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Rafael Ortiz (Illustrateur)Georges Duarte (Illustrateur)
ISBN : 1592912486
Éditeur : Avatar Press (27/01/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
The Crossed universe is an unyielding nightmare vision of animal depravity and homicidal insanity. Never before have images of such stark terror been captured and conveyed unflinchingly by master horror storytellers and illustrators than in the miserable, bloody pages of Crossed. In this volume, two of the industry's best new talents come together to tell very different stories of despair. Simon Spurrier takes you to a picturesque environment in the English countrys... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  04 septembre 2015
Ce tome fait suite à Crossed volume 10 (épisodes 50 à 56) qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu avant. Il contient les épisodes 57 à 61, ainsi que le numéro annuel 2014, tous initialement parus en 2014.
Épisodes 57 à 61 (scénario de Justin Jordan, dessins et encrage de Georges Duarte de 57 à 60, et Geanes Holland pour le 61) – Jane et Esperanza s'enfuient en courant, talonnées par un groupe de Crossed. Jane a vu sa fillette succomber au virus devant ses yeux et recevoir un coup de hache asséné par Alejandro (le frère d'Esperanza). Ce dernier a lui aussi succombé au virus et il mène la meute. Les 2 femmes sont recueillies par Sutter qui les emmène dans une communauté à l'écart de tout.
Pour son premier récit de Crossed, Justin Jordan a choisi de mettre en scène une femme normale, dépendante des autres pour la rassurer. Esperanza prend donc Jane en charge, lui indiquant ce qu'elle doit faire prenant les décisions difficiles pour les deux, la protégeant. Les autres êtres humains se conduisent normalement (dans ces circonstances) sans devenir d'odieux prédateurs. Jordan utilise donc le comportement immonde des crossed pour faire ressortir la normalité et la fragilité de Jane (sans qu'elle ne devienne une victime).
Jordan construit par petites touches le portrait de Jane, une femme normale, mère de famille, avec son pavillon et son mari, une citoyenne bien intégrée, un membre actif de la société, se laissant porter par elle. Il s'agit d'un individu éduqué pour vivre en société et pour suivre le mouvement, trouvant sa sécurité dans les organismes constituant cette société, dans l'aide apportée par belle-soeur, et dans le modèle de la bonne épouse.
Le scénariste montre comment elle continue de faire confiance à ceux qui l'entourent pour la prendre en charge, organiser sa fuite, trouver un refuge. Il lui oppose la furie obscène des crossed que rien n'arrête, leur anormalité que rien ne peut atténuer, leur absence d'inhibition antinomique avec la normalité de Jane. de ce point de vue, Jordan utilise le principe de fonctionnement de la série, en montrant l'écart de comportement entre les crossed et les êtres humains normaux. Par contre il ne joue pas le jeu de faire apparaître en quoi le comportement des êtres humains peut être encore plus écoeurant que celui des crossed. le récit se termine par un affrontement en règle entre les zombies obscènes et la communauté d'humains dans une débauche de gore.
Georges Duarte dessine en détourant les formes avec un trait fin, leur donnant une apparence un peu éthérée, manquant un peu de substance. La particularité de cette série de zombies conçue par Garth Ennis est d'être très graphique et très explicite d'un point de vue visuel. C'est le principe : tout montrer dans le détail, jusqu'à l'écoeurement. le mode de représentation de Duarte fait que toutes les blessures et autres plaies ouvertes semblent artificielles, sans texture réelle, sans plausibilité, en toc.
Au fil des pages, le lecteur apprécie l'aspect normal des personnages, des vêtements, et des décors. Par contre, il constate que certaines morphologies sont un peu hasardeuses, que certains visages ont une apparence mal finie, et que quelques décors présentent une perspective surprenante. Geanes Holland ne fait pas beaucoup mieux pour le cinquième épisode.
L'univers des crossed est très exigeant pour les créateurs : le scénariste doit accepter de fouailler le pire des êtres humains, et le dessinateur doit représenter les pires horreurs de manière explicite. Pour cette histoire, Georges Duarte évite autant que faire se peut de dessiner les démembrements et autres éventrations de face et en gros plan, préférant rester un peu à distance. Ses représentations des blessures et des atrocités sont forcées et factices ne réussissant à pas à transcrire l'horreur démesurée des crossed.
De son coté, Justin Jordan refuse également de respecter le principe base de la série : montrer que les êtres humains peuvent être pire que les crossed. Il bâtit son récit sur une idée intéressante : l'obligation pour une personne normale de s'adapter à la cruauté sans borne des crossed. Cela ne suffit pas à nourrir son récit pour dépasser l'histoire de zombies de base. 2 étoiles.
-
- Annuel 2014 (scénario de Simon Spurrier, dessins et scénario de Rafael Ortiz) – Isaac est un adolescent en surpoids qui s'est réfugié en haut d'une tour à proximité d'un village dans la campagne anglaise. Une veille femme crossed le guette en bas, tout en essayant d'articuler quelques mots. Il essaye de passer inaperçu malgré de son plâtre au pied et la perte de son pulvérisateur pour l'asthme.
Décidément, les Crossed ont l'air d'inspirer Simon Spurrier qui met en place une situation improbable : un adolescent qui ne peut pas courir (donc une cible qui ne fera pas long feu) coincé dans un endroit dont il ne peut pas s'échapper, avec des crossed qui rôdent autour.
Isaac parle tout seul à haute voix et imagine la vie des individus qu'il voit depuis le haut de la tour (sous forme d'une page de texte). Petit à petit le lecteur découvre la vie ordinaire d'Isaac avant l'éruption de crossed, et les liens qui existaient avec ceux qu'ils voient défiler devant lui. Comme à son habitude, Spurrier ne joue pas sur les horreurs commises par les Crossed (pas de surenchère gore), mais plus sur la personnalité d'Isaac, et sur le mystère de du comportement de la grand-mère crossed.
Rafael Ortiz réalise des dessins détaillés, gore à souhait, sans systématisation de la nudité. Il s'implique fortement pour les décors et les tenues vestimentaires, réalistes et variées. Plongé dans cet environnement consistant, le lecteur suit avec plaisir les angoisses d'Isaac et peut croire en sa relative sécurité.
Simon Spurrier et Rafael Ortiz respectent les règles spécifiques des récits de Crossed : malgré l'horreur immonde des Crossed, les comportements des êtres humains normaux réussissent toujours à être pires. Ils diminuent le niveau d'obscénité (mais pas de gore), sans perdre le caractère ignobles de ces zombies dégénérés. 4 étoiles.
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