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ISBN : 2228899801
Éditeur : Payot et Rivages (15/04/2005)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Audrey Hepburn, c'est un petit visage triangulaire, la grâce d'une adolescente grandie trop vite et d'irrésistibles mines de jeune chat sauvage. Avec ses cheveux courts, son regard de faon et sa taille de libellule, elle est pour Colette « un trésor trouvé dans le sable ». Après avoir incarné Gigi sur les planches de Broadway, elle s'impose sans peine dans les studios d'Hollywood. Un port de tête princier et une immense intelligence distillent tout au long d'une car... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
kielosa
  09 juin 2018
Dans mon billet du début du mois d'une autre biographie par Joanna Spencer, celle d'Eva Perón, j'avais annoncé la probabilité d'une chronique de la biographie de l'actrice Audrey Hepburn. Deux raisons m'ont convaincu : la qualité de l'auteure comme biographe et les nombreux bons souvenirs à des scènes de films de cette grande vedette, qui me sont revenus comme des flashes mémorables depuis mon billet sur Evita Perón.
Rien que les 12 pages de photos, sur lesquels on peut admirer la charmante Audrey sur sa Vespa avec Gregory Peck à Rome en 1953, en compagnie d'Humphrey Bogart, Mel Ferrer, Peter O'Toole, dans son uniforme blanc de soeur Luc, son habit sophistiqué de "My Fair Lady" ou sa robe élégante de Givenchy, son chat sur les genoux, etc. m'ont convaincu d'avoir effectué un bon achat.
La question que je me suis posée depuis des années, à savoir comment expliquer le succès immense de cette actrice hors normes, trouve dans cet ouvrage plusieurs éléments de réponse : il y a son origine, son physique tranchant avec les vedettes américaines d'Hollywood et sa propre personnalité. Des facteurs que j'aborde ici brièvement.
- Son origine
La mère d'Audrey, la baronne Ella van Heemstra appartenait à la noblesse hollandaise, étant la fille du maire de la ville D Arnhem et ancien gouverneur du Surinam. C'était une femme qui s'est merveilleusement adaptée à des situations dramatiques. Ayant mené la vie de la haute société riche et influente, elle a eu le courage, lorsque les choses allaient complètement de travers, d'accepter des jobs comme simple cuisinière pour permettre à sa fille des cours de danse à Amsterdam et Londres.
Son père, le sieur Joseph Hepburn-Ruston était un cas. Un anglo-irlandais, né en Bohême, bel homme mais coureur de jupons et dépensier, entre autres d'une bonne partie de la fortune d'Ella, qu'il avait épousée en 1926. En plus, il était fasciste et en tant que tel s'occupa de la propagande d'Oswald Mosley, fondateur de la "British Union of Fascists, ce qui lui a valu une peine de prison en Angleterre. À ce moment, pour la petite Edda, le nom de baptême d'Audrey, née le 4 mai 1929 à Ixelles, son "daddy" n'était plus qu'un pénible souvenir.
Donc, la prime jeunesse de la future star n'a pas été des plus simples. Comme enfant unique d'un couple à problèmes, elle a connu la solitude et la tristesse, particulièrement après la séparation définitive de ses parents, lorsqu'elle avait 6 ans, et les revers de fortune, ce qui s'est traduit pour elle par des déménagements fréquents et des changements d'écoles autant fréquents. Elle a connu l'horreur de la guerre lors des combats atroces à Arnhem, immortalisés par le célèbre film de Richard Attenborough "Un pont trop loin". le livre qui l'a le plus impressionné a été le "Journal d'Anne Frank", l'auteure hollandaise qui avait exactement le même âge qu'elle, à 1 mois près. À l'école ses résultats n'étaient guère brillants, mais elle suivait assidûment des cours de danse. de sa mère elle avait hérité sa force de caractère, de son père son physique.
- Son physique
Comme tout le monde peut s'en rendre compte, Audrey Hepburn disposait d'un physique particulier : elle mesurait 1,76 mètre, ce qui était beaucoup à l'époque, avait certains défauts "bras rachitiques, pas de poitrine et un cou qui n'en finit pas". Personnellement, je crois qu'elle a bénéficié avant tout d'un atout colossal : ses superbes yeux de biche, qui lui conféraient un regard romantique, noble, honnête, aimable etc.
Relativement jeune, elle a trouvé la formule qui mettait sa taille et ses atouts physiques en valeur, dans sa façon bien à elle, de se tenir, de marcher, de se coiffer et de s'habiller. Sa rencontre, dès 1952, avec le jeune couturier, Hubert de Givenchy, s'est révélée un franc succès pour les deux.
- Son caractère
Ce qui frappe chez Audrey c'est ce mélange plutôt rare de simplicité, réserve, gentillesse, sérieux et professionnalisme. Même pour les rôles de moindre importance que ce soit au théâtre comme devant les caméras, il y avait cet engagement total, qui fait penser à Isabelle Adjani, et comme la vedette française, elle a été pointilleuse sur les rôles qui lui ont été proposés et ceux qu'elle a acceptés. Autre parallèle entre elles, leur grande capacité de concentration intense. En fait, un peu le tout ou rien. Ceci explique probablement pourquoi dans sa carrière cinématographique de presque 40 ans, de 1951 à 1989, elle n'est apparue que dans 26 films. Je dis bien "apparue", car dans son tout premier film par exemple "Le Néerlandais en sept leçons" , elle n'a que 2 mots à dire : "Quoi, moi ?" et dans "De l'or en barres" , la même année 1951, n'a qu' à prononcer à son partenaire, Sir Alec Guinness, qu'une demi-réplique.
Autre trait de caractère de notre vedette, sa grande lucidité et courage. Ainsi, après des années de cours de danse, de sacrés efforts douloureux à cause de sa taille et son grand rêve de devenir une 2ème Margot Fonteyn, son idole qu'elle avait rencontrée très brièvement, elle se rend compte qu'elle n'a pas l'étoffe d'une grande ballerine et décide tout simplement, mais radicalement, de faire autre chose !
Sa vie prend un tournant à Rome, en 1953, avec sa performance dans "Vacances romaines" de William Wyler, avec Gregory Peck, qui lui assure son premier grand succès cinématographique. Grâce à l'écrivaine française, Sidonie Gabrielle Colette (1873-1954), qui la choisit avec enthousiasme pour incarner son héroïne, Gigi, au théâtre à Broadway, - où la 1re affiche "Gigi avec Audrey Hepburn" est à cause du succès vite remplacé par "Audrey Hepburn dans Gigi" - pratiquement toutes les portes s'ouvrent aux États-Unis, Hollywood et le monde.
En 1954, à 2 mois de ses 25 ans, c'est la consécration en gagnant l'Oscar sur des rivales comme Ava Gardner, Deborah Kerr et Leslie Caron.
Avec cette récompense suprême si jeune, j'arrête mon billet, je vous laisse découvrir la vie et la carrière de celle qui m'a éblouie comme Natacha Rostov en "Guerre et Paix", basée sur l'oeuvre de Léon Tolstoï ; de soeur Luc, alias Gabrielle van der Mal, dans le film de Fred Zinnemann, "Au risque de se perdre" basé sur l'ouvrage de Kathryn Hulme et inspirée par la vie de Marie-Louise Habets, avec qui Audrey s'est liée d'amitié et la marchande de fleurs "cockney", Eliza Doolittle, qui prend des cours de diction chez Rex Harrison, une comédie musicale inspirée par "Pygmalion" de George Bernard Shaw.
En essayant de comprendre le phénomène Audrey Hepburn, je me rends compte que je n'ai plus de place pour vous raconter sa vie de 1954 à sa mort d'un cancer en 1993, à l'âge de 63 ans à Tolochenaz en Suisse ; ses mariages avec le réalisateur américain, Mel Ferrer (1954-1968) de qui elle a eu un fils, Sean, et le psychiatre italien Andrea Dotti (1969-1982), le père de son 2ème fils, Luca, et sa dernière passion l'acteur néerlandais, Robert Wolders. Mais vous pouvez faire entièrement confiance à Joanna Spencer, qui en a fait un récit à la fois sobre et émouvant.
Notre amie sur Babelio, "lafilleauxchaussures27"/Virginie, a raison d'estimer dans son billet que l'auteure aurait pu dire un peu plus sur les efforts d'Audrey Hepburn, comme ambassadrice pour Unicef, l'organisation de l'ONU pour les enfants. Surtout que cette organisation, en 2002 dans son siège à New York, en reconnaissance de ses mérites, a inauguré une belle statue, nommée "The Spirit of Audrey".
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lafilleauxchaussures
  03 août 2013
J'ai aimé le livre, mais je trouve qu'il n'est pas assez complet, ne serai pour sa carrière ou ce qu'elle a fait pour l'Unicef.C'est vrai qu'Audrey Hepburn était un femme très discrète mais je trouve que ce live est trop centré sur sa vie amoureuse je trouve ça vraiment dommage.
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