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Andrea Sorrentino (Autre)Jeff Lemire (Autre)
EAN : 9791026818885
144 pages
Éditeur : Urban Comics Editions (18/09/2020)
4.02/5   24 notes
Résumé :
Quand un psychiatre affilié au Joker tente de guérir le plus grand criminel de Gotham, c'est le début d'une descente aux Enfers pour celui qui était jusqu'ici un père de famille aimant et paisible. Mais cette spirale de dépression et d'hallucinations violentes ne cache-t-elle pas aussi un réel gouffre au sein même de sa psyché ?
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  19 octobre 2020
Ce tome comprend une histoire complète indépendante de toute autre. Il regroupe les 3 épisodes de la minisérie ainsi que le numéro supplémentaire Batamn: Smile Killer, initialement parus en 2020, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Andrea Sorrentino, et mis en couleurs par Jordie Bellaire. Les couvertures originales ont été réalisées par Sorrentino & Bellaire. Les deux couvertures variantes ont été réalisées par Kaare Andrews.
Dans une large avenue de Gotham, un petit garçon marche en donnant la main à a maman : il regarde des ballons s'élever dans le ciel, certains verts certains violets. Dans sa cellule, Joker pense à sa motivation : créer des belles choses, des choses sublimes que personne n'a jamais créées. Des ballons flottent par dizaine dans le ciel de ce quartier de Gotham : ils explosent et libèrent un gaz mortel, empoisonnant les passants qui meurent avec un rictus sur le visage, comme un grand sourire crispé trop large. Dans sa grande cellule très haute de plafond, avec une grande paroi de verre, Joker continue à parler : le rire est la vraie beauté, la vie est faite pour être savourée, et certains en sont incapables. de l'autre côté de la paroi vitrée, le psychologue Ben Arnell prend régulièrement des notes. Joker lui indique que ça va être dur pour lui d'établir un diagnostic s'il n'est pas capable de déceler quand il ment. le docteur lui répond qu'il n'est pas là pour établir un diagnostic, mais pour guérir Joker. Ce dernier rit doucement pendant un instant. Arnel lui demande si ce n'est pas ça qu'il veut : guérir ? Joker répond que ça fait longtemps que quelqu'un ne lui a pas demandé ce qu'il veut, mais que le guérir n'apporterait rien aux centaines de personnes qu'il a tuées. Il termine en ajoutant que ces sessions ne sont pas pour ses victimes, ni même pour lui, mais bien pour Ben Arnell lui-même.
Après cet entretien avec Joker, le docteur Ben Arnell effectue un débriefing avec la docteure Marie Hutchins, responsable des suivis psychiatriques des patients de l'asile d'Arkham. Elle lui demande si Joker a raison quant à une motivation égocentrée d'Arnell : il lui répond que non et qu'il espère bien que l'étude d'une folie aussi poussée que celle de Joker lui permettra de formuler des propositions de traitement pour des patients à un stade moins avancé. Elle lui rappelle qu'il n'a plus que deux semaines d'étude, et qu'après il retourne à son université, car déjà il semble que Joker commence à jouer avec lui, et elle ne veut pas perdre un autre jeune psychologue. Puis elle lui raconte une blague nulle de Jason Woodrue, un autre patient. Ils sourient doucement tous les deux, Joker semblant les regarder en fixant la caméra de sa cellule. Enfin, Ben Arnell rentre chez lui en voiture, en banlieue. Il arrive tardivement et trouve sa femme Anna avec son fils Simon dans le spacieux salon, autour de la table basse, devant le manteau de la cheminée au-dessus duquel est accroché un tableau avec un test de Rorschach. Son épouse lui fait observer qu'il a une heure de retard, mais elle sourit. Ben demande à son fils comment s'est passé sa journée : Simon lui montre un dessin. Ils passent à table, et Ben ressent la chaleur humaine, le bonheur domestique, appréciant les rires. Il y a une vraie beauté dans les rires.
Joker est un personnage créé par Bob Kane, Bill Finger et Jerry Robinson en 1940, et apparu pour la première fois dans Batman 1. Ici, Jeff Lemire met en oeuvre une version générique : un individu maigre, à la peau blanche et aux cheveux discrètement verts, un criminel endurci, un tueur en série et un tueur de masse, un individu fou, mis en prison par Batman. Comme il s'agit de la collection Black Label destinée à un public adulte, il n'est pas tenu de faire référence à quelque continuité que ce soit. Andrea Sorrentino en donne une représentation très naturaliste : un homme normal, calme et posé, avec un sourire inquiétant, parfois juste un peu trop large. de fait, les références à la mythologie associée à Batman sont très limitées : deux ou trois apparitions de Batman dans une case, la vision d'une partie des autres patients incarcérés à Arkham (des supercriminels classiques comme Bane, Clayface, Harley Quinn, Killer Croc, Mad Hatter, Man-Bat, Mister Freeze, Penguin, Poison Ivy, Professor Pyg, The Riddler, Scarecrow, Two-Face, Ventriloquist) le temps de 2 ou 3 courtes séquences. L'objet du récit n'est pas la lutte de Joker contre Batman, ou les patients d'Arkham : c'est l'évolution de la relation entre Joker et son analyste, la façon dont il le manipule à son insu. En voyant le test de Rorschach accroché comme un tableau, le lecteur pense tout de suite à l'épisode 6 de la série Watchmen d'Alan Moore & Dave Gibbons : le psychologue Malcolm Long interrogeant Walter Korvacs qui lui fait prendre conscience de l'horreur du monde, du gouffre sans fond de la méchanceté de l'être humain. le lecteur se doute bien que les choses vont mal tourner pour le pauvre Ben Arnell, trop idéaliste, trop jeune.
Le lecteur s'attend donc à ce que Ben Arnell perde pied progressivement. Ça commence très discrètement avec cette remarque anodine sur le rire comme moment de beauté. La narration visuelle s'appuie sur une approche naturaliste, sans les exagérations propres aux comics de superhéros : pas de musculature du culturiste dopé, pas de combats physiques chorégraphiés avec une violence sadique. La scène avec les ballons est même jolie tant qu'on ne voit pas les visages grimaçants des cadavres. Ensuite seule la hauteur sous plafond de la pièce d'entretien sort de l'ordinaire, vraisemblablement une bizarrerie architecturale de l'asile d'Arkham. Ben Armell a un physique quelconque et ordinaire, avec un sourire confiant. L'artiste détoure les personnages et les éléments d'un trait fin, mais pas cassant, leur donnant un peu de poids avec des aplats de noir mesurés, comme la barbe de Ben, la chevelure d'Anna. La mise en page est aérée, avec de nombreuses cases de la largeur de la page, et le personnage au centre. Il n'y a que la mise en couleurs qui génère une sensation vaguement cafardeuse, avec des teintes un peu sombres.
Alors qu'il est le maître de compositions de page aventureuses (par exemple dans Green Arrow, ou dans Gideon Falls, toutes les deux avec un scénario de Lemire), ici, Sorrentino s'en tient à des cases bien rectangulaires et sagement alignées. le choc n'en est que plus fort quand il passe dans un autre mode avec un découpage de page audacieux, soulignant un effet horrifique avec une grande efficacité. Les couleurs suivent le mouvement devenant plus sombre ou noyées dans le rouge sang. le suspense psychologique augmente d'autant de crans, Ben Arnell subissant une hallucination ou effectuant une action sortant de l'ordinaire, attestant de l'emprise inconsciente de Joker sur son esprit, son ressenti, sa façon de réfléchir, de voir le monde. le lecteur mesure toute l'habileté de l'artiste en regardant les pages faites à la manière d'un livre pour enfant où l'illustration gentille avec des formes rondes comprend un élément sinistre, preuve de la présence de la perversion meurtrière insidieuse de Joker. Pour peu qu'il ait déjà lu ou vu une histoire de ce genre, le lecteur se doute bien de la tournure et des événements, et sait que l'intérêt du récit réside dans la manière dont le psychologue perd pied, les symptômes attestant de sa manipulation par Joker et de la capacité de conviction de ce dernier. de ce point de vue, le scénariste maîtrise ses effets : le lecteur est convaincu par les éléments qui font que le personnage principal perd pied, doute de son système de valeurs. Cela commence très élégamment par Joker faisant incidemment remarquer qu'il n'a peut-être aucune envie de guérir. En bon scénariste, Jeff Lemire a réservé une surprise de taille au lecteur en cours de route, mettant en cause la fiabilité du comportement d'Arnell.
Cette histoire relève d'un bel ouvrage, bien exécuté, avec une ambiance sur le point de basculer dans les ténèbres, des dessins réalistes, avec une mise en page bien stable, rendant ses écarts visuels ponctuels très significatifs et impressionnants, et une tonalité qui convainc doucement le lecteur de la folie profonde de Joker, et de la force de son esprit, inimaginable par le commun des mortels, même un professionnel. le lecteur éprouve la sensation de la perte d'équilibre et de repères de Ben, ressentant une forte empathie pour lui, mais il manque le grain de folie nécessaire pour que le récit soit assez noir, ou assez oppressant pour être indispensable.
Entraînés par son sujet et par le succès de la série, Jeff Lemire, Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire ont réalisé un quatrième épisode, cette fois-ci du point de vue de Batman. Enfant Bruce Wayne regardait une émission jeunesse à la télévision avec une marionnette (Mr. Smiles) sur la main du présentateur dont le visage n'apparaissait pas à l'écran. Mr. Smiles tenait des propos étranges sur incitant les enfants à sourire, semblant s'adresser directement au jeune Bruce et lui reprocher de ne pas sourire. Au temps présent, Batman intervient dans un immeuble où Joker est sensé se trouver. Il découvre des cadavres dans un présentoir de boucher, et un dessin sur une feuille : Mr. Pouts, un visage qu'il avait représenté enfant. Plus tard, Bruce Wayne est interné à Arkham Asylum et Ben Arnell est dans la cellule contiguë.
Logique que les responsables éditoriaux aient voulu prolonger les ventes de la série, et que le scénariste propose une suite en adoptant le point de vue de Batman. Andrea Sorrentino et Jordie Bellaire sont dans le même mode réaliste, avec une dose de désespoir dans les couleurs ternes et sombres. Mais ce n'est pas une suite : l'histoire suit surtout Bruce Wayne, et Ben Arnell est cette fois-ci un patient d'Arkham. le scénariste joue sur la difficulté de savoir ce qui est réel, et ce qui correspond à la réalité déformée dans l'esprit de Bruce, par l'administration d'une drogue de Joker. Bien sûr, le lecteur effectue le parallèle entre le cheminement de Ben Arnell dans le récit principal et celui de Wayne dans cette coda. L'influence de Joker sur Bruce enfant est particulièrement malsaine, mais vraisemblablement totalement factice, ou pas. Difficile d'y retrouver ses petits. Mais ce n'est pas non plus totalement onirique. le lecteur aurait bien aimé bénéficier d'un signe, comme Bruce dans la dernière page du récit, pour lui aussi s'y retrouver. Sympathique et malsain, mais pas totalement convaincant.
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JustAWord
  19 septembre 2020
Devenu aussi populaire que son ennemi juré au fils du temps, le clown psychopathe de Gotham City a inspiré bien des artistes depuis sa création.
Cette fois, c'est Jeff Lemire (Descender, Sweet Tooth, Black Hammer) qui s'y colle épaulé par Andrea Sorretino (Green Arrow, Gideon Falls) au dessin et Jordie Bellaire pour la colorisation.
Ce one-shot en 3 numéros (+ un épilogue) introduit deux personnages : le psychiatre Ben Arnell et l'énigmatique Mr Sourire.
Bienvenue à nouveau dans l'esprit dérangé du Joker !
Dans Killer Smile, Ben Arnell tente de percer à jour l'énigme psychiatrique du plus fameux psychopathe de Gotham City : le Joker.
Au fur et à mesure de ses entretiens, Ben Arnell perd pied face au réel et sa famille commence à le trouver de plus en plus bizarre. En s'enfonçant dans l'univers mental du Joker, Ben rencontre un personnage fictif dans une BD pour enfant dérangeante à souhait : Mr Sourire est-il réel ?
Sans en dévoiler davantage sur l'intrigue principale de Killer Smile, il faut préciser que ce n'est pas la première fois qu'une approche psychiatrique est tenté avec le Joker, c'était d'ailleurs le cas dans Arkham Asylum de Grant Morrison et Dave McKean. Ici, pourtant, Jeff Lemire ajoute une dimension quasiment virale au Joker comme si sa folie était hautement contagieuse.
En parallèle, l'américain dissèque certains mécanismes de la malade mentale comme l'anosognosie (le fait de ne pas se rendre compte de sa pathologie) ou encore la déréalisation (sentiment d'irréalité du monde extérieur). Plus loin, Jeff Lemire s'interroge sur les perturbations premières de l'esprit du Joker et la beauté qu'il perçoit dans le rire…à sa façon. La déformation d'un sentiment qui finit par confiner au pathologique.
Ouvertement inspiré par le Killing Joke d'Alan Moore (pour sa fin géniale) et par Joker de Lee Bermejo (pour le look plutôt voyou), Killer Smile joue perpétuellement avec le réel et brise ses personnages.
Au centre, on trouve une création géniale, celui du petit monde de Mr Sourire, un personnage de BD troublant puisqu'il tue à la tronçonneuse avec l'apparence d'un bonhomme enfantin. Mr Sourire, au fil du temps, finit par incarner une certaine dissonance cognitive, la graine de folie qui germe et qui fausse les émotions et la perceptions du monde. Une folie que l'on peut combattre mais qui reste derrière le palais, entêtante, inquiétante. L'occasion est d'ailleurs trop belle pour Jeff Lemire pour ne pas se lancer dans un numéro expérimental dans l'épilogue (Batman : The Smile Killer) où il inverse les rôles et remplace le Joker par le Batman pour montrer que celui-ci souffre potentiellement du même type de folie paranoïaque que son adversaire de toujours. On rejoint ainsi les dernières cases de Killing Joke et le message sous-jacent de Arkham Asylum.
Mais tout cela ne serait rien, ou pas grand chose, dans le coup de crayon formidable d'Andrea Sorrentino qui arrive non seulement à capter la folie des personnages mais aussi à l'illustrer de façon créative et inattendue en morcelant, éclatant, déformant ses planches. Magnifié par la palette saisissante de Jordie Bellaire, Killer Smile se transforme en un sombre cauchemar où même les couleurs pourtant chatoyantes d'un conte pour enfant deviennent dérangeantes.
Joker : Killer Smile s'intègre dans le panthéon des oeuvres fondamentales sur le Joker…mais aussi sur le Batman. Plongée dans la folie et dans son aspect le plus inattendu, la contagion, l'opus de Jeff Lemire et Andrea Sorrentino capte une nouvelle facette d'un personnage qui n'en finira jamais de nous surprendre. Ne le ratez pas !
Lien : https://justaword.fr/joker-k..
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Dory_bouquine
  06 septembre 2021
Je ne suis pas très friande de comics. Mais quand j'ai vu celui-ci dédié au grand méchant de Gotham et ennemi juré de Batman, j'ai sauté sur l'occasion et... Quelle claque !
Nous suivons Benji, psychologue chargé d'interroger le Joker détenu à Akram. Il l'étudie, cherche à le percer à jour pour mieux comprendre sa maladie, mais au fil de leurs rendez-vous Ben sombre dans la folie. Entre dépression et hallucinations, il ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.
Le Joker est un personnage incroyable ! Manipulateur, complètement barré mais tellement passionnant ! Les planches sont superbes. J'ai particulièrement aimé les passages avec Mr Sourire. Les dessins sont enfantins, colorés. On a l'impression de regarder un dessin animé tout mignon. Sauf que la mignonnerie laisse vite place à la boucherie. C'est complètement déjanté et le contraste est saisissant et dérangeant. Cela ajoute encore plus de folie à l'histoire !
Un très bel album à l'intrigue psychologique plus que réussit !
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Dram00n
  28 septembre 2020
Le duo Lemire/Sorrentino est un duo qui fonctionne. Après un travail remarqué sur Green Arrow et une série multi-récompensée avec Gideon Falls, le duo se retrouve pour une mini-série en trois numéro sur le joker.
Mais ici, pas de prince du crime à la recherche d'un attentat pour attirer l'attention de Batman, non, ici une facette psychologique, une analyse du clown fou. le titre surprend par la douleur, mais pas une douleur physique, une douleur psychologique, la chute d'un homme dans la folie et sa perception du réel et de l'illusion.
Une approche novatrice quand on regarde les récentes histoires chez DC Comics et qui nous laisse espérer que le duo se réunira à nouveau avec la fin annoncée de Gideon Falls.
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VKBat
  26 novembre 2020
Le psychiatre Ben Arnell est le nouveau médecin suivant le Joker depuis l'hôpital psychiatrique d'Arkham et il n'a qu'un seul but : guérir le clown. Mais pourquoi et pour qui le fait-il ? Ne serait-ce pas son égo qui le pousse à vouloir être celui qui guérira celui que l'on prétend insoignable ? Est-il de taille pour un relevé un tel défi ? Pourra-t-il ressortir indemne de sa rencontre avec Monsieur Sourire ?
Un nouveau récit extrêmement fort dans l'univers de Batman qui nous entraîne une nouvelle fois dans la noirceur de l'âme tordue du Joker. Un récit complètement fou.
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critiques presse (2)
LesComics   02 novembre 2020
Entrant dans la caverne, celle où la folie nous guette, entre cauchemars et manipulations, rêve et réalité comme le montre la review , Joker Killer Smile nous perd dans son atmosphère aussi fascinante, sensorielle que malaisante. Agréable exercice de style.
Lire la critique sur le site : LesComics
BDGest   19 octobre 2020
Un récit fondamental à glisser aux côtés de Killing joke sur le podium des meilleures histoires du Joker. La folie est contagieuse, le plaisir de lecture aussi !

Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
VKBatVKBat   26 novembre 2020
Le Joker est un virus Ben. Tout ce qu’il touche finit par être corrompu.
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