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Critique de Relax67


Relax67
19 octobre 2016
Je remercie Babelio et les éditions Glénat pour cette masse critique privilégiée. Ayant découvert le travail de Fuyumi Soryo récemment dans sa série Cesare, j'ai trouvé intéressante l'idée de voir ce qu'elle avait fait sur Marie-Antoinette.

Curieusement, ce manga est un one-shot. C'est plutôt rare à ma connaissance. En furetant un peu, j'ai appris qu'il est le fruit d'une collaboration entre les éditions Glénat, le Château de Versailles et l'éditeur japonais Kôdansha. le Château de Versailles cherche donc à diversifier ses produits dérivés et je trouve cette idée et le choix de Fuyumi Soryo comme auteur excellents.

Le seinen (chouette, je suis dans la cible) raconte donc une interprétation de la jeunesse de Marie-Antoinette, reine de France et épouse de Louis XVI. Dans l'idée, on est proche du film de Sofia Coppola. Dans le traitement, on est plus proche de Cesare.
L'auteur nous conte le déchirement du départ de Vienne, l'angoisse lors du voyage vers la France, l'adaptation, au départ difficile puis de plus en plus maîtrisée, à la vie à la Cour de Versailles et le rapprochement progressif entre les deux jeunes époux. On peut se laisser facilement prendre par la naïveté et l'innocence de la jeune Marie-Antoinette, pourtant capable de fulgurances de vérités qui étonnent son entourage. Elle agit exactement comme Angelo dans Cesare. le futur Louis XVI représente le beau gosse (oui, c'est un beau gosse pas rondouillard du tout dans ce manga) qui va guider l'innocente à travers les arcanes de la Cour et être lui-même bonifié par l'attitude de sa jeune épouse. On reconnaît là aussi le personnage de Cesare dans le manga éponyme. On se sent aussi assez proche d'un film comme Sissi Impératrice.
Le comportement des personnages principaux est donc calqué sur ceux de Cesare, adapté bien sûr car il n'est pas question ici de complots politiques mais plutôt d'intrigues de cour entre favorites et soeurs du Roi (Louis XV encore, à l'époque). Fuyumi Soryo ne peut pas s'étendre dans ce one-shot, et la brusquerie de la fin est sensible. J'ai senti qu'elle aurait bien voulu développer un peu.

Le miracle de ce manga ne réside cependant pas dans l'histoire, mais dans les décors fabuleux de précision, qu'ils soient extérieurs ou intérieurs, le souci du détail dans le dessin d'un fauteuil, d'un costume ou d'un tableau. C'est absolument fabuleux. J'avoue être resté complètement interdit devant plus d'une case. Fuyumi Soryo mets beaucoup moins d'effort sur les visages – proches de ceux de Cesare là aussi – ou les ombres, mais ses décors sont vraiment somptueux. Ce manga mérite d'être lu ne serait-ce que pour cela.

Je suis donc ravi de cette découverte qui me rappelle que j'ai encore plein de tomes de Cesare à lire, chanceux que je suis.
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