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René de Ceccatty (Traducteur)Ryôji Nakamura (Traducteur)
ISBN : 2743605588
Éditeur : Payot et Rivages (01/11/1999)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 18 notes)
Résumé :

Le 210e Jour tombe en pleine saison des typhons. C'est le moment que choisissent deux amis pour entreprendre l'ascension d'un volcan en activité. Malgré la pluie, le vent, la fumée, la cendre et le terrifiant cratère qui gronde, atteindront-ils le sommet de la montagne ? Ces Bouvard et Pécuchet de l'alpinisme dissertent plus qu'ils n'agissent. Les sujets qu'ils abordent ne manquent pas de gravité. L'art de Sôseki consist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Clio1989
  09 février 2017
Ce petit livre est une quintessence de l'oeuvre littéraire de Sôseki, une petite sucrerie douce-amère..
Deux compagnons de voyage s'entendent pour escalader un volcan en activité. Leurs noms sont Kei et Roku, mais ils pourraient aussi bien porter un autre nom. L'un est bourgeois, l'autre est révolutionnaire, mais ils pourraient aussi bien avoir d'autres convictions, ou aucune. D'ailleurs n'est-ce pas déjà le cas ?
Qu'ils s'agisse de leur rencontre, des détails pratiques de leur voyage, de leurs grandes discussions ésotériques, des bribes volées à d'autres occupants de leur auberge, de leur ascension à proprement parler, du monde qui les entoure, rien ne fait sens, tout est ce qu'il est aussi bien que son contraire... mais aussi tout autre chose. Un 210e jour, évidemment. Ou peut-être le lendemain. Ou la veille.
Cette histoire est celle éternelle du serpent qui se mord la queue, ou bien est-ce le cercle de la vie, ou encore ce sentiment douloureux de n'être que ce qu'on est, c'est-à-dire relatif, et finalement tout à fait absurde, ridicule, risible.
Car c'est tout le génie de Sôseki d'avoir mis en scène l'absurde pour personnage principal, bien avant Eugène Ionesco ou Samuel Beckett. Sa constante est l'ironie, dernier recours du sage devant le manque de sens, de signification, et finalement d'absolu, dans le monde qui l'entoure et en lui-même.
Il met là en exergue son angoisse existentielle mais aussi artistique, son Weltschmerz, tout en maintenant un style impeccable, décidément à toute épreuve, y compris pour décrire une telle mise en abîme, vertigineuse.
« Sans doute l'ombre du démon de la vie réelle est-elle toujours à hanter la recherche de la beauté » (Choses dont je me souviens)
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le_Bison
  16 février 2012
Le 210e jour, par définition, tombe en plein mois de typhon. Les conditions climatiques sont des plus extrêmes pour ces deux randonneurs, amateurs et prétentieux : pluie, vent, fumée et cendres. Mais ces deux compères, Kei et Roku, causent plus qu'ils n'avancent. Un long dialogue incessant où les sujets de conversation passent du coq à l'âne anime leur cheminement vers les hauteurs. Tantôt graves, tantôt futiles ou excentriques, ce tête-à-tête n'est que trop rarement constructif et ne sert peut-être qu'à masquer l'angoisse des uns sur leur vie, sur la société, sur la condition humaine... Ces choses dont on se souvient...
Car d'escalade et de hauteur, il n'en est que trop rarement question. Savoir quoi manger à la prochaine étape apparaît comme le sujet primordial des préoccupations de ces messieurs. le udon n'est-il pas destiné au bas peuple ? Ne va-t-il pas me rester sur l'estomac, nuisant à la progression verticale. Et le soba ? Des oeufs à la coque, certes, mais point trop cuits, point trop crus. Entre le bouddhisme et le shintoïsme, une troisième philosophie se voit aborder : le tofûïsme ! Tout un programme gastronomique... Mais, tandis qu'ils s'approchent de ce qui pourrait être un cratère béant et en ébullition, les deux associés de cette déraisonnable aventure avancent, et de façon inconsidérée, à travers les herbes folles, sans cesser de blablater. Seraient-ils inconscients, prétentieux ou absurdes ? Leur présence m'apparaît comme ridicule et pitoyable au beau milieu de cette belle furie dévastatrice qu'est la nature sauvage. Toujours est-il que la démarche de ces pauvres randonneurs est sujette à sourire et dédramatise leur chevauchée héroïque. Il faut avoir une sacrée dose d'humour et d'abnégation pour arriver au but fixé.
Et ce discours sans discontinuité, verbiage illimité, me donne soif. J'ose à peine proposer une Ebisu à mon compagnon d'infortune, pour étancher cette sensation, car il est bien connu que l'Ebisu n'est point une bière.
Alors, êtes-vous prêt pour le Mont Aso ?
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Nico8
  27 janvier 2017
Franchement j'ai rien compris !!
J'ai emprunté ce livre en pensant passer un bon moment. Il n'en a rien été ! Et si je suis allé au bout du roman c'est uniquement parce-qu'il n'y avait pas beaucoup de pages.
Que pourrais-je dire sinon que les dialogues n'ont aucun sens et que j'ai suivi cette histoire aberrante sur le bord du chemin, complètement largué !
Peut être suis-je passé à côté de quelque chose ? Peut-être n'ai-je pas saisi un élément fondamental dès le départ ? ... Quoi qu'il en soit je n'ai rien compris et du coup pas retenu grand chose ! le 210° jour n'était surement pas mon jour !! :-)
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Sharon
  12 mars 2015
Ce livre n'est sans doute pas l'oeuvre la plus difficile de Soseki. Elle est relativement courte (moins de cent pages), ne comporte que deux personnages principaux, Kei et Roku, et est présentée sous la forme d'un dialogue.
Ces deux amis ont décidé de faire l'ascension d'un volcan en activité en pleine saison des typhons. Folie ? Pas du tout ! Ne leur a-t-on pas assuré qu'une femme était capable de le faire, même sous une pluie de pierres et de cendre ? Pourquoi eux n'en seraient-ils pas capables ?
Et bien… il faudrait déjà qu'ils aient quelques notions d'alpinisme ! Je ne dis pas que leur discussion ne soit pas intéressante, ni qu'ils manquent de culture (ils parlent aussi bien de la Révolution française que de Dickens) mais il est davantage question de ce qu'ils mangeront le lendemain que d'escalade. le tofu occupe une place de choix, et les oeufs à la coque aussi !
S'il est une chose indéfectible, c'est bien l'amitié qui unit ces deux hommes, en dépit (ou à cause ?) de leur chamaillerie. N'est-ce pas le principal ?
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kevindio
  26 août 2017
Des moments partagés, des discussions passionnées, une ascension courageuse, en bref, un joli roman sur l'amitié et tout ce qu'on peut vivre avec quelqu'un qui compte pour nous !
Lien : https://comaujapon.wordpress..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   16 février 2012
- Pour commencer, on se lève à six heures demain...
- A midi, on mangera de l’udon ?
- On verra le cratère du mont Aso...
- Tout en faisant attention à ne pas se laisser emporter et à ne pas se retrouver au fond du cratère...
- Face aux phénomènes vitaux de la nature la plus sublime, il faudra faire accéder notre esprit au grandiose et transcender les soucis de ce bas monde.
- Mais si tu transcendes trop, tu ne supporteras plus le monde après coup et finalement ce n’en sera plus que pénible. Là-dessus, mettons qu’on ne transcendera que juste ce qu’il faudra. Je ne crois pas que mes jambes me permettent de transcender des masses.
- Petite Nature !
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Video de Natsume Soseki (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Natsume Soseki
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort?
« Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch.
Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry.
Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous.
Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain.
Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. »
Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous.
Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces.
Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
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