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Elisabeth Suetsugu (Traducteur)
ISBN : 2877306437
Éditeur : Editions Philippe Picquier (26/02/2003)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Sôseki écrivit pour un journal le feuilleton de ses Petits contes de printemps en 1909. Au mois de mai de la même année paraissait Sanshirô. Sôseki est alors âgé de quarante-trois ans. Le titre même qu'il donne à ces très courts textes, fragments de journal intime entre un 1er janvier et un 12 mars, donne au lecteur une idée de l'ensemble du recueil même si la tonalité de chacun est différente, tantôt intime et familière, tantôt d'une drôlerie délicate, étrange, ou ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
04 décembre 2014
Dans ces brèves nouvelles écrites en 1909,Soseki raconte des petits fragments de vie,des souvenirs de jeunesse de sa propre vie ou celui d'un autre,au Japon ou en Angleterre où il y a séjourné deux ans.Il y mélange réalisme et fantastique où des détails de la vie quotidienne deviennent les protagonistes.Il n'y a pas à proprement parler d'histoire dans ces contes ,ceux sont plutôt des petits tableaux poétiques où la délicatesse de la touche,la finesse de l'observation,la précision et l'attention aux détails surprend,émeut et nous fait aussi sourire: cet ivrogne qui entouré de la foule déclare "je,j'suis un être humain!"(l'être humain),les traces d'incendie durant une tempête de neige,qui le lendemain disparaissent ne laissant qu'un"son presque imperceptible de koto"(l'incendie),cette magnifique description ,pur sensations visuelles d'un cortège d'enfants déguisés ,ceux de l'auteur(le cortège)....La lecture de ces vingt-cinq petits textes ne sont que du pur bonheur !A lire et à relire!
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CLAVIE
16 septembre 2012
Après avoir hésité longtemps, j'ai décidé de lire SOSEKI, auteur d'une époque japonaise que j'affectionne particulièrement, le début du 20è siècle. Indépendamment de cet aspect, ce livre regroupe des textes admirables aux antipodes de ce que le titre, comme la présentation laissent supposer.
Il ne pourrait pas exister aujourd'hui, regroupant des morceaux choisis du journal intime de l'écrivain. Aujourd'hui, le blog détruit ce genre de littérature avec tous ses caractères d'instantané, d'éphémère, ou de présentation standard. Il n'en est rien de ces Petits Contes de Printemps ; la méthode reste le même, mais le résultat s'avère sublime, original et très actuel sur le fond.
Par une écriture simple et gracieuse, l'auteur nous fait partager quelques moments d'intimité issus de sa vie personnelle. Il nous fait sourire parfois, nous fait partager son émerveillement d'autrefois, nous émeut le reste du temps. Il nous raconte ces scènes de vie que nous pouvons tous à priori connaître.
Nous sommes loin des univers déviants de la littérature contemporaine. Rien que pour cela, SOSEKI nous offre une belle bouffée d'oxygène. Il nous apprend aussi qu'une vie simple peut être source d'intérêts, de réelles réflexions sur l'absurdité ou le sens de la vie. Chaque ligne évoque s des couleurs, des parfums ou des musiques agréables transformant une réalité, parfois dure, en poésie pure, sans emphase.
Enfin, de façon plus terre à terre, j'aoute que la brièveté des récits permet de les lire partout et à tout moment.
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Tandarica
19 avril 2015
Pourquoi emmener ce livre sur une île déserte. D'une part, il est petit (on ne sait jamais, si d'aventure il faut se mettre à nager...), et les histoires aussi (pratique s'il faut s'arrêter pour surveiller le feu comme dans "Sa Majesté des Mouches"), qui ont d'ailleurs un peu le même format que celles d'Anton Holban. La plus représentative est peut-être celle de cet énorme kaki orange, mets raffiné et de premier choix et qui donne pourtant l'impression d'être un produit brut de la nature, le fruit d'un arbre sauvage d'une île déserte par exemple, un peu comme le style de l'auteur, souvent elliptique : le fruit brut d'une idée qu'on se fait du Japon, dont nous sommes habitués à apprécier le raffinement.
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kuroineko
24 janvier 2013
Ces très courtes histoires sont autant de fragments de la vie de Sôseki. Avec un sens aigu de l'instantanéité, il narre de minuscules faits déroulés soit au Japon, soit durant son voyage d'étude en Angleterre de 1900 à 1903.
Le ton se fait tour à tour humoristique, mélancolique ou pessimiste.
Dans les récits se passant au Japon, il donne à observer la vie des petites gens dans un Japon encore traditionnel mais où déjà perce l'influence occidentale.
La plupart des nouvelles sont marquées par le caractère d'impermanence et d'éphémère, récurrent dans la littérature japonaise.
Dans certaines histoires, comme "Le voleur" ou "Brasero", on retrouve des scènes ou des thèmes qui figuraient déjà dans "Je suis un chat".
Pourtant, je préfère Sôseki romancier plutôt que nouvelliste, malgré la poésie qui se dégage de ses courts textes.
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kathel
17 mars 2017
Ce livre, il faut d'abord en définir le genre, ni roman, ni recueil de nouvelles, ni de contes comme le laisse entendre le titre, il s'agit plutôt d'extraits de son journal, et comme le titre d'un autre de ses livres, de « choses dont il se souvient ». On y apprend qu'il a vécu un temps à Londres, et ce livre est marqué de l'écart à la fois entre Orient et Occident, et aussi entre monde ancien et monde moderne. Ainsi, dans le premier texte, lorsqu'au Nouvel An, des jeunes gens et un ami plus âgé lui rendent visite, au-delà des styles vestimentaires différents, on remarque aussi que les jeunes n'entendent rien à l'art du nô, que pratique son ami Kyoshi. Ce qui donne d'ailleurs lieu à une scène très drôle.
Bon, il faut admettre que la tonalité est plus souvent mélancolique, onirique ou déconcertée par les aléas de la vie que franchement humoristique. On y trouve des jeux d'enfants, une visite, le brouillard londonien, un rêve, la mort du chat de la maison, une histoire entendue, un souvenir, un paysage vu, un serpent menaçant… Les observations portent autant sur les paysages et le temps qu'il fait que sur l'être humain, et on voyage à Tokyo, à Londres ou en Écosse. L'auteur a l'art de rendre des atmosphères, de formuler des remarques autant sur le physique que sur le caractère, il observe ainsi avec curiosité la famille qui le loge à Londres. Il est aussi des plus intéressants de se familiariser grâce à ces pages avec le mode de vie japonais du début du vingtième siècle, et le vocabulaire qui s'y rapporte.
Ces petits textes sont plus à déguster tranquillement un à un, par curiosité, qu'à dévorer d'un seul coup. Ils évoquent un monde qui n'est plus, avec une langue vivante et ma foi assez contemporaine, mais il faut peut-être y voir un effet de la traduction. Je suis en tout cas satisfaite d'avoir découvert cet auteur...
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus222 octobre 2014
.....La maîtresse des lieux était une femme aux traits accusés, avec des yeux caves, un nez retroussé, le menton pointu et les pommettes saillantes ; il était impossible à première vue de lui donner un âge, tant elle était au-delà de la féminité.
Toutes les faiblesses humaines, aigreur, envie, entêtement, rigidité, doute...devaient avoir pris plaisir à se jouer de ce visage pour lui donner son aspect disgracieux...


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mariecormiermariecormier01 avril 2013
Presque malgré moi, j'ai tendu la main vers cet oiseau si beau. Celui-ci comme s'il m'abandonnait sa destinée, accepta la main qui s'avançait vers lui et vint tranquillement mettre dans le creux de ma main ses ailes tendres, ses pattes délicates, sa gorge frémissante. J'ai regardé alors sa petite tête arrondie et j'ai pensé: "cet oiseau ...". Mais je n'arrivais pas à continuer. La suite restait enfouie au fond de mon coeur, comme si l'ensemble était légèrement brouillé.s'il était possible, à l'aide d'un pouvoir mystérieux, de rassembler au même endroit tout ce qui recouvre le fond du coeur, et d'en distinguer nettement les contours, cette forme... eh bien je crois que ce serait quelque chose de la même couleur que l'oiseau que je tenais à présent, là, dans le creux de ma main...
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sumitsukisumitsuki27 avril 2013
Surplombant la forêt, des nuages noirs s'amoncellent dans l'immensité du ciel, répondant à l'appel des hauts branchages des cryptomères. Ployant sous leur propre poids, ils s'inclinent toujours plus bas. Voilà qu'ils s'enchevêtrent au feuillage des cryptomères, la ouate sombre s'enroule autour du sommet des grands arbres. Encore un peu, on dirait qu'ils vont s'abîmer dans la forêt.
Revenant à la réalité, j'ai constaté que le flot coulait sans fin en amont.
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TandaricaTandarica10 avril 2015
Chaque jour, mes enfants s'amusent à ce genre d'espièglerie, mettant sens dessus dessous les haori de leur mère et autres carrés d'étoffe.
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TandaricaTandarica19 avril 2015
Obéissant à l'ordre muet de la femme, je m'engageai à mon tour dans l'étroit passage sombre qui semblait sans fin, et comme l'oiseau, je disparus à sa suite.
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