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EAN : 9782848864303
224 pages
Lucien Souny (12/09/2013)
4.5/5   1 notes
Résumé :
Il ne se passe presque jamais rien, à Soleil-Haut, la clairière où s’affaissent côte à côte la maison des époux Mazuel et celle de leur voisin Janisson. On va attendre le boulanger et l’épicier au bout du chemin, on fend du bois, on boit du vin. De rares et menus événements jalonnent de temps à autre le quotidien : l’abattage du cochon, la fête de Noël… L’esprit de mémé Pélagie s’est figé dans les griefs du passé : chaque jour, dans sa ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Azallee92
  27 mars 2021
Magnifique écriture que celle de @Jean Claude Sordelli dans cette évocation de vie finissante d'un coin de campagne du Cantal entre une veuve, un couple vieillissant, un vieux-garçon qui noie son mal-être dans l'alcool.
Histoire peu originale comme le raconte la quatrième de couverture d'une manière si terne et banale que l'on n'a même pas envie d'ouvrir le livre…Mais c'était sans compter la verve de l'auteur, son style poétique et son regard qui témoigne de cette vie « d'autrefois ».
Pourtant, c'est un tableau tendre et plein de vie pour ce couple de vieux qui s'entendent vieillir, qui se connaissent par coeur, « avec les mêmes regards, les mêmes gestes, sachant tout d'eux-mêmes. »
Les chamailleries ponctuées de coups de poing donnés sur la table, d'engueulades à perdre le souffle, les laissant pantois et requinqués pour une deuxième tournée de vie.
Mais, comme dans toute campagne d'autrefois, on néglige sa santé et on constate trop tard le mal qui s'est insinué. Ou bien, on assiste douloureusement à une lente et irrémédiable perte de ces forces qui donnaient la vie.
Soleil-haut, très joli nom évocateur d'une lumière ardente qui insuffle la vie et une énergie sans cesse renouvelée, infatigable. On croit que ce coin de hameau se meurt…mais non. le monde change mais la terre ne meurt pas. Quelques arbres coupés pour faire entrer la lumière dans la clairière, agrandir le paysage, laissait le regard se porter au loin. Et la vie reprend son cours.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Azallee92Azallee92   22 mars 2021
Vers la fin du mois de janvier, l'hiver parut se renforcer. La neige ne tomba plus, mais celle qui s'était amassée sur le sol gelé commença à durcir. Et cela fit, sous la coque étincelante, de fantastiques paysages où la vie ne semblait se continuer que sur ses seules réserves, atténuée, ralentie. Au-dessous des toits, les chandelles s'allongeaient le long des gouttières. Stalactites qui figuraient au fond du bois les réverbères de l'avenue désolée où se ruaient, dans le sommeil minéral, les tourbillons du vent, le silence, l'expiration du monde en train de se faire.
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Azallee92Azallee92   22 mars 2021
Quelque chose allait venir...Demain peut-être, ou dans six mois : on ne savait pas...Ou, peut-être, quelque mort prochaine, plus proche qu'on n'osait l'imaginer, quelque catastrophe sur le grand bois bouleversé. Leurs regards tour à tour s'interrogeaient. Mais, invariablement, le silence seul répondait, ou dehors la course du vent, les frémissements du sol refroidi, l'ombre à peine mouvante d'un nuage sur le ciel. La porte s'ouvrait et l'on sortait; la porte claquait, on rentrait. Et c'était le bruit de la vaisselle qu'on dispose sur la table, les étincelles dans le feu...C'était la lumière éteinte et le ciel dehors, toute une terre désolée qui s'oubliait à grelotter, longtemps, si longtemps que l'on vieillissait. C'était l'oubli, ce n'était rien...
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Azallee92Azallee92   27 mars 2021
Mais, à Cornet encore, il manquerait à mémé Pélagie quelque chose d'essentiel. Mazuel mort, elle n'avait retrouvé personne à qui s'opposer dans la provocation, la discussion, le contresens. Personne contre qui tourner l'aigreur, la mauvaise foi, la malice qui sommeillent et ne demandent qu'à s'exprimer, de toutes les manières, en de salutaires excès. On ne se montrait qu'indifférent, ou faible à son égard, quand il lui eût fallu quelqu'un insupportable. On peut mourir aussi du manque de passions.
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