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Hadès et Perséphone tome 1 sur 4
EAN : 9782755696073
429 pages
Hugo Publishing (05/05/2022)
4.02/5   4370 notes
Résumé :
Perséphone n'est la déesse du printemps qu'en titre. Depuis qu'elle est toute petite, les fleurs se ratatinent à son contact. Après s'être installée à New Athens, elle espérait mener une vie discrète, dans la peau d'une journaliste mortelle. Tout change lorsqu'elle s'assied dans une boîte de nuit clandestine pour jouer une partie de cartes avec un étranger hypnotique et mystérieux. Hadès, le dieu des morts, a bâti un empire du jeu dans le monde des mortels et ses pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (444) Voir plus Ajouter une critique
4,02

sur 4370 notes
Les dieux de l'Olympe dans un décor de télé-réalité

Je suis désolée, mais une fois de plus, je vais aller à l'encontre de l'avis général : je n'ai pas apprécié cette lecture. Déjà, je me suis beaucoup ennuyée. Ensuite, je n'ai pas réussi à m'y immerger. Enfin, j'ai trouvé ça creux, avec des personnages manquant d'envergure (surtout pour des dieux) et des scènes de sexe à la limite du ridicule. Je ne suis peut-être pas le bon public pour ce genre de livre… pourtant, j'aime la mythologie, les couples tragiques, l'érotisme explicite (quand c'est bien fait) : tous les ingrédients étaient donc présents ! Alors, pourquoi ça n'a pas marché pour moi (mais marchera sans doute pour vous) ?

Ce que j'ai aimé :

- la reprise du mythe d'Hadès et Perséphone 
- l'idée de transposer les dieux et les déesses dans un monde proche du nôtre (même si j'ai trouvé le décor trop bling-bling, avec un petit côté « Le diable s'habille en Prada »)
- l'idée des cornes, qui donne à tous ces dieux parfaits un petit côté monstrueux et leur évite l'effet Marvel (j'avoue avoir eu très peu au début du bouquin)
- ça se lit vite (et encore, j'ai eu du mal)

Ce que je n'ai pas aimé :

- l'écriture et la narration, extrêmement simples et faciles. On dirait que ce roman a été écrit en quelques jours. le manque de descriptions, hormis celles, rapides, célébrant la beauté, la richesse et la sexytude inouïe des protagonistes (que des avions de chasse) nous empêche d'avoir une idée précise des évènements. Les situations sont tellement artificielles qu'on peine à y croire (mention spéciale pour l'entretien d'embauche au début du bouquin : qui a déjà vécu un entretien d'embauche comme celui-là ?).
- le scénario calqué sur 50 nuances de Grey, tellement vu et revu qu'il a perdu tout ce qu'il avait d'excitant : une jeune étudiante en journalisme tombe sous le charme ténébreux d'un gros patron sur qui tout le monde fantasme. Tout y est : le BBT (beau brun ténébreux) vulnérable sous son masque, la meilleure copine faire valoir qui traine la protagoniste en boîte et s'émerveille de la belle voiture qui la raccompagne le lendemain, etc.
- le manque de charisme des personnages (et du BBT en particulier). Il ne suffit pas d'être une déesse insolente ignorant encore l'étendue de ses pouvoirs (qui se révéleront forcément immenses) et d'être un beau gosse à la barbe de trois jours et au torse musclé pour être attachant ou charismatique ! le côté « fille pas comme les autres » (alors qu'elle est terriblement ordinaire) de la protagoniste fait lever les yeux au ciel, ainsi que l'irrationalité de son comportement. Au début du roman, elle déteste Hadès sans qu'on sache pourquoi (il ne lui a jamais rien fait), mais, en même temps, elle fantasme sur lui à la seconde même où elle le voit, tout ça pour répéter à quel point elle le déteste dans le paragraphe suivant, histoire de nous servir du conflit intérieur sorti de nulle part et bien téléphoné. Et que dire de la meilleure pote, dont la seule fonction dans le bouquin est de hurler de stupides « Toi. Moi. Nevernight. Ce soir ! » et autres « genre… le Hadès ? Hadès, le dieu des morts ? le proprio de Nevernight ? » (p. 77) hystériques ? le faire valoir de romance dans toute sa splendeur. Il y a aussi une rivale, un genre de sosie d'Amber Heard dans Aquaman : rousse, ultra-sexy, incandescente, et (forcément) salope. Mais on comprend dès le début que ce ne sera pas un challenge pour la protagoniste.
- les dialogues peu naturels, plutôt bêtes et stéréotypés (voir l'exemple ci-dessus). Hadès appelle Perséphone « chérie » sur un ton ironique, ce qui m'a complètement sortie du truc dès le début (je l'ai tout de suite imaginé comme cette caricature d'influenceur joué par un humoriste sur Youtube)
- les titres en anglais, horripilants et hors de propos : les dieux et déesses de l'Olympe se donnent du « my lord » et « milady » à qui mieux mieux. D'où sortent ces honorifiques Anglo-saxons ? Quels sont leurs rapports avec la Grèce ? Et pourquoi ce n'est pas traduit ? Je flaire un kink cour d'Angleterre chez l'auteure, qu'elle a placé ici tel quel sans rappel à l'ordre en correction.
- la superficialité de l'histoire et des personnages. C'est creux, plat, peu dense, et si prévisible qu'on s'ennuie dès le premier chapitre. Les enjeux n'en sont pas vraiment.
- la reprise du mythe, que je trouve mal traité, bâclé, et même, à mon avis, trahi. Dans l'histoire originale, la jeune Coré est violée par Hadès : certes, elle est attirée par ses narcisses et désobéit délibérément à sa mère, mais elle ne se jette pas dans ses bras en le provoquant entre deux selfies bouche en canard et autres photos de latte vanille… on se croirait parfois dans les Marseillais à Cancun. Hadès a perdu toute sa dimension menaçante pour être un banal boss en costard un peu connard (en plus, il porte un chignon). Perséphone n'est qu'une stagiaire décérébrée et pourrie gâtée… Déméter, une harpie trop protectrice (quand on pense au rôle poignant de la Déméter du mythe originel, ça fait pleurer. On lui enlève et on viole son enfant, bon sang !)

Mon bilan

Malgré une bonne idée de départ, ce roman possède tous les défauts de la new romance à décor mythologique sans substance, farcie d'incohérences et bien stéréotypée, ce qui ne l'a pas empêché d'être un best-seller. Ok, il s'agit de romance sans prise de tête, avec du sexe explicite et tout ce qu'il faut pour faire rêver dans les chaumières… mais pourquoi le faire de façon aussi superficielle ? Ne peut-on pas avoir du sexe et réfléchir un minimum en même temps ? Ou est-ce que c'est vraiment antinomique (c'est une vraie question) ?
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A fuir !
Je suis rarement aussi tranchée sur un roman mais cette adaptation du mythe d'hadès et Perséphone est un saccage, du mythe, de la potentialité de la romance, des personnages !

comme le dit une autre critique, la transposition de la mythologie au monde moderne fonctionne plutôt bien et était nécessaire si on voulait réunie les ingrédients des new romances à la mode: le mec charismatique, sombre, puissant et riche et la petite ingénue... ça ne vous rappelle rien?

j'avais envie de lire ce roman car j'aime ce mythe, qu'il pourrait effectivement faire une très belle romance et j'ai été... je ne peux même pas dire déçue, ce n'est même pas le bon mot. Imaginez tous les clichés et les pires ingrédients des pires romances et New romances du moment, mélangez-les, ajoutez-y un style qui n'a de style que le nom et soupoudrez de vulgarité et de sexe crus gratuits et vous aurez ce roman!

Franchement lisez Lore Olympus, roman graphique bien plus prometteur sur le thème que ce premier tome d'une série qui fait d'hadès un être entre le bad boy qui se la joue et le mec qui respecte les femmes... non, en fait, il fait juste style de les respecter var quand on voit comment il s'adresse à Perséphone avec ses "chérie" et ses " quand je te baiserai tu t'en souviendras" ou un truc du genre, on voit que même le politiquement correct que l'autrice a essayé d'insuffler au titre est mal tourné.

c'est je crois, le principal gros défaut de ce roman : n'est pas autrice de romances qui veut, et Scarlett St Clair ne l'est clairement pas !
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Je ne savais pas trop quoi penser de ce premier tome quand j'ai commencé à lire les avis.
Cependant j'ai décidé de le lire pour m'en faire mon propre avis.
Il y a des points positifs et des points négatifs mais dans l'ensemble on se laisse un peu prendre au jeu de l'histoire de nos deux protagonistes Hadès et Perséphone.

Perséphone est la fille de la déesse Déméter. Elle ne souhaite pas vivre comme une déesse mais plutôt comme une mortelle. Alors elle se cache sous un Charme et s'installe à Nouvelle Athènes où elle fait des études de journalisme. Mais sa vie va basculer le jour où elle assiste à une soirée pas comme les autres et à laquelle elle va jouer une partie de cartes qui va changer le cours de sa vie.
Sans le savoir elle se retrouve liée à un contrat avec le roi des enfers, Hadès, et elle ne pourra être libre que si elle crée de la vie aux enfers.
Mais Perséphone est dénuée de tout pouvoir et c'est une mission qui va s'avérer assez compliquée mais elle ne laissera pas tomber pour autant.
Mais en tentant de mener à bien son contrat elle va tomber amoureuse d'Hadès mais est-ce réciproque ?

Pour ma part j'adore la mythologie et je me demandais ce qu'allait faire l'auteure pour créer un lien entre nos deux héros dans un monde actuel tout en respectant leur lien mythologique.
Tout n'est pas totalement respecté sur ce point mais l'adaptation est assez intéressante.

Nous avons bien entendu deux personnages totalement opposés. Hadès le beau brun, ténébreux, sur de lui, riche, qui aime la boisson et avec tous les pouvoirs. Et de l'autre côté, une fille simple, qui avait hâte de ne plus vivre auprès de sa mère, investi dans son travail et qui souhaite à tout prix en savoir plus sur Hadès car il l'intrigue.
Elle cherche à savoir pourquoi les gens sont prêts à vendre leur âme et pourquoi le dieu des enfers a si mauvaise réputation. Qu'est-ce qui le pousse à détruire les gens ? Tant de questions qui vont la pousser à s'aventurer dans son antre,une boite de nuit très prisée, et se retrouver liée à un contrat avec lui à son insu.
Elle va apprendre à le connaître et se rendre compte qu'il n'est pas le Dieu dépeint par sa mère et qu'il peut se montrer attachant, jaloux et tellement attirant.
Malgré sa vie très mouvementée elle va tout faire pour tenter d'honorer son contrat mais ce ne sera pas évident car tout ce qu'elle touche se transforme en noirceur, alors pour créer de la vie aux enfers ça paraît compliqué.
De son côté Hadès n'a pas le rôle de quelqu'un de dur et d'horrible. On lui trouve beaucoup de qualités notamment quand il s'intéresse au point de vue des humains. le fait qu'il commence à s'intéresser à l'avis de Perséphone prouve bien qu'il peut se montrer bon et juste mais il ne faut pas oublier qu'il est en lien constant avec les Moires et qu'il ne peut pas faire tout ce qu'il veut contrairement à ce qu'elle croit.
Leur amour naissant est rapidement assez sauvage et on se retrouve vite dans des ébats assez chauds.
Cependant quand Déméter apprend la nouvelle elle n'est pas ravie et compte bien récupérer sa fille mais cette dernière est déjà amoureuse du Dieu.

Sur cette partie là j'ai trouvé que la mère était assez effacée et qu'elle n'avait pas fait grand chose pour récupérer sa fille ce qui est assez en opposition avec le mythe.
Le rappel à plusieurs Dieux de la mythologie grecque était assez intéressant même si pour certains il n'était pas beaucoup développé. On retrouve aussi les chiens de Hadès, le pré de l'Asphodele, le styx…
La Faveur envers les dieux était assez bien trouvée.
Dans l'ensemble j'ai passé un agréable moment à lire ce livre et je compte poursuivre sur les prochains tomes pour voir où veut en venir l'auteure.
On apprécie aussi la couverture du livre donc on remerciera les éditions Hugo Poche pour cela.
Une New romance qui se lit vite et qui captive le lecteur mais qui fait tout de même penser à une autre du même style…
J'espère que les prochains tomes seront un peu plus mouvementés.
A suivre..
Lien : https://fantasydaniella.word..
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(Roman) Scarlett St. Clair – Hadès & Perséphone Tome 1 A Touch Of Darkness – Mai 2022 – Hugo Roman, 424 pages

Scarlett St. Clair est une romancière.

Elle est diplômée d'un master en sciences de l'information et des bibliothèques. « When Stars Come Out » (2018) est son premier roman.

Elle vit avec son mari à Oklahoma.

(Source : Babelio!).

Hadès, c'est à dire le Dieu des enfers (Tartare), mais il n'est pas réellement le patron à bord, ce sont les Moires. Sous ses airs avides et orgueilleux, il est tout à fait gentil, protecteur et prêt à s'engager quand il trouvera la bonne personne.

Perséphone est la fille cachée de Déméter, elle rêve de s'émanciper. Totalement vierge de toute expérience amoureuse, elle se montrera d'un tempérament redoutable, qui séduirait les plus retors.

Alors qu'elle vit une vie en s'efforçant de correspondre aux standards de sa mère, Perséphone se retrouve un peu par hasard dans la boîte de nuit du Dieu Hadès, et elle ne va pas se laisser marcher sur les pieds! ; – )…

Les narcisses. Fleurs qui n'évoquent pas forcément le narcissisme. Symboles d'Hadès, donnant un petit côté « fleuri » au personnage supposé être « méchant ». Figure éternelle du bad guy transcendé par l'amour, devenant gentil?; -) Même si j'ai l'impression qu'il n'a rien attendu pour l'être…

Page 51: Longue situation initiale, ça traine un peu?
Pourquoi les Dieux ont des cornes? L'auteure et moi aimons la Grèce antique, je ne trouve pas la corrélation de ce trait physique…

La marque! Je vous le jure, j'avais écris La Légende d'Uriane avant de lire cela (similitude : un dominateur appose son sceau sur une protagoniste).

J'ai dévoré ce livre en prenant mon temps ! C'est à dire mon plaisir ; -)…. Il faut comprendre que je l'avais payé 18€ !! :- o

C'est l'histoire de la Grèce antique 2.0. façon XXIème siècle.

P.70: La nymphe rouquine « Menthé » entre en scène. Donnant ainsi raison à l'adage qui veut qu'il y ai une belle rouquine dans chaque bon livre.
Trois pages plus loin, comme boosté par la concurrence, la romance avance tranquillement, petit à petit.

Je n'ai pas pu me sortir de la tête « mon Hadès » by Disney. Ainsi que « Meg »…

Pourquoi ces dénominations « Milord » « Milaidy » on est en Grèce ou en Angleterre??x)…
J'aime la petite rivalité amusante entre Menthé et Perséphone, même s'il paraît évident qu'Hadès préfère Perséphone.

« Elle ne pouvait pas faire ça » Bah pourquoi? Elle m'avait pourtant l'air très consentante!!x)…

Perséphone pourrait tout envoyer en l'air : études et stage. Elle a déjà accès virtuellement à un très gros poste de reine des enfers…
Les dieux sont parmi nous et évoluent aussi…

Trop gossip? Closer? Malheureusement de nos jours on ne peut pas faire abstraction des médias tels que ceux cités et aussi tout ce qui est télé-réalité.

Perséphone (faussement non provoquante) s'habille « sexy » pour rencontrer Hadès aux Enfers…

J'aime bien le fait qu'elle ne soit pas facile ^^__^… P.202 des agressions sexuelles?!… Adonis, quel salop! Hadès le sauveur? Page 207 : le taux de sexualité concentré augmente. Celle ci et puissante mais contrôlée, c'est à dire pudique, dans l'ensemble, et c'est bien.

C'est intéressant (pour moi en tout cas) de voir une histoire romantique hétéro racontée par un femme.
Enfin du vrai X!! ^__^ il a fallu attendre longtemps, mais la passion Perséphone/Hadès a pu se sublimer… Jusqu'à comporter des scènes de plus de trois pages.

Menthé « les interrompt », j'en étais sûr!

Quant aux « performances » de la déesse : pas mal pour un vierge ! ;- ).

C'est bien mieux que 50 Shades. (Même si je dis ça uniquement à cause de sa réputation!).

Vous aimez le strip poker? Eh bien vous allez être comblé-e-s. Surtout à un seul vêtement.

Le fameux « dis moi que… » d'Hadès, moué! Après tout, je pense qu'on a tous des tics de langages.

J'avais une petite musique pour illustrer cela, « fuck me twice » etc mais je la retrouve plus. Faut croire que ce sont des mots clés prolifiques ; -).

A votre avis, y aura-t-il une fin heureuse? Pour « Sephy » (Perséphone) et Hadès? Sephy va-t-elle pouvoir créer la vie (végétale)?

Bon dans la mythologie Grec, Hadès et Perséphone, c'est pas exactement la même chose. Mais osef!…

En tout cas ils b* comme des lapins de garenne ! …

C'est ce que j'appelle « l'énergie des jeunes ». (surtout pour Séphy). Qui a du être vachement frustrée/réfrénée à cause de sa mère.
Au revoir !! ^_^°°

Soren & Charlyy Phoenix
Lien : https://charlyyphoenix.wordp..
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Pour ne pas changer, je suis passée complètement à côté de ma lecture...

À mon grand étonnement, pendant un certain temps, j'appréciais ma lecture même si quelques défauts me faisaient parfois lever les yeux au ciel. J'ai été séduite par la revisite de ce mythe dans un monde moderne, c'était un pari risqué, mais qui s'est avéré payant. L'autrice prend le temps d'expliquer son univers, et nous offre une explication claire sur l'arrivée des Dieux et Déesses sur Terre et le fonctionnement de la société. le tout se tient de manière cohérente et c'était plutôt original !

Mais j'ai vite déchanté, tout d'abord, si l'écriture simple ne me dérangeait pas, j'ai eu dû mal avec les termes anglophones « Milady » ou encore « Lord ». Je ne voyais pas l'intérêt d'employer ces termes, ça me sortait à chaque fois de ma lecture. J'ai également eu du mal avec les descriptions du physique des personnages, tout est aseptisé, ils sont tous beaux et parfaits, même les plus banals d'entre eux n'ont aucun défaut. On est face au cliché de la New romance que j'exècre.
En parlant de cliché, malheureusement ils n'ont fait que s'accumuler, que ce soit par les personnages secondaires tous aussi creux les uns que les autres, je pense notamment à Lexa la meilleure amie de Perséphone, qui sert de faire-valoir par excellence, ou Menthée l'assistante d'Hadès qui doit être la « rivale » de Perséphone. Ça n'a pourtant eu que peu d'intérêt dans la mesure où l'on sait sans grande surprise qu'Hadès préfère Perséphone… les protagonistes principaux n'ont pas davantage de relief, j'ai été très déçue par la personnalité d'Hadès, j'aurais aimé qu'il soit plus « gris », au final, il n'est pas le moins du monde menaçant, il se plie à tous les caprices de Perséphone sans broncher. Il est dépeint comme soucieux de son peuple, on se croirait presque en sécurité dans les Enfers. Pour que le bien existe, le mal doit également exister, il faut un équilibre, ça n'aurait pas été un frein pour s'attacher à Hadès, au contraire. En tout cas, je m'attendais vraiment à autre chose, au lieu de ça, on nous sert un personnage sans substance, avec ce énième cliché de « méchant au coeur tendre ». Je n'ai donc pas du tout été réceptive à son charisme. Tout comme j'ai été déçue par le traitement accordé à Déméter, décrite comme autoritaire et suprotectrice, son rôle se cantonne à ça. Si l'on s'en tient au mythe, le minimum aurait été d'apporter des nuances, Déméter a toutes les raisons du monde de vouloir protéger sa fille, au lieu de ça, on ne démontre que l'aspect toxique de leur relation. C'est vraiment dommage, ça rend encore une fois le tout très manichéen.

Quant à la romance, elle devient centrale et balaie toute l'intrigue, le récit m'est apparu comme plat et fade, avec cette impression de faire du sur place. J'aurais été moins dure si la relation entre Hadès et Perséphone m'avait convaincue, mais ça n'a même pas été le cas ! Je n'ai ressenti aucune véritable alchimie entre eux, et encore moins de l'amour. Seul le désir sexuel définit leur relation, et ce, depuis la première fois qu'ils se sont vus (ce que j'ai trouvé peu crédible), je suppose que l'autrice a voulu démontrer à travers cette attirance immédiate leur lien spécial, résultant du mythe d'Hadès et Perséphone. Mais c'était mal fait, tout n'est que basé sur le sexe, là où j'espérais entrevoir une passion fulgurante et une certaine complicité. On enchaine des scènes spicy à n'en plus finir, j'étais sidérée lorsqu'une se terminait, une autre recommençait. J'ai fini par sauter des pages au risque de finir par abandonner. Vouloir écrire du sexe cru est un choix et conviens à certaines personnes, je le conçois, mais pour moi c'était très mal écrit. À partir du moment où l'on a des termes comme « empaler » « taper au fond de la gorge », « boire entièrement -sous entendu sa substance- » j'ai décroché. Je suis loin d'être prude, mais franchement je ne vois pas l'érotisme de la chose, ni l'intérêt dans le récit. Sans compter le nombre de fois où Hadès « grogne » et « siffle » durant l'acte, je ne pouvais pas m'empêcher d'esquisser des sourires. Au moins, ça aura eu le mérite de me faire rire. Par ailleurs, pour une vierge, je trouve Perséphone particulièrement à l'aise et douée, nous passerons là aussi sur le cliché de la performance sexuelle parfaite. En bref, à partir de deux cents pages, le sexe devient prédominant et l'intrigue disparait complètement. le dénouement arrive comme un cheveu sur la soupe puisque certains aspects n'ont pas été développés. Je reste sceptique quant aux prochains tomes, je me demande ce que l'autrice va bien pouvoir aborder compte tenu de ce qui s'est passé dans ce premier tome.

J'ai l'impression d'avoir été dure, mais je ne pouvais pas passer outre toutes ces choses qui m'ont déplu. Je pense que l'autrice aurait gagné à exploiter différemment son univers, quand je vois la manière dont elle a su transposer ce mythe à notre monde moderne, il y avait un véritable potentiel. C'est dommage d'être tombé dans les travers superficiels du genre et d'avoir fait un retelling de 50 nuances à la sauce mythologie grecque. En tout cas, cela reste un avis purement personnel, il en faut pour tous les goûts et je respecte ceux qui ont aimé. Ce n'est juste pas un livre pour moi. Je lirais peut-être la suite afin de voir où l'autrice veut en venir, mais sans grande conviction.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
22 août 2022
Fascinée par la mythologie grecque, la romancière américaine Scarlett St. Clair offre une interprétation sombre, captivante, contemporaine du mythe d’Hadès et Perséphone dans une nouvelle série romanesque qui connaît énormément de succès.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (191) Voir plus Ajouter une citation
Je t'ai attendue l'équivalent de plusieurs vies.
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Le respect construisait les empires. La confiance
les rendait inébranlables. L'amour pouvait les rendre
éternels.
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Aucune âme n'a jamais guéri en se focalisant sur son passé
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Le respect construisait les empires. La confiance les rendait inébranlables. L'amour pouvait les rendre éternels.
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- Que faut-il pour mériter la confiance du dieu des morts ?
- Du temps, répondit-il simplement.
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