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Critiques sur Le complexe de la sorcière (18)
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AudreyT
  25 janvier 2020
***,*

Lorsqu'une sorcière apparaît, jour après jour, dans les rêves de la narratrice, commence alors pour cette dernière une nouvelle quête. Alors qu'elle est déjà en plein questionnement, cette femme aux yeux transparents, et les tortures qu'elle a subi, pousse la narratrice à aller plus loin dans ses réflexions, au-delà d'elle-même...

J'avais tout d'abord été attirée par la couverture et le titre énigmatique de ce livre. Je m'y suis lancée sans trop chercher à savoir ce qu'il racontait. J'ai lu quelques chroniques au fil des blogs et mon intérêt est allé grandissant.

J'ai été déroutée par cette lecture. Tout d'abord parce qu'il ne s'agit absolument pas d'un roman, ni d'une autobiographie pour moi. Ce n'est pas véritablement une autofiction, ni tout à fait un essai. J'ai plus de facilité à dire ce qu'il n'est pas, plutôt qu'à dire ce qu'il est.

Ce sont peut-être simplement les réflexions d'Isabelle Sorente, ses recherches et ses travaux, ses souvenirs, et les rapprochements qu'elle établit entre l'histoire des sorcières et nos propres vies.
J'ai aimé sa façon de nous exposer les faits, de revenir sur les chasses aux sorcières, le contexte et l'oubli. J'ai été absorbée ensuite par ses souvenirs, ses souffrances et ses introspections, la façon pudique qu'elle a eu de nous les offrir.

Enfin, j'ai trouvé très intéressant l'idée de cette ligne transgénérationnelle, le partage des douleurs, des frayeurs et des blocages qui aujourd'hui rendent les femmes toujours craintives mais battantes, avec une confiance en soi toujours fragile mais qui se relèvent toujours.

Je pense qu'il serait bon que ce livre reste sur nos tables de chevet, et qu'on vienne y puiser un peu de force, un peu de courage et beaucoup d'amour...

Merci à NetGalley et aux Éditions JC Lattès pour leur confiance...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2020..
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StephanieIsReading
  24 décembre 2019
Dès les premières lignes, j'ai eu l'impression de pénétrer dans l'atelier d'écriture d'Isabelle Sorente. Comme si, tapie dans l'ombre, j'avais assisté à l'apparition de cette sorcière qui s'impose dans l'esprit de l'autrice.
Le livre est annoncé comme un roman. La narratrice, quant à elle, évoque le terme d'auto-fiction sans pour autant catégoriser catégoriquement... Je suis tentée de le voir comme un roman autobiographique mais la clé, seule Isabelle Sorente la connaît.
Je dis "la narratrice" parce que malgré un grand nombre d'éléments qui laissent penser que la narratrice et l'autrice ne sont qu'une seule et même personne, il faut attendre une centaine de pages avant qu'elle ne dévoile son prénom : Isabelle.
Un prénom trop peu entendu dans sa jeunesse, un prénom qui ne se formulait pas sur les lèvres de ceux qui ont tenté de l'abîmer durant son adolescence. Un prénom qu'elle se réapproprie et qu'elle honore en se réhabilitant.
Et cette réhabilitation s'opère par le truchement de la sorcière (imagination résurgence?) qui s'impose à elle. Cette dernière fait émerger le passé enfoui de l'autrice, elle fait résonnance et aiguise son regard jusqu'à lui brûler les rétines et enfoncer les portes closes de sa conscience. Cette sorcière est la clé dont Isabelle Sorente se saisit afin de lever les derniers verrous.
J'ai adoré ce roman et je m'y suis reconnue. J'y ai reconnu les femmes de ma famille et celles qui m'entourent. J'y ai reconnu des hommes aussi. À mesure que les pages se tournaient, je m'apercevais de l'universalité de cette quête. Et c'est vertigineux.
C'est un livre que je trouve très précieux, si précieux qu'il ne me vient pas à l'idée de le conserver jalousement dans ma bibliothèque mais plutôt de le faire passer de mains en mains, de le faire vivre comme les sorcières chassées et massacrées l'auraient mérité. Vivre comme toutes les personnes bafouées, harcelées et humiliées le méritent.
Les siècles passent, la traque change de mode opératoire, parfois beaucoup et parfois sensiblement. Mais les maillons qui forment les chaînes s'érodent, se rouillent et deviennent si fragiles qu'il suffit d'une dernière impulsion, celle du choix de la vie ou l'optimisme irraisonné, pour les briser.
Je pourrais parler de l'autrice en la nommant par son nom de famille comme il est d'usage avec les écrivains. Mais, bien que son statut d'écrivaine ne soit pas à débattre, je tiens à la nommer par son prénom d'abord et par son patronyme ensuite.
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sylvaine
  12 février 2020
Le complexe de la sorcière Isabelle Sorente chez J.C Lattès #LeComplexedelaSorcière #NetGalleyFrance.

Proposé en Fiction, littérature générale par l'éditeur. Je suis bien en peine de classer ce texte dans une catégorie particulière. Un texte inclassable en tous cas bien loin de ce que j'attendais. Une superbe couverture, un résumé éditorial prometteur , une première partie certes surprenante par sa conception mais l'originalité quand il s'agit de parler de la chasse aux sorcières est de mise, une écriture de qualité, un travail de recherche en amont palpable, bref la première partie m'a intéressée. L'analyse transgénérationnelle est une théorie novatrice et assez récente. Et puis la psyché de l'auteure a rencontré sa sorcière et moi je me suis sentie piégée. Comme d'autres je pense je fuis tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'autofiction. Qu'un auteur apporte son témoignage à tel évènement ou son regard sur telle ou telle cause me semble indispensable cela va sans dire . Mais ici je me suis retrouvée engluée dans un texte mêlant psychologie, psychanalyse et souvenirs personnels de l'auteure. Ce n'était vraiment pas ce que j'avais espéré à tel point que je me suis demandé où se cachait mon inquisiteur? ...
Un grand merci aux éditions J.C Lattès pour ce partage.
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Valmyvoyou_lit
  09 janvier 2020
Lors d'un changement de vie, la narratrice débute un dialogue avec une sorcière. Est-elle réelle ou le fruit de son imagination ? Peu importe, l'essentiel est qu'elle permet à Isabelle de s'interroger. Au départ, elle se demande si nous portons toutes le souvenir inconscient et le poids des femmes qui ont été chassées en tant que sorcières. Est-ce pour cela que nous ne nous défendons pas ? Puis, le roman glisse vers l'introspection et Isabelle laisse parler l'enfant en elle qui a souffert.


Elle montre que les chasses ont changé, mais existent toujours. Des individus se regroupent encore en meute, pour détruire une personne et les conséquences des attaques sont minimisées. Elle décrit le harcèlement scolaire. Grâce à elle, j'ai enfin pris conscience que je l'ai vécu, puisque cela s'est même terminé par des béquilles pour moi. Mais elle a aussi provoqué en moi une remise en question : n'ai-je pas harcelé cette fille de qui je me moquais de sa coiffure, quand j'étais enfant ? Nous étions amies, elle se moquait de ma couleur de cheveux, mais depuis ma lecture, je ressens un malaise et me demande quelles conséquences ce qui me paraissait anodin a pu avoir sur elle.


Ce roman, qui se situe entre le roman et l'essai, est, pour la narratrice, une plongée en elle-même et, par un effet miroir, nous fait réfléchir sur nous-mêmes, sur nos souffrances, mais également sur nos actes et sur notre personnalité. Isabelle Sorente démontre aussi que nous avons toutes un inquisiteur, dans notre entourage ou en nous. Elle décrit aussi la minimisation qui est souvent faite des persécutions que subissent les femmes, comme si c'était dans l'ordre des choses.


[…] la suite sur mon blog


Lien : https://valmyvoyoulit.com/20..
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MuseaUranie
  24 janvier 2020
Tout commence par un rêve ou plutôt un flash. Celui d'une femme enfermée dans une cellule, entourée d'hommes. Qui est-elle ? Que veut-elle ? L'autrice ne le sait pas, mais rapidement elle commence à la hanter. Commence alors une quête pour comprendre qui est cette femme, cette sorcière et ce qu'elle véhicule.

Plus témoignage, qu'essai, le complexe de la sorcière m'a déroutée. Persuadée de lire un essai sur la position de la sorcière, je me suis très vite perdue dans les méandres de l'analyse psychologique de l'autrice sur soi. Je n'ai tout simplement pas compris où voulait en venir l'autrice. Souhaitez-elle, par l'écriture, exorciser une période trouble de sa vie ? Je le pense.

Toute la première partie était assez intéressante, même si je regrette des parallèles un peu hasardeux entre la Sorcière, son existence et la Femme contemporaine, qui voudrait qu'en chaque femme régnerait une ancienne sorcière. Une sorte de trace mémorielle de nos vies passées. Puis doucement, mais sûrement, l'essai tombe dans l'introspection. Isabelle Sorente revient sur le harcèlement qu'elle a vécu et l'aveuglement de ses parents face à la situation. C'est là, que l'autrice m'a perdu. J'ai beaucoup de mal avec les auteurs racontant leur vie (pourtant j'aime les témoignages). Je comprends tout à fait ce besoin de mettre par écrit une vie, ses difficultés et l'effet thérapeutique de la chose. Mais chez moi, ça ne fonctionne pas. D'autant plus quand le moment de vie relaté fait écho à la mienne au même moment. J'ai eu l'impression de revivre mes propres traumatismes et j'aurais préféré l'éviter. A mes yeux, l'accent n'est pas assez mis sur ce point avant l'ouverture du roman. Et c'est parfois assez violent…

En conclusion, ce fut une lecture compliquée, pour autant bien écrite. J'aurais aimé une quatrième de couverture plus clair qui m'aurait surement évité une déconvenue. Cependant, toute la dimension féminine et les parallèles établies entre les traumatismes féminins et actuels étaient vraiment intéressantes. Pour moi, afin de prendre le complexe de la Sorcière comme il faut, il faut avoir toutes les clefs entre les mains. Et je ne les avais pas.
Lien : https://museaurania.wordpres..
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pilyen
  24 mars 2020
Ce nouveau roman d'Isabelle Sorente m'a furieusement rappelé ces boutiques hybrides qui ouvrent dans ces quartiers de capitales européennes en voie de boboïsation, vous savez, ces échoppes qui font à la fois salon de thé ( rooibos bio en vedette), magasin déco et fleuriste ( rarement charcuterie, cordonnerie, bar...). La devanture vaguement pimpante à des allures fifties, on y trouve deux trois tables de récup entourées de chaises de cuisine dépareillées et une propriétaire trentenaire, ex cadre d'une entreprise du CAC 40, à la coiffure improbable ( couleur et coupes semblant maison mais on peut soupçonner le maison Dessange d'avoir flairé le créneau) et habillée d'un mix ethnique coloré ( sarouel multicolore sur haut Vanessa Bruno). Elle aborde le client avec une certaine déférence qui se relâchera lorsqu'elle aura senti que vous venez du même monde. Là, on pourra la trouver drôle, conviviale, peut être vaguement piquée. On se sentira bien dans sa boutique à siroter un café ( bio) produit par des agriculteurs colombiens justement rémunérés. Elle entamera une discussion sympa où tous les thèmes du moment seront recyclés de façon doucement émotionnelle. Au début, on ne tique même pas à certains tics de langage issus du bric à brac ésotérique actuel. Si le courant passe, on aura même droit à sa bio détaillée qui nous passionnera et nous fera sentir que nous ne sommes pas loin d'entrer dans une sorte de cercle intime, celui du client privilégié.
"Le complexe de la sorcière" procède de la même impression. le roman est aussi une autobiographie et un essai. On y trouve dedans toute une accumulation de thèmes à la mode, de la psychanalyse au harcèlement des adolescents, de la place de la femme dans la société à la méditation, ce zest de bouddhisme indispensable à tout cadre surmené en recherche de supplément d'âme. Mais Isabelle Sorente y ajoute sa petite touche originale ( c'est souvent cette touche qui fait la différence) : la sorcière ! ( on sent que le succès de Mona Chollet fait des émules ! )
Avouons-le, il est difficile au début de ne pas sourire du postulat de départ du roman. Une sorcière apparaît dans les rêves de la narratrice et celle-ci se demande si toutes ces femmes brûlées, torturées durant des siècles au prétexte de leurs pouvoirs démoniaques, n'hantent pas l'esprit des femmes d'aujourd'hui, libérant des angoisses bien actuelles, voire dirigeant leurs vies, mais dont les origines sont à chercher dans la transmission souterraine de ces souffrances au fil des générations. Isabelle Sorente y croit dur comme fer, se plonge dans toute la littérature disponible laissée par les inquisiteurs. C'est bien écrit, pas antipathique mais on se dit dans cette première partie qu'elle est peut être un peu piquée.
Puis arrive une deuxième partie, sur son adolescence chahutée par un harcèlement scolaire qui a duré quelques années. L'idée de sorcière disparaît quasi complètement dans ce récit émouvant et accrocheur.
La fin sur le blog.
Lien : https://sansconnivence.blogs..
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DianeRocch
  14 mars 2020
Un livre accompagné de beaucoup de post-it. Les sorcières, c'est pour moi un thème de prédilection, j'aime lire des histoires de sorcières, je me passionne pour cette histoire collective du passé des femmes, les souffrances arbitraires me déchirent le coeur et lire, et écrire, à propos de ces femmes, leur place dans le monde et ce que le mot « sorcière » veut dire hier, aujourd'hui et demain, permet de leur rendre hommage. On sait, et on ne vous oublie pas.

Après avoir lu le hors-série du Point « Les Sorcières : histoire d'une renaissance » (oct 2019), c'est avec bonheur que j'ai plongé dans ce livre d'Isabelle Sorrente dont je connais la plume extraordinaire, juste et énergique.
Ce livre est envoûtant, mystérieux et se dévoile au fil des pages avec pudeur, tendresse et beaucoup de sincérité.

Une femme, auteure se confie dans ce livre à la manière d'un journal intime. Elle livre ses pensées pour écrire, s'écrire. Une sorte d'apparition a lieu lorsqu'elle est à sa table de travail. C'est la première apparition de la sorcière, une sorcière qu'elle évite mais qui la connaît et qu'elle connaît.
L'écriture prend forme, en miroir, le regard rétrospectif de la narratrice sur sa propre vie, ses souvenirs, son vécu avec un téléscopage du temps sur l'histoire d'un féminicide de masse, aussi violent qu'arbitraire, ordonné par des hommes pour contraindre les femmes.
Une histoire du monde qui se répète, à chaque siècle sa manière, pour la domination, et Isabelle Sorrente réussit ce tour de force de nous propulser dans cette histoire à deux temps avec une analyse transgénérationnelle.

Le coeur de cette histoire est à découvrir, impossible d'en dire plus, sans gâcher le plaisir de cette lecture. Mais ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce livre, c'est la mise en lumière d'inepties telles que l'étymologie retenue à l'époque de certains mots qui peut (et doit) nous faire réfléchir à la place des femmes dans le monde encore aujourd'hui : « Femina » : viendrait de Fe et minus, « celle qui a moins la foi ». Comment par le langage même diminuer un sexe, le rendre fautif aux yeux d'une divinité proclamée par les hommes.

Ce livre est une merveille et en terminant la dernière page j'avais envie de dire merci. Merci Isabelle Sorrente et merci à ces auteures qui font revivre à travers leurs mots ces femmes sacrifiées, d'hier mais aussi d'aujourd'hui car la société patriarcale est encore loin de laisser la place dûe aux droits des femmes.
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aliasdam
  26 janvier 2020
Et sinon à part parler de toi, de tes séances chez le psychanalyste, de te refléter dans le regard d'une sorcière d'il y a 400 ans, d'imaginer que tu viens d'une lignée de sorcières, de te projeter (In)consciemment dans la vie d'une femme d'il y a quelques 300 ans. Car chaque femme est une sorcière qui a souffert. Si encore tu t'étais limitée à cette belle phrase, le roman aurait été parfait. Malheureusement, ton ego est démesuré et tu me laisses sur le bas-côté. Un soupçon d'agacement à la lecture de ta vie de femme, d'amie, de confidente, d'amoureuse. À trop te (re)mettre en question, tu oublies l'essentiel Isabelle : parler aux autres.
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cathulu
  12 janvier 2020
Alors qu'elle vient d'emménager avec l'homme qu'elle aime, la narratrice voit en rêve une femme  qu'elle identifie bientôt comme étant une sorcière. Elle entame alors des recherches et découvre que le Moyen-Age et les sorcières ne sont pas liés, mais que les chasses aux sorcières ont eu lieu au XV ème siècle en France.
Elle se demande alors quel est l'impact de ces chasses aux sorcières , dûment organisées , sur le psychisme des femmes.
Au fur et à mesure de ses recherches, lui reviennent en mémoire des souvenirs occultés: celui du harcèlement dont elle avait été victime au collège et dont elle analyse patiemment les rouages, soulevant ainsi le poids du non-dit familial. L'analyse qu'elle poursuit en parallèle l'aide également à établir des liens entre ses propres souffrances et les traces que deux siècles de terreur pourraient avoir laissées dans la psyché féminine. Entre roman, autofiction et essai, un texte intense, original et fort qui parlera à tous ceux qui s'intéressent aux rouages de l'esprit humain.
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libelluledelalune
  19 février 2020
J'ai eu un peu l'impression de m'être fait avoir par ce livre en fait. J'ai cru en voyant le titre et écoutant régulièrement les chroniques de l'autrice sur France Inter, que ce livre allait parler des sorcières dans le même genre que "Sorcières" de Mona Chollet. Alors qu'en réalité, ce n'est que le récit ( fictionnel si j'ai bien tout compris ) d'une psychanalyse sur un traumatisme ( du harcèlement scolaire ). Tout le début du livre parle de comment la narratrice/autrice ( c'est de l'autofiction, alors on ne sait plu bien ) a décidé d'écrire ce livre en parlant très vaguement des chasses aux sorcières ( et quand on a déjà lu d'autre livres sur le sujet, on y apprend rien de nouveau), et en parlant surtout d'elle, d'elle, et encore d'elle et de psychanalyse. Cette première partie m'a pas mal fascinée en fait, par les liens de causes à effets complètement farfelues qu'y fait la narratrice ( mais on parle de psychanalyse, il ne fallait pas s'attendre à autre chose ) et par certaines incohérences ( il est question à un moment d'une récolte de pomme de terre gâchée au mois de décembre en Alsace... ) et le tout sur un fond complètement inintéressant. En fait, je n'ai pas compris l'intérêt du livre, le lien réel avec la chasse aux sorcières ( non parce que le harcèlement scolaire concerne tout autant les garçons et n'est pas institutionnalisé comme l'a été les chasses aux sorcières et on peut faire un parallèle avec n'importe quelle autre forme de persécution, il n'y a aucune raison particulière pour y comparer la chasse au sorcière ( à part que c'est à la mode... )) et certains raisonnements presque dangereux ( comme l'idée que les troubles alimentaires viendraient d'une possession d'Inquisiteur, c'est vrai que c'est plus facile d'accuser des gens qui vivaient il y a 400 ans et une sorte de lien mystique qui nous relierait à eux que la société dans laquelle on vit ) et truffé d'argument fallacieux et de généralisation abusive. Au final, j'ai surtout été très déçue.
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