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EAN : 978B008M986WK
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)
4.17/5   18 notes
Résumé :


L'Ethique de Spinoza, parue en 1677, ouvre la philosophie moderne et accompagne tous ceux qui s'aventurent sur la voie du "bien agir". Cette traduction, qui fut d'abord publiée aux PUF, est accompagnée d'un important appareil critique justifiant les choix terminologiques et commentant l'ordre des propositions, définitions et axiomes.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bel-Ami
  08 octobre 2017
Ouvrage extrêmement intéressant réparti en (5 champs de réflexions à la fois juste et essentiels . Une lecture enrichissante basée à la fois sur la nature de l'Homme oscillant entre aspiration et bassesse
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   29 octobre 2015
Puisque la Raison n'exige rien qui s'oppose à la Nature, elle exige donc elle-même que chacun s'aime soi-même, qu'il recherche sa propre utilité, en tant qu'elle est réellement utile, qu'il poursuive tout ce qui conduit réellement l'homme à une plus grande perfection, et que, d'une manière générale, chacun s'efforce de conserver son être autant qu'il le peut. Tout cela est aussi nécessairement vrai que le fait, pour un tout, d'être plus grand que la partie. Ensuite, du fait que la vertu n'est rien d'autre qu'agir selon les lois de sa propre nature, et que personne ne s'efforce de conserver son être si ce n'est selon les lois de sa propre nature, on tirera trois conséquences. Premièrement, le fondement de la vertu est l'effort même pour conserver son être, et le bonheur consiste en ce fait que l'homme peut conserver son être. Deuxièmement, la vertu est à poursuivre pour elle-même, et il n'existe rien qui soit plus valable qu'elle, ou plus utile pour nous, et en vue de quoi elle devrait être poursuivie. Troisièmement, enfin, ceux qui se suicident ont l'âme impuissante et sont totalement vaincus par des causes extérieures qui s'opposent à leur nature.
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JeannedutJeannedut   20 août 2021
L'ignorant, outre qu'il est de beaucoup de manières ballotté par les causes extérieures et ne possède jamais le vrai contentement intérieur, est dans une inconscience presque complète de lui-même, de Dieu et des choses et, sitôt qu'il cesse de pâtir, il cesse aussi d'être. Le Sage au contraire, considéré en cette qualité, ne connaît guère le trouble intérieur, mais ayant, par une certaine nécessité éternelle conscience de lui-même, de Dieu et des choses, ne cesse jamais d'être et possède le vrai contentement. Si la voie que j'ai montré qui y conduit, paraît être extrêmement ardue, encore y peut-on entrer. Et cela certes doit être ardu qui est trouvé si rarement. Comment serait-il possible, si le salut était sous la main et si l'on y pouvait parvenir sans grand'peine, qu'il fût négligé par presque tous ? Mais tout ce qui est beau est difficile autant que rare.
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DanieljeanDanieljean   14 mai 2016
Comme les hommes vivent rarement d’après le commandement de la Raison, ces deux sentiments, l’humilité et le repentir, et aussi l’espoir et la crainte, procurent plus d’avantage que d’inconvénient ; et par conséquent, puisqu’il faut commettre la faute mieux vaut le faire dans ce sens. Car si les hommes à l’âme impuissante (animo impotentes) étaient tous également orgueilleux, n’avaient honte de rien et ne craignaient rien, quels liens pourraient les unir et contenir ? La foule a de quoi terrifier à moins qu’elle ne craigne. Aussi n’est-il pas étonnant que les Prophètes, préoccupés non de l’utilité d’un petit nombre mais de l’utilité commune, aient tant recommandé l’humilité, le repentir et le respect. Et en vérité, ceux qui sont soumis à ces sentiments peuvent bien mieux que les autres êtres amenés à vivre enfin sous la conduite de la Raison, c’est-à-dire à être libres et à jouir (fruantur) de la vie des bienheureux (beatorum).
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PartempsPartemps   09 décembre 2020
PROPOSITION II

Ni le corps ne peut déterminer l’âme à la pensée, ni l’âme le corps au mouvement et au repos, ou a quoi que ce puisse être.

Mais, quelle que soit la force de ces preuves, et bien qu’il ne reste véritablement aucune raison de douter encore, j’ai peine à croire que les hommes puissent être amenés à peser avec calme mes démonstrations, à moins que je ne les confirme par l’expérience ; tant est grande chez eux cette conviction, que c’est par la seule volonté de l’âme que le corps est mis tantôt en mouvement, tantôt en repos, et qu’il exécute enfin un grand nombre d’opérations qui s’accomplissent au gré de l’âme et sont l’ouvrage de la pensée. Personne, en effet, n’a déterminé encore ce dont le corps est capable ; en d’autres termes, personne n’a encore appris de l’expérience ce que le corps peut faire et ce qu’il ne peut pas faire, par les seules lois de la nature corporelle et sans recevoir de l’âme aucune détermination. Et il ne faut point s’étonner de cela, puisque personne encore n’a connu assez profondément l’économie du corps humain pour être en état d’en expliquer toutes les fonctions ; et je ne parle même pas ici de ces merveilles qu’on observe dans les animaux et qui surpassent de beaucoup la sagacité des hommes, ni de ces actions des somnambules qu’ils n’oseraient répéter durant la veille : toutes choses qui montrent assez que le corps humain, par les seules lois de la nature, est capable d’une foule d’opérations qui sont pour l’âme jointe à ce corps un objet d’étonnement.
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DanieljeanDanieljean   23 janvier 2019
Nous désirons souvent une chose, non pas pour elle-même, mais pour ce qu’elle représente aux yeux des autres, c’est-à-dire parce que quelques autres la désirent (cf. les phénomènes de mode, qui manifestent bien ce caractère mimétique du désir ) :
« et par suite, de ce que nous imaginons une chose semblable à nous affectée d’un certain affect, nous sommes affectés avec elle d’un affect semblable »
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Videos de Spinoza (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Spinoza
Ami et disciple de Freud, avec qui il rompra en 1913, Carl Gustav Jung est l'un des plus grands penseurs du XXe siècle. Psychologue de renommée mondiale, il invente des concepts qui auront une extraordinaire postérité : l'inconscient collectif, les archétypes, la synchronicité, l'anima et l'animus, la persona, les types psychologiques, le Soi…
Après avoir popularisé la philosophie de Spinoza auprès d'un large public, Frédéric Lenoir nous fait partager ici sa passion pour ce grand médecin et explorateur de l'âme humaine. Il montre comment sa pensée nous guide de l'inconscience à la conscience à travers un « processus d'individuation » : comment devenir soi en enlevant nos masques sociaux, en intégrant notre part masculine (pour les femmes) ou féminine (pour les hommes), en traversant notre ombre, en essayant de déchiffrer les messages de notre inconscient à travers nos rêves ou les synchronicités qui jalonnent nos vies. Un chemin qui nous aide à grandir en humanité et en liberté intérieure.
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