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EAN : 9782491404192
356 pages
Des lacs (14/10/2021)
4.26/5   47 notes
Résumé :
Quel rapport peut donc exister entre la disparition d’un chanteur de pop britannique, un homme de dos avec une valise bleue dans un aéroport et le bon goût des Palmito ?
C’est le mystère que vont devoir résoudre, chacun de leur côté, Lubin et Blanche. Si tout semble séparer ces deux inconnus, l’annonce du décès de Mark Hollis – le chanteur de Talk Talk – est un véritable cataclysme dans leurs vies. Pourquoi ?
Un concours de circonstances qui n’a rien... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Jamais un livre ne m'a autant déstabilisée que Sur le bout de la langue ! Ce livre est un pur ovni. J'ai retrouvé avec plaisir la plume foisonnante, imagée, philosophique d'Olivier Sorin. Rien que pour son imagination féroce à revisiter la langue française, à la faire chanter, danser, à fouiller les ruines d'un vocabulaire insolite, ce roman vaut le détour. Un roman qui donne matière à réfléchir ou qui fera nous sentir tout petit devant la grande richesse de notre si belle langue. Un roman qui nous donne envie d'un « sourire de 23 degrés Celsius en novembre » dixit l'auteur. Des images, des phrases qui accrochent, ricochent et pavoisent devant vous, vous en aurez à la pelle en ouvrant cet ovni livresque.

Pourquoi ovni ? Je suis bien gênée d'avouer, sur le bout de la langue, que ce bout de la langue, je n'y ai rien compris. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ou pas, je me suis juste sentie renfermée dans un univers au mode d'emploi indéchiffrable. Olivier Sorin possède une signature bien à lui, qui relève du surréalisme, de l'obscurantisme. Sa bulle doit être tout à fait passionnante et virevoltante pour ceux qui maîtrisent le babouin Sorin.

Sur le bout de la langue a été pour moi trop sibyllin, peu clair, trop recherché dans un exercice de style bouillonnant avec une forme tellement alambiquée et pleine à chaque page que cela fait trop d'ombre au fond qui pour moi est trop balbutiant. J'aurai aimé un peu plus de simplicité, un peu plus d'évidence.

Le nombril de solveig avait été un coup de coeur. Les personnages me parlaient davantage, l'histoire était plus palpable aussi.
C'est un rendez-vous à demi manqué car j'aime toujours autant cette écriture au bord du coeur propre à Olivier Sorin.
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Je vais tenter de vous exprimer ce que j'ai ressenti en lisant ce livre hors norme.

Lubin vit avec céleste et leur petite fille de 3 ans.
ils résident dans la cité de son enfance, celle des Marronniers où siège au centre de la petite place un orme.
Il y a ses copains de toujours ceux avec lesquels il a grandit.

Il aime passer son temps au café la « Scie Rose » où, il dessine tout en se regalant des conversations de comptoir.

Existe aussi Blanche qui a une très belle situation dans une entreprise en Californie.

Du jour au lendemain, Blanche décide de tout plaquer et de revenir en France.

Arrivée à Roissy-Charles-de- Gaulle où l'attend Pierre qui lui voue un amour inconditionnel, elle patiente dans le grand hall afin de récupérer ses bagages.

À ce moment, ses yeux sont attiré par un homme qui porte une valise bleue sans roulettes.

C'est ici que tout débute. Je vous laisse découvrir l'histoire à votre tour.


La magnificence des mots m'emmène sur un style livresque unique en son genre.

Tel un chef, l'auteur nous concocte un roman fait d'une pincée d'humour, de poésie et d'un doigt de fiction.
Tout est tellement bien construit.
À aucuns moments, je n'ai lâché prise.
Les chapitres sont cours et ponctué à leur début par des citations particulieres.
Les pages se tournent sans ressentir aucuns ennuis.
C'est un orfèvre, il a le pouvoir de jongler avec les émotions.
J'ai adoré lire ce livre sur un fond musical du groupe Talk Talk en dégustant quelques palmitos.
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Lors de la lecture en diagonale de la quatrième de couverture, mon oeil a été attiré par la référence à Mark Hollis. Ceux qui n'aiment pas la musique brit pop peuvent se rassurer, le livre ne parle pas vraiment de Talk Talk. Pendant une grande partie du livre, les personnages se croisent, se cherchent, se mentent. Ce n'était probablement pas la lecture appropriée du moment car j'ai fini par m'ennuyer ferme, sauter des paragraphes. Cette histoire entre Lubin et Blanche m'a peu emballée, à tel point que je ne me souviens de rien une semaine après l'avoir refermé.

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Sur le Bout de la langue, les souvenirs boomerang s'accrochent et sanglent la trachée exsangue, d' un passé qui continue à saigner du nez

« Sur le bout de la langue », c'est cette expression idiomatique évoquant cette impression de vide linguistique, voire fantomatique qui nous maintient dans les abîmes du verbatim …oriente notre locution latine, en sourdine, vers une direction, jamais anodine.
Réfugiés dans leur palais buccal, après avoir été ravalés, s'être tant faits désirés, les mots n'aspirent qu'à être expulsés par gorgées, pour servir de torche d'exploration d'une vérité qui ne peut pas passer.

Dans les grands ensembles assimilés aux cités dortoirs ostracisées, là où ceux qui cultivent l'état de légitime différence camouflée par une capuche fièrement arborée, rêvent plus d'ascension à la Cassius Clay que de parachute doré, tout n'est que relégation et complexe d'infériorité intériorisés.
Qu'est ce qui pousse le natif d'une cité recroquevillée sur ses clichés à rester emmuré dans le parpaing urbain de son quotidien malgré la félicité du gain?
Issu de ces territoires perdus de la réplique qui sacralisent la novlangue du prêt-à-parler, comme le sésame incontournable du mode de communication mal embouché des périphéries désoeuvrées, Lubin n'en aspire pas moins à s'éloigner des "Wesh Wesh"de son quartier, pour enfin vivre de grand amour et d'eau fraiche .

Qu'est ce qui motive un transfuge social, pur produit de la méritocratie républicaine, à détacher ses harnais de sécurité amnésique ?
Des conflits intérieurs d'une cadre sup, frappée par un de ses moments de clairvoyance accrus qui font quitter un statut procurant l'aisance d'une sécurité de parvenue ? Lequel aura convaincu le mal être de Blanche de faire sa mue quant au bénéfice d'inventaire de ses illusions perdues ?

e dénominateur commun de ces deux trajectoires sociales à front renversé, réside sans doute dans ce partage d'expérience de la sidération, cette aptitude à se confronter au chaos intérieur qui vous prend à défaut pour mieux vous sortir du ghetto et vous tirer vers le haut.
Mais cette nébuleuse, cet entre-deux de l'impossible identité coincée entre le milieu de départ et le milieu d'arrivée les conduit irrémédiablement à la croisée de ce tremplin où chacun est parvenu à se prouver qu'il pouvait dépasser les déterminismes sociaux érigés en Loi d'AIRAIN, sans pour autant interrompre le va-et-vient de la boussole des repères traumatiques d'où l'on vient.

Dans ce roman, aussi intense qu'un rite de passage où tout doit renaître, les flux de conscience du narrateur s'entremêlent activement au récit d'un drame annoncé trop amnésique pour être halluciné, et dont la trame charpentée autour d'une enfance mémorielle à jamais figée, fournit l'occasion de dépeindre les frondaisons inextricables des désirs d'en finir avec les postures du repentir et les envies de vomir, à la croisée des caps à franchir .

La plume énigmaire d'Olivier Sorin, s'attache à montrer que nos certitudes linéaires reposent sur du sable éphémère.
Et quoique douloureux, un retour aux sources de la déflagration est la condition d'une régénération pour de bon.

Les personnages secondaires hauts en couleur sont ingénieusement mis en scène afin de servir un verbe introspectif tout autant filmique qu'harmonique .
Chaque page est l'occasion de goûter au nectar de cette captivante écriture sonore qui explore, sans relâche, les potentialités d'une réconciliation avec soi-même dès qu'il s'agit d'honorer ce « Il n'est jamais trop tard » du bout des lèvres.

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Objet livresque non identifié ou OLNI.

Voici un roman que j'aurai bien du mal à mettre dans une case et quel sentiment réconfortant.

Ce roman adressé par l'auteur a été un excellent moment de lecture. Une plume soutenue, drôle et poétique à la fois et qui m'a beaucoup intriguée.

Quel est le rapport entre le mort de Mark Hollis, chanteur de Talk Talk, une valise bleue sans roulette et l'intrigue de ce roman. La mémoire est une chose merveilleuse et très énigmatique aussi.

Lubin, récemment gagnant à un jeu de hasard, vivant dans la cité des marronniers , cachera ses gains, pour continuer à vivre aussi simplement qu'auparavant, se débarrassant seulement de son travail. La mort de ce chanteur va réveiller des choses en lui et il cherchera à faire la rencontre de Blanche.
Blanche, cadre émérite, voyant une valise bleue sans roulette à l'aéroport, en sera chamboulée et décidera de changer de travail, pour devenir vendeuse dans un magasin Disney dans ce même aéroport.

Qu'est-ce qui lie Lubin et Blanche? Pourquoi Lubin cherche-t-il à se rapprocher d'elle, alors qu'elle ne semble pas se rappeler de lui, et que ce dernier, lui cache volontairement des informations sur sa vie actuelle? Pourquoi ces évènements anodins, ont-ils un tel retentissement au plus profond de leurs êtres.

Voilà, que de mystères à résoudre. Si j'avais une certaine idée de l'évènement qui avait pu les lier, cette fin orchestrée par Olivier Sorin m'a surprise et ravie.

Je n'oublierai pas certaines tournures de phrases de cet auteur, tel que "avoir une conversation aussi profonde qu'un bassin de pédiluve". Si vous chercher un roman atypique, drôle, touchant et poétique à la fois, n'hésitez plus.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Nous n’écrivons pas sans raison. L’écriture possède cette capacité à planter sa tente au carrefour des espaces et des temps. Lorsque l’on couche nos pensées sur un papier, on se nourrit de l’immédiateté de nos émotions dans un chaudron où le passé fait l’amour avec notre avenir.
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Si seulement, pensait Lubin, ils avaient pu se rencontrer plus tôt, si seulement leurs trajectoires s'étaient croisées deux décennies auparavant, si seulement Mark Hollis avait pu disparaître précocement, les choses se seraient écrites différemment. Sur l'esplanade d'une gare, dans le hall d'un aéroport, si seulement leurs trajets avaient pu se frôler plus tôt, se retrouver bien plus tôt, corrigeait muettement dans son esprit Lubin, cette rencontre aurait revêtu les apparats d'un ébranlement plein de promesses et non cette commotion sans espoir de lendemain.
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Écrire, c’est le pied de la seconde qui assume totalement de caresser sous la table la jambe de l’éternité.
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Si la solitude est aujourd'hui la meilleure des compagnes, c'est peut-être parce que je suis trop sensible et que l'isolement est encore plus difficile à porter au milieu des gens.
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C'est dans le présent que l'on répare les regrets du passé.
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Videos de Olivier Sorin (2) Voir plusAjouter une vidéo
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"Comment on franchit le cap du passage à l’écriture ? Comment oser se faire lire et proposer son manuscrit à un éditeur ? Comment affronter le regard de ses lecteurs et comment ceux-ci nous apprennent au fond qui nous sommes ?" Interview d'Olivier Sorin par Pierre Granchamp pour BIG LOVE.
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