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Jeanne Roques-Tesson (Traducteur)
ISBN : 2218705036
Éditeur : Hatier (01/01/1993)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le livre de « Terres de Sang » (dans la langue originale « Ματωμένα χώματα ») écrit en 1962 décrit une époque difficile que l'Anatolie a connu au début du XXe siècle pendant la première guerre mondiale et la guerre gréco-turque qui la suit. En particulier, cette dernière est désignée comme guerre d'indépendance pour les turcs et grande catastrophe pour les grecs. Ce livre relate cette époque doulo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bookycooky
  11 octobre 2014
Ce magnifique livre écrit en 1962,décrit une époque difficile que l'Anatolie a connu début du XXème siècle,pendant la première guerre mondiale et la guerre greco-turque qui la suit beaucoup plus tard. Composé de quatre parties,le livre suit la chronologie du contexte historique. Sotiriu raconte cette époque partant de la vie du fils d'un paysan grec d'Aydin(ville turque où Sotiriu elle -même est née). Elle décrit l'Anatolie par les yeux de ce jeune grec comme un paradis qui va bientôt se transformer en enfer. Ce livre traite un thème universel,valable à toutes les époques de l'Histoire:les communautés grecques et turques qui vivaient en paix sur la même terre d'Anatolie vont devenir ennemies du jour en lendemain avec les changements politiques du XXème siècle. C'est un bijou de littérature,superbement écrite,et aussi un grand classique aussi bien en Grèce qu'en Turquie.
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lcath
  31 août 2019
Il fut un temps où Grecs et Turcs vivaient ensemble dans l'Anatolie, région agricole riche. Musulmans et Orthodoxes et d'autres, se côtoyaient, se parlaient, travaillaient ensemble, seuls les mariages mixtes étaient désapprouvés. le monde paysan vivait du raisin, des figues, Smyrne était un port florissant. La vie rurale n'était pas exempte de rudesse et de labeur, les paysans vivaient simplement et étaient heureux de leur vie.
Mais, car il y a un mais, les enjeux politiques, qui dépassèrent de beaucoup l'empire ottoman, amenèrent la guerre entre les deux peuples, hier amis, aujourd'hui ennemis, et son lot d'atrocités toujours répétées.
C'est au travers du récit de Manolis, jeune paysan grec, que l'on suit ces années de bonheur simple puis ces longues années de guerre. Dans ce récit, l'arrivée de Drossakis, sorte d'étudiant politisé va apporter un point de vue moins naïf sur ce qui se joue et ouvrir les yeux à Manolis.
Un très beau récit qui malgré la lourdeur du sujet garde une fraicheur et une naïveté grâce à Manolis qui en est le narrateur.
Une auteure et un roman à découvrir
Lien : http://theetlivres.eklablog...
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miriam
  02 septembre 2018
Ainsi se termine, par l'exil l'histoire de ces paysans grecs qui cultivaient près d'Éphèse, d'Izmir, le tabac, les raisins et les figues depuis des générations, sur les bonnes terres qu'ils avaient défrichées avec l'aide de leurs voisins turcs. Grecs, Turcs mais aussi Arméniens, Francs, Italiens, nomades Yorüks formaient une mosaïque de populations qui se côtoyaient depuis toujours.
Le héros du livre Manolis Axiotis est fils de ces paysans. Plus éveillé que ses frères, il est parti à Izmir apprendre la vie de commerçant. le roman commence comme un roman d'apprentissage. Manolis raconte la vie des champs et la vie de la grande ville.
Éclate la Grande Guerre, les Grecs ne sont pas envoyés au front mais dans des bataillons de Travail disciplinaires. Manolis raconte le typhus, la faim, les conditions terribles mais il s'évade. Rien ne semble entamer le moral ni la bonne entente, chaque fois, Manolis est tiré d'affaire par des turcs au bon coeur.
Quand "Les Grecs sont arrivés" la tragédie de la guerre Gréco-turque annonce la Grande Catastrophe. Au début, c'est la fête, on se réjouit de la fin de la Grande Guerre, de l'arrivée des Alliés de l'Entente et dans leur sillage de l'armée grecque. Mais c'est le début d'une guerre sans merci, une guerre où Manolis perdra tout. Patriote grec?
La rencontre avec Drossakis,  Crétois instruit et progressiste,  lui ouvre les yeux. Il lui fait comprendre que c'est la responsabilité des Grand Puissances, dépeçant l'empire ottoman, si la  Grande Catastrophe a déchiré l'Asie Mineure. Celle des Allemands d'abord attisant les conflits entre Turcs et Grecs. Puis celle des vainqueurs qui ont encouragé  l'armée grecque pour "reconquérir Constantinople" puis abandonnant les réfugiés à Smyrne qui brûlait. Les bateaux alliés auraient pu les  évacuer, ils ont assisté à la tragédie sans intervenir. Drossakis lui fait aussi relativiser la notion de "patrie" ;  ne pas confondre le peuple et la patrie. 
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
miriammiriam   02 septembre 2018
"Juste en face, sur la côte d'Asie Mineure, des petites lumières clignotent. Juste en face, nous avons laissé des maisons bien rangées, des pécules sous clé, des couronnes de noces dans l'iconostase, des aïeux dans les cimetières. Nous avons laissé des enfants, des parents, des frères et des sœurs. Morts, mais sans tombe. Vivants mais sans toit Rêves hantés? Et dire que là, juste en face, hier encore, c'était notre patrie!

Dans la nuit , qui semble ne jamais vouloir finir, les silhouettes familières glissent une à une Les Kirlis, Chfket, Kérim effendi, Chrukru bey, Dali dayi, Edavié....Ils ne peuvent plus rien pour nous. Tout est perdu!

Gling, glang, le tintement sonore des grelots. Les pas nonchalants du chameau qui porte sur ses bosses les couffins et les besaces, les sacs de raisins secs, de figues, d'olives, les balles de coton et la soie, les jarres et les tonneaux, l'huile de rose, le raki, les trésors de l'Anatolie. Tout est fini!

Chamelier! Petit bêta, avec tes culottes bouffantes et ton œillet à l'oreille, arrête : ce n'est pas la peine que tu mettes ta main en porte-voix ; ta chanson triste n'arrive plus jusqu'à notre cœur. [...]

On est devenu des brutes. On a sorti les couteaux et on s'est tailladé le cœur. Pour rien."
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MahiedMahied   26 septembre 2018
Si le paradis existe, Kirkitzé, notre village, en était un petit coin. Nous vivions auprès de Dieu, tout là-haut dans les montagnes couvertes de forêts touffues; devant nous s'étendait à perte de vue la plaine fertile d'Ephèse qui était à nous tout entière jusqu'à la mer, à des heures et des heures de marche, remplie de figuiers, d'oliviers, de champs de tabac, de coton, de blé, de maïs et de sésame.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature hellénique. Littérature grecque>Littérature grecque moderne (56)
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