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ISBN : 2020228394
Éditeur : Seuil (31/12/1998)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Elle s'appelle Valérie.
Elle a dix-huit ans. Elle est brune et belle peut-être et rêve d'être mannequin, actrice. Vêtue de noir, elle hante les boîtes de nuit des Champs-Élysées. C'est l'hiver 1984... Les messieurs d'un certain âge lui glissent des mots doux et des rendez-vous, sans savoir que ce n'est pas le septième ciel qui les attend mais l'enfer. La sage, timide jeune fille a deux complices. Ils se chargent d'assassiner de la manière la plus atroce les c... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Rodin_Marcel
  25 juin 2015
Sportès Morgan – "L'Appât" – Seuil, 1990 (ISBN 978-2020228398)

Comme dans le cas de "Tout, tout de suite" (publié vingt-et-un ans plus tard, en 2011), l'auteur se livre à une reconstitution aussi précise et complète que possible d'un fait divers réel : début décembre 1984, un trio de jeunes gens (composé de Valérie Subra, Laurent Hattab et Jean-Rémi Sarraud) attire deux hommes censés être fortunés dans un guet-apens pour les assassiner après leur avoir soutiré l'argent liquide disponible ainsi que les quelques objets de valeur (briquets, montres, bijoux) facilement transportables. Dans les deux cas, le butin est dérisoire rapporté à la sauvagerie des deux assassinats froidement prémédités et organisés.
La jeune fille servant d'appât a tout juste 18 ans : vivant dans un milieu plutôt aisé, elle s'est exclue elle-même du circuit scolaire et rêve de devenir starlette ou mannequin ; uniquement soucieuse d'elle-même, elle ne montre aucune compassion envers les victimes.
Laurent Hattab est le fils d'un juif tunisien, nouveau riche ayant fait fortune dans la confection et installé dans "le sentier" ; le père ne refuse rien à son fils, qui dispose d'autant d'argent qu'il le veut, mais souhaite s'émanciper en "montant des coups" ; il n'a aucune culture, aucune éducation religieuse.
Jean-Rémi Sarraud est le pauvre paumé du groupe, le grand gaillard baraqué qui suit son copain Laurent aveuglément, qui n'entretient plus aucun lien familial (la famille n'assistera même pas au procès), qui sort d'un milieu défavorisé.

Leur procès s'ouvrira en janvier 1988, alors que se tient le procès des membres du groupe terroriste "Action directe" (qui avaient été arrêtés le 21 février 1987). Quelques mois plus tôt s'étaient tenus deux autres procès spectaculaires, celui de "l'assassin des vieilles dames" Thierry Paulin et, en mai juin 1987, celui du criminel nazi Klaus Barbie.

Précisions : la reconstitution narrée dans "L'appât" de Morgan Sportès se déroule dans un milieu et des lieux qui me sont totalement et radicalement étrangers, à savoir cette jeunesse plus ou moins dorée des filles et fils à papa, ainsi que ces vieux beaux, qui passent leur temps dans les boîtes de nuit ou ces bars glauques réservés à des clientes et clients du type Strauss-Kahn, amateurs de "chair fraîche" jeune et féminine mais pas seulement, ce que les journaleux et paparazzi appellent la "jetset", les "people", ces gens pour qui il est extrêmement important d'étaler des signes de richesse clinquants, des modes de vie basés sur le gaspillage éhonté de l'argent facilement gagné, des liaisons toutes plus "scandaleuses" les unes que les autres etc. En ce sens, le récit de Sportès est bel et bien un document sociologique très précis et probablement fidèle de ce milieu particulièrement corrompu.

La thèse centrale de Morgan Sportès, selon ses propres dires, consiste essentiellement à montrer "la jeunesse que notre société sécrète". Ceci me semble bien abusif. Que des jeunes (y compris, voire surtout, des filles) sans repère, désaxés, trop gâtés par leurs parents, se laissent fasciner par ce milieu pourri n'est guère étonnant, cela a probablement toujours existé sous des modalités diverses. Il est également probable que "la société du spectacle" (Sportès était proche de Guy Debord) accentue les dérives de ce type de jeunes, et que la "déréalisation" les mène facilement à des actes d'une sauvagerie in-croyable puisque L'Autre n'est plus qu'un objet (cf les ravages actuels des jeux vidéo d'extrême violence) : le degré de violence augmente sans cesse chez les jeunes, que ce soit dans le cadre scolaire ou en dehors, que ce soit dans les banlieues ou dans les institutions chics. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit là – Dieu soit loué – de phénomènes extrêmement minoritaires pour l'instant, mais que les médias se font un grand plaisir de monter en épingle.

A mes yeux, Sportès a quelque peu raté son livre : il aurait dû non pas seulement faire allusion au procès du groupe "Action directe" mais carrément monter un parallèle entre ces deux séries de meurtres. N'y a-t-il pas des similitudes entre ces jeunes filles et jeunes gens s'octroyant le droit de vie et de mort sur d'autres personnes uniquement parce que leurs propres désirs de puissance et de gloire leur semblent suffisants pour justifier des meurtres ? N'est-ce pas cet acte de violence ultime, l'assassinat, qui constitue le coeur de leurs actions, qu'elles et ils enrobent ensuite soit dans de grands discours politiques (vides de sens), soit dans un désir "d'avoir de la thune, là tout de suite" pour aller "frimer" ?

Pour en revenir au trio de 1984, il va de soi que ces trois personnes sont aujourd'hui sorties de prison et libres comme l'air ! Les deux garçons furent condamnés à 18 ans de prison, la jeune-fille à 16 ans. Selon "wikipedia", Valérie Subra, et Jean-Rémi Sarraud se sont montrés bien sages en prison, où ils ont effectués quelques études leur permettant d'obtenir de tout beaux diplômes : tous deux auraient donc trouvé du travail, et auraient – chacun de son côté – fondé une famille avec enfant ! Comment ces enfants supporteront ils d'apprendre que leur père (dans un cas) et leur mère (dans l'autre cas) se sont rendus coupables de deux assassinats, prémédités, avec actes de torture ? Que diront ces glorieux parents lorsque leur descendance aura lu "L'Appât" ? (un assassin comme Bertrand Cantat remonte bien sur les planches pour se faire applaudir par des minettes, et le juge n'a aucune charge à retenir contre DSK ni Dodo-la-Saumure…).

Au centre de ce récit se trouve donc la jeune fille qui a délibérément accepté de servir d'appât.
Etrange ? Quelle est l'image des jeunes filles massivement diffusée de nos jours ?
Il y a peu, l'affiche du film états-unisien "Spring breakers" (sorti en 2012) s'étalait sur tous les supports publics imaginables dans le métro, le RER, sur le cul des bus. Cette affiche, d'une vulgarité et d'une bêtise répugnantes, représente quatre filles typiquement états-unisiennes, dans les 18 ou 20 ans, en maillot de bain et dans des postures franchement obscènes (fesses tendues, poitrine offerte etc). Il paraît que le réalisateur, un obscur Harmony Korine, a voulu restituer l'image que les adolescentes ont aujourd'hui d'elles-mêmes, et surtout les modèles qu'elles se choisissent "à la Britney Spears" : comme j'ignore tout de cette personne, je tapote son nom sur Google, et je reçois effectivement des images d'une sorte de walkyrie hystérique dans des accoutrements ridicules et surtout dénudés. Tout cela pue le fric et le show-biz : c'est probablement ce genre de représentation qui inspirait cette Valérie Subra... Et que dire des Madonna, Jennifer Lopez, et autres starlettes spécialistes des tenues et gesticulations putassières, modèles des gamines d'aujourd'hui ?
Pourtant, depuis plusieurs années, les rapports s'accumulent au plus haut niveau, que ce soit sur l'hypersexualisation (rapport à la ministre Chantal Jouanno, 5 mars 2012), ou sur la consommation de films pornographiques dès avant l'adolescence, y compris chez les filles (rapport à Jeannette Bougrab – voir "Et si on parlait de sexe à nos ados ?" publié chez Odile Jacob).
Il faut dire qu'après l'acquittement de DSK et son copain Dodo-la-Saumure, les juges auront quelques peines à expliquer aux ados des banlieues pourquoi, eux, n'ont pas le droit d'organiser des tournantes dans les caves, avec des filles plus ou moins consentantes…

Au sortir de la lecture, puis de la re-lecture, de ce livre, on reste sidéré, car on prend bien conscience que ce glissement vers la barbarie, loin de s'atténuer, est au contraire en train de s'accentuer inexorablement, dans l'indifférence totale des responsables, et même (affaire DSK) avec la complicité des juges…
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ahasverus
  03 septembre 2013
Ce fait divers a défrayé la chronique : en 1984, Valérie Subra, Jean-Rémi Sarraud et Laurent Hattab avaient délesté plusieurs messieurs de quelques milliers de francs en vue de partir aux Etats-Unis.
Selon un scénario mal ficelé, la jolie Valérie, 17 ans, se faisait inviter chez le monsieur pour un rendez-vous galant. Elle laissait la porte entrouverte à ses deux jeunes complices qui venaient rapidement mettre fin à la fête. Les garçons torturaient le monsieur pour lui faire avouer où était son coffre, parce qu'ils croyaient que tous les gens un peu aisés ont un coffre à la maison. Puis on tuait le monsieur parce que c'est plus simple.
Morgan Sportes a le talent de nous faire découvrir par le menu les histoires qu'on connaît déjà. Son travail de fourmi va bien au delà des reportages et peut emporter votre adhésion même si vous avez vu toutes les émissions sur cette affaire, et bien que vous connaissiez le film que Bertrand Tavernier a tiré du bouquin (avec Marie Gillain dans le rôle de Subra).
J'attire votre attention sur les extraits des plaidoiries des avocats qui atteignent des tonalités émouvantes, puis sur le pouvoir de séduction de Valérie Subra : il me paraît significatif autant qu'extraordinaire que les parties du procès la gratifient d'un "Vous, Valérie..." en s'adressant à elle, alors que les garçons restent à jamais Hattab et Sarraud dans la bouche des magistrats.
A noter que Morgan Sportes a récidivé plus récemment dans une histoire de bêtes et d'une belle servant d'appât, Yalda Arbabzadeh, au pouvoir de séduction si développé qu'elle réussit même à affoler les sens du directeur de la maison d'arrêt où elle était incarcéré, ( "Tout, tout de suite" qui traite avec brio du gang des barbares et qui va aussi faire l'objet d'une adaptation cinématographique courant 2014).
Un très bon livre que les amateurs d'affaires judiciaires classeront à côté de ce Tout, tout de suite que je viens d'évoquer et de l'Adversaire, d'Emmanuel Carrère.
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Tempuslegendae
  04 décembre 2012
Ils paraissent former un trio moderne et sympathique. Soudés à tous les excès, liés à leur jeunesse grandissante, ils sont jeunes, beaux; ils fréquentent les boites de nuit branchées de la capitale, mais pas n'importe lesquelles: la qualité de la clientèle est un critère qui prévaut sur celle de la musique. Leur fougue, c'est la raison de leur insouciance. Que peut-il leur arriver? Que leur manque-t-il? Ils ont tout ou presque. Il leur manque seulement l'argent, beaucoup d'argent, nerf de leurs projets; mais ils s'en procureront car ils calculeront, ils sont intelligents et prévoyants. Ils se perdront aussi, ils toucheront l'abîme de leurs mains et leurs combines engendreront l'effroi.
Elle, c'est Valérie, le petit ami c'est Laurent, et enfin l'autre, le bon copain de la bande, celui qui ne contrarie aucun plan c'est Jean-Rémy. Ils plaisent, ils se plaisent. Ils décident, ils se décident. Ils attendent, elle appâte. Ils la rejoignent, ils tuent. Et ils recommencent dans un nouveau scénario qui au fond ne variera jamais.
Les victimes? Des hommes bourgeois, choisis dans la haute sphère: des avocats, des médecins, des notables, mais surtout des consommateurs très remarqués dinant au restaurant «le Jardin de la Boëtie». Ceux-ci s'acquitteront de plusieurs additions, avec en prime inscrit sur leur agenda, un rendez-vous avec la mort.
Dans son livre où le mystère n'a aucun droit de cité, Morgan SPORTES détaille pour nous le parcours fou de trois jeunes criminels qui rêvaient d'Amérique. En lisant cet ouvrage, j'ai compris qu'il n'existe pas toujours de mots pour décrire l'abjection, seulement les maux pour l'imaginer à sa vraie hauteur.
Soyons clair, la littérature garde l'occasion de ne pas tout sublimer.
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laulevec
  21 mai 2015
Un trio infernal
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
Rodin_MarcelRodin_Marcel   25 juin 2015
Car les « bêtises » commencent alors pour elle. Oh, piano au départ, ma non troppo ! Elle est au collège, en classe de troisième, dans le VIIe, arrondissement « chic ». Nous sommes en 1982. Sa mère se sépare de son troisième mari, Pierre S. Celui-ci décrit Valérie comme une « grande gosse complètement immature et inconsciente, qui avait un sacré petit caractère, mais pas influençable, étant plutôt du genre à prendre ses décisions par elle-même ». En avril 1982, sa mère connaît Christian C, un ingénieur : «Valérie, dit-il, était une gamine dans un corps de femme. Gaie, enjouée, mais très féminine. Spontanée. Ni renfermée, ni taciturne. Elle a eu une fin de scolarité indolente. Les études ne la passionnaient pas. Jusqu'à sa majorité, elle ne sortait que le dimanche après-midi. Elle était polie et courtoise, pas du tout influençable, ayant plutôt un caractère bien trempé. Elle savait ce qu'elle voulait.»
La directrice du collège où elle suit sa troisième dit d'elle : « C'était une petite minette gentille et coquette dont le comportement n'avait rien d'anormal. Pour ce qui est de son travail scolaire, il était nul. » Ses copains de lycée se souviennent très bien d'elle. Sylvie est blonde, pétillante, avec un verbe vert et tranchant, un feu d'artifice : « Si je la connais ! C'était une teigne, ouais ! Y'avait dans notre classe un jeune garçon, il avait autour de 15 ans, il était très mal dans sa peau. Il s'appelait X., on le surnommait "la gazelle" parce que le prof l'avait engueulé pour ses retards et qu'après déjeuner on le voyait toujours arriver au lycée en courant et sautant. Valérie, mais elle n'était pas la seule, ils étaient bien quatre ou cinq filles et garçons à le faire, n'arrêtait pas de le taquiner, parfois cruellement... Moi, je prenais sa défense. J'ai même fait le coup de poing avec deux types qui l'embêtaient... La préoccupation essentielle de Valérie, c'était les fringues. Et son acné ! Elle se mettait des pots de crème sur la gueule pour cacher ses boutons. [...] »
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Rodin_MarcelRodin_Marcel   25 juin 2015
« Valérie Subra est née le 8 avril 1966. Sept jours avant sa naissance, le 1er avril, La Religieuse de Jacques Rivette, tirée du roman de Diderot, était interdite sur pressions de l'Église. Mai 68 était tout proche : le visage de la France et de ses mœurs allait être changé. Dès 1967, selon l'enquête de personnalité, la mère de Valérie, née Isabelle V., divorce de son mari. Elle va vivre avec sa fille dans l'Essonne chez les grands-parents maternels, qui s'occuperont du bébé. La mère trouvera du travail dans un préventorium de la région. En 1969, elle se remarie. Mais, en 1970, les époux se séparent : « Valérie aimait bien son beau-père, dit Isabelle V, mais elle n'a pas été trop affectée par cette séparation, car de caractère déjà très indépendant. » Commencent les seventies. Ça n'est pas seulement la crise du pétrole mais celle des valeurs, comme on disait alors. Le monde de Papa se casse la gueule, le Paris de Zola s'écroule sous les pelleteuses : les Halles sont rasées, les quais de la Seine sont transmués en « voie sur berge ». C'est la montée aussi du terrorisme. En 1972, Andréas Baader, de la Fraction armée rouge, est arrêté.
En 1974, Isabelle V. se remarie avec un journaliste, Pierre S., son troisième époux donc. Elle a de lui un nouvel enfant. En 1975 : chute de Saigon. Écroulement des idéologies : Marx, Mao n'ont plus la cote. Cette année-là, le couple et les deux filles s'installent à Paris. Valérie doit quitter ses grands-parents auxquels elle est très attachée. Ceux-ci d'ailleurs, qui prennent leur retraite, vont vivre sur la Côte d'Azur. Valérie fréquente plusieurs écoles religieuses. La directrice du collège privé Sainte-Ursule, Louise de Brétigny, dira d'elle alors qu'elle est une bonne élève, instable, très gâtée par sa grand-mère qui l'a élevée. Nouveaux déménagements, nouvelles écoles pour Valérie. La mère s'installe à Chantilly.
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Rodin_MarcelRodin_Marcel   25 juin 2015
1977 : Andréas Baader est trouvé « suicidé » dans sa cellule en Allemagne. Les soixante-huitards se rangent des bagnoles dans le show-biz, l'édition, le journalisme, etc. Demeurent quelques Don Quichotte de la révolution, qui versent dans le terrorisme. Cette année-là, Valérie entre à l'institut Anne-Marie-Jahouey, à Senlis. La directrice de cette école la trouve « intelligente, mais perturbée par la situation familiale de ses parents : ils étaient divorcés. [...] Elle présentait déjà une certaine maturité, vraisemblablement à cause de sa situation familiale. Elle avait un caractère renfermé et supportait à la limite la discipline. Elle est partie en cours d'année sans achever sa quatrième... » En 1979, se crée en France le groupe terroriste Action directe en liaison avec la Fraction armée rouge allemande. Valérie a 14 ans. Selon une de ses copines de lycée, c'est vers cet âge-là qu'elle aurait fait une fugue... En 1981 Valérie s'installe avec sa mère à Chantilly. « J'ai eu onze domiciles différents », déclarera-t-elle plus tard à Frédérique Lebelley.
C'est en 1981 que, pour la première fois, elle rencontre son père véritable : soit quinze ans après sa naissance. La scène a lieu dans la gare de Chantilly où, avec sa mère, elle est venue le chercher. M. Subra qui, entre-temps, s'est remarié et a eu un autre enfant, a, dit-il, éprouvé le besoin de reprendre contact avec sa fille... Au milieu de la cohue des passagers anonymes qui vont et viennent autour d'elle, comment Valérie pourrait-elle reconnaître son père dans cet homme brun, assez grand, inconnu parmi les inconnus ? La jeune fille reste sur sa réserve. Entrevue décevante ? frustrante ? père perdu aussitôt que retrouvé ? Un an plus tard Valérie téléphone à celui-ci. Elle lui demande si elle peut passer chez lui, à Marseille, les vacances de Pâques. Il accepte. Dans cette nouvelle famille, elle trouve une vie plus réglée. Elle refera régulièrement le voyage de Marseille. Elle songera même à s'installer chez son père : recherche d'une autorité ? d'un garde-fou ?
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Rencontre avec Morgan Sportes à la librairie la Galerne du Havre, pour la parution de "Le ciel ne parle pas".
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