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Hélène Morita (Traducteur)
ISBN : 2908957116
Éditeur : Le Serpent à plumes (01/11/1993)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Botchan, le " petit maître " créé en 1906 par Sôseki, est aussi célèbre dans la littérature japonaise que Cosette pour nous, ou Tom Sawyer pour les Américains.

Ce jeune professeur frais émoulu de Tokyo, en butte, dans un collège de province, aux tracasseries de ses élèves et aux manoeuvres de ses collègues, est le personnage central d'une savoureuse galerie de portraits, d'un conte moral plein de vigueur, où se mêlent le grotesque caustique et une éto... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Cacha
  30 novembre 2018
Ce roman, qui date du début du siècle passé, est resté célèbre au Japon. Nous suivons les mésaventures d'un jeune professeur de mathématiques tokyoïte nommé dans un collège de province, en butte aux railleries des ses élèves et à la malveillance de plusieurs de ses collègues.
Lors de cette lecture, j'ai saisi l'esprit de ce pays si opposé au nôtre sous bien des aspects, à l'époque où il s'ouvrait au monde occidental. La ville et la campagne y sont fort différentes, et pourtant ces frustes collégiens ne sont pas dénués de malice et leur professeurs d'une culture que ne possède pas toujours le jeune maître, plein d'impulsivité par ailleurs.
Ce livre m'a évoqué notre "Petit chose" car les tempéraments, les sentiments et les attitudes que dépeint l'auteur sont universels.
Je l'ai lu dans le cadre du thème proposé par le cercle des lectrices (et lecteurs comme d'habitude moins nombreux) de ma bibliothèque municipale.
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ATOS
  27 août 2018
Traduit du japonais par Hélène Morita.
Umami. La cinquième saveur. Comparer ce roman de Natsumé Sôseki à une saveur culinaire, quelle drôle d'idée...Et pourtant…Il n'y a pas qu'une saveur dans ce roman, devenu un classique de la littérature , un incontournable dans l'éducation nationale japonaise.
"C'est le goût le moins mystérieux du monde, la première saveur que connaît un bébé qui tête le sein de sa mère Laurent Séminel… "c'est le goût de ce qui est bon" tranche Chihiro Masui.
Alors revenons à cette saveur. Natsumé Soseki nous entraine à travers les déboires sociaux d'un jeune professeur, au sein d'une communauté provinciale. Cest un régal de lecture tant chaque personnage acquiert sous la plume virevoltante de Soseki une silhouette savoureusement bien trempée. Roman picaresque. Salé, sucré, acide, amer. Tout semble réuni. Mais il y a sans doute une une autre saveur révélatrice. Révélatrice peut être d'un inébranlable conservatisme. J' y vois un certain pamphlet à l'encontre de la société japonaise du début du vingtième siècle qui connaissait alors mutation, ouverture, chamboulement de l'ordre de son empire éternel. Car à bien y lire, la morale de ce roman est bien la notion d'un retour aux sources qui paraît pour l'auteur être nécessaire, véritable valeur refuge, incarnée par le personnage de la bienveillante, et servante, Kiyo. le jeune professeur en étant confronté à l'hypocrisie d'une petite bourgeoisie de province voulant à tout prix sauvegarder les apparences tout en faisant montre de duplicité, de couardise, de vilenie , va peut à peu voir apparaître en lui une évidence : sa sauvegarde doit le pousser à revenir vers la vieille et protectrice Kiyo.
Soseki dénonce une société bicéphale, monstrueuse, qui ne veut garder de l'ancien monde ce qui pourrait lui mieux servir dans le nouveau.
Oui, mais voilà, les codes du Japon forment un tout inébranlable, ce n'est pas un jeu de rôles.
On ne peut jouer sur deux terrains à la fois. Il faut choisir son camp. Nouveau ou ancien. Pour Sôseki, selon moi, il ne s'agit pas de dénoncer la modernité, cela touche à la définition des valeurs portées par une civilisation, ou si le terme civilisation peut paraître un peu trop « relevé », disons à l'idée que renferme la notion de culture.
Peut être est-ce la raison pour laquelle nombre de jeunes japonais étudient cette oeuvre au cours de leur cursus scolaire. En raison de l'umami qu'il contient, de ce "goût de ce qui est bon", de cette saveur maternelle propre à une nation, saveur qui nourrit, et protège et qu'en retour, adulte, on se doit à son tour de protéger. J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce roman, qui décrit les stigmates d'un séisme culturel vécu par le Japon, et qui annonce les séquelles sous-jacentes à ce séisme, que nous retrouverons, quelques décennies plus tard, dans l'oeuvre de Mishima, entre autres.
Astrid Shriqui Garain

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nounours36
  28 février 2017
Nous sommes dans le Japon dans les années 1900. Botchan devenu orphelin, part étudier quelques années la physique à Tokyo. On lui propose à la fin de ses études, un poste de professeur de mathématiques dans une campagne reculée. Il accepte cette proposition ‘par défaut' n'ayant rien d'autre à faire ou signe du destin .

Le jeune professeur débarque dans cette bourgade de campagne ou bien évidemment tout le monde se connaît, cancane, se surveille. Il se fait remarquer rapidement par ses habitudes d'aller manger des boulettes de riz ou des nouilles. La vie se complique alors pour lui, il est sujet de moquerie pour ses élèves, et se trouver plonger dans les intrigues de ces collègues professeurs. Il en vient à donner des surnoms à ces collègues : Porc-Epic, Chemise Rouge, le Bouffon …
Le jeune professeur à la fois naïf et plutôt bagarreur, il est épris de justice, mais manque cruellement de culture, il est franc et droit dans un monde de sournois et de flagorneur.
Botchan, n'est pas le prénom de ce jeune homme, mais plutôt une appellation qui peut soit signifier ‘petit-maître', mais également ‘petit jeune homme, naïf'. En effet arrivant de la capitale, il arrive dans cette contrée de paysans avec beaucoup de condescendance et d'idées préconçues.
On découvre le Japon de la fin du 19e siècle qui amorce son arrivée dans le modernisme, avec l'absurdité de son système qui montre le déclin de la vieille aristocratie et du féodalisme. On note la fin de la guerre Chino-japonaise et la victoire du Japon sur la Russie.
Un roman très attachant, décrivant le parcours initiatique d'un jeune enseignant. Très drôle et en même temps très critique. Botchan, le héros est incroyablement naïf et puéril et a en même temps très confiance en lui. Il est, à la fois, attachant et énervant.
Lien : https://nounours36.wordpress..
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cmpf
  26 juillet 2014
Dans ce court roman écrit à la première personne du singulier, nous suivons le personnage surnommé Botchan Petit maitre. Il survole son enfance et nous parle surtout de sa première expérience de travail dans un collège de campagne, lui qui a grandit à Tôkyô.
Droit et voulant le rester, il se trouve impliqué dans des intrigues au sein du collège et peine à savoir qui est le bon et qui le méchant.
C'est mon deuxième opus de cet auteur et je pense qu'il y en aura d'autres.
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polarjazz
  02 novembre 2017
C'est le troisième roman que je lis de cet auteur et malgré son écriture un peu vieillot, je me laisse encore embarquer par l'atmosphère. Ses personnages ont une vie simple. Cette fois, Sôseki croque la vie d'un jeune enseignant de 24 ans qui après des études à Tokyo, part dans une contrée rurale afin d'éduquer des collégiens mal dégrossis. Il enseigne les mathématiques. Il rencontre ses collègues qu'il affuble très rapidement de surnom comme le Blaireau, le bouffon... Des amitiés se nouent des inimitiés se manifestent. Un microcosme de la société japonaise du tout début du XXème siècle. Une fête suite à la victoire contre l'empire russe (en 1905) dégénère en bataille rangée entre les élèves du collège et ceux de l'Ecole Normale.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
ignatus-reillyignatus-reilly   23 octobre 2010
Pour moi, je suis un peu faible du cerveau et je ne comprenais pas très bien ce que voulait dire le Blaireau. Si un professeur de collège ne devait pas fréquenter de boutiques où l'on sert des nouilles ou des boulettes de riz, je me disais que cette fonction ne convenait absolument pas à un gourmand invétéré de ma sorte. Que cette particularité fut attachée à ce travail, admettons... mais dans ce cas, ne vaudrait-il pas mieux spécifier d'entrée de jeu que le collège recherchait une personne détestant les nouilles et les boulettes de riz?
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polarjazzpolarjazz   01 novembre 2017
Quoi qu'il en soit, quel monde étrange où ceux pour qui vous ressentez une antipathie instinctive sont aimable et où des amis dont vous partagez les goûts se révèlent être des scélérats.
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cvd64cvd64   16 février 2018
Durant trois ans j’étudiai, ma foi, honnêtement mais je n’avais pas de dispositions particulières, et il était plus facile de calculer mon rang en commençant par le bas. Mais, chose admirable, les trois ans passés, j’obtins mon diplôme. En moi-même, je jugeai cela peut-être immérité mais n’ayant pas à récriminer à ce sujet, j’empochai mon diplôme, paisiblement
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falbalapatfalbalapat   15 août 2012
Lorsque j'y resonge à présent, cet acte m'apparaît comme une bévue due à mon irréflexion congénitale.
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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