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EAN : 9782355925085
192 pages
Éditeur : Editions Ki-oon (21/03/2013)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 94 notes)
Résumé :
À peine arrivé à l’université de Pise, Angelo s’attire les foudres du fils de son protecteur, Giovanni de Médicis. Ignorant des usages du monde, le jeune homme commet bévue sur bévue et manque même de déclencher une rixe entre cercles d’étudiants… Le soir même, des inconnus masqués embusqués dans une ruelle tentent de le poignarder !
Secouru in extremis par Cesare Borgia, le Florentin est invité dans sa somptueuse demeure et, de fil en aiguille, les deux jeun... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  30 novembre 2015
Et bien, si on m’avait dit un jour que j’allais autant kiffer un manga plutôt orienté shojo… ^^


A Rome, la guerre de l’ombre fait rage entre le cardinal l’italien Giuliano Della Rovere et le cardinal espagnol Rodrigo Borgia, et le premier ne cache pas un instant qu’il compte de sa créature Raffaele Riario, archevêque de Pise, pour se débarrasser du bâtard de son rival promis à un grand avenir…
A Pise, Cesare Borgia ne compte pas en rester au rôle de pion de son géniteur car il a ses propres ambitions, le cercle des Espagnols n’existant pour assurer sa protection et son succès
Aux cours dispensé à la Sapienza, une étude de cas sur le Chant XXXIII de "L’Enfer" de Dante, qui raconte comment l’archevêque Ruggeri Ubaldini a fait mourir de faim le Comte Ugolino della Gherardesca Ugolino et tout sa famille, suscite de vifs débats politiques et religieux avant de dévier sur la théorisation de la Raison d’Etat… ^^
On insiste ensuite sur la sensibilité de Giovanni de Médicis, mais aussi la fascination crypto-yaoiste exercée par Cesare sur Raffaele Riario, le premier intriguant avec le second pour mieux le démasquer (une affaire spéculation sur une denrée rare et chère : le sucre !), tout en nous présentant les enjeux de la Reconquista finissante… Ce qui nous amène à rencontrer un dénommé Cristoforo Colombo qui avec l’aide des souverains espagnols compte bien se lancer dans de grands découvertes… ^^
Mais le point d’orgue de ce tome, c’est la rencontre de Cesare Borgia avec Laurent le Magnifique, Léonard de Vinci et Savonarole… (Ah oui, il y a aussi un certain Niccolò Machiavelli qui traîne également par là ^^)
Cesare est brillant de charisme, mais assume pleinement sa part d’ombre que nous découvrons en même temps qu’Angelo… C’est Miguel, son garde du corps marrane qui fait à la fois office d’ombre et de double qui va nous expliquer son ambivalence, source d’interrogations pour ses alliés, sources d’inquiétudes pour ses ennemis. Le manga monte très rapidement en puissance, et on dépasse puissamment le cadre d’un school life à la Renaissance !
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BazaR
  13 juillet 2016
Que de raisons de se réjouir dans ce tome !
Les affrontements politiques complexes entre Borgia, Della Rovere et Médicis d'abord. Chacun avance ses pions dans le but de serrer son adversaire comme au jeu de Go. Des alliances se scellent. Des inimitiés mortelles sont clairement exposées, la plus forte à travers l'échange à mots semi-feutrés entre les cardinaux Rodrigo Borgia et Giuliano Della Rovere. Seigneur ! quelle haine et quel brio !
Le débat politique à l'université de Pise ensuite, entre Cesare Borgia, Giovanni de Médicis et Angelo da Canossa, portant sur la façon de gouverner et la prise en compte ou pas du bonheur du peuple dans l'équation. Un débat digne de Machiavel, même si employer ce nom est à ce moment encore anachronique.
Les décors nouveaux qui nous éloignent de Pise. On visite Rome et Florence. Fuyumi Soryo a l'incroyable courage de dessiner l'intérieur de la chapelle Sixtine avant les fresques de Michel-Ange, et de reproduire le tableau de Botticelli « le Printemps ». Cela paie : ces dessins sont sublimes.
Les rencontres enfin. On croise Christophe Colomb qui convoie des marchandises pour les Borgia et envisage sérieusement son voyage pour Cipango. On rencontre Laurent de Médicis qui s'allie commercialement avec les Borgia et un Savonarole prêt à déchainer la violence sur les juifs et les puissants. Mais surtout, on a droit à un magnifique tête-à-tête entre Cesare Borgia et Léonard de Vinci, chacun étonnant l'autre par ses capacités. Ce manga nous permet de placer les uns par rapport autres au sein de la tapisserie de la fin du 15ème siècle, tous les personnages historiques que l'on a l'habitude d'évoquer séparément en général, et dont on ne sait finalement pas vraiment s'ils sont contemporains.
Le portrait de César Borgia est de plus en plus complexe. Diplomate avisé, jeune homme flamboyant, acceptant le concept de gouvernement quasi dictatorial du Prince parfois amené à user de violence (« il n'y a que les florentins pour penser pouvoir mener un peuple au pinceau et au luth »), et pourtant vouant aux gémonies les dominicains et leur manières de maintenir le peuple dans la misère pour mieux les enchainer à l'obéissance à Dieu. Complexe, je vous dis.
Un excellent moment de culture et de détente mélangées.
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Eve-Yeshe
  27 mars 2014
Angelo DA CANOSSA apprend peu à peu que l'enfance de Cesare a été difficile. Son père n'est autre que le cardinal Rodrigo BORGIA qui a « fait une entorse » à ses voeux de chasteté, donc la mère de Cesare est considérée comme une putain. Tout petit, il en a été séparé pour recevoir une éducation digne de ce nom, mais au prix d'une énorme souffrance. Sa mère lui manque tant, qu'un jour Rodrigo ramène avec lui un enfant du même âge et ils vont devenir très proches : Miguel.
Cesare a emmené Angelo de l'autre côté du fleuve et les choses ont failli se terminer de façon tragique. le deuxième tome s'ouvre sur les regrets d'Angelo qui va retrouver Cesare dans la cathédrale de Pise pour s'excuser.
Cesare lui explique alors comment fonctionne les clans à Rome. On voit donc apparaître tous les protagonistes : Rodrigo Borgia qui veut être le futur pape, le cardinal DELLA ROVERE qui vise la tiare aussi, et qui intrigue par l'intermédiaire de Monseigneur RIARIO (qui héberge Cesare, on s'en souvient) et de l'autre côté la Fiorentina avec Lorenzo DE MEDICIS dont le frère et un fils ont été assassinés sur l'ordre de DELLA ROVERE et son fils Giovanni. Tout ce petit monde complote tandis que le pape .
Pendant ce temps, Miguel oeuvre dans l'ombre, avançant ses pions pour que son père soit élu.

Ce que j'en pense :
L'intrigue se met en place et dans ce deuxième tome, on a une place prépondérante laissée à l'histoire, les alliances entre les grandes familles, les haines, donc on voit de plus près les cardinaux dont les visages et les corps sont bien plus imposants, au niveau du dessin : autant la silhouette de Cesare est fine, harmonieuse avec son visage d'adolescent presque encore, autant Rodrigo est massif, imposant, austère et il en est de même pour DELLA ROVERE ou RIARIO, Lorenzo est différent, plus élégant.
On voit la chapelle Sixtine comme l'a imaginée Fuyumi Soryo avant sa transformation par Michel Ange, avec un gros travail de rechercher au niveau historique. Les bâtiments sont toujours aussi beaux que l'on soit à Pise (T1) ou à Rome comme ici.
On voit apparaître Christophe COLOMB qui vit du commerce et commence à envisager son départ pour « les Amériques », essayant de recruter des marins. En fait on s'attend à voir apparaître toutes les personnes ayant eu une influence à cette période et on n'est pas déçu….
On aborde aussi la Reconquista qui risque de modifier les échanges commerciaux, donc les spéculations.
La magie opère toujours, les dialogues sont plus compliqués car l'Histoire entre par la grande porte, on n'est plus dans les querelles estudiantines même si on assiste à une joute verbale intéressantes entre les étudiants en cours.
Ce deuxième tome se déguste comme le premier, avec gourmandise ; on n'a pas envie d'avancer trop vite, les décors sont beaux les personnages riches en couleurs (2 planches sont en couleur) et on a envie de s'y promener avec Cesare dont le sens aigu de la politique, du commerce nous laisse admiratif étant donné son jeune âge.
J'attends le troisième avec impatience !!! il est sur ma table de chevet bien-sûr !!!
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Under_the_Moon
  14 juillet 2015
Que du beau monde dans ce deuxième tome ! Christophe Colomb, Leonard de Vinci, et nous faisons enfin la connaissance de Rodrigo Borgia, le père de Cesare - le héros éponyme donc. Mais plus que le cardinal, c'est surtout ses alliées et ses ennemis que nous nous familiarisons.
Ah le pouvoir... Celui pour qui tous sont susceptibles - et prêts ! - de périr. Heureusement, les Médicis et surtout les Borgia sont passés maîtres dans l'art de comploter, manipuler, manigancer et acheter les alliés qu'il faut à n'importe quel prix. le but ? S'élever dans les plus hautes sphères du pouvoir et placer ses "pions" (simples alliés ou membres de la famille) à des postes stratégiques. Et pour le garder, peut-on se dire que la fin justifie les moyens ? Visiblement, les Borgia ont décidé que oui !
Borgia : un nom qui fascine autant qu'il fait frémir, et ce deuxième tome ne va pas démentir ce fait. Plus d'intrigues et plus de complots qui s'invitent au Vatican. On s'enfonce de plus en plus dans les coulisses de pouvoir et tout ce qu'il faut pour le garder... Et ce n'est pas Dante et sa Divine Comédie qui contrediront ces familles .
J'ai encore plus aimé ce tome que le précédent, peut-être parce qu'Angelo l'ingénu passe au second plan et cette fois c'est Cesare qui est mis en avant. On apprend aussi des choses intéressantes sur l'ascendance de Miguel le serviteur de Cesare. Et on comprend pourquoi il est encore plus révulsé que les autres par les discours des fanatiques religieux.
Et les graphismes sont toujours aussi saisissants. Une jolie visite guidée dans le Pise de la Renaissance ! Et les scènes de batailles sont ici beaucoup plus dynamiques.
Vite le troisième tome !
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Tatooa
  19 septembre 2019
ça s'améliore !
Le scénario devient plus intéressant, l'intrigue s'approfondit.
D'ailleurs on suit davantage Cesare qu'Angelo, dans ce tome 2, ce qui explique sans doute qu'il m'a plus intéressée, car ce personnage est bien sûr plus creusé et plus complexe.
Sa présence chez l'archevêque Rafaelle Riario prend une dimension nouvelle, dans ce cadre.
J'admets que les dessins sont beaux. Mais ressemblent toujours à des exercices de perspective ou de reproductions de décors (et comme c'est ce que je fais, je sais de quoi je cause). Il y a peu de "présence", peu de personnages, hormis dans quelques cases assez rares.
Les expressions des personnages sont très répétitives, assez figées, aussi. Le regard en coin de Cesare, le demi-sourire de Miguel, l'air ahuri d'Angelo, la tronche fermée du fils Médicis, etc etc... (ah non c'est vrai, quand il se prend le bec avec Cesare pendant le cours, là au moins ça change, lol).
C'est vraiment dommage. Si je compare avec par exemple les dessins de la BD "Médicis" sur un scénario de Peru (le premier tome, Cosme l'ancien), il y a une énorme différence dans la "vitalité" qui se dégage des dessins, pourtant tout aussi excellents... C'est pour ça que je n'apprécie pas vraiment les dessins de ce manga. Il me manque "la vie" que j'attends quand je lis une bande dessinée...
Bon bref j'arrête de m'étaler sur le sujet, j'ai jusqu'au tome 4, donc je vais au moins lire jusque là. Si le scénario m'accroche, j'achèterai peut-être la suite...
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critiques presse (1)
Bedeo   15 mai 2013
Riche en intrigues, le scénario a des sources où puiser des éléments. Et, en effet, l’histoire ne manque pas de ressorts.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   11 juillet 2016
Le véritable problème, c'est que cette situation a été créée de toutes pièces par l’Église, par les dominicains!
Ce sont eux qui enfoncent des pauvres hères toujours plus loin dans la misère! Ils usent et abusent du nom de Dieu pour les aveugler et masquer leur véritable planche de salut.
...
S'ils voulaient vraiment les tirer de leur détresse, ils ne se contenteraient pas de leur jeter leurs restes en pâture. C'est d'une éducation, d'un travail que ces malheureux ont le plus besoin!
Mais les prêcheurs ne s'y risqueront pas. Car si les pauvres devenaient riches, ils cesseraient de croire à l'Enfer! Et seule la peur de l'Enfer pousse les hommes à implorer la miséricorde de Dieu. C'est elle qui confère au clergé toute sa puissance!
+ Lire la suite
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goodgarngoodgarn   13 mai 2014
"- C'est d'une éducation, d'un travail que ces malheureux ont le plus besoin ! mais les précheurs ne s'y risqueront pas...
Car si les pauvres devenaient riches, ils cesseraient de croire à l'enfer ! Et seule la peur de l'enfer pousse les hommes à implorer la miséricorde de Dieu. C'est elle qui confère au clergé toute sa puissance !
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   12 juillet 2015
Nombreux sont les ecclésiastiques qui ignorent tout de la bonté et de la noblesse que le port de la robe impose... Qui sait combien de victimes leur cupidité a déjà fait ?
Pire, ils succombent d'autant plus facilement aux tentations et à l'appât du gain que leurs charges sont hautes...
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AlfaricAlfaric   08 avril 2015
La traduction latine de « L’Ethique à Nicomaque »… Aristote y effleure le sujet de la souveraineté, qu’il estime accessible par trois chemins : la lignée, la force… ou l’intelligence ! Nous autres Médicis ne sommes pas de sang royal, nous n’avons pas non plus la force nécessaires pour lever une armée… Mais nous disposons du savoir de l’intelligence que le philosophe présente comme aptitude à gouverner les peuples.
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AlfaricAlfaric   09 avril 2015
Le peuple n’est libre de rien. Le seul choix qui ait est de se soumettre ou de se révolter ! Ignorer les tourments de l’hésitation, c’est pour les faibles le seul moyen de survie.
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