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EAN : 9782253101710
144 pages
Le Livre de Poche (09/06/2021)
3.55/5   65 notes
Résumé :
Emmanuelle est fille de bonne famille. Elle a des parents aimants. Mais ses cheveux sont noir corbeau et sa peau, mate. Emmanuelle a été adoptée. Le temps passe, et elle ressent le besoin profond de retrouver son autre mère. Alors elle décide de faire le voyage jusqu'en Colombie. Emmanuelle se confronte à des impasses, se heurte aux fantômes, aux silences, aux secrets, aux histoires. Une mère, etc. est le cheminement d'une femme en quête de son identité. Il questio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Coup de coeur pour un roman sobre, percutant, passionnant. Un livre où délicatesse, sincérité, bonheur côtoient secrets, souffrance, misère. Une mère de Isabelle Spaak et Florence Billet est une très belle réussite. L'auteure a écrit un livre captivant à partir de l'histoire vraie de Florence, elle évoque une sorte d'itinéraire initiatique d'une jeune fille en quête d'identité, une fille à la recherche de son identité. Un roman qui évoque la maternité. Un roman qui parle des relations que nous entretenons avec la mère. Celle qui nous a enfanté, qui nous a donné la vie, celle qui nous a aimé, élevé ... Et comment réagir, comme pour Emmanuelle , le narratrice quand cette mère n'est pas une mais deux !
En effet Emmanuelle vit dans un milieu aisé, elle a une mère, madame Laurens, bourgeoise très pieuse, qu'elle vouvoie. Emmanuelle est une enfant adoptée , elle le sait, elle, la petite brune au teint mat parmi tous ces grands blonds aux yeux bleus. Elle n'a jamais cherché à connaitre sa génitrice. Alors qu'elle programme des vacances en Colombie son pays de naissance, trois semaines avant de partir elle perd son sac et ses papiers d'identité. Pour refaire son passeport, il lui faut un extrait d'acte de naissance. Ce document va bouleverser sa vie, elle va y découvrir le nom de sa mère biologique qu'elle ignorait
Et tout chavire! Elle ne veut plus vivre dans le secret, le déni, elle a le désir de connaitre sa mère biologique, celle qui lui a donné naissance en Colombie? Elle veut comprendre pourquoi cette femme, sa mère l'a abandonnée. Et cette idée devient obsessionnelle. Elle va et vient en Colombie, dépense ses économie pour la retrouver, parcourt le pays, tiraillée entre espoir, désespoir, attentes, peur du rejet et désir de ne pas blesser ses parents tant aimés.
Dur aussi de côtoyer la misère quand on a connu l'oppulence, de passer d'une mère respectable à une mère qui l'est beaucoup moins, d'une mère pleine d'amour à une femme qui vous a abandonné
et de savoir qu'on a été acheté
Le récit pose une question. Qui est la « vraie » mère ? Celle donnant la vie ou celle vous donnant son amour et s'occupant de vous !
Un roman que je vous recommande vivement
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Un récit inspiré d'une histoire vraie. Celle de Florence Billet écrite par Isabelle Spaak.

Dans ce roman, Florence s'appelle Emmanuelle. Alors qu'elle prévoit de rejoindre une amie pour des vacances en Colombie, elle perd son passeport et se voit contrainte de fournir un acte de naissance. Ce document, qu'elle n'a jamais vu, reprend le nom de sa mère. Commence alors une quête vers ses origines.
Enfant adoptée à l'âge de 18 mois, elle a grandit dans une famille où l'amour, l'éducation et les bonnes manières ne manquent pas. Et pourtant, depuis qu'elle a découvert le nom de sa mère biologique, elle ressent cette irrépressible envie de rencontrer sa génitrice. Son voyage en Colombie se transforme en chasse aux indices. Il lui faudra 3 ans pour découvrir enfin la vérité.

Raconter cette histoire en un peu plus de 100 pages? Oui, Isabelle Spaak l'a fait. Dans une écriture douce et pleine de sensibilité, elle mène le lecteur droit à l'essentiel. Elle touche aux sentiments les plus profonds que sont nos origines, nos points d'ancrage au monde.

J'ai passé un très agréable moment de lecture, souhaitant à chaque instant que cette femme puisse découvrir d'où elle vient et compléter cette part inconnue d'elle-même. Son histoire, je l'ai également perçue comme un témoignage d'amour envers sa famille adoptive car comment partir à la recherche de cette MÈRE qui l'a abandonnée, sans blesser l'amour propre de sa MAMAN?
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« Dans ma famille, ils sont grands, minces, cheveux blonds, yeux bleus. Je suis brune, petite, teint mat. Que voulez-vous savoir? Comment j'ai été adoptée? Si je l'ai toujours su? Si j'ai envie de retrouver ma mère?Non pas la moindre. Fin de l'histoire. »  

Emmanuelle, fille adoptive de bonne famille et heureuse auprès de ses parents, n'a jamais cherché à en savoir plus sur ses origines jusqu'à ce que la nécessité de refaire son passeport perdu lui mette entre les mains son acte de naissance sur lequel figure le nom de sa mère biologique.
Commence alors , à 30 ans, une recherche frénétique à travers la Colombie, semée de fausses routes et de faux espoirs.

Ce livre est l'histoire vraie de Florence Billet romancée par Isabelle Spaak (d'où les deux noms sur la couverture). Sur un sujet grave, la quête de l'identité et la recherche des origines, l'auteure a construit un livre plutôt léger et qui se lit vite. Plutôt séduite au départ, j'ai assez vite décroché d'un récit qui m'a semblé confus voire un peu superficiel, et je ne me suis pas vraiment attachée à Emmanuelle et à sa quête.
Rendez vous manqué pour moi.
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Emmanuelle vit dans un milieu huppé bordelais, au milieu des vignes avec son frère et sa soeur. On se vouvoie, porte des jupes bleues Ses parents, cathos convaincus lui ont donné une très bonne éducation et vit comme un poisson dans l'eau entre Gonzague, Hugues et consorts. Pourtant, elle dénote au milieu des cheveux blonds des cousins.
«  Dans ma famille, ils sont grands, minces, cheveux blonds, yeux bleus. Je suis brune, petite, teint mat. Que voulez-vous savoir? Comment j'ai été adoptée? Si je l'ai toujours su? Si j'ai envie de retrouver ma mère?Non pas la moindre. Fin de l'histoire. »  »
Emmanuelle Véronique Hermeline, comme ses frère et soeur (des jumeaux) ont été adoptés. Elle le sait, ses parents lui en ont parlé, mais sans plus s'épancher et puis, elle voit les lèvres de maman épeler silencieusement le mot P.U.T.A.I.N. lorsqu'elle parle de sa génitrice.
La perte de son passeport va l'amener à connaître le nom de sa génitrice. Commence une quête qui devient quasi obsessionnelle. Elle va plusieurs fois en Colombie, dépense ses économie pour la retrouver, parcourt le pays, allant dans des quartiers plus que dangereux, oscillant entre espoir, désespoir, attentes, rejets.
Dans sa vie personnelle aussi, c'est un grand chamboulement. Difficile de faire ses recherches sans blesser ses parents, qu'elles aiment sincèrement.
« Papa et maman, je voudrais tant que vous mesuriez mon attachement, mon amour, ma reconnaissance ».
Pas facile de basculer de l'opulence à la misère, d'une mère plus que respectable à une mère prostituée, d'une mère aimante à une génitrice qui vous abandonnée, même si elle vous a allaité quelques semaines, du désintéressement à l'intérêt financier.
« La Colombie des années 1980, n'a pas économise son zèle pour accélérer l'expédition de se enfants à l'autre bout de la planète contre espèces sonnantes et trébuchantes. Un marché très lucratif ».
Pas facile d'accepter ,d'avoir été achetée comme une vulgaire marchandise ni de reconnaître que l'on a acheté son enfant.
« Dites, maman, vous avez payé pour m'adopter ? Ai-je demandé un jour. Non, rien payé, ma chérie, mais nous avons fait des dons aux oeuvres catholiques qu se sont chargés des démarches.
Des dons  Ah oui ? »
Difficile en ces temps tempétueux de dire l'amour, la fierté qu'elle porte à sa mère
« Si je partage son empathie pour les fragilités de toute sorte, chiens perdus, chats abandonnés mais aussi personnages à la marge…, je ne veux pas être cette loupée du coeur, cette intermittente des sentiments. J'envie plus que tout la stabilité de maman, sa clémence, sa façon d'être là pour moi, toujours. Même quand je m'enfuis ou la maudis. »
Qui est la « vraie » mère ? Celle qui donne le jour ou celle qui vous donne amour, soin et éducation ? Isabelle Spaak, dans un livre où la délicatesse, la sincérité, le bonheur côtoient la souffrance, la misère, les non-dits, raconte le cheminement identitaire d'Emmanuelle, inspiré par la vie de Florence Billet
J'ai aimé ces contrastes .
Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Très déçue par ce roman, dont j'attendais mieux à la lecture de quelques critiques. J'ai pourtant bien aimé le début du livre, la description de comment soudain Emmanuelle va éprouver le désir de connaître ses origines. Mais, j'ai trouvé la suite brouillonne, beaucoup de détails parfois sur des points qui paraissent assez mineurs, et puis une accélération soudaine des évènements, là ou l'on aimerait en savoir plus.
Paradoxalement, alors que c'est basé sur une histoire vraie, cette quête et la rencontre finale m'ont paru assez artificielles.


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critiques presse (2)
LeSoir
15 avril 2019
Une mère, etc., c’est la recherche éperdue d’une mère. Le récit vrai de Florence Billet et, en même temps, un roman sobre et percutant d’Isabelle Spaak.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique
15 février 2019
Isabelle Spaak raconte avec pudeur et émotion une fille cherchant sa mère.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Devant le miroir de la salle de bains, je mime phonétiquement les six lettres comme l'avait fait maman. Lèvres décollées d'un coup sec j'expulse le P. Le U sort de ma bouche en cul-de-poule. Le T m'oblige à froncer le nez, langue en appui contre l'arrière des incisives. Le A est largement ouvert, le I me fait sourire, le N projette mes dents en avant. D'un mouvement rapide je récapitule, consonnes et voyelles alignées à la suite sans dire le mot à voix haute. P.U.T.A.I.N. Ma mère est une putain? J'avais sept ou huit ans. Suffisamment âgée pour deviner que "putain" n'est pas à prononcer devant les enfants. Nous étions à table. Dans la conversation, les amis de mes parents parlaient d'adoption. Ils demandaient à maman si elle avait des informations sur ma mère. Au lieu de répondre, papa a gesticulé pour les faire taire. Maman a fait cette pantomime avec sa bouche.
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Qui peut me dire s’il connaît un enfant adopté, en paix avec lui-même ? En dépit de toute la ferveur du monde, ces laissées pour-compte des premiers jours fuient de toutes parts, tel un vase percé. Si vous en rencontrez, ne cessez jamais de les aimer. Patience et amour ininterrompu peuvent faire des miracles. Le pot troué métamorphosé, un jour, en fontaine merveilleuse.
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Abandon. Mot terrible. Sept lettres qui giflent, détruisent, minent, empêchent de grandir, s’épanouir, s’attacher. L’abandon est ma blessure, ma fragilité. Le signe sur mon front. Le pire des punitions. Celle qui fracasse mon avenir en me privant de passé.
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Robe rouge pour premier rendez-vous ? Audacieux, évidemment. Mais rouge égale amour. Rouge, c’est le cœur. Rouge c’est l’éclat. La passion, le sang qui coule quand on se blesse.
Je tiens à être jolie pour rencontrer ma mère, lui faire honneur, porter beau. Je veux qu’elle soit fière de sa fille. Me pomponner sert aussi à dissimuler mon fracas intérieur.
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Comment peut elle tenir ce genre de discours ? Trop jeune, trop fofolle, envie de s'amuser. Quel non sens? Me déclarerça, à moi qui ai rebroussé tout ce chemin pour la retrouver, m'asseoir là, auprès d'elle trente deux ans après qu'elle m'a mise au monde.
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