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Critiques sur Born to Run (35)
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iris29
  05 janvier 2017
♫One, two, three , four ♫ !
Et c'est parti!
J'étais tranquilou en train de lire un gentil roman anglais et j'ai aperçu un bout de l'autobiographie de Springsteen qui dépassait d'un sac . Là , je me suis demandée en quelle année The River était sortie et j'ai attrapé le bouquin .
J'étais partie pour ne lire que quelques lignes et je ne l'ai plus lâché ! parce que le Boss , il écrit comme il joue ,avec intensité "comme un démon " et il t'alpague.
Trois jours que je me lève avec Springsteen, que je parle de lui aux gens qui m'entoure, que je bouffe avec Springsteen ,que je me couche avec ses chansons dans ma tête, etc, etc... parce que quand tu lis son autobiographie , tu ne peux pas t'empêcher d'aller faire un tour du coté de You Tube ...et des chansons magnifiques qui pénètrent ton âme , , il y en a beaucoup ...
Je crois que tout a commencé avec The River pour moi , un jour où ma mère est rentrée avec l'album sous le bras . Puis je l'ai vu 2 fois en concert , une fois avec son groupe le E Street Band ( une grosse machine , une tuerie !). Puis en acoustique , lui tout seul comme un Boss avec ses guitares et son harmonica ... [Arggggh , quand il a attaqué les 1° notes à l'harmonica de The River , on avait tous la chair de poule !!!!!].
De lui , sa vie , je ne connaissais pas grand-chose , son enfance dans une ville ouvrière, son divorce puis son mariage avec sa guitariste et le don qu'il avait fait à St Etienne parce que Springsteen n'avait pas aimé la pauvreté qu'il y avait vu (une légende ?) .
J'ai découvert un homme qui n'avait pas eu une enfance facile, animé par une force de caractère pas commune pour réussir à jouer de la guitare sans jamais suivre un cours de musique . Un feu intérieur qui l'a amené à New-York à 19 ans sans argent , sans rien . Juste une "putain"de volonté de devenir un musicien décent, de monter un groupe et de faire de La Musique : Sa vie .
J'ai découvert un homme qui malgré une immense force de caractère (il a vécu avec 3 dollars en poche , squatté des garages , dormi à même le sol , sur une plage.. ) , malgré tout ça , s'est fait rattraper par son enfance, par un père non-aimant et violent et a été sujet à des dépressions .
Dans cette autobiographie, le Boss, vous fait rentrer dans l'intimité de son travail , les doigts en sang, les tournées , les concerts dés 15 ans , (dans des bars , dans des "bouges "). Et puis , son public, son intégrité, ses rencontres, ses ballades en moto .
J'ai toujours su que c'était un gars simple, honnête et droit . Le Boss , c'est un artisan , un ouvrier de la musique, il ne se prend pas pour une rock-star, il ne se la raconte pas . Du boulot, du boulot, du boulot , pas de chichis, pas de look particulier( qui accompagne souvent la fadeur du manque de talent ), pas de pétage de plombs, de caprices . Le rock oui, mais sans la drogue ...
Ce petit gars du New-Jersey , je l'aimais , et je l'aime encore plus depuis que j'ai lu son autobiographie . Ses chansons ont jalonné ma vie , ta vie, notre vie .
Depuis 3 jours : I'm on fire , j'arpente The streets of Philadelphia et My Hometown , je rêve que je dors dans la Candy's room et que je danse in the Dark, , que je suis Born to run / in the USA , que Down to the river , j'aperçois The Gost of Tom Joad , j'ai Drive all night .... je suis épuisée , c'est dur de suivre une rock-star !
Alors mon cher Bruce-tout-puissant , tu sais ♫"où sont disparues toutes mes idoles " en 2016, alors fais attention à toi, continues à faire du sport , portes-toi bien ET longue vie à toi ET merci pour la bande son ...
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Fifrildi
  22 novembre 2016
J'ai découvert the Boss avec le titre "Born in the U.S.A.", j'avais 10 ans. Je ne comprenais rien aux paroles mais c'est inutile pour apprécier de la bonne musique. Je me souviens qu'il faisait aussi partie de tous ces chanteurs réunis pour le cultissime "We are the world".

À la maison, mon père n'avait aucun de ses albums. Pour lui c'était Queen & the King only. Mis à part "Streets of Philadelphia" (trop bon) je n'ai pas le souvenir d'avoir entendu d'autres morceaux avant de pouvoir m'offrir "The Greatest Hits" sorti en 1995. Mieux vaut tard que jamais!

J'ai adoré prendre mon temps pour lire son Born to run. Il se raconte dans un style à part, c'est rafraîchissant! C'est un exercice difficile de se pencher objectivement sur sa vie sans tomber dans une exhibition indécente ou m'as-tu-vu.

En lisant, j'ai souvent cédé à la tentation d'aller sur Google images pour mettre des visages sur des noms et surtout pour revisiter sa discographie (merci Youtube). Deux morceaux m'ont attrapée au passage : American skin & Tougher than the rest.

Je n'ai pas été déçue par cette rencontre qui m'a profondément touchée. Bruce Springsteen est un homme comme il en existe peu. Long live the Boss!!


Challenge pavés 2016-2017
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doyoulikefrogs
  13 janvier 2018
Je la voulais, depuis que cette autobiographie est sortie, je la voulais. Celle de Bruce Springsteen. Et pas parce que je suis une fan inconditionnelle, non loin de là, je ne suis une fan inconditionnelle de rien du tout (peut-être du chocolat praliné?), encore moins d'une rock star... Mais c'est son univers qui m'a toujours fascinée. Et je ne me suis pas trompée, son histoire, il fallait qu'il l'écrive, même sur sept ans, écrite sur des vieux bouts de carnet, on retrouve une incroyable fluidité dans son écriture, des parties cohérentes, une réelle émotion se dégage de ce livre, et à chaque mot prononcé, on a l'impression d'entendre le rockeur.

Car enfin, Bruce, ça n'est pas n'importe qui, mais ça n'est pas non plus pour moi quelqu'un comme les icônes que seront toujours Bob Dylan, Neil Young, les Beatles, ou les Rolling Stones. Pourtant, en ayant refermé ce livre, j'ai compris que la vie de Bruce, c'est l'histoire même des Etats-Unis qui se déroule sous vos yeux de lecteurs. Parce que le roman commence comme ça, dans le New Jersey, le jour d'un tremblement de terre, enfin pas littéralement mais métaphoriquement: le jour où le King, Elvis Presley est apparu à la télévision. Ce jour-là, filmer ses hanches dansant suggestivement était censuré, pourtant on ne voyait que cela. Ensuite, c'est l'arrivée fracassante des Beatles, le plus grand groupe au monde, dit Bruce, mais le pire nom de groupe de tous les temps ("les cafards").

Parmi les références de Bruce Springsteen, je me reconnais, il y a The Who, les compagnons de route qui tenteront leur chance aussi, comme Loudou Wainwright, The Mamas & The Papas, Lynyrd Skynyrd, Chuck Berry, il y a Bob Dylan, etc. Et aussi, il y a ces références culturelles et musicales que Bruce ne perdra jamais de vue : celle de la mère patrie irlandaise, d'où venaient ses ancêtres et celle du gospel des Blacks du New Jersey. Souvent, on se dit que les hits du chanteur se bornent à du rock assourdissant des années 80 du genre "Born to run" ou "Born in the U.S.A.", mais Bruce c'est aussi de la soul, du blues, des accents de jazz avec le saxophone de Clarence, le Big Man.

Citation du livre :

J'ai commencé par le riff de guitare. Trouvez-vous un super riff et c'est parti. Je me suis mis à enchaîner des accords au petit bonheur en marmonnant : Tramps like us, baby, we were born to run. (Les vagabonds comme nous chéries on est nés pour courir). C'est tout ce que j'avais. Il me semblait bien avoir déjà vu ou entendu "Born To run" quelque part. Peut-être une inscription en lettres d'argent sur le capot d'une voiture roulant sur le circuit, les rues où il fallait se montrer dans Asbury ? (...) Peut- être que c'était juste dans l'air, flottant dans les embruns et le monoxyde de carbone à l'angle de Kingsley Street et Ocean Avenue, un samedi soir.

A travers tout ce roman, ce sont les personnages qui m'ont émue. Bruce, d'abord, se livre avec honnêteté et une grande lucidité, sur ses failles, la genèse de ses chansons, ses dépressions, ses amours, sa famille. Sa famille, c'est elle le plus intéressant sujet du roman, avec sa mère, dévouée jusqu'au bout, son père, tiraillé entre ses rêves irréalisables dans sa modeste vie et ses problèmes mentaux, entre dépression et bipolarité, toujours 'assis sur le cul de la chaise de la cuisine', comme dira Bruce. Il y aussi Clarence, le membre incontournable de son groupe. Un groupe qui au départ était composé de trois musiciens noirs et trois musiciens blancs. Enfin, il y a Patti, la belle rouquine, la chanteuse et ensuite l'épouse.

Les "personnages" évoluent, et Bruce aussi, de sa naïveté et de ses rêves d'enfants, à sa bêtise et sa hargne d'adolescent, sa fraîcheur de jeune adulte prêt à tout, même à signer des contrats bidons, jusqu'aux grandes difficultés de la vie et surtout jusqu'au temps de l'âge mûr. Et l'évolution est réellement palpable. Et avec Bruce, l'histoire des Etats-Unis s'écrit: des belles années aux années difficiles, de vaches maigres, des émeutes raciales, Martin Luther King en passant par l'assassinat de Kennedy, de la chute du mur de Berlin qui ébranla aussi les Etats-Unis en passant par la question épineuse de la Guerre du Vietnam et surtout de l'après-guerre du Vietnam. C'était une autre époque... Et puis enfin, les terribles évènements du World Trace Center le 11 septembre 2001, et la guerre déclenchée par Bush en Irak... Et puis enfin, la participation de Bruce au concert d'investiture du premier président noir des Etats Unis, Obama.

Citation du livre :

J'étais un enfant de l'Amérique à l'ère de la guerre du Vietnam, des assassinats de Kennedy, Martin Luther King et Malcolm X. Mon pays n'était plus ce territoire innocent qu'il avait été, disait-on, dans les années 1950 d'Eisenhower. Maintenant c'était meurtre politique, injustice économique et racisme institutionnalisé tous azimuts. Autant de points noirs jusqu'alors relégués aux marges de la vie américaine. Il y avait de l'effroi dans l'air- l'impression que les choses risquaient de mal tourner.

J'ai adoré lire cette autobiographie qui m'a éclairée sur la vie d'un Américain qui vit ses rêves jusqu'aux bouts, traversant parfois l'Amérique d'Est en Ouest dans un vieux tacot, dormant dans un sac de couchage sur une plage, pleurant toutes les larmes de son corps, incapable de faire autre chose que de monter sur scène, jouer devant 80 000 spectateurs et plus de 100 millions le jour du Super Bowl.

Incroyable, touchant, drôle et foisonnant, ce livre est à lire absolument. Et si vous n'êtes pas fan de Bruce, qu'importe, prenez ce roman comme si un écrivain lambda vous racontez l'histoire d'un petit gars du New Jersey, qui s'est réveillé un matin avec l'envie d'acheter une guitare pour quelques dizaines de dollars.

De plus, j'ai aimé en apprendre plus sur les chansons, les raisons pour lesquelles Bruce les a écrites, son processus créatif, la vie en groupe, les concerts, et toutes les petites gouttes d'eau qui ont fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. Ainsi je vous conseille, surtout si vous n'aimez pas le rock strident et les guitares électriques, de réécouter les versions acoustiques ou live des chansons telles que "The Ghost of Tom Joad", "Streets of Philadelphia" (écrite pour le film avec Tom Hanks, de Jonathan Demme, il reçut un oscar pour cette chanson qui parle des disparus du sida), "The River" (c'est une chanson émouvante sur la vie ordinaire calquée sur celle de sa soeur), "American Skin 41 shots" (c'est sûrement sa chanson la plus importante et la plus émouvante, elle parle d'un Black qui s'est fait descendre par des policiers blancs parce qu'il allait sortir son portefeuille de sa poche), "Worlds Apart" (elle a été écrite juste après les attentats du 11 septembre, elle est sublime), "Magic" (Bruce s'en prend à Bush et à la guerre en Irak dans l'album Magic), "Land of Hope and Dreams" (c'est le thème le plus redondant de Bruce, rappeler aux Américains d'où ils viennent, leurs racines d'immigrés), "We are alive" (très jolie chanson). Ses chansons sonnent étrangement d'actualité encore aujourd'hui.

Je vous mets les liens youtube pour les écouter:(blog)
Lien : http://www.unefrancaisedansl..
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dido600
  25 septembre 2016
Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons.Il décrit son enfance dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle le Big Bang : la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision, au Ed Sullivan Show. Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu'on croyait.

Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c'est bien plus que le témoignage d'une rock star légendaire. C'est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock'n'roll. Rarement un artiste avait raconté son histoire avec une telle force et un tel souffle. Comme nombre de ses chansons (Thunder Road, Badlands, Darkness on the Edge of Town, The River, Born in the USA, The Rising, The Ghost of Tom Joad, pour n'en citer que quelques-unes), l'autobiographie de Bruce Springsteen est écrite avec le lyrisme d'un auteur/compositeur singulier et la sagesse d'un homme qui a profondément réfléchi à ses expériences.Sans ommetre le Grand soutien de Barack Obama lors de sa première campagne présidentielle, c'est son titre The Rise qui est choisi pour être joué lors de l'annonce des résultats.
Une extraordinnaire autobiographie c'est le mot



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fannyvincent
  06 novembre 2016
Je ne vais pas vous la jouer "je suis un immense fan de Bruce Springsteen, genre De Caunes, je connais ses albums par coeur, je suis déjà allé le voir plusieurs fois sur scène". Non, ce ne serait pas vrai. Par contre, j'ai une solide culture rock, et tout ce qui touche au rock m'intéresse.
La lecture de l'autobiographie de Springsteen s' inscrivait donc dans ce cadre. Ce type, c'est un monument, le boss quand même ! J'avais l'image d'un gars authentique, possédant un vraie fibre prolétaire (ce qui peut apparaître comme paradoxal pour quelqu'un dont les ventes de disques ont dû générer des montagnes de dollars). Cette lecture m'a conforté dans cette vision. J'y ai aussi découvert quelqu'un possédant une foi immense dans la musique, dans le rock en particulier, un être également sensible (les pages où il évoque ses phases de dépression sont touchantes). J'ai enfin apprécié les parties dans lesquelles il parle des liens incroyablement forts unissant les membres de son groupe.
Bon, maintenant, va falloir que je bosse un peu sa discographie...
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Meps
  22 mai 2017
Deuxième biographie d'une de mes idoles musicales que je lis en peu de temps: après Renaud, The Boss, Bruce Springsteen.
J'étais plus exigeant pour plusieurs raisons: d'abord j'avais plus lu sur la vie de Springsteen et il me paraissait plus difficile de me faire découvrir beaucoup de choses; ensuite, après avoir été ravi de la bio de Renaud, j'avais été déçu d'apprendre qu'il n'en était pas vraiment l'auteur, ayant collaboré avec Lionel Duroy, co-auteur déjà de plusieurs biographies de stars... Je me méfiais donc un peu; enfin, tout simplement parce que le Boss siginifie plus pour moi que Renaud, et que je lui en demande donc plus, après m'avoir emporté si loin par ses mots, dans ma chambre ou en concert live à Bercy.

L'exigence ne fut pas déçue: ce livre apporte tout ce qu'on attend d'une autobiographie... et même ce qu'on attend de la littérature.
On rit beaucoup, les anecdotes totalement originales qui émaillent le livre sont parfaitement rendues et on y assiste aux première loges. On est emmené dans la poésie springsteenienne assez régulièrement, sans qu'il ait besoin de trop faire appel aux paroles de ses chansons.
On pénètre dans la tête du chanteur, comme il le promet lui-même, de sa plus tendre enfance et tout au long de son parcours de vie. Les passages privés alternent avec les récits de genèse des différents albums et les récits des lives épiques. L'alternance entre la pure chronologie et des digressions où le Boss évoque des sujets qui lui sont chers ou se pose pour s'auto analyser, permet d'éviter la lassitude que pourrait engendrer un pavé de 625 pages.

J'ai appris beaucoup de choses, eu l'impression de partager réellement des moments avec ce qui se rapproche le plus d'une idole pour moi qui n'ait pas l'habitude d'idolâtrer. Ce sentiment magique est forcément plus fort pour moi que pour quelqu'un qui ne connaitrait l'artiste que de loin. Mais l'ouvrage a de très grandes qualités littéraires en lui même... et si on en croit les remerciements, est le fruit de la plume quasi-exclusive de celui qui figure sur la couverture... une vraie auto-biographie...
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Bonnynic
  16 octobre 2017
Bon d'accord, autant le dire tout de suite cette critique est biaisée par une variable que je ne peux contrôlée…
Je suis fan de Bruce depuis plus de 20 ans.
La lecture de son autobiographie était donc une « obligation » pour moi. Pourtant ma PAL est tellement haute (elle est à la verticale chez moi) que ce livre est resté assez longtemps sous un statut « en attente ».
Et puis un beau jour, je l'ai commencé.
J'avais déjà lu beaucoup de livre sur mon pote du New-jersey. Biographie officielle et officieuse, analyse des paroles et des albums, etc. Si bien que je désespérais d'avoir un jour une autobiographie. Mon attente a été amplement récompensée.
Bruce a mis des années de recherches introspectives pour enfin nous sortir ce bouquin.
Une chose est certaine, Bruce est un des meilleurs song-writters que l'Amérique a connus. Et comme attendu, ce talent d'écriture est présent dans son autobiographie.
Pour l'avoir vu de nombreuses fois en concert, Bruce écrit comme il parle. Sans fioriture, il est direct et emmène son auditeur (ici son lecteur) dans son monde, dans son univers.
Lire ce livre, c'est un peu comme si Bruce vous écrivait une lettre personnelle dans laquelle il a envie de vous raconter sa vie. Il vous parle beaucoup de sa jeunesse qui a évidemment conditionné toute son oeuvre, il vous parle des relations conflictuelle avec son paternel, il vous parle de ses moments de gloire, il vous parle de ses moments de doutes (son divorce, sa grosse dépression) .Bref, il vous parle de sa vie. Loin des frasques de ces copains Rockstar, Bruce est un mec simple qui ne se prend pas la tête et tente juste de vivre sa vie en tenant éloigné les démons qui lui barre le chemin. Un peu comme nous tous non ?


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PaulLennon
  12 octobre 2016
Je dois reconnaître que je suis un grand fan du boss depuis un soir de décembre 1986 ! En effet, ce soir là, jeune ado, j'écoutais une émission de radio avec comme invité Antoine de Caunes qui évoquait sa relation avec Bruce Springsteen !
30 ans plus tard, j'ai eu l'impression à travers la lecture de l'autobiographie de passer un moment intime avec !e boss !
Dans cet ouvrage, il se livre avec honnêteté et générosité ! Et en plus il a su créer cette intimité magnifique !
On découvre ses peurs, ses pleurs, ses joies et son amour du "nous".
Un magnifique témoignage d'une vie !
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Bellonzo
  08 janvier 2017
Attention. Rien à voir avec d'insipides souvenirs de star ayant employé un nègre. Une oeuvre. Et là ce n'est pas que je pèse mes mots comme un bossfan que je suis. C'est que j'en revendique les qualités, une sorte de vita americana depuis les annéés cinquante, passionnantes d'un bout à l'autre depuis la très modeste Freehold, New Jersey, d'où tout partit, jusqu'aux mégaconcerts dont le Stade de France 2003 où j'ai eu la chance de voir le Patron et le E Street Band au complet. Une oeuvre. Comme toute la discographie et les concerts de Bruce Springsteen. Et qui a parfaitement sa place dans une rubrique littéraire. Où l'on sera cependant un peu plus à l'aise si l'on connait à peu près son petit Springsteen illustré, ou mieux encore, si l'on accompagne sa lecture d'une écoute sérieuse de quelques-unes de ses chansons.

Une famille prolétaire et catholique, les origines sont comme, tout le monde sur la Côte Est à ce moment, irlando-italiennes. Et vous vous étonneriez que je plonge là dedans, moi dont le blog consacre 30% de son activité à ces deux pays de mon coeur? Cette dualité marquera Bruce, né en 49. L'une des stars de la région, un certain Francis Albert Sinatra, voir Hoboken, sera pour le professionnalisme l'un de ses modèles. L'autre coup de grisou viendra d'Elvis Aaron, Memphis, Tennessee. Bruce a six ans. Moi aussi. Il raconte la vie de cette famille parmi d'autres avec parents et grands-parents, rythmée par les jeux dans les rues, les bagarres à la sortie de l'école, les premières cordes de guitare, et surtout les copains qui formeront bientôt les Castiles, première formation du futur maître, dans laquelle il n'est même pas chanteur. Et très vite l'écriture, du concret, du vécu, des histoires d'ados fugueurs, des amours laborieuses, de retour du Vietnam, ou de non retour. Springsteen n'élude pas les zones un peu curieuses, comme son astuce pour échapper à ce même Vietnam, qui apparemment ne lui causa pas trop d'états d'âme.

Car Springsteen vise avant tout à l'efficacité. Il raye d'un trait d'esprit le mot démocratie dans un groupe rock, où il faut un patron. Il y aura un patron et il saura le faire savoir. Les pages sont passionnantes sur les arcanes de sa création musicale. Sur ses rapports avec ses musiciens, tous d'exception. Sur sa ténacité et sa puissance de feu, sa spontanéité et sa générosité sur scène, par opposition à certains autres monstres, Neil Young ou Bob Dylan. Springsteen n'oublie jamais le show, y compris quand il reste quarante minutes seul avec sa guitare devant 80 000 personnes.

Mais tout cela, pour qui n'est pas trop branché sur Tin Pan Alley, pourra paraître trop technique voir rasoir. Foncez pourtant dans cette autobio, Born to run, pour d'autres raisons, terriblement humaines, presque ethno. Pour les portraits de son père Douglas Springsteen, un taiseux, même dans les différents pubs, part importante de son existence, qui aime ses enfants sans leur dire, c'est pas le genre de la maison du New Jersey. Les années cinquante pouvaient encore être rugueuses des deux côtés de l'Atlantique. Pour cette Amérique qu'il nous narre, pas mal corsetée, juste avant Brando, Dean, Presley. Pour cette splendide et abracadabrante vie d'un groupe rock, où la gestion des egos s'avère chaotique, où il faut parfois se séparer d'un des musiciens. Angoisse garantie, et noms d'oiseaux, rancoeurs et pardons. Born to run ou l'histoire d'un homme, Né pour courir, courir afin de vivre pleinement sa passion, viscéralement, sans perdre la raison, avatar si fréquent chez les rock stars.

Un livre, vrai, riche, bourré de peurs et d'énergie, la vie d'un homme, d'un roc(k), mais même les rocs un jour se fendillent. Comme le grand hêtre pourpre de Freehold, New Jersey, abattu récemment, comme le raconte Springsteen, lors d'une de ses balades en bagnole dans sa ville d'enfance, comme il en a tant chanté. Born to run, à lire, à écouter, à vivre. Je n'ai pas proposé d'extrait musical, il faudrait tout mettre de Racing in the streets à My home town, de The ghost of Tom Joad à Brothers under the bridge, de Born in the USA à My city of ruins.
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legoergosum
  03 août 2018
J'ai l'impression que ce grand garçon, né dans le New Jersey en 1949, et devenu un des plus charismatiques showmen du 20ème siècle, a des choses à nous dire, et qu'il le fait rudement bien dans cette autobiographie qui reprend l'un de ses titres phares.
Rockeur, showman, homme engagé, Springsteen nous livre un pavé de 600 pages qui sonnent comme autant d'hommages - à sa ville natale, à sa famille, aux deux pays de ses origines, à ses fans, et bien sûr et surtout à la musique- et qui pourraient bien aussi constituer une sorte de psychothérapie pour celui qui a souffert si longtemps de dépression.
Bruce est un enfant heureux, expansif, un rien rebelle, très sensible déjà, un peu trop envahi par la culture catholique qui règne au sein de sa famille, aux origines irlandaise et italienne. Un garçon respectueux, aimant ses deux soeurs cadettes, ses grands-parents, sa mère, plus méfiant à l'égard de son père, instable, trop porté sur l'alcool, un père à la fois présent et absent, un anti-modèle en somme, avec qui il finira tout de même par se retrouver. L'image d'un enfant des années 50, né dans une famille modeste, qui rêve de musique, écoutant Elvis, le “déclencheur”, puis les Beatles et les Rolling Stones, auxquels il s'associe … dans ses rêves.
Avec l'achat de sa première guitare, il met un pas dans le monde du rock, il joue ensuite au sein d'un groupe qui se produit à droite à gauche, glanant de petits succès auprès du public local. Le parcours du boss est lancé… mais il est semé d'embûches.
Il y a les premiers succès, les premiers revers, la ferveur d'un public conquis jusqu'à la côte ouest des États-Unis, et plus tard à l'Europe, le retour aux sources, dans ce New Jersey vers qui convergent tant d'émotions. Puis vient l'ère du doute, de la remise en question : la fragilité de l'artiste émerge et envahit, se traduisant par de terribles crises d'angoisse, le boss est vulnérable, même s'il tente de le cacher...
Immense artiste, homme engagé, mari et père aimant, on n'a jamais fini de faire le tour de cet homme atypique, capable encore aujourd'hui de galvaniser des foules.
Belle autobiographie, riche, généreuse, à l'image de son auteur. Beau parcours tout au long de cette 2ème moitié du XXème siècle, si riche en événements, souvent tragiques, que Bruce Springsteen a pris de plein fouet. Pour terminer, je citerai volontiers Molière : "Quel Homme !" (C'est moi qui mets la majuscule)
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