AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2952573182
Éditeur : Mic Mac (24/10/2007)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Entre le début et la fin, il y a ce fil tendu : le fil de la vie. On fait ses premiers pas, funambule timide, une ombrelle fragile entre les mains, faite de rêves et d’espoirs. Mais l’exercice est périlleux. Souvent, on hésite, on tremble, on flanche, on bascule, on se rattrape in extremis. Et on tombe aussi. Parfois il y a un filet. D’autres fois non. Chaque pas compte. Chaque pas est le premier. Chaque pas peut être le mauvais. On croit savoir. On avance. On ne sa... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
SebastienFritsch
  03 mai 2012
Quel genre de livre est-ce donc que cet "Existe en Ciel ?" Un roman protéiforme aux chapitres apparemment sans lien, mais pourtant tous raccordés sur un même fil noir ? Des nouvelles, noires, bleu noir ou bleu vif, comme le ciel lui-même sait l'être au gré de ses humeurs ? de la poésie ? Des chroniques de vie, empruntées à d'autres et romancées par l'auteur ? Ou alors pas romancées du tout, offertes dans leur crudité, leur cruauté, leur simple réalité, par un coeur d'écrivain qui sait voir, puis comprendre, puis dire ce qu'il nous faut comprendre à notre tour ?
C'est un peu tout ça à la fois, "Existe en Ciel". Alors, pour simplifier, je dirai que c'est un livre. Mais pas seulement un livre à lire : c'est aussi un livre à vivre, à dire, à écouter, à relire et à penser.
La plupart du temps, les textes commencent par de belles images, encadrées de douceur et de fraîcheur : des moments d'enfance ou d'amitié, des paysages, des détails de vie qui nous rappellent la nôtre, nous font entrer dans la scène, nous poussent à nous identifier à tel ou tel personnage. Mais le cadre joli finit par rencontrer l'encre noire. Elle coule doucement, entre par un coin de l'image, discrètement, puis s'étend, s'épanche, mange les couleurs et finit par tout envahir. Et nous, on est toujours là, au milieu de la scène, au milieu de l'encre noire, noyés, envahis nous aussi, par les mots et les douleurs qu'ils exposent, sans artifices, sans effets inutiles. Il n'y en a pas besoin dans ces textes : ils se contentent de la vérité et du talent.
Pour être franc, ce n'est pas toujours facile à lire, les textes de Christine Spadaccini. Je ne parle pas du contenu : il est difficile, douloureux, bouleversant tout le temps, aucune ambiguïté là-dessus. Je parle du contenant, du style, de l'écriture ; ou plutôt des écritures. Car Christine Spadaccini a plusieurs écritures. Femme-orchestre de la plume, elle sait jouer des mélodies aux tempos et aux orchestrations relativement classiques : je pense au premier texte, intitulé "Existe en ciel", mais aussi à "Miroir, mon beau miroir", "Terminaisons nerveuses", "Furieuse" ou "Pas le temps", qui d'emblée, m'ont emballé, accroché, sans efforts. Mais il y a aussi des pièces plus déroutantes, où le rythme des mots, les rebonds de l'un à l'autre, les répons d'un personnage à un autre, ou d'une vie à une autre, les successions de mouvements disparates (un morceau de texte, puis un extrait de blog, puis de nouveau un texte, puis une liste, ou un article de loi, ou une recette, ou un "décompte", comme celui qui courre de la page 89 à la page 92 et qui est une pure merveille de poésie et de douleur) tous ces mouvements, donc, ne facilitent pas la tâche du lecteur. Mais écrire, est-ce facile ? Alors pourquoi lire devrait-il l'être ? L'or, le bel or, on ne le trouve pas seulement dans les vitrines des bijoutiers, bien rangé, bien brillant ; il faut aussi parfois se coltiner avec le courant, les deux pieds dans la boue, les deux mains dans l'eau froide et remuer, suer, peiner pour trouver la pépite, ou les pépites ou un filon entier.
Alors, dérouté, secoué, perdu, par moment, oui, je l'avoue, je l'ai été. Mais, en fin de compte, quelle que soit la forme choisie, quelle que soit la facilité ou la difficulté ressentie au moment d'entrer dans le texte, j'ai été séduit tout au long de ce livre. Et admiratif lorsque j'atteignais le point final de chacune de ses parties. Car Christine Spadaccini sait être joaillier sage ou rivière aurifère tumultueuse selon son humeur. En plus d'être femme-orchestre, écrivain, poète, traductrice, cela fait beaucoup, non ? Et cela explique que son recueil "Existe en Ciel" soit impossible à classer dans un genre particulier. C'est simplement de l'art. Et il faut simplement le lire et se laisser emporter.
Lien : http://sebastienfritsch.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
mcb
  04 décembre 2012
Connue pour sa plume inimitable, Christine Spadaccini nous offre ici un recueil de nouvelles pareilles à la vie, avec ce qu'elle a de dur et de doux, de simple et de dingue. de la rencontre inopinée et sensuelle à la violence brutale qu'on assène par bêtise, on ne ressort pas indemme ce cette lecture.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SebastienFritschSebastienFritsch   03 mai 2012
Ne pas lésiner sur le coeur et puis oublier l'heure... C'est une citadelle fragile que l'on construit, ligne à ligne, un assemblage plus délicat que ne le laissent supposer le petit nombre et la simplicité des ingrédients nécessaires : un crayon, du papier, des mots et, bien sûr, du coeur.
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : auteur françaisVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1872 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre