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ISBN : 1032900717
Éditeur : L'Observatoire (23/08/2017)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  29 août 2017
La Seconde guerre mondiale continue de hanter les écrivains, qu'il s'agisse d'en faire le thème central de leur livre où en y intégrant cette période dans une fresque plus large. Historien de formation, Sébastien Spitzer a choisi pour son premier roman un angle bien particulier, celui des derniers jours du régime nazi, va à la fois du côté des vainqueurs (mais dans quel état !) et des vaincus (mais dans quel état !).
Ava incarne la première catégorie. Cette toute jeune fille est née dans le bloc 24-A à Auschwitz d'une mère qui servait au divertissement de ses geôliers. Pour elle la vie dans le camp, mais aussi après avoir réussi à fuir, ne se limite qu'à une chose : survivre.
En un contraste saisissant, la seconde catégorie est incarnée par Magda, une icône du régime: « Magda rajuste son chignon du plat de la main. Elle plisse ses yeux gris d'orage. Elle est un peu cernée. Redresse et gonfle sa poitrine, teutonique. Elle n'a jamais été la plus belle femme du pays, mais elle a de l'allure. Une beauté hors d'âge, imperméable. Magda se plaît encore. Elle lisse son tailleur sur ses hanches. »
Très vite, le lecteur va comprendre que cette femme qui vient prendre ses quartiers dans le bunker berlinois d'Adolf Hitler au moment où la vie ville subit un bombardement en règle, n'est autre que l'épouse du ministre de la propagande nazie, Joseph Goebbels. Grâce à une construction astucieuse, le lecteur est invité à suivre successivement le destin de l'une et de l'autre. le lien entre les deux récits, aussi inattendu qu'historiquement avéré s'appelle Richard Friedländer.
Issu d'une famille de commerçants juifs berlinois, il est le père adoptif de Magda et l'une des victimes du plan d'épuration des juifs. Sébastien Spitzer nous offre de lire les lettres qu'il envoie à sa fille depuis le camp de concentration où il a été interné et où la mort l'attend. « Richard Friedländer a été. Il a lié son destin à celui de votre famille. Je suis Markus Yehuda Katz, fils de Salman et d'Olga Sternell. Et cette chaîne de mots, de moi, de nous, de noms infalsifiables, vous rattrapera, où que vous soyez. Il n'y aura pas d'oubli. Nous sommes le peuple qui doit durer, celui qu'on ne peut pas éteindre… Un jour, on se souviendra de lui comme de tous ceux qu'on a voulu faire disparaître, en vain. »
Et même si ces lettres sont apocryphes, les faits qu'elles relatent sont tout autant documentés que les dernières heures du régime et qui prendre la dimension d'une tragédie grecque en faisant de Magda une Médée moderne, soucieuse de ne pas offrir à ses enfants les images de la capitulation. « Elle a porté beaucoup d'enfants. Sept en tout : Harald, Helga, Hildegarde, Helmut, Holdine, Hedwig, Heidrun. Les prénoms des six derniers commencent par un « H », à la gloire de ce régime qui a fait d'elle une grande dame. Celui aussi de Harald, son aîné, né quand rien n'était encore, avant le putsch de la Brasserie, avant les premiers faits divers qui feraient parler d'eux. Ses enfants servent la grande cause. La sienne, bien sûr, mais aussi celle de l'Allemagne tout entière. Ils seront sacrifiés. Ils tomberont avec elle. »
Pendant ce temps, Ava tente de se relever. Elle fuit avec Judah qui a été raflé, embarqué brutalement avec son père, ses deux oncles et ses cousins.
« Je n'ai même pas eu le temps de l'embrasser, dit-il.
— Qui ça ? demande-t-elle.
— Ma mère. Je n'ai pas pu l'embrasser! Les soldats nous ont tassés dans des trains pour la Pologne. Mon cousin est mort de froid, à côté de moi. C'était la première fois que je voyais un mort. Et il avait mon âge ! Sur le quai de l'arrivée, on a reçu d'autres coups. Olejak nous a sélectionnés, mon père et moi, pour son camp. Je suis devenu un homme au fond d'une mine. »
Là encore, l'ironie de l'histoire vient confronter les deux destins. Les matières premières extraites dans les monts du Hartz par Judah et ses compagnons d'infortune feront la fortune de Harald, le fils de Magda, et de ses descendants. Après avoir produit les piles Varta pour l'armée du Führer, cer derniers possèdent aujourd'hui la plupart des actions du groupe BMW. La notion de vainqueur et de vaincu est donc toute relative, comme le montre ce roman qui va creuser dans l'âme des personnages les raisons qui les font agir, dans le paroxysme des situations leurs motivations les plus intimes. Un premier roman qui est d'abord un grand roman!
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isabelleisapure
  30 octobre 2017
En ouvrant ce livre on peut craindre un énième roman sur la deuxième guerre, mail il n'en est rien.
« Ces rêves qu'on piétine » se révèle rapidement bien différent de tout ce que l'on a pu lire sur le sujet.
Sébastien Spitzer nous propose de suivre les destins croisés des rescapés tentant de fuir dans une longue transhumance l'horreur des camps. Ils ont pour noms Aimé, Judah, Fela ou Ava.
En parallèle, une femme se terre dans Berlin, c'est Magda Goebbels, la femme du Ministre de la Propagande du Reich. Dans le bunker du Führer, elle organise les derniers jours, les siens et aussi ceux de ses six enfants. C'est une femme froide, ambitieuse, hautaine. En devenant la première dame du Reich, Magda a pris sa revanche sur son passé de misère. Oubliée sa mère, bonne à tout faire, « fille facile à la cuisse légère ». Oubliés les godillots en mauvais cuir bouilli dont elle avait honte. Et surtout, oublié son « presque » père juif, qui l'a élevé et qui du fond d'un camp lui écrit des lettres auxquelles elle ne répondra jamais.
Ces lettres sont protégées dans un rouleau de cuir serré dans la main de la petite Ava et ponctuent le récit.
Avec une écriture absolument maîtrisée et un sens aigu de la construction, avec ces deux faces du même miroir, Sébastien Spitzer nous entraîne dans une spirale infernale, vers l'anéantissement des rêves, du pouvoir absolu, jusqu'à l'enchevêtrement incroyables de destins qu'on ne pouvait imaginer. Un grand roman dans la folie et le tumulte des hommes qui continue à envahir mes pensées alors que je l'ai refermé depuis déjà plusieurs jours.
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AMR
  21 novembre 2017
Encore un auteur et un premier roman découvert grâce aux 68 premières Fois !
Ces rêves qu'on piétine se déroule à la fin de la seconde guerre mondiale et se focalise sur Magda Goebbels, la « première dame » du troisième Reich, figure infanticide monstrueuse. Sébastien Spitzer a choisi ce titre puissant et évocateur en pensant à William Butler Yeats, un poète irlandais nationaliste mort en 1939, dont des extraits de poèmes sont cités dans le livre.
Sébastien Spitzer met en oeuvre une forme de polyphonie sur plusieurs niveaux, temporels et géographiques, placée d'emblée dans des postures oppositionnelles : les proches d'Hitler d'un côté et quelques prisonniers rescapés des camps de concentration de l'autre. Tous font face à une débâcle, la défaite pour les puissants, les ultimes représailles pour les déportés. Tous revivent dans le temps présent, aux portes de la mort, les souvenirs du passé. Un troisième point de vue arrive aux deux tiers du récit, celui des sauveurs alliés qui découvrent à la fois les horreurs des nazis et l'infanticide commis dans le bunker.
Les personnages sont superbement travaillés, dans leur psychologie profonde et en même temps stylisés pour insister sur cette période horrible de l'Histoire. Ainsi, les rescapés des camps qui tentent de fuir et de rester en vie stigmatisent chacun à leur manière les horreurs du génocide : vandalisme et destructions des boutiques juives, arrestations et déportations sommaires, raffles, survie envers et contre tout, viols, expérimentations médicales, euthanasie des nouveaux nés à la naissance, travaux forcés… Les nazis véhiculent non seulement une idéologie mais aussi une bonne conscience, face aux agissements d'un parti dont le but avoué était de vaincre la menace russe communiste, sans trop chercher à savoir la réalité du génocide, sauf peut-être à la fin quand il faut en cacher vite et bien les preuves avant l'arrivée des alliés.
Le lien entre les passages consacrés aux fuyards rescapés et aux nazis réfugiés dans le bunker se fait par les poèmes de Yeats, présents dans le bunker et dans les camps et aussi par les lettres que Richard Friedländer écrit à sa fille adoptive, Magda : non datées mais classées chronologiquement, elles ponctuent le récit, lui redonnent de l'humanité, du bon sens, des valeurs citoyennes et familiales, une forme d'universalité dans l'Humain. Aucune des lettres n'est datée, sauf celle de Markus qui annonce justement la mort de Richard Friedländer…
Ce roman est riche d'une intertextualité protéiforme ; la littérature (Yeats, Goethe, Schiller), la musique et les arts appartenant à tous, chacun des personnages, quel que soit son camp ou sa place dans l'Histoire, peut se les approprier à sa mesure… Ainsi le Tod und Verklärung de William Strauss, d'inspiration métaphysique, sublime autant la chute des vaincus du troisième Reich que les parcours des condamnés à mort des camps de concentration et peut être écouté en fond sonore pendant la lecture. Magda Goebbels, pour tuer le temps dans le bunker, lit À l'ouest, rien de nouveau d'Erich Maria Remarque, roman interdit, pacifiste et bouleversant qui dénonce la monstruosité de la première guerre mondiale ; c'est l'occasion pour elle de revivre le souvenir de la mise à sac du cinéma où passait l'adaptation cinématographique du livre, séance à laquelle elle assistait avec un de ses amis, juif…
Ainsi que l'écrit Richard Friedländer dans une de ses lettres, chacun se fonde en passant des heures « à interroger la vie, à balayer la mystique, à gratter les mots, les idées, les grands auteurs ».
La personnalité de Martha Goebbels, telle que mise en lumière par Sébastien Spitzer, interroge. L'auteur insiste beaucoup sur ses jeunes années, sa naissance illégitime, puis le mariage de ses parents ; après son divorce, lorsque sa mère épouse un commerçant juif, ce dernier va l'élever et la chérir comme si elle était sa propre fille et elle va éprouver pour lui un attachement sincère. Cet itinéraire d'enfant gâtée, adulée, parfaitement éduquée, parlant plusieurs langues, qui a eu des camarades juifs, aurait pu déboucher sur une attitude tolérante et ouverte d'esprit.
Même si ses choix de vie semblent marqués par un certain pragmatisme et le goût du luxe et du confort matériel, elle entre au parti nazi plus pour combler une forme d'ennui et occuper ses journées après son divorce que par conviction. Jusque-là, même si elle apparaît sous un jour peu sympathique, elle est encore loin de la folie nazie.
Son mariage avec Goebbels repose sur un jeu de dupes, sur des mensonges, sur un pacte fragile pour lequel elle efface sa vie passée, en quête de position sociale et d'égards ; cette mère de sept enfants, dont six sont avec elle dans ce ventre de béton que représente le bunker est entre temps devenue une égérie, éblouie par le champ des possibles quand on est dans le camp des vainqueurs. Il est intéressant de constater que l'ennui la rattrape dans ses derniers jours qu'elle vit aussi « avec le souffle court de ceux qui sont hantés, effarés de l'intérieur, paniqués de partout ».
En général, j'aime assez me plonger dans des romans historiques bien documentés qui mettent en lumière un pan d'Histoire de manière originale par l'expression de points de vue peu conventionnels et par la confrontation de la sphère privée et de la sphère publique. Certes, la littérature est abondante sur le nazisme et ses horreurs, d'où la nécessité d'aborder les problématiques connues et archi-rebattues d'une manière à la fois originale, didactique et intimiste.
Je suis comblée avec ce roman qui oppose personnages référentiels et personnages de fiction. Aux côtés de Martha Goebbels, Sébastien Spitzer dresse de beaux portraits de femmes : Fela, protectrice jusqu'au bout de la petite Ava, ultime dépositaire des précieuses lettres des déportés, et Lee, la reporter de guerre. Ces femmes sont porteuses d'espoir et de mémoire parce que la vie continue mais qu'il ne faut pas oublier.
Un magnifique roman.
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AudreyT
  17 octobre 2017
****
Je tiens avant toute chose à remercier Babelio et les éditions de l'Observatoire pour l'envoi de ce roman.
Quelques lettres, quelques messages, quelques noms écrits sur du papier... le tout enfermé dans un rouleau de cuir... L'atrocité des camps et la haine des hommes tiennent dans ce si petit objet. Alors qu'ils passent de mains en mains, ces précieux souvenirs vont arriver jusqu'à Lee, une journaliste américaine qui couvre cette terrible guerre. du regard d'Ava, petite orpheline rescapée de l'inhumain, aux restes de Magda, cette femme puissante au coeur de pierre, Lee va nous emporter loin... Très loin...
Un magnifique premier roman tient dans ces quelques 300 pages. D'une écriture fine et ciselée, Sébastien Spitzer retrace la fin de la seconde guerre mondiale, l'ouverture des camps et l'essoufflement des plus grands du Reich.
Ballottés entre une femme fragile et une enfant courageuse, rien ne nous est épargné. Mais nous n'avons pas le droit de nous cacher, de détourner le regard, de passer à autre chose... Il est de notre devoir de croire que ces hommes, ces femmes, ne sont pas morts pour rien. Nous nous devons d'applaudir leur combat pour la liberté... Et de nous souvenir de leur nom, de leur vie et de leurs rêves...
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Bazart
  07 novembre 2017
Dernier roman faisant partie de l'excellente sélection des Talents cultura de cette année 2017, le tout premier roman de Sébastien Spitzer, Ces rêves qu'on piétine, est paru cette rentrée littéraire aux éditions de l'Observatoire, toute jeune maison qui inaugure ainsi de très jolie faon sa première rentrée littéraire .
Historien de formation, Sébastien Spitzer revient dans ce premier roman sur les derniers jours de Magda Goebbels, épouse du ministre de la propagande nazie, et situe son intrigue dans le bunker du Führer où elle se donna la mort avec son époux et ses six enfants le 1er mai 1945.
Centrée autour de celle qui est sans doute la figure féminine la plus puissante et en tout cas la plus emblématique du IIIe Reich, Spitzer utilise la forme du docu-fiction à plusieurs voix., dont celles des femmes, prédominantes dans ce roman aussi féministe qu'ambitieux.
Sébastien Spitzer fait parler aussi bien les voix des victimes que celles des bourreaux afin de restituer cette période trouble de cette toute fin de guerre particulièrement trouble et pleine d'incettitude avec ce beau mélange très fluide entre réalité et fiction sur un sujet souvent traité par les oeuvres cinématographiques ou littéraires, mais rarement par cet angle inédit et singulier.
Un ouvrage très documenté qui évite le travers d'être didcatique ou pontifiant, et un travail salutaire érudit et acessible à tous pour ce devoir de mémoire d'une grande salubrité et simplicité.
Paru aux éditions de l'Observatoire, en août 2017 ce roman à la maîtrise incontestable, a obtenu le prix Stanislas du premier roman à Nancy en début de rentrée littéraire et devrait encore pas mal faire parler de lui dans les semaines à venir.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (2)
Actualitte   18 septembre 2017
La lecture est incandescente, à la fois déchirante et douloureuse, relate l’horreur absolue et macabre mais conserve une distance à la fois juste et très digne. Empreinte d’une humanité salutaire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   04 septembre 2017
Il y a des pères qu'on ne voudrait pas voir resurgir dans sa vie, surtout si l'on s'appelle Magda Goebbels et que ce père est juif. Pour son premier roman, Sébastien Spitzer exhume ce juif "encombrant" pour le IIIe Reich.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
tynntynn   21 novembre 2017
 Dans ce lit de fin de fortune, aux draps moites, enfermée vivante dans cette concrétion de minerais, de ciment, de terre mêlée d’urine de rats, de toute une zoologie de caverne, les heures de rien de Magda s’amalgament comme le plomb. Elle lit. Elle lit des heures durant pour combler ces néants. 

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cathulucathulu   19 novembre 2017
Elle n'a jamais blessé personne. Elle n'a jamais haussé la voix. Elle a été à la hauteur. Elle s'est battue. Elle a menti. Elle a collé au personnage qu'on avait voulu faire d'elle. Digne de son rôle.
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janessanejanessane   16 novembre 2017
C'est idiot d'être nostalgique. Il faudrait affronter le présent sans jamais ressentir le tremblement des sentiments passés.
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janessanejanessane   16 novembre 2017
L'espérance est un néant, un piège pour les instants présents.
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BazartBazart   07 novembre 2017
"Ils ont du soleil plein le dos. Et le bruit de leurs pas pour seule compagnie."
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