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Critique de Ziliz


Ziliz
  03 septembre 2013
Ce jeune homme de vingt-trois ans a publié un roman quelques années plus tôt, qui lui a valu un succès rapide (grâce à quelques coups de pouce ?), mais cela n'a pas plu à tout le monde. de retour en France après un break à Los Angeles, le voilà poursuivi par un corbeau. Menace réelle ou paranoïa ?

On n'imagine pas à quel point la vie d'un pauvre petit garçon riche peut être épuisante. Que de responsabilités et de décisions à prendre ! Dormir ou s'avachir devant la TV ? Coca ou Corona ? Herbe ou coke ? Xanax, Valium ou Lexomil ? Aller en boîte ou faire la fête chez des copains ? Se 'mettre au bout de la bite' (sic) son ex- ou une inconnue ? Faire les courses pour remplir le frigo ou se contenter de Krisprolls ? Rester pâlichon ou faire des UV ? Porter une Breitling ou une Rolex ? Quelle voiture choisir pour faire des pointes de vitesse ?

Voilà le genre d'atermoiements que l'on subit ici, sur plus de quatre cents pages faciles et rapides à lire mais totalement dénuées d'intérêt à mes yeux. le récit est largement autobiographique, auteur et narrateur mènent la même vie, portent le même nom, leurs livres publiés aussi.
Sperling n'a pas eu à aller loin pour trouver l'exemple d'un quotidien aussi creux et d'un univers à ce point superficiel. Pour ferrer le lecteur, ou tout au moins l'inciter à finir l'ouvrage, l'auteur a saupoudré ces banalités d'un peu de suspense autour d'un personnage mystérieux. Tout cela pour aboutir à un dénouement grotesque et facile, classique.
En quelques mots : un roman nombriliste, plat, ridicule.

Certes, avoir des parents riches, célèbres, influents dans certains milieux (coup double ici avec papa et maman) n'empêche pas d'avoir du talent. Hélas, l'environnement 'qui va bien' ne crée pas le génie non plus.
Petit S. deviendra grand écrivain ? Il semble vouloir marcher sur les traces de Beigbeder et de Zeller qu'il évoque en début d'ouvrage. Reste à mûrir, trouver un style et des idées, autre chose que des anecdotes personnelles inspirées par un ego démesuré. En attendant, il y aura les bonnes fées... Merci Papa, merci Maman, tous les ans il voudrait qu'ça r'commence - pas moi.
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