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Éditeur : Gallimard (30/05/1935)

Note moyenne : 4.62/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture
Nous vivons en ce moment les jours les plus extraordinaires de l'Histoire de notre planète. Aujourd'hui, c'est à l'humanité du XXe siècle qu'il est donné de pouvoir assister à une invraisemblable évolution astronomique de notre planète.

Si incroyable que la chose puisse paraître, il est excessivement probable que l'on ne peut plus maintenant parler de la Terre au singulier, mais que notre planète, sous l'effet de causes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Malivriotheque
  03 décembre 2017
Dans les années 40, l'incroyable se produit : après d'impressionnants cataclysmes, la Terre se scinde en deux, séparant les deux Amériques du reste du monde. Pourquoi ? Comment ? Bien que déboussolée, la population peut encore se déplacer en avion entre les deux parties du globe. Sauf que ça ne va pas durer longtemps. Que vont devenir les deux nouvelles Terres ? Sont-elles vouées à la séparation éternelle ?
Dès 1935, Jacques Spitz fait preuve d'une imagination débordante et fait montre d'une critique du genre humain assez impressionnante tout en inventant L Histoire que nous connaissons désormais. Ce qui est incroyable avec ce livre, c'est qu'il situe les catastrophes naturelles et la scission qui en découle juste après la Deuxième Guerre mondiale, qui bien évidemment ne s'est pas encore produite pour lui. Déjà, il avait compris qu'un évènement majeur divisant le monde allait se produire. L'allégorie n'est pas loin. Flippant, non ?
Ce qui est passionnant dans ce récit raconté comme dans un livre d'Histoire au passé, comme si on tenait entre les mains le témoignage de ce qui est déjà arrivé, c'est la description des réactions humaines à toutes les catastrophes successives. Cela commence avec, et c'est bluffant, la narration d'un nombre considérable de catastrophes naturelles telles tremblements de terre, inondations, pluies diluviennes et j'en passe comme si on y était, alors que notre monde d'aujourd'hui se prépare justement au changement climatique, le subit déjà même, avec notamment des évènements extraordinaires de changements de température de plus en plus nombreux qui entraînent bon nombre de déplacements de populations. Ce livre a plus de 80 ans et son auteur avait déjà saisi ce qui pouvait bien nous arriver dans l'avenir.
S'enchaînent ensuite les recherches pour en savoir plus sur ce qui s'est produit, la découverte des nouveaux espaces qui séparent désormais les deux entités terrestres, dans un mélange d'articles journalistiques, d'analyses intentionnellement vaseuses de scientifiques et de réactions politiques et publiques. Purée, on s'y croirait, c'est tellement bien fait !
Le tout nous est servi avec de remarquables phrases toujours bien placées qui jugent de manière réaliste le genre humain, souvent cyniques mais tellement justes.
Le temps passe, les deux objets s'éloignent et l'auteur continue à parler de l'avenir (notre passé encore une fois) tout en supputant des choses qui se sont à la fin réellement produites et surtout en resituant des personnages historiques comme Hitler, en montrant que le nazisme a clairement fait son trou dans l'Europe. Spitz savait que si le monde ne se battait pas, le mouvement allait devenir endémique. Étourdissant, vous dis-je !
Le final a sans doute de quoi dérouter un peu, parce qu'il offre une morale ouverte, laquelle demande un peu de réflexion personnelle sur le Monde en général et la vision de l'Europe et de l'Amérique. L'on pourrait peut-être reprocher à Spitz d'avoir une opinion manichéenne à se limiter à l'idée du Nouveau Monde et de l'Ancien Monde, mais ce serait donner une conclusion bien trop hâtive qui oublie en outre beaucoup de nuances. Je n'ai pas trop réussi, de mon côté, à savoir vraiment quoi faire de la toute fin, que je vous laisse bien évidemment découvrir, mais j'ai apprécié l'ouverture et la non-finalité impliquée de certaines choses.
De plus et de manière assez large, Spitz remet aussi l'Homme à sa place dans le contexte du vaste univers qui l'entoure, mais aussi dans le contexte qu'il a créé. L'auteur nous dévoile l'humanité qui court vers la fin voire l'inconnu. On appréciera d'ailleurs les quelques illustrations données comme explication, qui souvent permettent de mieux situer les évènements et de mieux comprendre en image l'inimaginable.
Tout ça, c'est brillant, bien que "tout ça" ait été oublié par la Littérature. C'est bien dommage.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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lecassin
  10 juillet 2014
J'ai découvert Jacques Spitz grâce à la critique de « Gill » sur « L'homme élastique »… M'étant précipité sur «La croisière indécise », déception : il s'agit là du premier ouvrage de l'auteur, d'inspiration surréaliste. Jacques Spitz, Polytechnicien, ingénieur conseil ne se tournera vers la science fiction que plus tard, en 1935, avec la parution de "L'agonie du globe"…
« L'agonie du globe » : suite à on ne sait quel phénomène, la terre est en train de se séparer en deux hémisphères sur un plan perpendiculaire à l'équateur, laissant séparés de cinquante km, l'Ancien et le Nouveau monde… Il semble que cette distance n'est pas fixe...la lune réduit son orbite… Allons-nous vers une collision ?
Voilà un grand moment de science fiction de la part d'un auteur « oublié », Dommage…
Jacques Spitz, au style enjoué, ironique, cynique même, parfois… en même temps que scientifiquement très documenté et crédible…
« L'agonie du globe », une « sorte d'Armageddon » avant l'heure qui permet à Spitz de porter un regard désabusé sur l'homme et ses institutions : la religion et le(s) Pape(s), la politique et ses parlementaires aussi bavards qu'irresponsables, la science et ses savants non moins irresponsables.
J'ai longtemps considéré René Barjavel comme le père de la science fiction française. Et si c'était Jacques Spitz, plutôt ?
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lecassinlecassin   10 juillet 2014
Quand on écrit l’histoire de l’humanité, il faut se résigner à raconter bien des folies.
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MalivriothequeMalivriotheque   26 novembre 2017
La pluie qui tombait sans relâche et un abaissement considérable de la température [...] contribuaient à entretenir une atmosphère déprimante de cataclysme latent. [...] Les hommes qui, à l'ordinaire, ne s'entretiennent que d'eux-mêmes et ne trouvent que dans leurs petites histoires un motif d'intérêt, s'inquiétaient maintenant de la Nature comme d'une personne vivante.
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MalivriothequeMalivriotheque   26 novembre 2017
Ce détail montre que la Science, si elle est chassée par la porte, rentre par la fenêtre.
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MalivriothequeMalivriotheque   26 novembre 2017
C'est un signe bien caractéristiques de l'état de civilisation alors atteint par l'humanité, que cette persistance des questions d'intérêt au milieu des circonstances les plus graves.
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lecassinlecassin   10 juillet 2014
La gravité de cette nouvelle, avec ses conséquences funestes, était telle que, selon l’usage, on commença par la mettre en doute.
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