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EAN : 9782253069980
224 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (10/05/2017)

Note moyenne : 2.74/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Une femme part sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Annie, deux personnagees à l'allure folle et à la joie de vivre épatante, qui furent mises à l'index de la société.
À l'aide de photos et de lettres, la narratrice mène une enquête édifiante. Derrière les mauvaises réputations, les hommes, les fêtes et les scandales, elle découvre de vraies héroïnes. Entre réalité et fiction, faux-semblants, mensonges et vrais sentiments, les retourneme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  07 juin 2017
Dans ce court récit l'auteur part sur les traces de sa grand-mère Mathilde et de sa mère Annie , née hors mariage.
Elle élévera seule sa fille, affrontant avec l'audace ........le brin de folie joyeuse qui la caractérisait la haute société de Bruxelles de l'entre- deux guerres..
A l'aide de photographies et de lettres l'auteur reconstitue minutieusement les traces de ces deux femmes par delà les mensonges pudiques et les omissions hypocrites sur lesquels s'est construite la mémoire familiale ô combien âpre !
Elle explore, avec finesse et subtilité --même si la construction du récit est un peu déroutante ----le destin de sa grand-mère , pressée et fantasque et surtout celui de sa mère, vulnérable, secrète, fière, volontaire, entière, audacieuse et déterminée pendant la guerre lors d'actions cachées...........
L'auteur continue d'explorer la douloureuse mémoire familiale .
N'en disons pas trop !
Une manière pour elle de régler ses comptes sans en finir pour autant avec ses souvenirs , il lui faudra du temps pour solder son passé.
Cette investigation de l'intimité ravagée d'une famille - comme un héritage disgracieux - ressemble à un délicat travail de reconstruction par delà une inconsolable tristesse!
Un récit sensible et fin, émouvant, poignant, surtout dans la deuxième partie , un "imprimé "qui bouscule tout!
-Une-allure-folle !
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sabine59
  28 janvier 2018
Avis mitigé sur ce livre. Je ne connaissais pas l'auteure. C'est un roman particulier, où elle évoque deux figures familiales.
La première partie, la plus longue, ne m'a pas tellement intéressée. Certes, Isabelle Spaak plonge avec une émotion certaine mais aussi beaucoup de pudeur dans les photos et documents du passé pour tenter de reconstruire l'image de sa grand-mère Mathilde et de sa mère, Annie. Deux femmes libres, peu conventionnelles dans le Bruxelles de l'entre deux guerres. Mais je n'ai pas été sensible à la vie insouciante, aisée, protégée par un amant généreux, de la grand-mère.
Par contre, la deuxième partie m'a beaucoup émue . Je ne veux pas déflorer l'intrigue, je dirai simplement que l'auteure va apprendre une nouvelle bouleversante, concernant sa mère...une nouvelle qui lui permettra de renouer le lien, de rejoindre mentalement sa mère , d'adoucir son souvenir d'elle.
Cependant, le livre m'a paru assez brouillon, décousu , et j'aurais aimé ressentir plus d'empathie pour les deux personnages féminins. Une lecture en demi-teintes. Et dont je n'ai pas assez perçu " l'allure folle"...
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mjaubrycoin
  03 août 2020
Voici un court roman gratifié d'un prix littéraire, le prix Simone Veil en 2016, qui au surplus bénéficie d'une prestigieuse critique de la journaliste Olivia de Lamberterie qui le présente comme "un livre absolument bouleversant écrit avec une délicatesse inouie".
Mazette ! Il faut s'attendre à une émotion littéraire !
Désolée mais ce ne fut pas vraiment le cas en ce qui me concerne. Ce récit sans fard n'est pas au surplus une oeuvre d'imagination comme je l'ai appris au fil de mes recherches sur Babelio mais il traduit une tragique histoire familiale qui avait déjà fait d'ailleurs l'objet d'un précédent roman en 2004 intitulé "Ca ne se fait pas " et racontant le meurtre du père par la mère puis le suicide de cette dernière dans la foulée.
Manifestement le premier de ces romans n'a pas exercé une puissance cathartique suffisante car l'auteur a éprouvé le besoin de parler à nouveau de sa mère pour chercher à réhabiliter sa mémoire et par la même occasion a mis en lumière sa grand mère maternelle en partant d'un ensemble de lettres et de photographies.
N'aurait-il pas mieux valu laisser l'oubli recouvrir les souvenirs douloureux et entrer de plein pied dans un avenir libéré des démons anciens ?
Ou alors exprimer une colère nourrie d'incompréhension et de rancune ?
Tel n'a pas été le choix de l'auteur qui faisant preuve d'une bienveillance particulièrement charitable a voulu retracer le parcours de ces femmes atypiques caractérisées par leur "allure folle".
Pourtant ce texte m'a paru particulièrement aride voire même décousu tant les deux vies sont survolées de façon lapidaire. J'ai l'impression d'avoir lu une trame de roman tant certains développement manquaient pour faire entrer le lecteur dans l'histoire.
Au surplus, aucune des deux héroïnes ne parait propre à inspirer la sympathie. La grand mère Mathilde, cocotte entretenue qui a cru ferrer un riche industriel italien en lui donnant une fille...et qui n'a pas totalement échoué dans son entreprise, puisque malgré les heurts au sein du couple, l'heureux papa a payé pour sa famille de la main gauche ....et de façon généreuse de surcroit.
La mère et la fille ont bénéficié, si ce n'est de la respectabilité, au moins d'une aisance financière enviable puisque toute notion de travail leur a toujours été inconnue...et qu'elles ont évolué dans des cercles privilégiés, drapées dans leurs carrés Hermès, fréquentant les endroits à la mode et anglicisant leurs prénoms avec un snobisme certain.
Après avoir épousé son amour de jeunesse et lui avoir donné trois enfants , la mère de l'auteur a quitté sa famille pour épouser un autre homme et faire trois autres enfants avec lui avant de l'abattre puis de se donner la mort. Bien sûr, elle s'est dévouée pendant la seconde guerre mondiale au sauvetage d'enfants juifs, suivant les traces de son premier mari engagé dans la Résistance. Elle est devenue une "Juste" dont le nom est gravé au Yad Vashem. Cela devait être dit, ne serait-ce que pour rappeler que chaque être humain est complexe et que les héros ne sont pas tous faits de la même étoffe.
Mais le premier devoir d'une mère n'est il pas de veiller sur ses propres enfants et de leur apporter l'amour et la protection qu'ils sont en droit d'attendre ? Se trouver confrontée à l'infidélité d'un homme, bien sûr cela fait mal mais si toutes les femmes trompées réagissaient avec autant de hargne, la courbe des décès croitrait de façon exponentielle ....Si les trois premiers enfants avaient encore leur père pour prendre soin d'eux, que restait-il aux trois suivants ? L'opprobre frappant la meurtrière ? La solitude et la tristesse d'avoir tout perdu ?
Bien sûr il est facile de condamner et de hurler avec les loups contre ceux qui se sont égarés du droit chemin et il faut quand même parfois faire preuve d'empathie, mais jamais je ne pourrai éprouver la moindre sympathie pour une mère qui abandonne sa progéniture à un triste avenir plombé par le double drame qu'elle lui a fait vivre.
Quelle tristesse pour cette famille ....et le temps n'apaise pas toujours la douleur , la preuve puisqu'on éprouve encore le besoin d'en parler si longtemps après.
Une lecture décevante .
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artemisia02
  03 juillet 2020
Suite à une lettre voulant rendre hommage à sa mère Annie. L'auteure, à travers les lettres d'une correspondance retrouvées, retrace le destin de celle-ci et de sa grand-mère.
Des femmes au destin exceptionnel par rapport à leur époque, des vies passionnantes, extravagantes, différentes, engagées, amoureuses.
Et pourtant je reste un peu sur ma fin, j'ai l'impression d'avoir à peine survolé la vie de ses deux femmes. Heureusement, avant de commencer le roman,je ne connaissais rien de cette famille belge, ni de la mort de la mère, Annie.
Comme quoi, on ne connaît jamais ses parents et grand parents, il nous montrent et nous racontent que ce qu'ils veulent. On oublie souvent qu'avant d'être une mère, une grand mère, ce sont avant tout des femmes et celles-ci ont eu des vies extraordinaires.
Le livre aurait mérité à être plu long et plus étoffé à mon goût, mais à découvrir pour rencontrer et suivre Mathile et Annie.
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cramic
  11 mars 2016
Que voici un ouvrage bien étrange à l'ennui abyssal : un style aussi cahotique que son contenu, sans fil conducteur, à l'instar des premiers ouvrages de l'auteur, dont on eut du mal à l'époque où il furent commis à croire qu'ils émanaient de la même plume. Une prose si perfectible, des coquilles de langage et d"orthographe (mais !a responsabilité en revient aussi à l'éditeur) qui agacent. Quant au contenu, alambiqué et pompeux, il est desservi par la fatuité d'un style si laborieux qu'il en atténue l'étoffe, somme toute fort ténue. Viscéralement attachée, quoi qu'elle s'en défende, à d'ataviques marottes, l'auteur s'attelle à une enquête familiale qui ne présente aucun intérêt. Sa propension à se mettre chroniquement en scène est mue par un pathologique besoin à exister, inscrivant son nom dans une généalogie à l'égo et l'ombilic démesurés. Il est par ailleurs intéressant de comparer tous azimuts les critiques émanant de collègues journaleux dont on a peine à croire (voir La Libre Belgique) qu'ils aient lu une ligne de ce qu'ils galvaudent allègrement sans discernement ! Un ouvrage de piètre allure, à la lecture indigeste tant sa prose est obèse de cette fatuité qui caractérise son arrogant auteur ...
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   15 mai 2017
Au-delà du romanesque "à l’allure folle" des personnages, le récit démontre que la complexité des êtres est grande et qu’il faut éviter de juger trop vite.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   02 mars 2016
Tout en finesse et subtilité, Isabelle Spaak poursuit l'exploration de sa douloureuse histoire familiale.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   11 février 2016
La romancière Isabelle Spaake remonte le cours de l'histoire de sa mère et lui rend magnifiquement justice.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
StrealaStreala   25 avril 2016
Et voilà cet imprimé qui vient tout bousculer.
Non seulement ,il anéantit mes efforts pour tenir les réminiscences de ma mère à distance mais il prouve que l état d Israël est passé outre son geste pour l honorer .Je ne peux imaginer qu il n y ait pas eu enquête préliminaire ,vérifications.La distinction accordée post mortel n a rien d un blanc - seing- d ailleurs qui l imaginerait- mais elle révèle qu avant de se transformer par jalousie en épouse assassine, ses six enfants abandonnés en pleine confusion, le bien , le mal ,les sentiments , les émotions ,la passion , aimer ,ne plus aimer,jusqu ou aller ,débrouillez vous ,je n en peux plus , elle a cru ,vécu ,adore un autre homme que mon père ,vibre pour d autres causes que la sienne.elle fit une jeune femme pleine de courage prête à risquer ses jours pour des bambins perdus.qui le savait ?
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   07 juin 2017
"Éviter de mettre des mots sur une histoire pour prétendre qu'elle n'a jamais existé n'efface rien ."
Commenter  J’apprécie          280
brinvilliersbrinvilliers   16 mars 2018
Oui, elle a raison. Je le discerne aussi ce Non abbiate paura (n'aie pas peur) destiné à ceux qui vont prendre la mer.
En découvrant cette injonction si parfaitement adaptée au destin de ma grand-mère prête à se jeter à nouveau, tête la première, dans son aventure avec Armando, je suis dans un tel état d'esprit, si lasse de courir après des spectres, tellement anxieuse à l'idée de déflorer des secrets, de faire danser à nouveau les mots, de toucher à ce qu'il ne faut pas, comment oses-tu recommencer, ce qui est passé est passé, que je l'ai prise pour moi.
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StrealaStreala   25 avril 2016
- Merci ,merci beaucoup Monsieur , répétais je la premiere fois
que je parlais à Léon (note:un vieux monsieur juif aide par la mère de l'auteur quand il était enfant
-comment ça merci?repondit-il .C est moi qui dis merci à votre mere .si elle n avait pas été la ,je n y serais plus .
Et moi tout de suite si impatiente que quelqu un me parle d elle: dites ,monsieur, comment était - elle quand vous l avez connue?
-Pensez donc , j avais dix ans! Je ne me souviens d absolument rien de votre maman.

Suis je bête.
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JangelisJangelis   25 août 2018
Ma grand-mère n'a jamais été en retard d'une escapade, y compris dans des lieux complètement passés de mode aujourd'hui comme ces gorges du Sierroz près du lac du Bourget. Un site charmant, autrefois incontournable, mais vu par un temps exécrable. Le climat trop humide avait contribué à lui pourrir le voyage.
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Isabelle Spaak raconte l'histoire de sa mère et de sa grand-mère dans Une Allure folle
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