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Victor-Henry Debidour (Traducteur)Paul Demont (Éditeur scientifique)Anne Lebeau (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253132462
1998 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (27/10/1999)
4.12/5   8 notes
Résumé :
ESCHYLE
Les Perses / Les Sept contre Thèbes
Les Suppliantes / L’Orestie : Agamemnon,
Les Choéphores, Les Euménides
Prométhée enchaîné

SOPHOCLE
Ajax / Antigone / Les Trachiniennes
Œdipe-Roi / Électre / Philoctète
Œdipe à Colone / Les Limiers (fragments)

EURIPIDE
Alceste / Médée
Les Enfants d’Héraclès / Hippolyte
Andromaque / Hécube / Les Suppliantes
Électre / Le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
BazaR
  10 juillet 2013
Je lis une pièce de temps en temps, entre deux énormes romans.
Donc à quand une critique complète? dans vingt ans??
Une critique sur l'objet cependant: pour le prix on aurait pu faire un effort; les pages sont ultra fines, la fonte très petite. il manque une bonne carte de la Grèce antique pour repérer les lieux.
Pour le fond, de ce que j'ai lu pour l'instant je trouve le sens tragique des Anciens très aiguisé, probablement plus que celui des auteurs français du 17e siècle. On se régale.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
zenzibarzenzibar   28 juin 2021
Talthybios

 Alors, en saisissant la poignée la poignée plaquée d’or de son glaive, il dégaine, aux jeunes officiers choisis à cette fin fait signe de saisir la jeune fille...

Et elle, en comprenant ce geste, elle affirme très haut :

« Ô Grecs, vous qui venez de ravager ma ville, je meurs de mon plein gré : qu’on ne me touche pas ! »
« Je vais offrir ma gorge avec vaillance. Et vous, au nom du Ciel, laissez mon corps, en le tuant, libre-pour que je puisse mourir en âme libre !
Chez les morts, faire dire que j’étais une esclave, moi qui suis une reine ? Quelle honte pour moi ! »

Tous nos gens l’acclamèrent, et les garçons reçurent du roi Agamemnon l’ordre de la laisser. Alors, la jeune fille, dès qu’elle eut entendu ce mot du chef suprême, saisissant sa tunique, la déchira depuis la hauteur de l’épaule jusqu’à la taille, au creux du nombril, dénudant sa poitrine de marbre et ses seins de déesse, si beaux…

Et fléchissant le genou vers le sol, elle eut ces mots de fermeté sereine :

" Regarde jeune prince : si c’est à la poitrine que tu tiens à frapper, frappe donc, la voici. Si c’est sous le menton, fais selon ton désir : vois mon cou, il est prêt. »

(p. 1 026-Hécube Euripide)
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zenzibarzenzibar   22 juin 2021
Andromaque (à Ménélas)

 Ah ! Quelle torture est la mienne !

Hélas, ma pauvre patrie, quelles atrocités me sont infligées ! Pourquoi me fallut-il être encore mère, ajoutant à mon malheur un double malheur pour m’écraser ?….Mais pourquoi me lamenter ainsi ?

Il n’est que de dresser, avec une sèche lucidité, le compte de mes misères : j’ai vu l’égorgement d’Hector traîné au galop d’un char, la désolation de Troie, incendiée. Moi-même, devenue esclave, j’ai été traînée par les cheveux jusqu’aux vaisseaux grecs. Arrivée à Phitie le meurtrier d’Hector m’a prise pour concubine...

Me reste t-il la moindre joie de vivre ? Ce ne sont que calamités. Un fils m’était laissé, prunelle de ma vie ? Non je ne le permettrai pas. Il porte en lui-même une espérance, s’il est sauvé. Et moi quelle honte si je me refuse à mourir pour mon enfant.  

(p. 972 Andromaque-Euripide)
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zenzibarzenzibar   20 juin 2021
L’âme des dieux que rien de fait ployer,
tu la régis, Cypris, et celle des humains-
toi, et Celui dont l’aile diaprée
les enveloppe en son vol si rapide :
au-dessus de la terre
et des flots en rumeur de l‘étendue salée
il voltige, l’Amour !

Il fascine les coeurs et les met en folie
fondant sur eux à tire d’aile, radieux et doré !

Toutes créatures qui naissent
dans les monts, dans les mers,
et tout ce que nourrit la terre,
tout ce qui vit sous l’oeil embrasé du soleil,
et les hommes ! ...Sur tous ces êtres
c’est toi Cypris, toi seule qui étends
ta souveraineté royale.  

(p. 940 Hippolyte-Euripide)
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lanardlanard   22 novembre 2014
Médée d'Euripide
“Médée: Jamais un père s’il a du discernement, ne devrait enseigner à ses enfants un trop vaste savoir. Car, outre le nom de fainéants qu’on leur applique, ils y gagnent la jalousie et la malveillance de leurs concitoyens. Apportez-vous à des butors quelque savoir inédit, ils verront en vous un bon à rien, et non pas un savant. Si en revanche vous faites admettre votre supériorité sur ceux qui passent pour doctes et subtils, on verra en vous un gêneur dans la cité! Et tel est bien le sort que j’ai moi-même en partage: mon savoir suscite la jalousie des uns, le scandale chez les autres, et pourtant il ne va pas bien loin, mon savoir!”
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zenzibarzenzibar   28 juin 2021
Le choeur

 Je pleure mes enfants, je pleure mes aïeux,
et mon pays natal, qui croule
parmi les tourbillons de fumée, sous la lance
de ces Grecs qui l’ont conquis !
Et le nom que l’on me donne
à moi, c’est celui d’esclave
sur une terre étrangère.
J’ai laissé derrière moi-même mon Asie-et le séjour
que je trouve, en échange, aux rives de l’Europe,
ce sont déjà pour moi les alcôves d’Enfer ! 

(p. 1 024-Hécube Euripide)
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Videos de Sophocle (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Sophocle
Au sommaire de la Critique, deux spectacles :
"Illusions perdues" par Pauline Bayle (d'après Balzac) Après "Iliade et Odyssée", adaptation des poèmes d'Homère, Pauline Bayle poursuit sa quête d'un théâtre littéraire. Pierre angulaire de "La Comédie humaine", "Illusions perdues" De Balzac suit les pas de Lucien Chardon, un jeune poète idéaliste qui quitte son Angoulême natal pour tenter sa chance à Paris. Nous sommes dans les années 1820, en pleine Restauration monarchique, et la société française en est aux prémices de la révolution industrielle. Préfigurant le capitalisme moderne, le pouvoir se déplace vers une nouvelle bourgeoisie triomphante et l'argent devient le véritable roi.
"Oedipe" de Georges Enesco par Wajdi Mouawad à l'Opéra de Paris - Palais Garnier En 1909, en sortant d'une représentation d'"Oedipe" roi à la ComédieFrançaise, Georges Enesco s'empresse de transcrire les premières mesures de son futur et unique opéra. La pièce de Sophocle a l'effet d'un électrochoc sur le compositeur roumain qui dès lors, et avant même d'avoir un livret, travaille à sa partition, créée en 1936 à l'Opéra de Paris. L'influence de Fauré, son maître, de Stravinsky, de Debussy et d'ancestrales traditions musicales de Roumanie nourrissent une écriture orchestrale et vocale à l'originalité sans pareil. Malgré un accueil triomphal dès les premières représentations et des salutations unanimes face à ce – déjà – classique du répertoire, l'opéra fait étonnement figure de rareté sur les scènes au cours du XXe siècle. L'oeuvre est seulement redonnée au Palais Garnier en mai 1963 par la troupe de l'Opéra de Bucarest en version roumaine.
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