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Critiques sur Maus : Intégrale (213)
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isabellelemest
03 janvier 2013
Une référence incontournable de la BD américaine pour adultes en même temps qu'un chef-d'oeuvre. le narrateur new-yorkais est une souris qui demande à son vieux père de lui raconter comment il a survécu aux camps et à l'holocauste. le vieux bonhomme se fait prier, car on ne se remémore pas si aisément des souvenirs aussi douloureux. Mais il finit par raconter l'enfer des camps, peuplés de SS chats qui martyrisent les victimes souris, évoquant l'ingéniosité, la ténacité et la volonté de vivre qui l'animait, pour se sauver, lui et sa femme... Courage, intelligence, volonté, quelles qualités surhumaines n'a-t-il pas fallu pour survivre, finalement ? Un témoignage puissant, dans le contraste entre les dessins apparemment enfantins en noir-blanc et l'atrocité du thème. Un irremplaçable témoignage de seconde main, un monument de piété filiale, un hommage aux victimes de la barbarie nazie.
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yanndallex
23 janvier 2015
Encore un grand classique de la BD que je n'avais pas dans mon rayonnage...

Cet ouvrage est un véritable témoignage !
Un livre merveilleux de mémoire qui nous rappelle à quel point l'humanité peut être "stupide et effrayante" en suivant une idéologie à l'extrême.

Ce livre est un véritable document "historique" que tout humain raisonnable doit connaître, voire posséder.



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Pixie-Flore
05 mai 2014
Coup de coeur pour cette bande-dessinée qui me faisait de l'oeil depuis un moment. le travail d'Art Spiegelman est remarquable et touchant.

Tout d'abord, parlons des illustrations. J'ai beaucoup aimé son style imagé. Un coup de crayon "simple" mais efficace, des métaphores à travers la représentation des personnages qui sont réussies et des émotions retranscrites que j'ai trouvé convaincantes.

En ce qui concerne le récit, le fait de raconter aussi bien le passé de son père que la fabrication progressive de cet ouvrage est une idée qui m'a beaucoup plu. Les documents iconographiques et les cartes sont d'ailleurs des compléments qui renforcent ce récit brillamment.

C'est un ouvrage qui me laisse admirative. Admirative de la force et de l'instinct de survie de Vladek, un personnage haut en couleur qui semble agaçant mais qui finalement m'a semblé tellement attachant. Admirative aussi d'Art Spiegelman, de son travail, de son acharnement pour retracer l'histoire de son père. de plus, je trouve que cet ouvrage rend subtilement hommage à ceux qui ont tenté de survivre pendant cette période terrible de l'histoire européenne. Je pense particulièrement à certains personnages comme Mancie qui m'ont particulièrement touché.

Petit plus futile, l'esthétique de la couverture de cette bande-dessinée que je trouve vraiment magnifique...
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florette44
08 février 2013
J'ai refermé le livre... et sûr, celui-ci, je ne l'oublierai pas. Comme beaucoup d'ouvrages qui traitent du nazisme et de l'extermination des juifs, celui-ci est bouleversant. Sa particularité tient dans le fait que c'est une BD : l'approche est différente et remarquable.
A lire absolument.
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ay_guadalquivir
30 mai 2012
Nouvelle édition 2012 pour le 25ème anniversaire de la parution en France de texte majeur, couronné à l'époque par le Prix Pulitzer, ce beau volume entre les mains m'ouvre les portes d'un univers souvent imaginé - de loin, en rêve, tant de fois objet de mes envies de lecture. Il y a me semble-t-il à la lecture de cet ouvrage un paradoxe à éviter : lire Maus comme un livre nécessaire mais néanmoins dépourvu - a priori - des habits de terreur des ouvrages sur l'holocauste. Comme si ce livre pouvait à un moment entrer dans une catégorie à part des livres sur le sujet. le support est pourtant idéal : à la narration de cette histoire familiale ; à la disance que Spiegelman met entre les personnages (des souris) et la vraie vie, entre son récit et lui-même. Il raconte d'ailleurs dans Metamaus comment ce texte s'est construit des vérités académiques, des vérités exprimées par son père, des vérités non révélées par sa mère. Voilà, ce livre est beau, simplement.
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popsybulle
13 mars 2017
Emouvant!
Le témoignage d'un juif lors de la seconde guerre mondiale. Une survie constante. Une peur omniprésente. Une quête du bonheur.
Bouleversant!
Des exclusions. Des rejets . du racisme. de l'antisémitisme.
Déchirant!
De la violence. de la haine. Un honte dans l'histoire.
Palpitant!
De la manipulation. de la traque. de la trahison.
Saisissant!
De la mort. de la vie.
Touchant!
De la tristesse. de la joie. de l'amour.
Il n'y a pas d'autre mot pour décrire Maus. Un chef d'oeuvre.
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Tipee
04 juin 2016
Intégrale que j'ai mis assez longtemps à lire, pas parce qu'il n'est pas bien, non parce que cet enchaînement de malheur est dur à digérer.
L'originalité de personnifier chaque nationalité ou appartenance religieuse par un animal est prodigieuse. le récit en devient plus fluide.
Le fait d'alterner entre les questions au père et le récit est aussi appréciable. il rajoute une surcouche d'humanité dans cette bande dessinée.
Le noir et blanc permet de garder de la tension.
Témoignage poignant qu'il faut absolument lire...
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ChtiSuisse
13 janvier 2015
Quelques auteurs arrivent à raconter et même parfois à dessiner l'indicible.
C'est le cas de Primo-Levi (“Si c'est un homme”) et de Keiji Nakazawa ("Gen d'Hiroshima").
Pourquoi “Maus” ? J'en avais entendu parler à de nombreuses reprises et il est souvent comparé à Gen d'Hiroshima.
Il lui est cependant très différent. Nous sommes dans Maus dans un récit d'adulte pour des adultes.
Il apporte aussi un autre éclairage par rapport à Primo Lévi. Il aborde aussi la survie dans les camps.
Mais il décrit assez bien la lente descente aux enfers des Juifs d'Europe. J'ai mesuré tous ces renoncements, ces pertes matérielles et humaines, ces brimades subies, cette peur qui vous fait “éviter le pire” aujourd'hui, cette famille qui part en morceau pour à la fin se retrouver quand même au fond des enfers. C'est cette descente qui fait la force de l'oeuvre. Par quel chemin sont-ils passés pour ce retrouver là ? Cette bande dessinée y apporte une réponse.

Maus est un dialogue entre Art et son père Vladek qui est sorti vivant de la Shoah. Il n'évacue pas la difficulté de sa relation difficile avec lui.
Vladek de son côté n'évacue pas les choix incertains et souvent à l'issue fatale qu'il a du faire durant toutes ces années. Des choix terribles au milieu d'un océan d'hostilité et de mort. Tout le monde cherche à échapper à cette souricière, mais faut-il se cacher ? faire confiance ? s'enfuir ? … Tout ça pour arriver vers ce non-choix ultime : Auschwitz.

“Souricière” est bien le terme approprié les Juifs sont représentés en souris, les Allemands en chats et les Polonais en cochons. Cette représentation animalière enlève un peu de force au propos. Mais il faut reconnaitre que je ne sais pas comment Art aurait pu dessiner autrement un récit aussi fort et dramatique.

Je comprends un peu mieux les réactions des Juifs aux haines actuelles. Ils ont, à mon modeste avis, peur de reconnaitre dans cette haine un chemin qui peut mener vers la même issue fatale.

Une lecture indispensable qui est comme “Si c'est un homme” dépourvue de haine.
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Nils
18 avril 2013
Maus raconte le témoignage d'un rescapé d'Aushwitz délivré à son fils. C'est donc sous un angle complexe et multiple qu'Art Spiegelman aborde la Soah : l'autobiographie, la biographie et l'essai sur la mémoire, le tout illustré par un univers anthropomorphe. Les juifs sont des souris, qui essayent d'échapper à une meute de chats qui les traque.
Maus, c'est l'histoire d'un juif de Sosnowiec, pris dans l'engrenage meurtrier du nazisme.
Maus, c'est l'histoire d'un déporté survivant du plus grand génocide de l'humanité.
Maus fait partie de ces livres qui prennent au tripe, mouillent les yeux et serrent le coeur. On ne referme jamais Maus avant de l'avoir fini, même pour dormir.
Et, au delà de la transmission de la mémoire, c'est l'histoire d'un père et d'un fils qui reconstituent progressivement le puzzle d'une famille décomposée.
Un classique, un chef d'oeuvre, qui élève la bande-dessinée au rang de littérature.
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lalistedemafa
09 avril 2012
Il faut être sincère ...le graphisme n'a rien d'attirant, l'album paraît sombre, en gribouillis, les personnages des petites souris ne sont pas des plus beaux quand on y jette le 1er coup d'oeil. J'ai tenu à lire cet album d,abord pour les éloges que j'ai lu à son propos mais passé quelques pages...j'ai tout oublié et je me suis retrouvé entre New York et L'Europe de L'Est des années 30-40.

Et là, je ne l'ai plus lâché. Il est vrai que Maus n'est pas un album qui se lit par ci, par là...par à coup! c'est une oeuvre qui nous habite. A près de 300 pages, c'est avec Vladek que nous sommes; nous écoutons son histoire. une histoire que nous connaissons mais qui nous laisse tout de même sans voix, qui nous secoue à l'intérieur, une histoire que j'ai lu en tremblotant parfois. elle fait froid dans le dos. Une histoire qui a fait travaillé ma mémoire. Une histoire pour ne pas oublier la souffrance d'un peuple, la souffrance de tous ces peuples qui ont vécu des atrocités.

Vladek a épousé Anja, issue d'une famille riche, il auront un fils: Richieu. Vladek se décrit comme un homme assez débrouillard et Anja comme une femme douce et intellectuelle. La guerre va séparer cette famille et ils seront déportés à Auschwitz et Birkenau tandis que leur fils mourra, tué par sa tante qui refuse d'être déportée.



Ce qui frappe dans cette lecture, de prime abord, c'est le choix d'un album comme média pour un récit aussi lourd puis le choix de personnages animaux. Au fur à mesure de ma lecture, le choix de la souris pour les juifs et le chat pour les Nazis a pris toute sa pertinence. J'ai été impressionnée par ce récit rempli de courage, d'inventivité, de persévérance.

Le personnage de Vladek est impressionnant, il s'est "organisé" (ce mot a pris une nouvelle signification pour moi) dans les camps de concentration de manière incroyable. Il a fait preuve d'une persévérance presque à tout épreuve. Mais nous réalisons au fur et à mesure qu'il paye encore sa survie. Il porte en lui, indélébile (comme ses numéros qui les ont marqué dans les camps), les traces de la guerre et des camps. Son avarice, sa manie de conserver de ne pas gaspiller, frise l'obsession. Art, second fils de Vladek et auteur de l'album, est pris entre une personnalité qu'il abhorre et un père qu'il aime. C'est émouvant de voir leur relation et triste de percevoir la colère qui habite Art et la solitude de Vladek suite au suicide de la mère, Anja. Il y a une telle incompréhension entre Art et ce père, avare, nerveux et raciste. le récit des années de guerre semble être le seul point qui les rallie...le seul moment où ils ne se disputent pas! C'est triste.

la structure narrative est excellente, nous nous laissons porter par ce récit lentement avec des allers-retour si fluide que nous devenons triste à voir le peu de pages qui reste. Puis tout d'un coup, j'ai réalisé que j'étais emportée par l'histoire... ces petites souris sont devenues plus expressives, le tracé de crayon plus clair et j'ai compris que Spiegelman a été ingénieux dans son choix...c'est alors que j'ai porté plus attention aux graphismes et que je l'aimé. J'ai aimé que parfois certaines images du passé étaient incluses dans le présent. Par exemple, lorsqu'Vladek évoque les Juifs pendus qui avait essayé de tuer des allemands à Auschwitz. Leurs jambes apparaissent dans les bois( à la place des branches d'arbres) alors que Vladek et Art sont dans la voiture en Floride. C'est un procédé qui fait penser à des flashback et révèlent avec finesse comment Vladek le vit. Son passé envahit son présent à chaque jour!

Les réflexions autour de ma lecture sont infinies: la question de la mémoire collective, comment la préserver? Peut on réellement comprendre les faits qui se sont déroulés dans cette période? Comment une personne peut aller aussi loin dans la violence, le massacre et une autre aussi loin dans la survie? Mais c'est aussi un devoir de mémoire pour les souffrances de tous les peuples comme ceux de l'esclavage, par exemple. Je me suis souvenue d'une commémoration pour la fin de l'esclavage lors d'un séjour Martinique qui m'avait tant appris sur le commerce triangulaire, la vie dans les plantations. La souffrance de tout un peuple, la violence d'un autre. C'est encore ça, la puissance de Maus: cette capacité de nous interpeller au plus profond de nous même, de ne pas oublier que la vie, c'est le devoir de tous! C'est ce que j'ai ressenti, moi!



Art Spiegelman signe une oeuvre très intime, il partage son histoire, sa mémoire et c'est poignant. C'est terrible même! Il y a tant à dire sur cet album. Je pense que le mieux, est encore de le lire!

C'est une lecture que je recommande ABSOLUMENT!!!!!!

Lien : http://lalistedemafa.over-bl..
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