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Luc Carissimo (Traducteur)
EAN : 9782070425594
373 pages
Éditeur : Gallimard (02/10/2002)
3.96/5   48 notes
Résumé :
Une Amérique en proie au chaos économique et à des inégalités sociales exacerbées, où le métro de New York est devenu une vaste cour des Miracles, théâtre permanent d'une lutte sans merci pour survivre. Triste destin pour la Chair à pavé.
Une Amérique dévastée par l'épidémie du sida, où les malades sont parqués dans des Zones de Quarantaine, où le sexe virtuel a remplacé l'amour physique, où s'écrivent au quotidien les sinistres Chroniques de l'Âge du Fléau.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
finitysend
  10 août 2012
Science-fiction prophylactique .
Les années fléaux , c'est un beau titre à mon humble avis .
Norman Spinrad est un auteur à manier avec précaution je trouve .
Il est capable du meilleur et du moins bon ( pas du pire je crois ) , en effet son style est d'une façon générale très solide , mais il a écrit aussi , des textes « alimentaires « ou commerciaux .
D'autre part il est très politisé , et si cela lui confère une sensibilité remarquable pour animer par le biais de la fiction , certaines réalités et certaines questions sociales , cela peut aussi quelquefois tourner au manifeste politique à peine romancé ( ou grossièrement romancé ) et dans ce cas , il vaut mieux ( à mon humble avis très humble ) faire les marchés , plutôt que d'acheter des romans , car après tout on y trouve des tracts et il sont gratuits et d'ailleurs on se bat pour vous les donner !
Cela dit , quand l'auteur s'y colle , ses textes sont souvent d'une remarquable qualité et les problématiques y sont méticuleusement fouillées .
Ce volume est un recueil en fait , mais la première fois que je l'ai lu , je ne me suit même pas rendu compte tout de suite que c'était un corpus de trois longues nouvelles – sourires - !
Il a fallut que j'arrive au troisième pour atterrir et je ne sais comment cela fut possible ?
C'est bien la preuve que je ne suis pas un commentateur fiable d'ailleurs !
Chairs à pavés ( quelle puissante formulation ! non ? ) traite de la question sociale quand c'est trop tard , quand les écarts « de classes « sont devenus des abysses et qu'ils se sont tellement creusés que le dénuement est sauvagement installé et que les puissants et leurs ouailles s'enferment dans des ghettos fortifiés et quand les chiens sont devenus bons à manger .
L'auteur aborde dans ce texte la question par l'interland , en choisissant de nous faire arpenter le bitume , les grillages et les paysages urbains aux allures de jungles laissées à l'abandon et livrées à elles-mêmes , par des personnages entre deux mondes et qui sont dans cette situation de part leur statut ou de part la nécessité .
Resitué en contexte culturel étatsunien , je dirais que c'est l'angoisse des classes moyennes de disparaître et le petit frisson que soulève naturellement , l'angoisse de voir se gripper le moteur social que représente rêve américain .
Cependant l'auteur extrapole à peine en fait , car d'une certaine façon ce quotidien est déjà celui de millions d'américains ( des Etats-Unis au brésil ) .
C'est un « beau « récit angoissant et tranquillement dramatique , bien écrit et suffisamment long pour ne pas avoir l'impression de se retrouver sur le pas de la porte juste après l'avoir commencé .
Par ailleurs on n' est pas dans la science-fiction prétexte , c'est bien du futur qu'il s'agit et ce n'est pas un futur de vahinés à l'ombre des cocotiers en fleurs que l'auteur nous propose .
J'aime beaucoup ce texte car si on y sent clairement le dégoût de l'auteur pour les réalités qu'il décrit , l'approche demeure systémique et il apparaît que à un certain stade , il est trop tard et que même la « la révolution et la lucha del pueblo « ne changeront pas grand-chose !
Que le science-fictonaute se rassure , c'est un texte très sympa et action et sensations sont bien au rendez-vous , un bon thriller .
Chroniques de l'âge du fléaux est un récit presque post-apocalyptique ( c'est celui que je préfère ) de très , très , très bonne facture .
Dans ce texte « la révolution et la lucha « peut fonctionner ...
MST quand tu nous tiens ...
Police sexuelle et pandémie , MST hargneuse et absolument incontrôlable , quarantaine , dossier médical systématisé et standardisé .
Big Brother gère l'épidémie et soyez tranquille , car il vous gère aussi par la même occasion ..
Et vous finirez par comprendre que ce n'est pas suffisant de ne pas être d'accord : un peu d'amour et de compassion , diantre !
Et il va falloir bouger son popotin , pas d'autres moyens que de s'y coller ...
Dans la troisième nouvelle ( la vie continue ) l'auteur parle de son « exil « à paris ( à l'ombre de Notre Dame ) .
En toute franchise , j'ai décroché et donc vous m'excuserez de ne pas m'étendre sur ce texte car je ne peux pas dire que je l'ai lu , et de ce fait j'aurais du mal à livrer mon impression .
Notez que je n'en pense rien et que ce n'est en aucun cas une manière détournée de dire qu'il est sans intérêt ....
PS : il y a une préface qui serrait intéressante , mais à mon humble avis , elle est plus du ressort de la psychanalyse et du psychanalyste que de la géopolitique , donc n'étant pas compétant , je n'en dirais mot !
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BVIALLET
  04 mai 2012
Livre composé de trois nouvelles, en réalité trois courts romans, présentant trois aspects d'une Amérique à venir mais déjà en germe bien levé.
« Chair à pavé » nous fait plonger dans le chaos économique d'un pays ruiné par la crise et en proie à des inégalités sociales exacerbées de façon monstrueuse. le métro de New York est devenu une vaste Cour des Miracles où l'on survit en s'entretuant et en dévorant des rats quand ce n'est pas de la chair humaine. Un voyage hallucinant et un futur très possible…
« Chroniques de l'Age du Fléau » raconte les années sida. Les malades sont parqués dans des Zones de Quarantaine et le sexe virtuel remplace de plus en plus l'amour physique jusqu'au jour où un savant découvre l'antidote absolue : un autre rétrovirus mutant qui peut sauver l'humanité. Mais il se transmet gratuitement par le biais des rapports sexuels. le conglomérat pharmaceutique ne l'entend pas de cette oreille. le toubib doit se cacher dans les Zones pour pouvoir répandre son virus sauveur. le pouvoir en est alors réduit à envisager de lancer une bombe thermonucléaire pour l'en empêcher.
« La vie continue » illustre la situation d'écrivains américains en exil car mal pensants, censurés et rejetés par un pays devenu aussi puritain que fasciste. Spinrad se met en scène lui-même. Il se retrouve exilé à Paris et aux prises avec les envoyés de la CIA et du KGB qui se disputent ses faveurs pour lui faire signer un gros contrat pour l'adaptation cinématographique de l'une de ses oeuvres. Beaucoup d'argent à la clé, mais également l'obligation de renier ses idées « libérales », ses engagements et ses amis.
Inutile de cacher que ces trois textes sont de qualité inégale. le premier est de loin le plus fort et le plus intéressant par la violence de la situation et la qualité du style très « rap » utilisé. le second n'est qu'une projection dramatisée d'une situation connue et maîtrisée par les moyens que l'on connaît. Spinrad imagine que la pandémie prend une tournure beaucoup plus importante et qu'elle est traitée de façon totalitaire par un régime qui a perdu toute notion du respect humain. Malades et bien portants se comportent de façon quasi animale et les dirigeants se révèlent de parfaites crapules. le dernier est de loin le plus faible et le moins intéressant. Outre le fait que se mettre en scène soit même a un côté un peu prétentieux, l'intrigue elle-même faite de tractations et marchandages dignes de vendeurs de tapis est d'un intérêt restreint. Spinrad confond un peu dissidents soviétiques de l'époque stalinienne et opposants bobos au régime bushiste. Comparaison n'étant pas forcément raison, les évènements politiques récents l'ayant contredit. Cet auteur considère l'humanité au travers d'un prisme d'un pessimisme noir !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Sufull
  25 février 2009
Chair à Pavé :
Uchronie d'une Amérique ayant sombré dans la pauvreté et une différence de niveaux sociaux importante.
Le peuple crève de faim, se nourrit de rats quand tout va bien et a une sorte de plat infecte au quotidien.
C'est dans ce chaos que Mary va devoir poursuivre un homme ayant capturé le chien de sa patronne pour en faire son repas.

Chroniques de l'Age du fléau :

Quatre personnages vivants chacun à sa manière le fléau ravageant l'Amérique, sorte de sida en plus virulent.
Chaque histoire dépeint fortement leurs sentiments et leur vie.
Un chercheur, une pauvre fille ayant repris le flambeau de Notre Dame face à la maladie, un père et responsable du ministère pour la propagation du fléau – pur produit catho américain, un soldat de l'armée constituée uniquement de malades.
Ils vont devoir se battre pour survivre ou faire éclater une vérité.

La vie continue :

L'auteur se voit dans l'avenir, une magnifique nouvelle très bien ficelée.
Les USA veulent le contraindre de revenir dans son pays qu'il a fuit pour ses idéo mais sous certaines conditions (renier ses idées et tout ce qu'il a créé lors de sa fuite à Paris). Ils lui proposent de faire un film tiré d'un de ses romans, de là part toute une histoire pour que chaque parties puissent tirer des avantages ou éviter des pertes.
- Norman Spinrad, Sacha le russe parvenu en haut de l'échelle des médias, les américains voulant museler Spinrad, Eli Ellis l'agent s'occupant de la transaction, une actrice russe « perdue » au milieu de tout ça.
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baloo
  05 octobre 2011
Trois nouvelles :
"Chair à pavé". Dans une amérique où l'écart entre les classes sociales s'est creusé à l'extrême : une majorité est sans-abri, leur nourriture principale reste les rats pour peu qu'ils en trouvent, quelques nantis, vivant dans des quartiers réservés sécurisés, qui ne se promènent qu'escorté de gardes du corps et pilotes d'hélicoptères, rares métiers qui permettent à certains de vivre (survivre?). Pour ces derniers, la moindre faute professionnelle entraine un retour à la rue et aux rats.
" Chroniques de l'Age du Fléau " : pour ma part la meilleure nouvelle du livre. le fléau (sida) frappe massivement la planète, les humains sont régulièrement dépistés, badgés, camps de concentration où on parque les contaminés, ... et un vaccin à détruire pour préserver des intérêts financiers d'un groupe pharmaceutique.
" La vie continue " : l'auteur se projette dans le futur, s'imaginant être courtisé par une industrie cinématographique pour réaliser un film à partir de son roman, mais dont le contrat prévoit en contrepartie qu'il mette fin à son journal indépendant. Nouvelle assez décevante, peu d'intérêt n'amène guère de réflexions.
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Devi
  17 septembre 2018
Un recueil de trois longues nouvelles de qualité plutôt inégale.
On y retrouve le style bien spécial de l'auteur qui va nous dépeindre une SF sombre, très sombre.
J'ai lu le bouquin il y a un petit moment déjà donc je ne pourrais faire un bon résumé mais je me souviens avoir passé un bon moment de lecture.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
wellibus2wellibus2   15 décembre 2014
......mes ventes médiocres aux Etats-Unis m'ont toujours rapporté quatre ou cinq fois la somme qu'elles faisaient en Europe ou au Japon. Parce que la zone de droit américaine, qui comprend le Canada, les Philippines et parfois l'Australie, représente quelque chose comme quatre cent millions d'anglophones.
Pourquoi pensez-vous que les meilleurs réalisateurs français vont en Californie tourner des films en anglais ? Pourquoi pensez-vous que même les groupes de rock russes enregistrent la moitié de leurs titres en anglais ?
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finitysendfinitysend   02 décembre 2013
Je suis peut-etre une pute , mais je ne suis pas un monstre ! lui repliquai-je indignée .

Chroniques de l'âge du fléaux .
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Avec Valérie Mangin, Vincent Bontems, Norman Spinrad et Colin Pahlisch
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