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ISBN : 2355925542
Éditeur : Ki-oon (04/07/2013)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, un lieu d’intrigue et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à la rencontre de Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ? Rivalités entre les différentes factions de l’université, dangers de la vie quotidienne de l’époque, machinations politiques et lutt... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
02 décembre 2015
Et bien, si on m'avait dit un jour que j'allais autant kiffer un manga plutôt orienté shojo… ^^


Pas mal de dialogues dans ce tome 4, destinés à étoffer le relationship drama de la série… Un tome de transition à nouveau ?
Les 3 premiers chapitres ne sont là que pour introduire le personnage de Lucrezia, la petite soeur de sinistre réputation qui ici tient tout de la chérubine, tantôt rieuse tantôt boudeuse… Une fois de plus on sent l'orientation shojo de la série : dans un shonen les personnages ont les cheveux lisses, dans un shojo ils ont les cheveux bouclés… ^^
Retour au présent où Angelo surprend des inconnus en train de mettre le feu au chantier de manufacture hispano-florentin… Les Dominicains sont les premiers soupçonnés, mais Cesare a mis les choses au clair avec Niccolò Machiavelli et pour lui il est grand temps d'éradiquer les rats qui commencent à se faire trop bruyants !
Dans un premier temps, il préfère temporiser pour avoir toutes les cartes en main et il pousse ses pions en avant lors d'un dîner donné au palais de Raffaele Riario (qui fait la part belle aux discussions artistiques certes, mais qui évoque aussi les drames vécus par les familles Borgia et Médicis, avec la mort de Pedro Luis et la conspiration des Pazzi).
Dans un deuxième temps, il se travestit en roturier et oblige Angelo à l'accompagner aux fêtes urbaines commémorant le souvenir des croisades… Force est de constater qu'il s'amuse comme un petit fou : cracher des noyaux prunes sur un gros marchand, apeurer des actrices en train de se changer sous leur tente, se prendre la tête avec un ménestrel au sujet du personnage de Saladin, relever le défi d'archerie d'un homme du peuple, démasquer un bonimenteur de foire, admirer les produits de l'artisanat local… ^^
La conclusion est plus sérieuse : Cesare conspue les notables romains qui laissent leurs sujets dans la pauvreté et l'ignorance, et Cesare admire les notables florentins qui veulent éclairer et élever leurs citoyens… C'est l'heure de l'Humanisme et de la réhabilitation de la culture et des valeurs antiques !
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Relax67
04 janvier 2017
Ce quatrième tome voit, enfin, l'entrée en scène de Lucrezia Borgia dans le manga. Et Fuyumi Soryo ne la loupe pas, cette entrée, nous proposant un dessin couleur double page de Cesare assis dans un canapé, sa soeur à ses pieds, tous les deux jeunes adultes (donc plus tard que dans le récit) observant l'objectif, le regard sérieux pour l'un, aguicheur pour l'autre. Leurs costumes dorés de magnifique facture explosent sur le fond sombre de la pièce. Cette image fantastique, j'ai eu du mal à la lâcher pour poursuivre le manga.
La première partie est donc consacrée à Lucrezia, et l'on oublie un peu la politique pour découvrir cette gamine fascinée par son grand frère. On en profite pour découvrir avec elle le palais des Borgia, dont l'auteur ne se prive pas de nous dessiner les plus beaux aspects. Mais la réalité ne reste pas bien loin derrière la silhouette naïve de Lucrezia, l'entourage féminin de son père le Cardinal Rodrigo s'avérant assez comploteur pour gagner ou rester la première près de lui.
Mais on finit par retourner à Pise où Angelo est confronté à des déconvenues sur le chantier de la manufacture. Je n'en dirai pas plus, sauf que l'adversité aux Borgia ou aux Médicis se met en action.
Les deux éléments les plus intéressants dans ce volume, à mon sens, sont d'une part la naissance d'un début de méfiance d'Angelo envers Cesare (méfiance qu'a fait germer ce cher Miguel) et la balade incognito de Cesare, guidé par Angelo, à la fête populaire en commémoration du départ des Croisés de Pise plusieurs siècles plus tôt. Pour une fois, Cesare est plongé dans un environnement qu'il ignore totalement et commet bourde sur bourde. C'est jouissif !
Il m'a fallu quatre tomes pour remarquer une technique que Fuyumi Soryo utilise à foison lors des dialogues : souvent un interlocuteur prononce une phrase plus ou moins innocente ou intelligente, et l'autre reste sans voix, réagissant uniquement à travers une case avec gros plan sur un visage dont on ne sait s'il se demande s'il a bien entendu ou si il va se mettre en colère. Puis l'une des cases suivantes voit revenir le sourire sur le visage e l'autre, et le dialogue reprendre. On voit cela ici entre Lucrezia et Cesare, entre Angelo et Miguel ou entre Angelo et Cesare. C'est une constante de communication chez Soryo.
Un très bon tome encore une fois, plutôt porté par des éléments annexes à l'intrigue principale sans que l'on ait l'impression de perdre son temps. Décidément un très bon manga historique.
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Eve-Yeshe
27 avril 2014
Dans ce tome 4, nous faisons la connaissance de …. Lucrezia bien-sûr, qui vit à Rome avec son père et qu'il est question de marier.
On voit l'entourage féminin de Rodrigo Borgia : Giulia qui fait office de dame de compagnie de Lucrezia, a été élevée en partie par Rodrigo à la mort de ses parents, comme une grande soeur en apparence.
Adriana, la préceptrice austère, qui veut éloigner le plus possible Lucrezia de Cesare car l'admiration de la petite fille pour son frère la dérange.
En fait, elles sont toutes les deux très proches de Rodrigo, qui est sous leur charme et donne l'impression de se faire mener par le bout du nez. Rodrigo est en adoration devant sa fille et a tendance à accéder à toutes ses demandes. Lucrezia se morfond car Cesare avait promis de lui écrire avant son départ pour Pise et il ne l'a pas fait.
Les intrigues à la Fiorentina avancent, Cesare travaille pour faire élire son père à la papauté. Pour cela il faut éloigner DELLA ROVERE (qui désire la mort de Cesare) et rapprocher les MEDICIS de leur ennemi, l'archevêque de Pise, Mr RIARIO, via la manufacture de tissu.
Les travaux à la manufacture avancent très bien sous la surveillance d'Angelo. Mais un soir de grand vent, celui-ci ayant peur qu'un incendie se déclenche à partir un feu mal éteint, se précipite sur le chantier (prémonition ?) et un bâtiment est en flamme et il voit s'enfuir des hommes en robes de bure noire qu'il prend pour des Dominicains, l'un deux l'agresse au passage…..
Il va donc falloir éclaircir l'énigme et trouver le commanditaire de l'incendie criminel….

Ce que j'en pense :
Ce tome 4 est tout aussi passionnant que les trois précédents. Tout d'abord parce que la connaissance de l'entourage de Rodrigo Borgia à Rome, s'affine avec l'apparition de Lucrezia, jolie petite fille à la chevelure toute aussi blonde que la crinière de Cesare est noire.
Au passage, on en apprend davantage sur le rôle des femmes à cette époque, elles doivent être jolies, pas trop intelligentes (les connaissances notamment scientifiques que Lucrezia a acquise auprès de Cesare indispose au plus haut degré sa préceptrice) et leur mariage doit rapporter quelque chose de substantiel à la famille, il n'est pas question d'amour mais d'alliance politique.
On retrouve les intrigues pour amener Rodrigo à la papauté mais, ce n'est pas aussi facile qu'on pouvait le penser dans les tomes précédents : Laurent de MEDICIS a une santé déclinante, donc, il y a urgence. L'incendie de la manufacture montre que quelqu'un dans l'ombre veut à tout prix empêcher le projet d'aboutir.
Fuyumi Soryo utilise beaucoup les flash-back pour évoquer des évènements ou des conversations passées et c'est très réussi. Une grande dame du manga. On prend vraiment du plaisir à lire, à admirer les dessins, je lis lentement, je relis pour déguster au maximum.
Note : 9/10
pour en savoir plus : cf. mon blog j'espère que l'opération masquer a marché cette fois-ci !!!!!

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Under_The_Moon
30 août 2015
" Je ne connais personne de plus outrecuidant, de plus arrogant... Ni de plus fier que lui ! "
Aah ! Enfin l'image un peu trop lisse et trop contenu de Cesare Borgia s'effrite de plus en plus. Nom pas que le nom Borgia évoque un Saint, mais quand même.
Cette fois-ci, la petite Lucrezia entre en scène. Rien de bien extravagant puisqu'elle n'a que 11ans pour l'instant ; mais sa réputation historique la précède... de même qu'avec sa dame de compagnie, Guilia, qui est aussi - accessoirement - une conquête de Rodrigo Borgia , on voit que les manipulations arrivent aussi du côté des femmes.
Ce tome est dans la lignée du précédent, mais j'attends encore "l'explosion".
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MissG
01 février 2014
Dans la famille Borgia, je demande la fille : Lucrezia.
C'est avec elle que s'ouvre ce quatrième volume, une façon de la mettre en scène et de présenter la relation qu'elle entretient avec son père mais surtout avec son frère, l'auteur ayant choisi de donner une dimension incestueuse à celle-ci mais pas forcément dans le sens où l'on a l'habitude de l'entendre : "Pourquoi une soeur ne peut-elle épouser son frère ?".
Ici, c'est Lucrezia qui est sous le charme de son frère : "Mon frère il est formidable, Il connaît tellement de choses !", comme tout le monde, et qui a du mal à trouver sa place, ayant peur de son prochain mariage résultant uniquement d'un jeu d'alliance pour servir les intérêts de son père.
Autant dire que l'éducation de la jeune Lucrezia laisse quelque peu à désirer, entre une gouvernante qui lui sert des phrases sur le mariage d'un tel lieu commun : "L'essentiel pour une femme, c'est de savoir se faire aimer et rendre son amant fou d'elle, devenir à ses yeux le plus précieux des trésors !", avec une dimension hypocrite puisqu'elle est la maîtresse du père de Lucrezia et que son mariage a uniquement été fait pour cacher cette relation !
Pendant ce temps à Pise, Miguel continue de mettre Angelo en garde sur Cesare : "Tu risques un jour de tomber de haut ! [...] Disons juste que tu devrais éviter de le mettre sur un piédestal comme tu le fais. Il n'est pas le parangon de vertu que tu sembles imaginer !".
Angelo est clairement trop naïf et se fait manipuler trop facilement malgré les mises en garde de Miguel.
Le devenir de ce personnage est à plus d'un titre intéressant à suivre, Cesare Borgia en a conscience : il l'utilise tout en gardant à l'esprit qu'un jour Angelo pourrait le trahir mais sans le vouloir. Angelo est un pantin qui offre au lecteur un éclairage sur cette époque et le personnage de Cesare Borgia mais dont il aurait mieux fait de s'abstenir de le rencontrer et de chercher à nouer une amitié avec lui.
Ce monde n'est pas le sien et il n'y a pas sa place il est plus heureux et à son aise au milieu des ouvriers, Cesare en a conscience, c'est pour cela qu'il l'utilise, allant même jusqu'à inverser les rôles dans la dernière partie.
En effet, Cesare décide de faire une escapade dans le peuple en se faisant passer pour un membre de la Fiorentina.
Accompagné d'Angelo il va se mêler à la population, y découvrir l'insouciance bien qu'il n'arrive pas à cacher sa vraie nature et son arrogance.
Cette partie n'est pas innocente et marque sans nul doute un basculement dans l'histoire et dans la vie de Cesare Borgia, laissant penser que les choses vont aller en empirant, que la noirceur déjà présente dans le troisième volume le sera encore plus et que le temps de l'insouciance, si tant est que Cesare Borgia ait un jour été insouciant, est bel et bien fini.
Miguel, très dévoué à Cesare, porte pourtant sur lui un regard lucide et dur : "Il est doté d'un talent exceptionnel, c'est un fait. Mais humainement, je doute de sa perfection !", cela laisse entrevoir la montée de Cesare mais également sa chute et sa ruine, comme Machiavel en parlera dans son ouvrage, ce dernier fait d'ailleurs l'objet d'une note très détaillée et intéressante en fin de volume, apportant un autre éclairage sur la relation entre ces deux hommes.
Miguel est un personnage intéressant car il vient contrebalancer l'admiration d'Angelo et fait s'instaurer le doute dans l'esprit du lecteur qui commence lui aussi à se méfier et ne se laisse plus abuser par la fumée envoyée par Angelo.
Quant à la qualité des dessins, elle est toujours au rendez-vous tout comme la perfection du scénario qui devient, si cela était encore possible, plus intéressant à chaque tome.
Fuyumi Soryo signe avec "Cesare" un manga de très grande qualité, à la fois par les dessins et les recherches documentaires faites pour l'élaboration du scénario.
Une série qui continue de tenir ses promesses et que je découvre avec grand intérêt.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Les critiques presse (1)
Bedeo12 août 2013
Du même acabit que les précédents tomes, ce nouveau volet continue à nous intriguer, toujours plus, devant la destinée de Cesare Borgia aussi doué que manipulateur.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
ClioInoClioIno21 juin 2017
Maintenant que tu maîtrises la danse... Tâche aussi de soigner ton latin ! Sa pratique est indispensable à la diplomatie... où que tu ailles après tes noces, il sera ton meilleur allié !
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AlfaricAlfaric14 décembre 2015
- Ouvrir ses portes aux peuple pour l’instruire… A Rome, un tel prodige serait inconcevable ! A l’Académie de Rome, les nobles ne se mélangent pas aux roturiers !
- C’est pourtant une République, au même titre que Florence…
- Rome n'a de république que le nom ! Là-bas, les puissants conservent encore la nostalgie de l'époque féodale… Lorenzo de Médicis a su réformer l’ordre établi… Un prince éclairé, et c’est tout un monde qui change de visage !
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AlfaricAlfaric06 décembre 2015
- J’ai le sentiment que plus le temps passe, moins je comprends Cesare ! J’ignore s’il est aimable ou détestable… Bon ou mauvais… Mais il y a une chose que je tiens maintenant pour sûre ! C’est que quoi qu’il fasse, il agit sans la moindre malice ! Parfois j’ai l’impression d’être une balle dans les pattes d’un chat…
- Je pense que tu as assez bien cerné le personnage ! Ce qui est certain, c’est que s’il a jugé opportun de t’apprendre à manier une arme, c’est qu’il a cessé de te considérer comme une menace potentielle !
- Pardons ?
- Rien… Oublie !
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Relax67Relax6701 janvier 2017
Cesare juge les gens sur un seul critère : leur utilité., leur capacité à travailler pour sa cause. Il n'aurait aucun état d'âme à se comporter en ami avec la pire des crapules si cela pouvait servir ses intérêts.
Mais à sa décharge, depuis sa plus tendre enfance, toute son éducation vise à faire de lui un stratège dépourvu de scrupules.
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AlfaricAlfaric06 janvier 2016
- L’intelligence et la technique des artisans sont décidément remarquables !
- Sans ces deux qualités, les artisans ne gagneraient pas un quignon de pain…
- C’est vrai… Il en va donc de leur survie !
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"Marie-Antoinette, la jeunesse d'une reine" - Bande annonce
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