AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709636654
Éditeur : J.-C. Lattès (01/09/2013)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 20 notes)
Résumé :
180 jours, c'est le temps qui sépare la naissance d'un porc de sa mort à l'abattoir. Ce sont aussi les six mois qui font basculer la vie d'un homme.

Quand Martin Enders accepte de se rendre dans un élevage industriel pour les besoins de son travail universitaire, il n'imagine pas que le cours de sa vie va s'en trouver bouleversé. Par les secrets que lui révèle Camélia, le porcher. Et par les quinze mille bêtes enfermées dans les différents bâtiments.<... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
zabeth55
  03 septembre 2013
A la lecture de la quatrième de couverture, je ne me sentais pas motivée. La naissance et la mort d'un porc dans un élevage, voilà un sujet qui ne m'emballait guère.
Et puis me voilà embarquée dans cette porcherie, et, contre toute attente, ça se révèle passionnant.
Surtout avec ces deux hommes, Martin, professeur de philosophie et Camelia, chef d'élevage dans une porcherie industrielle à la sensibilité exacerbée, qui se sont reconnus dès la première rencontre alors que cette rencontre était improbable.
Leur véritable amitié est finement dépeinte.
Tant les sentiments que les situations ou les descriptions sont analysés par une plume précise et incisive.
Outre la prise de conscience de l'atrocité de ces élevages industriels, les conséquences sur le comportement humain y sont mises en exergue.
La lecture file, page après page sans que rien ne vienne distraire l'attention, et le temps passe très vite sans la moindre trace d'ennui. Signe d'une véritable écriture et d'un bon roman.
Un livre dans lequel on plonge en immersion totale, qui nous fait lâcher prise avec notre quotidien, qui pose des questions fondamentales et ne nous laisse pas indemne.
Les progrès de l'industrialisation font jouer l'homme à l'apprenti sorcier. Mais où et comment cela finira-t-il ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
lolomito
  25 mars 2015
Je crois que tout est dit dans la présentation éditeur.
Un roman qui m'a laissé sans voix.
Superbement bien écrit, terriblement instructif, « 180 jours » est un roman qui pose questions et qui donne à réfléchir.
Écrit sous forme de roman, c'est surtout une réflexion philosophique sur la considération que porte l'espèce humaine envers les animaux.
Jusqu'où l'homme est-il prêt à aller pour produire et fabriquer.
Fabriquer, car c'est bien de cela dont il s'agit. Dans les élevages industriels d'aujourd'hui, on fabrique de l'animal. Ici en l'occurrence, il s'agit de fabriquer du porc.
180 jours, c'est le temps qui conduit un porc depuis l'insémination artificielle jusqu'à l'abattoir, en passant par l'engraissement dans des conditions abominables.
En entrant dans les entrepôts de « l'élevage de la source », disons plutôt « usine de la source »,nous entrons dans un monde technicisé, où chaque étape de conception de l'animal est mécanisée.
Il paraît même que dans quelques années, on fabriquera directement la viande à partir de cellules souches ….!
L'histoire est ici contée à travers deux personnages principaux, Camélia le porcher et Martin, professeur philosophe chargé de mener une enquête pour une conférence universitaire.
Une amitié sans faille va lier les deux hommes.
Comment vivent-ils leurs rôles respectifs au sein de l'usine ?
Et les porcs ? Sont -ils des objets de production alimentaire ou bien sont-ils des êtres vivants ?
C'est là tout le questionnement de ce roman et c'est dans ce questionnement que le livre d'Isabelle Sorente prend toute sa profondeur.
De par des descriptions limpides, Elle arrive même à « humaniser » l'animal, nous décrivant le propre ressenti du cochon à travers le regard qu'il porte.
Un très très bon roman que je recommande de lire.
Attention, dés que vous ouvrez ce livre, vous plongez directement dans les couloirs des désastres de notre modernité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51
EymericM
  12 décembre 2014
Le sujet du livre, l'envers du décor d'un élevage industriel de porc, aurait pu être abordé de façon unilatérale, en dénonçant les conditions de vie des animaux et des humains qui y travaillent. le tout aurait donné un très bon livre, puisque l'auteure semble être très documentée sur le sujet. Autant d'un point de vue technique - le fonctionnement de la chaîne de production est décrit de façon détaillée - que social - les conséquences du travail à la chaîne et de la façon dont la vie et la mort d'êtres sensibles est régie de façon productive sur les hommes sont très présentes.
Mais l'auteure est allée plus loin, et c'est ce qui nous permet de tenir sur 450 pages : elle immerge le héros du roman, un universitaire chargé d'enquêter sur un élevage industriel, dans le décor, lui faisant transgresser toutes les barrières, et observe ce que cela suscite en lui, toutes les conséquences que cette immersion ont sur sa vie. Découverte de sentiments forts, reflux de souvenirs, notamment au travers de sa relation avec Camélia, le porcher chargé de l'accompagner dans son "initiation", et avec qui il va nouer une amitié profonde. On sent le héros grandir à chaque page dans la douleur, non sans s'isoler du reste de son entourage.
On traverse également avec lui, au travers d'images récurrentes du quotidien des porcs de batterie, une crise de conscience : faut-il se laisser entraîner par la mécanique de la porcherie, ne plus poser un regard sensible sur les animaux, au risque de perdre une partie d'humanité, ou faut-il garder cet oeil sensible au risque de se faire broyer par la même mécanique?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Jaklek
  14 octobre 2013

Plaidoyer pour la cause animale, ce roman ? Pas seulement, à mon avis, mais aussi, mais plutôt, réflexion sur la position de l'Homme par rapport à l'animal, voire responsabilité de cet Homme en tant que gestionnaire des biens terrestres, et plus exactement adéquation (ou non) de sa consommation et de ces biens.
Des personnages singuliers et singulièrement intéressants habitent ce roman et sont au coeur de situations plus ou moins tragiques ou burlesques qui nous prennent « aux tripes » ( !) Certaines descriptions particulièrement « gores » sont là, je crois, pour nous faire réagir face à l'inacceptable, cet inacceptable qui mène quand même la société de consommation dans laquelle nous nous perdons.
Je dois avouer que j'ai cru, jusqu'à la page 155, abandonner la lecture de ce roman que je trouvais dur, jusqu'à la limite de l'écoeurement… et si j'avais cédé à ce premier sentiment, j'aurais manqué l'essentiel. Au milieu de cette fange « notre amitié venait de naître au–dessus de la tourbe du dimanche. »(p.165), l'auteure sait nous faire partager les beaux et grands sentiments des « acteurs » - bipèdes et quadrupèdes confondus- de cette « descente en enfer porcin » !
Ce roman que j'ai donc trouvé d'abord très dur, voire à la limite du supportable, est par ailleurs, fort bien documenté, plus que correctement écrit et en dit long du comportement de l'animal le plus élaboré (selon notre genèse judéo-chrétienne). Je le conseillerais à tout esprit curieux, attentif à son rôle de gestionnaire de la Terre ; je glisserais juste un petit bémol pour les âmes sensibles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
patriciajobe
  31 août 2017
Impressionnant, dérangeant, interpellant... Un roman qui fait réfléchir et conforte ceux qui pressentent déjà l'horreur de l'élevage intensif dans leur prise de position.
Il n'y a rien à dire d'autre que lire et réfléchir.. et se laisser toucher par cette atmosphère malsaine..
Merci à Isabelle Sorrente pour ce courage !
Commenter  J’apprécie          00

Les critiques presse (1)
LaLibreBelgique   26 novembre 2013
Toute l’originalité du roman est d’étudier, avant tout, l’impact de ces élevages qu’on nous cache sur ceux qui y travaillent [...] L’écrivaine suggère aussi que les plus cochons sont les hommes, quand elle décrit le philosophe respecté comme un grave obsédé sexuel. Ce mini-trip dans l’enfer des porcs s’avère être un voyage détonant dans l’âme humaine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JaklekJaklek   14 octobre 2013
« Les choses ordinaires sont précieuses comme la peau,…on méprise d’autant plus les couleurs ordinaires qu’on sait bien qu’elles cachent autre chose, alors on les arrache, alors on les déchire et quand on se rend compte qu’elles sont la peau du monde, il est déjà trop tard, on est écorché vif. »
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2017
Les porchers l’avaient surnommé Camélia à cause d’une quinte de toux spectaculaire, comme celle de la Dame aux camélias. Le surnom était d’abord un hommage, il n’y a qu’aux durs qu’on donne des noms de femmes. Camélia avait vite compris qu’il valait mieux dresser un barrage entre travail et vie privée s’il voulait continuer à sortir le soir, faire rire Nathalie et quelques autres, passer le week-end à écouter ACDC, Bach, Mozart et Hadouk Trio, tout en arrivant à l’heure le lundi matin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2017
Ils cherchaient des fermes avec de la nourriture à voler, des poules à attaquer, des œufs à manger et des chiens de garde à tromper. Les renards cherchaient une ferme pour jouer les renards et ils ne trouvaient rien. Ils finissaient par faire les poubelles dans les rues d’Ombres. Ils n’avaient pas compris que les choses avaient changé.
Commenter  J’apprécie          00
patriciajobepatriciajobe   17 août 2017
Elle aimerait lui dire que son ventre est plein d'espace, c'est la première fois qu'elle sent une chose pareille, malgré les quinze lardons repliés sur eux-même comme de petits haricots, malgré leur poids, malgré ses entrailles fatiguées, ses urines douloureuses, son ventre est plein d'espace.
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   14 juillet 2017
Une moitié du monde s’imagine que les gens sans compassion se réincarnent en porcs, personnellement je ne crois pas en ce genre de fables mais vous devriez y penser, une vie, c’est vite passé, ensuite la truie peut toujours gueuler, direction l’abattoir, personne ne va pleurer.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Isabelle Sorente (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Sorente
Interview de Isabelle Sorente à propos de " La Faille" - Rentrée littéraire 2015
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1509 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre