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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
ISBN : 2877305120
Éditeur : Editions Philippe Picquier (26/10/2000)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Certains livres, parfois, semblent portés sur l'aile frémissante d'un oiseau. En voici un, né de la joie intense d'avoir échappé à la mort. En 1910, hospitalisé pour une grave maladie qui met ses jours en danger, Sôseki note au quotidien l'évolution de son état et ses réflexions. Choses dont je me souviens. Ce qu'il tente de retenir avec tant de hâte, malgré son extrême faiblesse, c'est bien sûr le miracle de la vie rendue, mais surtout la paix du cœur, la clarté pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sharon
  14 mars 2015
Est-ce un journal ? Presque. Un journal non pas tenu au jour le jour, un journal rétrospectif, qui raconte ce dont se souvient Soseki, mais aussi ce dont il ne se souvient pas.
Il reste six ans à vivre à l'écrivain japonais. Il souffre déjà, quand il écrit ce livre, d'un ulcère à l'estomac, la maladie qui va l'emporter et qui a bien failli l'emporter.
Les chapitres, nombreux, sont très courts, comme autant de répits laissés par la maladie. Il écrit aussi des haïkus, qui ponctuent son texte et offrent une respiration entre deux moments de souffrance. Même si l'écriture est extrêmement pudique, il ne peut pas ne pas parler de ce moment où il a failli mourir, et où il n'a que le témoignage de sa femme pour ses trop longues minutes où on le crut perdu. Sa plus grande souffrance n'est pas physique, elle est le reflet de la douleur qu'il a causée chez sa femme. Altruiste avant tout, lui que l'on protégea en lui cachant la mort d'un proche, emporté par la même maladie.
Choses dont je me souviens n'est pas facile à lire, et je conseille de ne surtout pas le faire d'une traite. Prenez le temps, faites des pauses, respirez, lisez d'autres livres entre temps. La sécheresse de ce style est celle des auteurs qui n'ont pas de temps à perdre en fioritures inutiles. Ou comment rester intime et pudique à la fois.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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mh17
  20 février 2019

Un peu déçue. Je m'attendais à plus de poésie, de sensualité. Ce sont plus des réflexions sous la forme d'un journal. le meilleur est dans les haikus et les kanshi qui parsèment la prose.
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Nikoz
  30 septembre 2015
La rencontre de la trivialité (de la finitude) et de la grâce (la spiritualité poétique) font l'incroyable charme de Soseki.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DidishaDidisha   07 mai 2015
Alors que sans le savoir j'étais considéré comme perdu par neuf personnes sur dix, tel un nouveau-né abandonné au milieu d'une vaste plaine, j'étais totalement insouciant. La vie sans chagrin ni angoisse ne me causait nul tourment. Simplement, allongé sur le dos, je constatais cette réalité, à savoir que j'étais en vie, et que je ne souffrais pas.
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grandcaffegrandcaffe   12 avril 2014
Les jours me semblent longs et doux
Comme les journées de printemps
Mes pensées coulent calmement
Comme un cours d'eau qui traverse les prés
D'une fleur posée à mon chevet
Un pétale s'est détaché en silence
Tandis que je sommeillais
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Clio1989Clio1989   10 novembre 2016
En fin de compte, à supposer qu'on ait réussi à composer un haiku ou un poème de qualité, la joie qu'en retire l'intéressé se résume à recevoir quelques remarques favorables de personnes aux goûts semblables, réputation flatteuse qui, une fois retranchée, ne laisse subsister qu'angoisse et souffrance.
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NikozNikoz   30 septembre 2015
Dans le village
Que la rosée recouvre
La maladie s'est apaisée
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Clio1989Clio1989   10 novembre 2016
Sans doute l'ombre du démon de la vie réelle est-elle toujours à hanter la recherche de la beauté
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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