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ISBN : 1032900717
Éditeur : L'Observatoire (23/08/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 242 notes)
Résumé :
Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (132) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  23 novembre 2017

Bonne pioche, ce livre ! Pas loin du coup de coeur!
Et pourtant, quelle charge émotionnelle dramatique il véhicule...
Je craignais une énième histoire sur la période du nazisme. Mon enthousiasme est donc inversement proportionnel à ma saturation concernant l'époque maintes fois utilisée en littérature.
Mais, par une alchimie brillante, l'auteur m'a tenue captive par le montage romanesque impeccable et une poésie de l'écriture qui permet de tout dire et décrire.
Cette plume très personnelle dessine les lieux, façonne des ambiances et crée des images avec élégance, permettant la mise à distance des événements dramatiques.
On trouve ici le meilleur d'une production littéraire fictionnelle au service du devoir de mémoire et de l'Histoire.
Ajouté à cela le fait incontestable que Magda Goebbels possède tous les attributs d'un personnage de roman, sorte de Walkyrie ou icône désenchantée d'une idéologie nauséabonde. On reste fasciné par le récit désincarné des dernières heures crépusculaires d'une fin annoncée.
Je conseille! Voici un livre aux personnages de chair et sang, qui renouvelle le contexte de la guerre, s'appuie sur une solide documentation et ne tombe jamais dans le pathos et les clichés.
Une jolie pépite dont le titre un peu sucré ne rend pas justice à la qualité. Un premier roman prometteur d'un écrivain journaliste.
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Nastie92
  16 septembre 2018
Ce roman a reçu le prix littéraire de l'ENS Paris-Saclay 2018. (ENS = École Normale Supérieure)
Ce prix, autrefois nommé "prix littéraire de l'ENS Cachan, a été créé il y a dix-huit ans par une librairie de Cachan (lieu d'implantation de l'ENS jusqu'à son déménagement à Saclay) qui est partie du constat que "les élèves de l'école sont des lecteurs curieux, attentifs et émettant des avis intéressants".
Le jury est chaque année composé de quinze élèves volontaires qui lisent les quinze livres sélectionnés par le comité d'organisation composé de membres de l'École. Les livres sont des premiers romans et sont écrits en français.
J'aime cette idée de jury composé de jeunes, étudiant des matières aussi diverses que les mathématiques, la chimie, les sciences sociales, la gestion, etc. Je trouve qu'il y a un regard plein de fraicheur et indépendant de considérations éditoriales, contrairement à d'autres prix plus prestigieux, mais dont les ouvrages primés ne sont pas toujours à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre.
Pour terminer sur ce sujet, j'ajoute que Sorj Chalandon a été primé en 2006 pour le petit Bonzi.
Ils ont bon goût les étudiants de l'ENS Paris-Saclay, non ?
Sorj Chalandon a fait du chemin depuis, et je souhaite à Sébastien Spitzer la même réussite.
L'auteur a mis Magda Goebbels au centre de son livre.
Excellent choix !
Détestable, cette femme est un vrai personnage de roman. Une ambition démesurée conjuguée à un fanatisme extrême font d'elle un être sans aucun scrupules, prêt à tout pour "réussir". Et sa grande "réussite" sera de devenir une sorte de Première dame du Reich grâce à son mariage d'intérêt avec Joseph Goebbels.
L'histoire de Magda Goebbels est connue. À la fin de la guerre, terrée dans dans le fameux bunker de Berlin, elle comprend que tout est fini. Que ses années de gloire sont finies. Que l'Allemagne nazie est finie. Alors, elle tue les six enfants qu'elle a eus avec Joseph Goebbels puis se suicide avec lui.
L'évocation seule de Magda Goebbels fait froid dans le dos, alors, imaginez le récit qu'en fait Sébastien Spitzer ! D'autant qu'il est extrêmement bien fait.
Je me demande souvent comment font les écrivains ou les scénaristes pour créer d'horribles personnages, d'authentiques méchants. Ici, l'auteur n'a pas eu besoin de créer puisque son personnage est, hélas, bien réel. Il n'a eu qu'à puiser dans le matériau d'une documentation historique abondante.
Juste deux exemples qui suffisent pour se faire une opinion.
Un officier présent dans le bunker a témoigné à l'époque en ces termes : « Jusqu'à la fin, Mme Goebbels n'a montré aucune peur de la mort. Fringante et élégante, elle avait l'habitude de monter l'escalier en colimaçon en prenant la plupart du temps deux marches à la fois. Elle avait toujours un sourire aimable pour tout le monde… peut-être cette force de caractère admirable venait-elle de sa foi fanatique en Hitler »
Magda Goebbels a écrit à son fils Harald, né d'un premier mariage, que « le monde qui va venir après le Führer et le national-socialisme ne vaut plus la peine qu'on y vive ».
Charmante personne, non ?
Sébastien Spitzer raconte la vie de Magda Goebbels et y entremêle d'autres récits.
Son livre est très bien construit et la tension va crescendo jusqu'à la fin dans le bunker. Cette fin atroce lors de laquelle une mère est capable de tuer froidement ses six enfants.
Un premier roman très documenté et à l'écriture maîtrisée, sur un sujet qui ne peut laisser personne indifférent.
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hcdahlem
  29 août 2017
La Seconde guerre mondiale continue de hanter les écrivains, qu'il s'agisse d'en faire le thème central de leur livre où en y intégrant cette période dans une fresque plus large. Historien de formation, Sébastien Spitzer a choisi pour son premier roman un angle bien particulier, celui des derniers jours du régime nazi, va à la fois du côté des vainqueurs (mais dans quel état !) et des vaincus (mais dans quel état !).
Ava incarne la première catégorie. Cette toute jeune fille est née dans le bloc 24-A à Auschwitz d'une mère qui servait au divertissement de ses geôliers. Pour elle la vie dans le camp, mais aussi après avoir réussi à fuir, ne se limite qu'à une chose : survivre.
En un contraste saisissant, la seconde catégorie est incarnée par Magda, une icône du régime: « Magda rajuste son chignon du plat de la main. Elle plisse ses yeux gris d'orage. Elle est un peu cernée. Redresse et gonfle sa poitrine, teutonique. Elle n'a jamais été la plus belle femme du pays, mais elle a de l'allure. Une beauté hors d'âge, imperméable. Magda se plaît encore. Elle lisse son tailleur sur ses hanches. »
Très vite, le lecteur va comprendre que cette femme qui vient prendre ses quartiers dans le bunker berlinois d'Adolf Hitler au moment où la vie ville subit un bombardement en règle, n'est autre que l'épouse du ministre de la propagande nazie, Joseph Goebbels. Grâce à une construction astucieuse, le lecteur est invité à suivre successivement le destin de l'une et de l'autre. le lien entre les deux récits, aussi inattendu qu'historiquement avéré s'appelle Richard Friedländer.
Issu d'une famille de commerçants juifs berlinois, il est le père adoptif de Magda et l'une des victimes du plan d'épuration des juifs. Sébastien Spitzer nous offre de lire les lettres qu'il envoie à sa fille depuis le camp de concentration où il a été interné et où la mort l'attend. « Richard Friedländer a été. Il a lié son destin à celui de votre famille. Je suis Markus Yehuda Katz, fils de Salman et d'Olga Sternell. Et cette chaîne de mots, de moi, de nous, de noms infalsifiables, vous rattrapera, où que vous soyez. Il n'y aura pas d'oubli. Nous sommes le peuple qui doit durer, celui qu'on ne peut pas éteindre… Un jour, on se souviendra de lui comme de tous ceux qu'on a voulu faire disparaître, en vain. »
Et même si ces lettres sont apocryphes, les faits qu'elles relatent sont tout autant documentés que les dernières heures du régime et qui prendre la dimension d'une tragédie grecque en faisant de Magda une Médée moderne, soucieuse de ne pas offrir à ses enfants les images de la capitulation. « Elle a porté beaucoup d'enfants. Sept en tout : Harald, Helga, Hildegarde, Helmut, Holdine, Hedwig, Heidrun. Les prénoms des six derniers commencent par un « H », à la gloire de ce régime qui a fait d'elle une grande dame. Celui aussi de Harald, son aîné, né quand rien n'était encore, avant le putsch de la Brasserie, avant les premiers faits divers qui feraient parler d'eux. Ses enfants servent la grande cause. La sienne, bien sûr, mais aussi celle de l'Allemagne tout entière. Ils seront sacrifiés. Ils tomberont avec elle. »
Pendant ce temps, Ava tente de se relever. Elle fuit avec Judah qui a été raflé, embarqué brutalement avec son père, ses deux oncles et ses cousins.
« Je n'ai même pas eu le temps de l'embrasser, dit-il.
— Qui ça ? demande-t-elle.
— Ma mère. Je n'ai pas pu l'embrasser! Les soldats nous ont tassés dans des trains pour la Pologne. Mon cousin est mort de froid, à côté de moi. C'était la première fois que je voyais un mort. Et il avait mon âge ! Sur le quai de l'arrivée, on a reçu d'autres coups. Olejak nous a sélectionnés, mon père et moi, pour son camp. Je suis devenu un homme au fond d'une mine. »
Là encore, l'ironie de l'histoire vient confronter les deux destins. Les matières premières extraites dans les monts du Hartz par Judah et ses compagnons d'infortune feront la fortune de Harald, le fils de Magda, et de ses descendants. Après avoir produit les piles Varta pour l'armée du Führer, cer derniers possèdent aujourd'hui la plupart des actions du groupe BMW. La notion de vainqueur et de vaincu est donc toute relative, comme le montre ce roman qui va creuser dans l'âme des personnages les raisons qui les font agir, dans le paroxysme des situations leurs motivations les plus intimes. Un premier roman qui est d'abord un grand roman!
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palamede
  21 février 2018
Magda Goebbels était une femme ambitieuse, une fanatique du national-socialisme et de son leader qui a donné la mort à ses enfants avant de se suicider ; alors même que les alliés libéraient les camps et que les Allemands en déroute faisaient preuve d'une extrême cruauté.
J'avoue que je me suis quelque peu ennuyée à la lecture de ce énième roman sur la Seconde Guerre mondiale. J'ai trouvé le portrait de Magda Goebbels sans vraie consistance. Les lettres fictives, écrites depuis un camp par son beau-père juif, sensées montrer l'ambiguïté et la dureté de Magda, ne m'ont pas convaincue. Pas plus que les longs et supposés états d'âme qui animent celle-ci dans ses dernières heures dans le bunker. Quand à la brutalité de la débâcle allemande, Sébastien Spitzer n'apporte rien qu'on ne sache déjà.
Voilà un livre écrit (avec peu de simplicité) par un journaliste qui navigue comme nombre de ses confrères (Eric Vuillard, Oliver Guez) sur un sujet qu'ils pensent porteur. Même s’il y a des éléments intéressants, pour aborder un tel sujet il faut, à mon avis, travailler beaucoup pour dire quelque chose qui en vaille la peine, pas comme 😏 :
« Magda ne manquait de rien. Trentenaire pleine d'allant, divorcée, célibataire et sans contrainte. Mais elle se sentait creuse. Elle pouvait gamberger des journées entières au volant de son coupé. Elle sillonnait sans but le bitume de la ville, traversait ses faubourgs, pavillonnaires ou miséreux. Lancée sur les routes de campagne, elle ouvrait grand les fenêtres de son automobile bleu nuit et se soûlait de vent, en été, en hiver. le moteur lui tenait chaud. »
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
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isabelleisapure
  30 octobre 2017
En ouvrant ce livre on peut craindre un énième roman sur la deuxième guerre, mail il n'en est rien.
« Ces rêves qu'on piétine » se révèle rapidement bien différent de tout ce que l'on a pu lire sur le sujet.
Sébastien Spitzer nous propose de suivre les destins croisés des rescapés tentant de fuir dans une longue transhumance l'horreur des camps. Ils ont pour noms Aimé, Judah, Fela ou Ava.
En parallèle, une femme se terre dans Berlin, c'est Magda Goebbels, la femme du Ministre de la Propagande du Reich. Dans le bunker du Führer, elle organise les derniers jours, les siens et aussi ceux de ses six enfants. C'est une femme froide, ambitieuse, hautaine. En devenant la première dame du Reich, Magda a pris sa revanche sur son passé de misère. Oubliée sa mère, bonne à tout faire, « fille facile à la cuisse légère ». Oubliés les godillots en mauvais cuir bouilli dont elle avait honte. Et surtout, oublié son « presque » père juif, qui l'a élevé et qui du fond d'un camp lui écrit des lettres auxquelles elle ne répondra jamais.
Ces lettres sont protégées dans un rouleau de cuir serré dans la main de la petite Ava et ponctuent le récit.
Avec une écriture absolument maîtrisée et un sens aigu de la construction, avec ces deux faces du même miroir, Sébastien Spitzer nous entraîne dans une spirale infernale, vers l'anéantissement des rêves, du pouvoir absolu, jusqu'à l'enchevêtrement incroyables de destins qu'on ne pouvait imaginer. Un grand roman dans la folie et le tumulte des hommes qui continue à envahir mes pensées alors que je l'ai refermé depuis déjà plusieurs jours.
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critiques presse (2)
Actualitte   18 septembre 2017
La lecture est incandescente, à la fois déchirante et douloureuse, relate l’horreur absolue et macabre mais conserve une distance à la fois juste et très digne. Empreinte d’une humanité salutaire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   04 septembre 2017
Il y a des pères qu'on ne voudrait pas voir resurgir dans sa vie, surtout si l'on s'appelle Magda Goebbels et que ce père est juif. Pour son premier roman, Sébastien Spitzer exhume ce juif "encombrant" pour le IIIe Reich.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   16 septembre 2018
Magda pense à son fils. Combien de médailles Harald ramènera-t-il quand la guerre sera finie ? Elle se ravise. Les médailles ne valent rien. Ces deux imbéciles peuvent bien jouer les héros, ils sont solubles comme le sucre sur cette table. Et quand vient la défaite, les héros disparaissent, au profit des héros ennemis. Magda sait qu'il n'y a pas d'Histoire. Il n'y a que des victoires et des défaites, les récits des vainqueurs et l'oubli des vaincus. Memento mori. Tout passe.
+ Lire la suite
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palamedepalamede   19 février 2018
Ce bâtiment est un monstre d’orgueil. Un bloc. Marbreux. Écrasant. Pensé pour réduire chacun de ses visiteurs. Pour accéder au bureau du chancelier, il faut emprunter une galerie deux fois plus longue que la galerie des Glaces, à Versailles. Son sol est en marbre poli, luisant, dépourvu du moindre tapis, de la moindre aspérité afin de rappeler aux visiteurs que tout équilibre reste instable, que le sol peut toujours se dérober sous les pieds du plus fort. Cette nouvelle chancellerie a été la grande œuvre de son bon ami Speer. Construite pour surpasser Notre-Dame de Paris, faire la nique à la belle cathédrale, et durer plus de mille ans. Elle se retrouve, désormais, sous le feu continu de la moitié des armées du monde, bien décidées à réduire en charpie le rêve de Speer et de son maître.
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palamedepalamede   22 février 2018
Mais, maman, l’oncle Adolf dit que…
— Il faut le laisser tranquille. Il est fatigué !
— … qu’on a perdu ! »
Magda pense qu’une mère doit rassurer ses petits. Les propos de sa fille sont hors-jeu. Elle rappelle que là-haut des hommes se battent pour eux, qu’ils vont bientôt sortir et que leur frère Harald, leur grand frère, va bientôt les sauver. Son fils lui manque tellement ! 
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motspourmotsmotspourmots   31 août 2017
La dernière chose que nous possédons, c'est notre histoire. Il y a deux mille ans, nous avons dû quitter notre terre, notre Jérusalem, nos temples, nos rois et nos armées. Nous avons été riches, pauvres, puissants, chassés et pourchassés. Nous avons construit des temples en bois, en pierre. Ils ont été brûlés. Nous en avons construit d'autres. Vous les avez fait fermer. Mais notre histoire, personne ne nous la volera. Elle est inaliénable. On essaiera de nous tuer, jusqu'au dernier. On essaiera de trahir, de falsifier, d'effacer... Mais il y aura toujours un scribe pour recopier, un homme pour lire, un écrit quelque part.
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rabannerabanne   13 avril 2018
" Allez-y, la sermonnait le prince. Ça vous occupera l'esprit.
- Mais, je ne sais rien faire !
- C'est parfait. Vous verrez, ils ont besoin de gens comme vous. "
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