et la même vision d'un quotidien idéal. Mais cette amitié, bien que très belle, reste quand même assez floue aux yeux des lecteurs.
D'une part, Christilla Sonnery ne fait aucune description physique de la protagoniste du récit. Ce choix, peut-être voulu pour laisser l'imaginaire du lecteur opérer, m'a énormément troublé. de ce fait, je n'ai pas été touchée par ce personnage, je n'ai pas été très proche d'elle, contrairement au personnage de Marguerite. Un petit bout de femme pleine de vie, qui donne le sourire aux lecteurs, apportant de la joie et de l'amour partout où elle passe. Marguerite et ses animaux, c'est un très joli tableau de l'amour maternel que la vieille dame transpose sur ses bêtes - à défaut d'avoir d'enfants.
Ces deux femmes adoptent un style de vie particulier, dans un cadre totalement naturel, qui me fait vaguement penser au précédent livre que j'ai eu le plaisir de lire, Celles de la rivière - on y découvre un homme, Ours, vivant dans un tipi, situé dans une prairie proche d'une forêt et d'une rivière. Un homme qui vit comme au moyen-âge, se contentant des plus infimes choses que lui offre la nature.
Dans cette vie proche de la nature, certaines choses m'ont beaucoup gênées. Il y a un contraste monstre entre la vie doucereuse, toute mignonnette de Marguerite et ses pratiques clandestines malsaines ou les décisions toutes particulières des personnages. D'une part, Marguerite cultive de la marijuana dans son jardin, qu'elle consomme ensuite librement avec Charlotte. D'autre part, Charlotte a le bon goût de coucher une fois avec un homme presque inconnu, qui partira quelques jours plus tard, la laissant enceinte. Elle décidera de garder le bébé. Finalement, alors que les parents de Charlotte lui rendent visite, son père lui fait un virement de 10 000e sur son compte en banque... rien que ça ! Des contrastes trop brutaux, qui ont définitivement cassés la vision poétique du lieu.
Finalement, concernant le dénouement de l'histoire - si je puis l'appeler ainsi. Car dénouement, il n'y en eut pas. Charlotte arrive au terme de sa grossesse et l'histoire se termine ainsi. Point de piquant ni de suspens, pas de chute finale ni de retournement brutal.
Vous l'aurez compris, l'histoire est agréable à lire - le fond naturel est très appréciable, la vie singulière de Marguerite est épatante. Mais le plan principal m'a beaucoup gêné, tout comme le personnage de Charlotte, que je n'ai pas réussie à cerner - pour ne pas dire que je l'ai détestée. Bien sûr, je ne cesse de le dire : lisez-le pour vous faire votre propre avis sur la chose !
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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LeBlogLitteraire
  06 juillet 2017
Dans « L'oie cendrée de Marguerite » Christella Sonnery se met dans la peau de Marguerite, qui, ayant grandi au sein d'une famille à travers laquelle elle ressentait une forte pression peser sans cesse sur sa propre personne, décide de changer de vie du tout au tout, et loue une petite maison de 50m² en pierre blottie dans les bois, dans le fin fond de la campagne, où, dès son emménagement, elle fera la rencontre de Marguerite, propriétaire de la maison. Avec cette drôle de dame, Charlotte découvrira les joies de vivre en pleine nature, partageant son temps en compagnie d'animaux vivant à l'air libre.
Lorsque je parcourais le catalogue des livres des Editions Mélibée, je fus attirée par l'étonnante et amusante couverture du roman qui me ramena des années en arrière dans les souvenirs de mes émerveillements d'enfants éprouvés lors de mes vacances passées à la campagne chez mes grands-parents. C'est en éprouvant une certaine nostalgie quant à cette merveilleuse époque que je m'empressai de commander « L'oie cendrée de Marguerite ».
La lecture de ce roman me plongea dans l'amusement, l'étonnement et l'émerveillement. J'aurais donné cher pour me retrouver à la place de Charlotte; rencontrer cette fantastique femme qu'est Marguerite tout en retournant à la vie dans la campagne, puisant l'eau et récoltant mes légumes, lavant mes vêtements fondue dans les rayons de soleil au bord d'un lavoir improvisé dans la rivière, faisant d'interminables promenades dans la nature sauvage au milieu de ses animaux, profitant de l'irremplaçable moment de bien-être passé au coin du feu ouvert entouré de mes animaux de compagnie pour m'endormir et rouvrir les yeux sur un lever de soleil éclairant les premiers lève-tôt dans la fraîcheur d'un nouveau matin.
L'auteure nous fait rêver, tout simplement. Avec des phrases aux mots presque poétiquement choisis, Christella Sonnery nous abandonne à un cadre chaleureux et convivial où nous bercent l'humanité, l'amour et l'empathie.
Une lecture qui se veut relaxante, laissant rêveur et empli de bien-être, à parcourir lors de vos multiples moments de détente.
Lien : http://lebloglitteraire.com
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   15 novembre 2015
Les humains ne sont que des animaux, ce qui est comestible pour nous l'est aussi pour eux. L'inverse n'est par contre pas applicable. Nous nous sommes complètement dénaturés en évoluant. Moi ça me fait bien rire : il y a cent ans les croquettes et pâtés n'existaient pas et les gens arrivaient bien à nourrir leurs clébards et leurs matous. Si on écoute tous les impératifs que nous dictent les praticiens de notre société de consommation, on ne mangera plus que des trucs sous vide, lavés à la javel et n'ayant jamais vu le soleil, comme les poulets aux Etats-Unis !
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AnalireAnalire   14 novembre 2015
Elle me sourit. Et là, j'eus l'impression d'être en présence de l'une de ces femmes qui sillonnent le monde simplement pour offrir une accolade à tous ceux qu'elles rencontrent.
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LeBlogLitteraireLeBlogLitteraire   06 juillet 2017
Je ne faisais rien d’extraordinaire, des gestes accomplis par milliers de générations avant moi, comme arroser les légumes ou puiser l’eau. Et pourtant, tout cela me semblait plus sain que le monde que nos contemporains avaient crée, un monde d’innovations et de stress, de recherches incessantes de nouveautés, qui n’apportait finalement jamais de satisfaction mais toujours plus de buts à atteindre, de remises en question à remuer.
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LeBlogLitteraireLeBlogLitteraire   06 juillet 2017
Mais quand on croyait un abruti haineux gagner un procès – ou un m’a-tu-vu débile remporter le loto ou encore tiens: son collègue malveillant, fourbe et incompétent obtenir une promotion – on se disait quand même que quelque chose ne tournait pas rond. Et alors là, perdu dans cette vie à la con, respirant les gaz d’échappement, cohabitant avec des égoïstes pure souche et travaillant avec de mielleux saligauds, on concluait finalement que l’arc-en-ciel merveilleux entrevu au matin n’était peut-être pas si prodigieux que ça. Et que c’était bien une piètre récompense pour endurer toutes les brimades de la journée avec un joli sourire bouddhiste.
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AnalireAnalire   15 novembre 2015
Je me disais que la vie pouvait s'aborder de tellement de manières différentes. Il suffisait d'un rien pour tout chambouler.
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