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Beatrice Sparks (Autre)
EAN : 9782266002424
224 pages
Pocket (30/11/-1)
3.68/5   3323 notes
Résumé :
"L'herbe bleue" est le récit du journal d'une adolescente de 15 ans mal dans sa peau.
Elle vit avec ses parents et son jeune frère et sa petite sœur, son père est professeur et il est muté dans l'université d'une autre ville, toute la famille va déménager.

De retour chez elle, elle s'éloigne de son amie Berth, se fait de nouveaux amis qui comme elle se droguent, pour se payer de nouvelles sensations elle commence à en vendre.

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Critiques, Analyses et Avis (274) Voir plus Ajouter une critique
3,68

sur 3323 notes
La fin justifie-t-elle les moyens ?
J'ai lu ce livre lorsque j'étais collégienne. Mes parents me l'avaient passé pour me mettre en garde contre les méfaits de la drogue. Pour eux, c'était sans doute plus simple de me donner un livre que de discuter. Peu importe, le but a été atteint : je ne me suis jamais droguée. L'idée ne m'avait de toute façon jamais effleurée, et l'herbe bleue n'allait certainement pas me donner envie. Car l'histoire est sordide. Une adolescente de quinze ans raconte son expérience dans son journal intime. Droguée à son insu au LSD lors d'une soirée, elle y prend très rapidement goût, et tombe vite dans l'enfer de la drogue. On suit l'évolution de style et de ton au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans sa vie de droguée. Ce n'est pas beau à lire, et ne donne pas envie. Pas de happy end ici... vous imaginez la fin.
Par combien d'adolescents comme moi ce livre a-t-il été lu, sur les conseils bien intentionnés de parents, enseignants ou amis ? Combien de personnes préconisent encore cette lecture ? S'ils savaient !
J'ai appris tout récemment que ce "journal intime" était un faux. Il a été écrit par Beatrice Sparks, américaine mormone, qui a écrit d'autres vrais-faux journaux sur des thèmes à sensation : la drogue, le sida, les adolescentes enceintes, etc. dans le but de mettre en garde les jeunes. Quelle imposture, quelle malhonnêteté intellectuelle ! J'enrage, je hurle ! Quelle que soit la légitimité du but visé (ici, faire de la prévention contre la drogue), on ne doit pas tromper le lecteur. Il aurait fallu prévenir qu'il s'agissait d'une oeuvre de fiction, et ne pas présenter l'herbe bleue comme étant un vrai témoignage. Pour moi, ce livre ayant perdu toute crédibilité a en même temps perdu tout son intérêt.
Non, la fin ne justifie pas les moyens.
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« L'Herbe bleue » ou le journal intime d'une jeune fille de quinze ans qui va s'aventurer dans la quête des paradis artificiels. Elle finira par s'y perdre…
Mais replaçons nous dans l'époque. La traduction française date de 1972… 1972, deux ans (en gros) après la séparation des Beatles ; il y a déjà quelques années (1967) que John Lennon a composé « Lucy in the Sky with Diamonds » (LSD) et déjà trois ans que le festival de Woodstock à enflammé toute une génération…Bref, mes quinze ans…

Voici l'incipit : « Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie, de toute la création. Etait-ce seulement hier ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que l'herbe n'avait jamais eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut … »
Et l'épilogue : « L'auteur de ce journal est morte trois semaines après avoir pris la décision de ne plus en tenir un. Ses parents sont rentrés un soir du cinéma et l'ont trouvée morte. Ils ont appelé la police , une ambulance, mais il n'y avait plus rien à faire. Etait-ce une dose trop forte ? Accidentelle ? Préméditée ? Personne ne le sait et cela n'a que peu d'importance , dans le fond. Ce qui importe , c'est que cette enfant est morte.
Et qu'elle n'est qu'une des cinquante mille victimes de la drogue qui succombèrent cette année-là. »

Entre deux, la lente descente aux enfers d'une jeune fille de quinze ans… Un ouvrage qui fit grand bruit dans la jeunesse de l'époque… Une époque où tout le monde parlait drogue, alors que peu en avaient vu ; alors de là à en consommer… Et maintenant ?

Un ouvrage poignant où l'on sent l'isolement désespéré des adeptes, un isolement ou se succèdent les courtes rémissions et les brutales rechutes.
Un style parlé, si on peut parler de style, type journal intime… Mais ce n'est pas l'essentiel. Seul compte le témoignage.
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Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en débutant la lecture de ce bouquin.
Certaines personnes m'en ont dit du bien et d'autres l'ont descendu.

Pour ma part j'ai apprécié cette lecture et j'aurais aimé le lire quand j'étais plus jeune. Alors certes, ce n'est pas un livre écrit par une ado qui tient un journal intime, mais bien par une autrice, Beatrice Sparks dans ce cas présent qui reprend une grande partie de la vie de cette gamine fauchée par la came et d'autres éléments d'autres jeunes.

On ne peut qu'être sensible au parcours certes fictif de cette jeune femme quand on a un peu connu le milieu de la came.
L'écriture du bouquin n'est pas parfaite mais assez pour avoir de la compassion pour la protagoniste du roman qui est mal dans sa peau qui va découvrir petit à petit le monde de la drogue et est tiraillée entre ce monde et sa famille.
Le livre aborde succinctement aussi un autre sujet, celui du harcèlement scolaire.

Bref, pour certains et je parle dans la vraie vie, la drogue c'est cool "in" mais tout le monde n'en ressort pas indemne... loin de là.
Alors quand j'entends parler de toxicophobie envers les consommateurs de stups, perso moi ça me révolte.
La drogue c'est de la merde, c'est tout !
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Lorsque j'étais une jeune ado, ce livre me fascinait et j'avais une envie folle de le lire, pour découvrir le milieu de la drogue qui m'était totalement inconnu. le sujet, encore assez tabou à l'époque de ma jeunesse (pas si éloignée, non mais ho !), était ainsi très attirant pour moi. Malheureusement, ma bibliothèque municipale ne possédait pas cet ouvrage, et c'est seulement aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de le lire ! Depuis, j'ai appris que ce livre n'est pas un vrai témoignage : c'est en fait un texte écrit par la psychologue américaine Beatrice Sparks... Quelle déception ! le récit a ainsi perdu une grande part de son intérêt à mes yeux... Car du coup, j'ai eu une lecture distanciée du roman, en ayant bien en tête que Beatrice Sparks était mormone et que le contenu de son livre était sûrement engagé... Et en effet, le récit est profondément moralisateur : une jeune fille de bonne famille sombre dans la drogue et la débauche sexuelle, puis se repent et devient une petite fille modèle qui se réfugie dans les valeurs familiales et la prière... C'est un peu trop caricatural à mon goût. Par contre, j'ai bien aimé comment le style d'écriture de la narratrice évolue au fil de la progression de son addiction, montrant l'influence progressive de son nouveau groupe d'amis : d'un langage maîtrisé et châtié, on passe alors à de l'argot pur et dur. Les expressions de l'époque m'ont également amusée, comme la façon dont la narratrice appelle les jeunes "les gosses". Mais mis à part ça, j'ai vraiment été refroidie par le fait que ce livre ait été un faux journal intime monté de toutes pièces, et que l'objectif de l'auteur était clairement une propagande à base d'esprit mormon... C'est sûr, cette lecture ne donne pas vraiment envie de défoncer à la drogue : les descriptions des pires moments vécus par la narratrice sont sordides, glauques, répugnantes. Mais voilà, pour moi, ce livre a perdu toute sa crédibilité...
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
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L'herbe bleue, journal d'une jeune fille de 15 ans. Auteur anonyme^^ dans mon édition de 2001. J'en avais entendu parler et je m'attendais à du haut vol, au moins du même niveau que Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... et bien non, et loin de là. Aucune comparaison possible. J'ai même eu l'impression parfois de lire un thriller, ou un roman policier à certains moments de l'histoire, mais jamais un récit vrai, d'une ado en pleine déchéance. Peut-être qu'à sa sortie au début des années 70 j'aurais eu un ressenti complètement différent vis-à-vis de cette histoire mais ce n'est pas certain du tout, car je n'ai pas plus apprécié l'écriture de l'anonyme-auteure.

En revanche, il reste que sur mon exemplaire, une jeune fille (au vu des nombreuses remarques au fil des pages, j'en suis certaine) a écrit à l'intérieur de la quatrième de couverture « je suis triste de la fin car je me suis attaché au personnage si fragile et influençable que ça m'a fait tous triste »

Alors mon avis, il ne vaut rien. Rien du tout. Et ce sont -pour moi- les plus belles lignes de ce livre que j'ai pu lire. Pas de l'auteur-anonyme, mais d'une lectrice-anonyme.
Ce livre a ému et touché cette jeune demoiselle qui en oublie les E des accords entre autres. En revanche, ses mots au crayon de papier, ses exclamations au fil de la lecture, son « horrible » à l'occasion d'une situation, ont été bien plus émouvants que le roman pour moi.
Mais c'est L'herbe bleue qui a touché cette gamine et grâce à cette lecture (peut-être) elle est restée loin de la dope et de cette misère. Elle est peut-être maman de jeunes enfants aujourd'hui et a toute la sensibilité pour les écouter grandir. Il y en a de belles histoires dans la boite à livres…
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critiques presse (1)
Telerama
19 mars 2021
Témoignage anonyme d’une jeune diariste américaine sur sa descente dans les enfers de la drogue, “L’Herbe bleue” fut un énorme best-seller mondial.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (158) Voir plus Ajouter une citation
L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. J'ai peut-être survécu le plus mauvais moment. Je l'espère, en tout cas, parce que je sais que je n'aurais jamais la force ni la volonté de repasser par là.
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Une goutte de pluie vient de s'écraser sur mon front et elle m'a fait l'effet d'une larme tombant du ciel. Est ce que les nuages et les cieux pleurent sur moi, vraiment? Est ce que je suis réellement seule dans ce monde gris et triste? Est-il possible que Dieu lui-même pleure pour moi?
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L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. J'ai peut-être survécu le plus mauvais moment. Je l'espère, en tout cas, parce que je sais que je n'aurais jamais la force ni la volonté de repasser par là.
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18 août.
Ce matin, je suis allée consulter le docteur Langley et je lui ai dit et répété que je ne pouvais pas dormir. J'ai mis le paquet. Il m'a posé un tas de questions, il m'a demandé pourquoi je ne pouvais pas dormir, mais je lui ai répété que je ne savais pas. Finalement, il s'est laissé fléchir et il m'a donné des somnifères. A vrai dire, je n'ai pas tant besoin de sommeil que d'évasion. C'est un moyen de s'évader absolument merveilleux. Quand je n'en peux plus, je prends un comprimé et je me laisse simplement sombrer dans le néant. Au point où j'en suis, c'est mieux que rien.
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...Je voulais tout leur révéler, vraiment ! Plus que tout au monde, j’aurais voulu savoir qu’ils comprenaient, mais naturellement ils ont continué à parler, à parler sans cesse parce qu’ils sont bien incapables de comprendre quoi que ce soit. Si seulement les parents voulaient bien écouter ! Si seulement ils nous laissaient parler au lieu de nous sermonner, de nous corriger, de crier et de parler, parler, parler ! Mais ils n’écoutent rien ! Ils ne veulent pas ou ne peuvent pas écouter et nous, les jeunes, nous nous retrouvons toujours dans notre coin, tout seuls, sans personne à qui parler, et sans pouvoir communiquer.
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