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ISBN : 2756030945
Éditeur : Delcourt (23/05/2012)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Il y a, au Mexique, un village dont le nom a été oublié par les cartes de voyage. Les paysans qui l'habitent disent qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix... et Zapata, en temps de guerre

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
alouett
  05 novembre 2012
Décembre 1997. Philippe Squarzoni est l'un des premiers membres d'ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne). Mais son engagement n'est pas le fruit du hasard.
A plusieurs reprises, Squarzoni est allé en Croatie (à Pakrac) afin d'aider les habitants (serbes et croates) à reconstruire leur village détruit par le conflit. Son premier voyage date de 1994. Dès lors, il y retournera tous les 6 mois, toujours dans le cadre du volontariat pour mener à bien un projet initié par une ONG. Mais il témoigne également de ses engagements en France, en Angleterre et au Mexique.
Garduno, en temps de paix et Zapata, en temps de guerre relatent son combat contre la mondialisation, la manipulation de l'opinion publique par les politiques, les délocalisations, le libre-échange… Edité pour la première fois en 2002 par Les Requins Marteaux (2003 pour Zapata).
Très vite, le lecteur est associé à la réflexion de l'auteur. En transmettant ce travail d'investigations et de mobilisation sur le terrain, Squarzoni éprouve son style narratif que l'on retrouvera dans ses autres documentaires (Torture blanche, Saison brune, DOL). le scénario alterne voix-off et dialogues. La voix-off contient à la fois les concepts idéologiques (économique, politique, sociologique…) que l'auteur combat et une argumentation étayée qui développe son opinion personnelle. Les dialogues donnent quant à eux une dynamique à l'ensemble. Ils sont plus spontanés et incitent le lecteur à la réflexion.
Côté graphique, on est face à un mélange entre réalité et métaphore. Cette dernière donne un côté souvent ironique (parfois cynique) aux propos tenus dans la même case. Philippe Squarzoni se met en scène dans son quotidien, qu'il soit privé, professionnel ou militant. En parallèle, et comme je l'avais déjà plus longuement expliqué dans mon article sur Saison brune, le dessinateur fait intervenir des visuels issus de l'imagerie collective : contes, slogans publicitaires, références cinématographiques, courbes d'évolution… des coupures de presse et des photos de journalistes viennent compléter le tableau. L'ensemble permet au lecteur d'entendre tous les sous-entendus inhérents à certains constats. Malgré la lourdeur du thème abordé et le sérieux des propos, la lecture est fluide… J'ai pourtant ressenti le besoin de faire plusieurs pauses.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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holognec
  04 juin 2013
Politique économique et sociale internationale peut-être mais fait quand même réfléchir. Par exemple au fait que la France (ou la Belgique) souhaiterait garder le plus grand nombre d'états africains dans la zone francophone, francophile..? Je n'aurais jamais pensé à réfléchir à cette question sans avoir lu ce livre.
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ErnestLONDON
  21 octobre 2016
Si les injustices sont moins criantes en Europe qu'au Mexique, elles existent : augmentation de l'écart entre les plus haut et les plus bas revenus, du nombre de chômeurs pour augmenter les profits du capital, du nombre de paradis fiscaux, des exonérations fiscales,…
Face à l'échec flagrant des institutions financières internationales créées pour réguler les crises, la résistance s'organise. (...)
Entre révolte et sentiment d'impuissance, indignation et besoin d'agir, Philippe Squarzoni nous livre son journal intime dessiné, celui d'un homme qui refuse de se résigner, cherche à comprendre, s'informe, résiste et tente de trouver des solutions. Il propose aux lecteurs un arsenal d'arguments, nourris de ses lectures et de ses rencontres. Il ne s'agit pas d'avoir réponse à tout mais de susciter les bonnes questions.

Article complet sur le blog de la Bibliothèque Fahrenheit 451.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
alouettalouett   05 novembre 2012
Les géants de l’industrie pharmaceutique ne s’attardent pas à chercher des remèdes contre des maladies dont les victimes ne sont pas solvables. Désormais, pour qu’un médicament soit commercialisé, il faut aussi qu’il rapporte de l’argent. Résultat ? Les 4 cinquièmes des dépenses de santé dans le monde servent à un cinquième de la population mondiale. Les trithérapies, qui ont permis de réduire de 60% le taux de mortalité des malades du Sida dans les pays du Nord, restent inaccessibles aux pays du Sud ! Et le système actuel soutient les intérêts des grands labos pharmaceutiques qui interdisent aux pays pauvres de produire à bas prix des produits génériques
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okkaokka   04 septembre 2018
p.108-10.
Un pays impérialiste... Cynique et brutal... Objet de la haine de tant de peuples, se doit de créer un mythe qui lui soit favorable. Comment y échapper ? Selon Ignacio Ramonet, depuis plusieurs décennies, grâce à son hégémonie culturelle et idéologique, l'Amérique dispose de la maîtrise des symboles. Et l'Empire Américain se présente avec la séduisante apparence Hollywoodienne... Ouvrir les yeux n'est pas facile. Voilà que les méchants ne sont pas ceux que l'on croyait quand on était enfant... et les gentils ont pris un visage bien inquiétant... Ce sont eux qui refusent de ratifier le traité de non-prolifération nucléaire... qui refusent de ratifier le protocole de Kyoto... Qui refusent de bannie les mines antipersonnel... et qui refusent la cour pénale internationale. D'ailleurs on les comprend ! Certains présidents Américains pourraient être considérés comme de véritables criminels de guerre... Et pourraient devoir rendre des comptes devant la justice internationale. Finalement l'Amérique semble pouvoir s'incarner non pas seulement dans ses héros... mais aussi dans les pires « méchants » dont Hollywood nous dépeint les méfaits. Et cette lutte pour la justice dont ils nous ont donné le goût... prend un autre visage.
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okkaokka   04 septembre 2018
p.112-3.
Ronald W. Reagan : Soyons clairs : personne ne croyait vraiment à une agression soviétique.
George H. W. Bush : L'exagération de la puissance de l'ennemi est le principe premier de la stratégie américaine !
Henry Kissinger : Ouais toujours, exagérer ! Toujours !
Ronald W. Reagan :  En fait, la guerre froide était plutôt tacite entre nous et les Russkoffs.
George W. Bush : C'est quoi les Russkoffs ?
Ronald W. Reagan : Eux, ça leur permettait de contrôler leurs satellites européens...
Richard M. Nixon :Et nous, on pouvait faire la guerre au tiers-monde ! En justifiant chaque intervention comme une mesure de la défense par rapport à la menace soviétique ! C'était si simple : on qualifiait de communiste tout pays qui refusait de remplir son rôle de soutien à notre économie ! Chaque pays qui pouvait donner le « mauvais exemple » . Par exemple, le Chili était un « virus » qui aurait « infecté » la région.
Ronald W. Reagan : Bordel, on pouvait tout se permettre !
John Fitzgerald Kennedy : Quand on a attaqué le Vietnam, on a même dit qu'on y allait pour le défendre !
Bill Clinton : C'est Dingue...
Ronald W. Reagan : Le Guatemala, on l'a transformé en abattoir. Putain, c'était presque un génocide !
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alouettalouett   05 novembre 2012
Au Chlapas, les indigènes ont une conception cyclique du temps historique. L’Histoire n’est pas perçue en lien avec un temps qui s’écoule, mais avec un temps dans lequel les choses se répètent. En boucle. Pauvreté, inégalités, résistances, répression… la lutte entre les puissants et ceux d’en bas se répète et se renouvelle sans cesse. Les protagonistes ne font que changer de nom au cours des différents cycles de l’Histoire. Et selon eux, l’esprit de la résistance, vieux de 500 ans, a vécu à travers plusieurs héros révolutionnaires. Il s’incarne aujourd’hui dans la lutte des hommes et des femmes de l’EZLN. Et dans la mobilisation des peuple dans cette dissidence qui fait hésiter la machine
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Blandine54Blandine54   25 février 2017
Aristote disait : "Qui est citoyen ? Est citoyen celui qui est capable de gouverner et d'être gouverné."
Alors que toute la politique actuelle vise précisément à nous désapprendre.
C'est tout le problème du rôle des citoyens, de la compétence de chacun pour exercer ses droits...et de l'envie de le faire.
Parce que, malgré les apparences, toute la population, sauf 3% au sommet, aurait intérêt à un changement radical de la société...
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Videos de Philippe Squarzoni (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Squarzoni
L’immersion dans le quotidien des inspecteurs de l’unité des homicides de Baltimore en 1988 se poursuit dans cette troisième partie de l’adaptation du livre de David Simon, à l’origine de sa série The Wire (Sur écoute).
Retrouvez l'interview de Philippe Squarzoni : https://www.youtube.com/watch?v=JUvXxHeiq4k
Résumé : Un flic a reçu deux balles dans le visage. Pas d'arme. Pas de mobile. Pas d'indices matériels. Mais Terry McLarney a été le sergent de Cassidy. Son ami. Et il fera tout pour découvrir le coupable. Alors que l’affaire Latonya Wallace accapare toujours Landsman et Pelligrini, le tableau se couvre d’encre rouge. Les corps s'empilent, le taux de résolution plonge et la pression augmente…
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