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ISBN : 2344012389
Éditeur : Glénat (21/09/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Vienne, 1770. La jeune Antonia, fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche, entreprend un voyage pour vivre auprès de son mari, le dauphin de France Louis-Auguste.

Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, et pourtant ils se sont juré amour et fidélité afin de réconcilier leurs nations respectives.

Rapidement présentée à celui dont elle devra partager la vie, « Antoinette » se retrouve propulsée dans un nouveau monde : la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
03 novembre 2016
En feuilletant la première fois le Manga, j'ai eu la sensation de découvrir une nouvelle Sissi l'impératrice. Quelle terrible sensation !
Avec une lecture moins légère, je découvre que la vie de la princesse est une vraie galère :
La pauvre Marie Antoinette, à 12 ans, n'a de contacts, qu'avec les tantes aigries de son mari. Elle subit le protocole, elle est obligée de lire Bossuet ... La mangaka , Fuyumi Soryo aurait pu continuer la liste des cauchemars pour une adolescente : les messes, les confessions, les banquets...
Elle devient même, à son insu, le vecteur économique de louis XV.
Marie-Antoinette réussit par sa personnalité à batailler contre les contraintes de sa charge.
Ce portrait de Marie Antoinette rejoint la description Stefan Zweig .
Fuyumi Soryo a réussi à révéler les détails des architectures intérieures et extérieures ainsi que des vêtements d'apparat, sans écraser les scènes de dialogues.
Contrairement à la vie de la princesse, le style est léger, quelques scènes font sourire (par exemple : la méchanceté des tantes).
J'aurais bien aimé savoir comment Marie-Antoinette avait appris le français, comment l'accent Autrichien pourrait être rendu dans un Manga, ou voir la somptueuse tenue promise par Louis XV. J'aurais également apprécié voir quelques planches sur les Parisiens et leur niveau de vie, dont le décalage par rapport à la vie royale nourrira la Révolution.
Merci à Babelio et aux éditions Gléna pour cette généreuse intention.
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Relax67
19 octobre 2016
Je remercie Babelio et les éditions Glénat pour cette masse critique privilégiée. Ayant découvert le travail de Fuyumi Soryo récemment dans sa série Cesare, j'ai trouvé intéressante l'idée de voir ce qu'elle avait fait sur Marie-Antoinette.
Curieusement, ce manga est un one-shot. C'est plutôt rare à ma connaissance. En furetant un peu, j'ai appris qu'il est le fruit d'une collaboration entre les éditions Glénat, le Château de Versailles et l'éditeur japonais Kôdansha. le Château de Versailles cherche donc à diversifier ses produits dérivés et je trouve cette idée et le choix de Fuyumi Soryo comme auteur excellents.
Le seinen (chouette, je suis dans la cible) raconte donc une interprétation de la jeunesse de Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI. Dans l'idée, on est proche du film de Sofia Coppola. Dans le traitement, on est plus proche de Cesare.
L'auteur nous conte le déchirement du départ de Vienne, l'angoisse lors du voyage vers la France, l'adaptation, au départ difficile puis de plus en plus maîtrisée, à la vie à la Cour de Versailles et le rapprochement progressif entre les deux jeunes époux. On peut se laisser facilement prendre par la naïveté et l'innocence de la jeune Marie-Antoinette, pourtant capable de fulgurances de vérités qui étonnent son entourage. Elle agit exactement comme Angelo dans Cesare. le futur Louis XVI représente le beau gosse (oui, c'est un beau gosse pas rondouillard du tout dans ce manga) qui va guider l'innocente à travers les arcanes de la Cour et être lui-même bonifié par l'attitude de sa jeune épouse. On reconnaît là aussi le personnage de Cesare dans le manga éponyme. On se sent aussi assez proche d'un film comme Sissi Impératrice.
Le comportement des personnages principaux est donc calqué sur ceux de Cesare, adapté bien sûr car il n'est pas question ici de complots politiques mais plutôt d'intrigues de cour entre favorites et soeurs du Roi (Louis XV encore, à l'époque). Fuyumi Soryo ne peut pas s'étendre dans ce one-shot, et la brusquerie de la fin est sensible. J'ai senti qu'elle aurait bien voulu développer un peu.
Le miracle de ce manga ne réside cependant pas dans l'histoire, mais dans les décors fabuleux de précision, qu'ils soient extérieurs ou intérieurs, le souci du détail dans le dessin d'un fauteuil, d'un costume ou d'un tableau. C'est absolument fabuleux. J'avoue être resté complètement interdit devant plus d'une case. Fuyumi Soryo mets beaucoup moins d'effort sur les visages – proches de ceux de Cesare là aussi – ou les ombres, mais ses décors sont vraiment somptueux. Ce manga mérite d'être lu ne serait-ce que pour cela.
Je suis donc ravi de cette découverte qui me rappelle que j'ai encore plein de tomes de Cesare à lire, chanceux que je suis.
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Eve-Yeshe
22 octobre 2016
Fan enthousiaste de Fuyumi Soryo dont j'adore la saga « Cesare », consacrée à Cesare Borgia et sa famille, que je déguste lentement, pour faire durer le plaisir. Quand Babelio m'a proposé cette lecture, j'étais donc très impatiente de recevoir ce manga. Je remercie donc vivement mon site préféré ainsi que les éditions Glénat qui m'ont permis de le découvrir.
L'auteure choisit de commencer l'histoire par une scène presque idyllique durant laquelle la reine bavarde avec Louis XVI, à Trianon, à propos des ragots qui circulent à son sujet. La famille heureuse et insouciante, avec les trois enfants qui se disputent les faveurs du roi… et la reine se remémore alors son voyage vers un pays si différent du sien…
Elle nous raconte le départ de Vienne de Maria-Antonia, âgée de quatorze ans pour aller épouser le dauphin Louis-Auguste, futur Louis XVI. Elle sait qu'il s'agit d'un mariage politique et écoute les recommandations de Marie-Thérèse, avant d'entamer ce long voyage, dans un contexte sombre. Sa mère, peu réputée pour son empathie, semble redouter le pire. Seul, un de ses frères l'accompagnera pour la première étape.
Fuyumi Soryo a très bien illustré aussi la fameuse scène, à l'Ile aux Epis, au milieu du Rhin, zone neutre entre Kehl et Strasbourg, dans un pavillon où elle entre côté autrichien, abandonne tous ses vêtements, car tout doit rester dans son pays, et ressort entièrement revêtue de neuf. Maria-Antonia est devenue la dauphine Marie-Antoinette.
Elle nous montre une Marie-Antoinette, jolie, espiègle, rendue perplexe par le protocole rigide qui règne à la cour, mis en place par Louis XIV, dont l'ombre s'impose un peu partout, et qui s'ennuie avec les bavardages des filles de Louis XV, (qu'on appelait « Mesdames Tantes »), préoccupées uniquement par la maîtresse du roi, Madame du Barry. Elle a très bien restitué les yeux et le regard de la future reine.
Par contre, J'ai eu du mal à reconnaître dans le dauphin, grand et svelte, tel que l'auteur nous le présente, le futur Louis XVI bedonnant que j'ai gardé en mémoire. Il ressemble davantage à Cesare Borgia (ou à Brad Pitt) !!!
Fuyumi Soryo réussit à montrer son côté réservé, maladroit (cf. les scènes au lit) lorsqu'il s'adresse à son épouse, mais nous le présenter comme le prince charmant qui se laisse apprivoiser, charmer par la belle, lui expliquant la vie à Versailles… On retrouve un peu l'idée de Cesare initiant Angelo à la politique et aux intrigues).
Louis XV semble plus conforme à la réalité, de même que l'imposante Marie-Thérèse d'Autriche
J'aime bien ce côté rétrospective en général, donc, cela commençait plutôt bien, mais le tableau que nous brosse l'auteureest plus proche de « Sissi impératrice » que de la réalité, on baigne dans la romance, le conte de fées.
La trame m'a donc laissée perplexe, par contre le dessin est sublime, Fuyumi Soryo est toujours aussi proche du détail, elle retranscrit de façon minutieuse l'architecture de Vienne et de Versailles, les façades, les parquets, les meubles, les robes sont magnifiques, les chevaux qui paradent également. Elle a particulièrement soigné la représentation de la salle où à lieu le rite de « la remise de l'épouse » : on voit, accrochées aux murs, des tapisseries funestes consacrées aux amours malheureuses de Jason et Médée…
On s'attendrait à une suite, car cela se termine un peu en queue de poisson, mais il semblerait que non, car ce manga est une oeuvre commandée à l'auteure par l'éditeur Glénat, en partenariat avec Kodansha au Japon, ainsi que le château de Versailles.
C'est frustrant pour le lecteur. On laisse une adolescente qui a du mal à s'habituer à la Cour, mais on ne perçoit pas que la future reine va s'isoler et aller vers un destin tragique. J'avais prévu de lire la biographie de Stefan Zweig.
J'ai passé un très bon moment car les dessins sont sublimes, même si l'histoire est trop romancée à mon goût.
Note : 7,3/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Sando
08 novembre 2016
On est en 1770. Marie-Antoinette n'a que quatorze ans lorsqu'elle entreprend avec sa suite les trois semaines de voyage qui la conduiront à Versailles, où elle doit épouser Louis-Auguste, alors dauphin de France. Laissant derrière elle tout ce qu'elle a toujours connu : pays, patrie et famille, la jeune fille va devoir apprendre aux côtés de madame de Noailles à se conformer très vite au protocole et aux us et coutumes françaises et ce, en dépit de l'absurdité de certaines d'entre elles…
Marie-Antoinette va peu à peu découvrir que Versailles, derrière les dorures et la magnificence de son château, renferme en son sein une cour animée par l'hypocrisie, la médisance et la jalousie. Mais le plus déstabilisant reste encore l'attitude de son époux à son égard, dont la froideur et la distance ne font que s'accentuer et pourraient bien mettre à mal le fragile accord de paix passé entre la France et l'Autriche et qui repose en grande partie sur le mariage royal…
Je connaissais déjà le travail de Fuyumi Soryo que j'avais découvert dans l'excellent « Mars » et le fascinant « Eternal Sabbath ». J'étais donc impatiente de retrouver dans un nouveau registre, historique cette fois, cette mangaka talentueuse et de voir si ses dessins et sa narration me procuraient toujours autant d'émotions ! Malheureusement ce fût loin d'être le cas… Toute la difficulté lorsque l'on s'empare d'un sujet profondément ancré dans l'Histoire, c'est justement d'en restituer autant que possible la réalité en privilégiant les faits plutôt que l'imagination et l'interprétation personnelle… Or c'est ce réalisme qui m'a justement manqué dans de nombreuses situations, ôtant à l'histoire et aux personnages toute crédibilité !
Fuyumi Soryo a voulu axer son intrigue sur l'histoire d'amour naissant entre Marie-Antoinette et Louis-Auguste, les dotant malheureusement chacun de caractères pour le moins stéréotypés… D'un côté on retrouve la jeune ingénue, pleine de bonnes intentions et de naïveté, dont le charme vient à bout des coeurs les plus froids et de l'autre un beau souverain introverti et mystérieux, dont la froideur cache en fait une sensibilité touchante… Bref, autant d'éléments caractéristiques du shojo qui, plutôt que d'enrichir l'histoire la desservent en lui donnant un aspect que j'ai trouvé assez niais et peu probable étant donné l'éducation et le rang de ses protagonistes…
Les dessins quant à eux sont toujours aussi beaux et fin, malgré des expressions assez froides chez les personnages, caractéristiques chez Fuyumi Soryo. Les décors ainsi que les costumes sont particulièrement soignés et montrent un réel souci du détail. Malheureusement, cela n'a pas suffi à me convaincre de lire la suite… Je trouve dommage que ce premier tome reste aussi superficiel et que la mangaka n'ait pas réussi à rendre la tension du climat de l'époque, annonciatrice de la révolution à venir…
Un grand merci à Babelio et aux éditions Glénat pour ce partenariat !
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Under_The_Moon
25 octobre 2016
Marie-Antoinette fait partie de ces personnages historiques qui déchaînent les foules et les passions. Pour ma part, je n'en ai jamais fait partie, c'est la curiosité de voir comment le talent de la mangaka Fuyumi Soryo allait servir ce personnage qui a attiré ma curiosité en réalité.
Les graphismes sont parfois moins poussés que dans certains tomes de Cesare, mais certains plans du château de Versailles et du Trianon de la reine valent quand même le détour.
Cette biographie romancée de la reine décapitée par la Révolution fut pour moi une lecture intéressante dans la mesure où, grâce au regard nippon porté sur Marie-Antoinette, j'ai enfin compris (pas adhéré, juste compris) la fascination que ce personnage exerce sur certains passionnés d'histoire. Fuyumi Soryo a fait le choix de mettre en avant l'aspect attendrissant de l'adolescente déracinée, passionnée et spontanée qui s'est toujours sentie étouffée par le carcan de l'étiquette de la cour de Versailles.
Ce manga constitue finalement un récit d'apprentissages des caractères , très centrés sur les médisances et jalousies féminines et les brosse à reluire pompeux qui cherchent à tout prix à plaire pour se faire une place.
Le parti pris de se focaliser sur l'adolescence de Marie-Antoinette est sans doute une stratégie pour rendre ce personnage sympathique. Bien sûr un tel portrait est biaisé et laisse de côté une grande part de sa vie et les raisons pour lesquelles elle fut si honni du peuple français - on évoque très vite les pamphlets dont elle était l'objet , la faisant passer pour une incomprise,bon... C'est le choix de l'auteur, qui a sans doute voulu partager la compassion qu'elle éprouvait, après tout pourquoi pas, bien que cela soit discutable.
Je remercie Babelio et les éditions Glénat pour cette sympathique lecture.
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Les critiques presse (4)
Sceneario13 février 2017
Ce point de vue assez original prend des libertés avec la réalité historique, afin de rendre à Marie-Antoinette son statut de femme, une femme empreinte de tous les sentiments.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest03 janvier 2017
Une très bonne introduction à la biographie d'un personnage très souvent traité, toute en retenue, comme ses protagonistes.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD02 novembre 2016
Un volume unique, centré sur l'arrivée de la future Reine en France, et s'attachant surtout aux détails d'un quotidien de la Cour que la princesse découvre avec étonnement.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan10 octobre 2016
Que vous soyez féru d'histoire ou lecteur de mangas c'est l'occasion de (re)découvrir la période brillante de la cour à cette époque avec une nouvelle série bien prometteuse.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Relax67Relax6717 octobre 2016
[Marie-Antoinette] Mesdames m'ont tout dit! Madame du Barry est de pauvre naissance, son coeur est plein de souillure, n'est-il pas vrai?
Le fait que cette personne réside à la cour est une calamité, voilà ce qu'elles disent.
[Louis] Ainsi donc, pour vous, être né pauvre implique que la souillure soit en son âme?
Que la maîtresse du roi loge à la cour n'est pas une situation que j'approuve, en vérité. Mais qui peut affirmer que son âme soit sale, voyons?
+ Lire la suite
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pdemweb1pdemweb103 novembre 2016
De Marie-Thérèse d'Autriche à Marie Antoinette sur le point de partir en France :
- Antonia, pas de larmes en ce jour, voyons ! Tu pars rejoindre ton époux, c'est un jour de bonheur. Pour la dernière fois, montre au peuple ce qu'est une archiduchesse autrichienne
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ptitelily01ptitelily0109 octobre 2016
Mais je ne suis pas fâché.
Au contraire, c'est moi qui vous dois des excuses.
Ce soir-là, je me suis emporté, j'ai crié de façon indigne d'un homme.
Car...
Pour tout vous avouer..
Bien que j'essaie de le comporter en homme.
En réalité, je ne suis qu'un enfant.
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ptitelily01ptitelily0109 octobre 2016
Je considère toute insulte faite à ma femme comme faite personnellement à moi.
Dorénavant, je vous demanderais de surveiller vos paroles.
Commenter  J’apprécie          70
Under_The_MoonUnder_The_Moon22 octobre 2016
La chose la plus anormale devient une évidence pour peu que telle soit la volonté du roi.
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