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ISBN : 2290165832
Éditeur : Editions 84 (20/02/2019)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Omar Youssef Souleimane dit ici adieu à son enfance, celle d'un petit Syrien élevé dans une famille salafiste « normale », c'est-à-dire, comme la plupart des garçons autour de lui, en petit terroriste. Adieu à la Syrie gangrenée par l'état tyran. Adieu à la langue arabe par la mise au monde d'une écriture littéraire française. Adieu à l'Orient par la description minutieuse ? comme pour ne rien oublier? des événements qui l'ont conduit à adopter puis à rejeter son éd... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  09 mars 2019
Ce roman est court , très court et ,pourtant ,je ne suis pas allé au bout, lassé d'entendre parler de religion , de religion , et encore de religion . J'ai été élevé ,tout simplement , par une grand - mère qui m'a donné les bases fondamentales pour m'insérer respectueusement mais avec conviction dans une société qui allait devenir mienne . J'ai fait ma confirmation , comme tous les enfants du village , ma communion , comme tous les mêmes copains et copines de l'époque, mais jamais , jamais , on ne m'a appris à détester quiconque au point de souhaiter sa mort . J'avoue avoir été très choqué par cette éducation uniquement fondée sur l'interprétation de textes religieux , des discours d'interdits , d'obligations , de sanctions....Pour moi , raconter son enfance , c'est raconter des bêtises d'enfants , des odeurs de confitures , des aventures créées à partir de lectures , des joies , des peines , des engueulades de la part des parents et de ...l'amour . Monde des Bisounours ? Oui ,pourquoi pas ? Et , alors , franchement , la pensée unique au nom de Dieu , moi , ça ne me satisfait pas , mais pas du tout. J'ai beaucoup de respect pour les gens qui , dans la sphère privée , vivent leurs croyances , il y en a parmi mes amis , mais je suis et resterai hostile à toute propagande publique et une société régie au nom de la religion et ce livre , ce n'est que cela ,pas un hasard si l'enfant se décrète " petit terroriste " avant de ...fuir ...vers un monde meilleur . Ce serait risible si ce n'était pas dramatique..."Je vous déteste ,mais , comme ils me menacent , je me lance dans vos bras ouverts "...
J'ajouterai une certaine " sécheresse " dans le style , des chapitres ultra courts , secs comme un " coup de trique " , et j'avouerai mon désarroi en me posant cette question : " Mais pourquoi avoir des enfants si c'est pour , dès leur plus jeune âge leur inculquer une certaine façon de penser, instiller la haine de celui ou celle qui ne pense pas comme vous , punir sévèrement celui ou celle qui ne porte pas le bon vêtement , par exemple" .C'est le Coran qui dit ça ? C'est sûr , ça ?. Vous le croyez vraiment ?..Perturbant , inquiétant .Je n'ai pas aimé et ça, c'est la premiére fois que cela m'arrive , et j'en suis tout "tourneboulé".
Un livre , malheureusement , à ne pas oublier. Un livre sans grand intérêt ? Si , hélas. Pour moi , ce n'est pas du rêve , principale vertu de la lecture , c'est un cauchemar.
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Annette55
  13 avril 2018
Voici un récit original, autobiographique où l'auteur conte comment il quitta son pays , la Syrie, et en quelles circonstances il arriva à l'aéroport Charles- de - Gaulle, un beau matin , en France, dans sa main "une petite feuille "avec l'adresse oú il pouvait se rendre " :Rue deParadis ".......
Dans la deuxième partie du récit, il nous parle longuement de son enfance.
Il vivait en Arabie Saoudite oú ses parents, dentistes, émigrèrent pour y travailler.
Il explique qu'il vivait comme un petit Syrien , élevé dans une famille salafiste "normale", comme la plupart des garçons autour de lui, en petit terroriste .........
Des événements le conduisirent à adopter puis rejeter son éducation, jusqu'à devenir dissident, sur le long chemin des réfugiés vers la France ........
Le monde minutieux qu'il dépeint témoigne d'une société complétement formatée par la religion , ce qui le poussera d'abord à la réflexion puis à la révolte .......
Le régime Saoudien ne faisait confiance à aucun étranger . Il surveillait constamment les Poétes et la Commission de l'obligation du bien et de l'interdiction du mal avait le droit d'interpréter leurs écrits comme ils le souhaitaient , les accusant d'apostasie et les condamnant à la flagellation et à la prison.........
Ce témoignage décrit une société sclérosée, étouffée, fermée, corsetée, bridée, oú la religion décide de tout : gestes, manière de s'habiller, éducation, sexualité, défilé d'interdits, et même les pensées.......
Insultes, humiliations, enlèvements, agressions sont de mise.......
Les Syriens y sont considérés comme des individus d'un niveau très bas, vivre en Arabie Saoudite est tout sauf facile .
L'auteur se nourrit de la poésie d'Eluard et d'Aragon, mais les poèmes d'amour du premier sont interdits dans ce pays ainsi que le "Fou' d'Elsa d'Aragon .
C'est le récit d'un parcours courageux, un témoignage dense, intéressant , bien construit , à l'aide de chapitres courts et un style simple .L'écriture pudique est poétique , ponctuée de petits versets traduits de l'arabe , me semble surtout une réflexion honnête sur l'islam , une sorte de voyage entre deux pays , deux langues, deux civilisations .
Est -ce que l'islam est une solution dans le monde arabe ? Il y parle aussi du voyage à la MECQUE ...
Le texte coranique est- il une solution ou un probléme ?
C'est une des nombreuses questions que pose l'auteur , poéte et journaliste , qui vit à Paris aujourd'hui .
"La plus belle des mouettes dans les nuages
Est celle qui en cherche d'autres."
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5Arabella
  29 mars 2018
Il s'agit d'un récit autobiographique : l'auteur raconte les circonstances dans lesquelles il a quitté son pays, la Syrie, et dans lesquelles il est venu en France. Dans un deuxième temps, il raconte une partie de son enfance, celle pendant laquelle il a vécu en Arabie Saoudite, où ses parents, dentistes, sont venus travailler ; d'une certaine manière c'est cette expérience, dans un pays qui essayait de formater ses habitants à une certaine vision du monde, très inspirée par la religion, qui l'a au final poussé à la révolte, à l'interrogation, aux remises en cause, et qui en a fait un exilé.
Le tableau de la vie en Arabie Saoudite est assez effrayant, ni la chaleur apportée par la mère de l'auteur, ni un indéniable confort matériel ne compensent pas toujours tout le reste. Les Syriens sont considérés comme des individus de seconde catégorie, certes au-dessus de ceux de la troisième, comme les Pakistanais par exemple, mais pas vraiment au même niveau que les Saoudiens. Les insultes, intimidations, voire agressions, ne sont jamais loin. En arrière plan, la violence de cette société, dans laquelle enlèvements, viols, meurtres, sont très présents, en partie pour combler les manques sexuels provoqués par les interdits, sévèrement appliqués, même si les riches et puissants peuvent y échapper. La religion, qui met une chape de plomb sur le quotidien et les aspirations de l'individu, qui décide de tout, de la façon de s'habiller, mais aussi comment penser. L'école qui forme les enfants à la haine de ce qui est différent, et à vouloir devenir des petits terroristes, menant la guerre sainte contre les infidèles, condamnés par leur simple faite d'appartenance à un groupe honni.
L'auteur décrit comment il s'est trouvé amené par le mouvement, et qu'il a voulu lui aussi, partir faire le djihad lorsqu'il sera plus âgé. Comment il a voulu réprimer les aspiration de son corps et de son esprit par les pratiques religieuses, pensant y trouver la solution à toutes ses questions et incertitudes, aussi par un besoin d'adhérer au groupe, d'y avoir sa place. Comment aussi il a pris ses distances et qu'il a rejeté, avec une virulence certaine toute cette idéologie. D'une façon symbolique forte, le doute, le début du refus, a commencé pendant le voyage à La Mecque, qui aurait du conforter l'adhésion, la foi. Mais l'aspect mécanique, balisé, finalement peu convaincant, pas réellement spirituel, grand cirque de l'affaire, associé à l'impossibilité d'empêcher des élans naturels, par exemple sexuels, ont ébranlé l'édifice. L'accès à d'autres visions du monde, dans des livres ou à la télévision (même si avec des accès limités) et surtout par le biais d'internet, l'impossibilité de ne pas voir l'absurdité ou l'injustice induites par la religion, par exemple dans la condition faite aux femmes, ont fait le reste. Et ont au final abouti à la naissance d'un esprit libre, revendiquant le droit d'user de sa raison pour décider de ce que doit être sa vie, et comment il voudrait que la société et les rapports entre les personnes qui le composent fonctionnent.
Le livre est très joliment écrit, ce qui donne un attrait supplémentaire à cette histoire. Il est un peu frustrant par sa brièveté : nous avons deux moments de la vie de l'auteur, et on aimerait en savoir un peu plus, ce qui s'est passé entre cette partie de l'enfance et ce départ, comment s'est affirmée cette prise de conscience, cette transformation. Mais tel quel, il est précieux. J'ai envie de le rapprocher des textes de la renaissance, dont j'ai lu un certain nombre récemment, époque à laquelle quelques hommes ont rejeté une certaine vision du monde, en particulier religieuse, en s'appuyant sur l'héritage gréco-latin, ce qui facilitait sans doute les choses. La raison, aussi faillible et parfois incertaine qu'elle puisse être, plutôt qu'une foi aveugle, qui peut être rassurante et confortable, mais qui risque de mener à la négation de l'homme, de sa dignité, de sa liberté avant tout.
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montmartin
  23 février 2018
La veille de Noël, les services secrets sont venus chez lui, ils ont fouillé toutes les chambres. Il a compris que la Syrie était pour lui une terre morte. Marcher en file indienne, pendant des heures, à la suite du passeur, jusqu'à la frontière avec la Jordanie, bienvenue , vous êtes des réfugiés ! Quand le régime de Bachar- al- Assad sera renversé, c'est sûr, il reviendra chez lui. Arrivé à paris, il apprend la langue en écoutant Brel et Piaf, il se familiarise avec la vie quotidienne des Français, en regardant "Plus belle la vie".
L'auteur nous surprend, ce qui semblait être le récit d'un homme déraciné forcé à l'exil, se transforme en une réflexion sur l'islam. À travers ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, Omar Youssef Souleimane nous fait part de ses interrogations. En Arabie Saoudite, où ses parents salafistes se sont expatriés pour trouver du travail, après les attentats du 11 septembre, voyant l'admiration de ses parents pour d'Oussama Ben Laden , il rêve de devenir un petit terroriste, mais Omar est un enfant travaillé par de mauvaises pensées, qui en vient à douter de l'existence du paradis et de l'enfer, qui ne ressent pas la présence d'Allah dans sa famille. Il ne souhaite pas coucher avec soixante-douze vierges au paradis, mais rêve d'aller en enfer rejoindre Platon, Einstein ,Aragon et Marilyn Monroe, jusqu'à devenir un apostat.
Les chapitres très courts et l'écriture qui parfois se teinte d'humour donnent un ton léger à ce récit qui aborde pourtant des sujets graves et importants sur fond de liberté, toutes les libertés y compris celle de critiquer la religion. Dommage que le livre soit aussi court, en tant que lecteur j'ai eu l'impression de ne pas avoir cheminé jusqu'au bout de la pensée de l'auteur. D'autant plus que de nombreuses pages sont consacrées à une description étape par étape du pèlerinage à La Mecque.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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Matatoune
  11 avril 2018
Le récit commence par l'exil de l'auteur de la Syrie. Journaliste et activiste pendant le printemps syrien en 2011, il doit fuir car le régime le recherche. Puis vient la description de son adolescence en Arabie Saoudite et son affranchissement de l'emprise du salafisme.
J'ai beaucoup aimé ce livre qui raconte très discrètement et poétiquement le cheminement de cet adolescent vivant dans un milieu salafiste, à l'origine syrienne émigrée en Arabie Saoudite. Aidé notamment par l'ordinateur, il va être confronté aux idées du monde et remettre en cause sa propre foi et le modèle sociétal proposé. Ce cheminement intellectuel est incroyable ! Il est décrit d'une façon si naturelle qu'il en parait évident. Comment un esprit devient libre ? Comment s'affranchit-il des contraintes, des représentations et des schémas de pensées tracées et immuables ?
L'auteur semble trouver normal son parcours intellectuel. du coup, sa description est légère et agréable gommant les moments de doutes, de révoltes, et les réponses certainement violentes de sa famille. Sans parler de la peur et la paranoïa inévitable qu'on doit développer pour sa survie dans un tel contexte. D'ailleurs, j'ai eu très peur de l'échange avec Mohamed 99 que j'imaginais comme une future délation. L'auteur a su retrouver dans son écrit l'insouciance de sa jeunesse et nous la faire partager!
Ce témoignage décrit une société bridée et étouffée par l'endoctrinement et les violences. La société régit tout : les gestes, l'éducation, la sexualité, l'ensemble de la vie et même les pensées ! La dictature est poussée à son paroxysme grâce à la religion qui peut s'infiltrer partout dans la sphère privée. Les faits décrits sans affects nous en révèlent les différents éléments. L'auteur a une élégance magnifique qui pousse à l'admiration.
Les chapitres sont courts et le style est simple. Il y a les émotions si bien décrites lorsque le corps s'éveille! Mona est magnifique puisqu'elle porte le désir de l'auteur. Il y a de l'envie, exprimée discrètement, lorsque l'adolescent veut enfin devenir quelqu'un de fort et de courageux. Qui prendre pour modèle dans un monde où les livres, le cinéma, la culture n'existe plus ? Alors, c'est Oussama, la figure du héros. Il y a une terrible solitude dans ce monde fermé.
« Est-ce que l'islam est une solution dans le monde arabe ? » nous demande l'auteur. En racontant sa propre histoire, Omar Youssef Souleimane laisse le lecteur choisir. « Est-ce que le texte coranique est un problème ou une solution? » Deuxième question posée par l'auteur. A plusieurs reprises, il nous démontre que les paroles d'amour peuvent devenir aussi des propos de haine ! Terriblement étrange pour nous qui sommes les enfants d'une société bercée à la vision judéo-chrétienne où il y a le bien d'un côté et de l'autre le mal !
Du coup, l'esprit perturbé peut tout à fait s'engouffrer dans cette liberté et justifier sa violence et sa toute puissance au nom d'une idéologie portée par des siècles de croyance en un monde rétrograde et inadapté aux connaissances et cultures diverses que l'humanité a traversé. Et, en plus, on leur fait croire que cet héroïsme-là leur apportera reconnaissance éternelle mais avant il y a celle des copains dans les réseaux sociaux!
J'aurais plaisir à suivre les prochains récits ou romans d'Omar Youssef Souleimane tant la pudeur de son écriture m'a touchée et la puissance de vie de son récit m'a bouleversée.
Lien : https://vagabondageautourdes..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   26 mars 2018
Il est quatre heures du matin. En descendant de l'avion, je regarde le ciel. Parmi toutes les lumières qui éclairent l'aéroport Charles-de-Gaulle flotte un croissant de lune rouge. En Syrie, c'est l'heure où ma mère se réveille. Où elle sort dans le jardin faire ses prières.
Voit-elle la même lune que moi ?
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montmartinmontmartin   23 février 2018
- Mais nous, aujourd'hui , on a rien apporté au monde, si ce n'est le sous-développement.
- C'est parce que nous nous sommes éloignés de l'Islam.
- Mais non, c'est parce qu'on y est restés fidèles ! Les Arabes ont beaucoup répétés ce slogan : " L'islam est la solution"; il est désormais temps de dire que " le problème, c'est l'Islam".
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Annette55Annette55   13 avril 2018
"Allah a dit : " Et quand aux Poétes, ce sont les égarés qui les suivent .
Ne vois- tu pas qu'ils divaguent dans chaque vallée, et qu'ils disent ce qu'ils ne font pas ??"
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MatatouneMatatoune   11 avril 2018
- "Oui, mais le musulman doit croire tout ce que contient le Coran. Comment faire, sinon supprimer les versets incitant les gens à la violence et limitant leur liberté individuelle ? Les imams doivent décider d'éloigner l'islam du pouvoir et le cantonner dans les mosquées. Malheureusement, c'est impossible : Mohammed a ordonné de suivre sa parole sans en rien changer. Tu connais ce hadith: "toute nouveauté et innovation et toute innovation est égarement. ?"
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montmartinmontmartin   23 février 2018
Mais si ma mère n'avait pas été là, la famille se serait disloquée. Pour nous, elle représentait la liberté, la patience, la tendresse et le sérieux. Le départ de note père, en revanche, n'aurait rien changé, si ce n'était nos revenus.
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Video de Omar Youssef Souleimane (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Omar Youssef Souleimane
Omar Youssef Souleimane : Entretien avec Laure Adler. Diffusion sur France Culture de l'émission “Hors-champs” en date du 8 décembre 2015.
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