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EAN : 9782743623791
240 pages
Payot et Rivages (22/08/2012)
3.54/5   135 notes
Résumé :
" C'était une vieille histoire qui tenait en quelques phrases, à propos de fenêtres brisées et de neige ; et quand Michaela eut terminé, Lilia s'affaissa sur le banc, le regard levé vers elle, réduite au silence par le choc... Dans quelques minutes, la nuit imploserait dans le bruit et la tragédie, mais pour l'instant Michaela était près d'elle, à l'observer, et lui dit d'une voix douce :
- Vous vous souvenez maintenant ?
Lilia acquiesça. Oui, je me so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
3,54

sur 135 notes

caro64
  14 janvier 2013
Dernière nuit à Montréal est le premier roman de l'auteure canadienne Emily St. John Mandel. Et quel roman ! Un roman noir vraiment atypique qui réussit la gageure de vous tenir en haleine de bout en bout tout en vous bouleversant.
Pourquoi Lilia s'est-t-elle brusquement volatilisée ce matin d'octobre de l'appartement new-yorkais qu'elle partage avec son petit ami Eli ?
 Assommé par cette absence inexplicable et aiguillonné par son amour pour la belle jeune fille, Eli va se lancer sur ses traces sans se douter que cette disparition fait écho au secret de Lilia enlevée à l'âge de 7 ans par son père et que sa recherche croise à quelques années de distance celle du détective privé Graydon, engagé par la mère de la fillette afin de retrouver les fugitifs. le roman va adopter alternativement dans chaque chapitre ce double point de vue : ces récits de fuite et de poursuite se répondent pour se rejoindre finalement au gré d'un "road-story" entre les États-Unis et le Canada. Mais plus Eli et le privé semblent se rapprocher de la résolution de l'énigme, plus le mystère s'épaissit autour de l'insaisissable Lilia qui écrit intentionnellement des messages laissés dans les bibles des motels où elle échoue provisoirement avec son père, comme autant de bouteilles jetées, d'indices semés et adressés à Graydon troublé par leur étonnant contenu : "Arrêtez de me chercher. Je n'ai pas disparu ; je ne veux pas qu'on me retrouve. Je désire rester volatilisée. Je ne veux pas rentrer à la maison." D'autres personnages s'avèrent emportés malgré eux dans cette quête obsessionnelle qui va gagner le lecteur, suspendu comme Eli aux lèvres de la fille du détective, la fragile Michaela qui va incarner une sorte de Schéhérazade, retardant toutes les nuits le dévoilement d'un mystère dont elle seule est la gardienne.
On va donc suivre avec le plus vif intérêt ces quatre personnages troublants. La singulière héroïne, qui traverse la vie en surface, envoûte les hommes et les femmes qui croisent sa route chaotique. Hélas, comme une malédiction, ceux qui approchent trop près de son mystère finissent par s'y blesser. Ce roman offre une belle réflexion sur la manière dont la langue nous permet de percevoir le monde et sur l'importance des souvenirs et la faculté de la mémoire d'occulter certains évènements pour permettre à l'homme de grandir. L'intrigue du récit se porte alors, non pas sur les raisons qui ont porté le père de Lilia à enlever sa fille, on le pressentira dès les premières pages, mais sur la découverte par la jeune fille d'une vérité à laquelle il n'est pas toujours facile de faire face ! le tout repose sur une belle écriture. Emily St. John Mandel adopte un style sensible et poétique, inédit dans l'univers âpre du polar. Impeccablement bien construit, ce surprenant et fascinant roman distille une atmosphère de mélancolie et de déréliction qui vous gardera longtemps sous son emprise. Une excellente surprise, et bien évidemment un auteur prometteur à suivre !
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MELANYA
  27 juin 2021
Avec Emily St.John Mandel, j'avais commencé par la lecture du formidable « Station Eleven », c'est-à-dire dans le désordre, mais peu importe car aujourd'hui je voudrais dire quelques mots sur « Dernière nuit à Montréal », d'un genre tout à fait différent et qui est son premier roman.
C'est un véritable road movie (ou road trip ? Ou les deux?). Cela démontre donc que cette jeune auteure canadienne a de multiples facettes à son talent.
L'histoire est écrite en quatre parties où les personnages principaux sont décrits et comporte de nombreux flashbacks.
On trouve Lilia sortant de chez elle et disant à son compagnon, Eli, qu'elle va acheter le journal. Mais elle ne revient pas. D'ailleurs, le livre commence ainsi : « Personne ne reste pour toujours. le matin de sa disparition, Lilia se réveilla de bonne heure et demeura un moment immobile dans son lit. C'était le dernier jour d'octobre. » Pourtant, « Ç'avait été une matinée comme les autres, délicieusement ordinaire à tous égards. »
Finalement inquiet, Eli va partir à sa recherche. Ce faisant, au fil de la lecture, on apprend que toute jeune (à 7 ans) Lilia avait disparu de chez sa mère et emmenée par son père, emmenée de son plein gré car elle n'aimait pas sa mère qui ne ressentait, d'ailleurs, pas une grande affection pour elle. Elle lui préférait son frère Simon.
Les chapitres vont donc alterner entre la quête d'Eli pour retrouver Lilia – ce qu'a vécu celle-ci lors de sa cavale avec son père en traversant les États-Unis, passant d'une chambre d'hôtel à une autre. Elle sert de copilote à son père car c'est elle qui a la carte routière.
Pendant qu'Eli la recherche, on voit que quatorze ans, plus tard Lilia continue de fuir. C'est plus fort qu'elle.
Mais outre ces personnages, on va aussi rencontrer Christopher, un détective privé engagé par sa mère.
Il y a aussi Michaela, une ancienne amie de Lilia qui, un jour, envoie un message à Eli : « Elle est ici. Venez au Club Electrolite, rue Sainte-Catherine, et hissez un drapeau blanc sur la piste de danse. Je vous verrai. Ne tardez pas. Michaela. »
On suit donc Eli à la recherche de sa compagne.
On suit Lilia, dans ses souvenirs. Quand son père lui a proposé de se « poser un peu », elle a répondu : « Je ne veux pas m'arrêter.
C'était vrai, et cela faisait maintenant plus d'un an qu'elle écrivait des messages en ce sens dans des bibles de motel. Lilia considérait les bibles de motel comme une sorte de tableau d'affichage où l'on pouvait laisser des petits mots à l'intention des voyageurs qui venaient ensuite. » Dans ses messages, elle écrivait : « Je ne veux pas qu'on me retrouve. »
« Ce que voulait Lilia, c'était voyager, mais pas seulement cela : elle voulait être une citoyenne de partout, insouciante et capable de s'envoler instantanément. »
On assiste avec Christopher à son enquête, après avoir quitté sa femme qui s'en moque un peu mais également sa fille, Michaela qui va s'avérer être celle qui connaît Lilia….
Embrouillaminis pensez-vous ? Non, pas du tout.
Le tout est fort bien construit, émouvant très souvent.
Et pourquoi Michaela hésite-t-elle autant à révéler la planque de Lilia ? Elle ne le fera qu'à une seule condition : celle de tout savoir sur un certain accident de voiture. Chose qu'Eli ne désire pas dévoiler mais c'est la condition sine qua non. Alors les jours passent sans résultat et pas de Lilia.
On trouve dans cet ouvrage de nombreux destins parallèles mais qui, parfois, se croisent – des illusions perdues – de la solitude et du chagrin…
Je peux dire que la vie de Michaela ne tient qu'à un fil car pour se changer les idées, elle est funambule (on le verra dans le livre).
Eli va-t-il enfin retrouver Lilia ?
Le dénouement est assez inattendu et au lieu de dire que ça prend aux tripes, je préfère dire que ça donne un très gros pincement au coeur.
Il y a aussi un problème de mémoire et à ce sujet, lors d''une interview au Festival du Polar en 2017, Emily St.John Mandel avait répondu : « Ne pas se souvenir, c'est se préserver. »
Comme j'aime bien noter quelques critiques au sujet des livres, cette fois j'ai relevé celle du Journal « Le Monde «(en 2016) : « L'écrivaine canadienne est née sur une île au large de Vancouver. Elle vit aujourd'hui à Brooklyn, New York – sur Long Island. Et ses livres déploient des archipels. »
Pour ma part, c'est une fiction bien écrite et qui ne fait que confirmer mon admiration pour Emily St. John Mandel.
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ChatDuCheshire
  11 mai 2021
Ayant beaucoup aimé "L'hôtel de verre" et "Station Eleven", ses deux derniers romans, j'ai entrepris de remonter dans le temps avec ce premier roman de Emily St. John Mandel et, malheureusement, grosse déception. Non pas pour l'histoire qui est somme toute intéressante et traitée de la même manière que dans ses romans plus récents, avec des sauts temporels qui peuvent être accueillis diversément par les lecteurs (en lisant d'autres critiques on s'aperçoit que tous n'apprécient pas ce genre de gymnastique). Non la raison pour laquelle je n'ai pas aimé et aime de moins en moins à mesure que le temps passe après avoir refermé ce livre, c'est le traitement que procure l'auteure à la ville de Montréal. Manifestement l'auteure, canadienne anglophone, n'apprécie pas qu'une communauté culturelle minoritaire s'efforce de protéger sa culture et ce alors que, pourtant, l'immense majorité des canadiens francophones parle anglais alors que l'inverse n'est certainement pas vrai. Quoi ? L'auteur laisse entendre que tous ces efforts seront vains et que le Canada francophone sera immanquablement englouti par l'océan anglophone et non seulement cela ne lui fait ni chaud ni froid mais elle semble même l'appeler de ses voeux par ses descriptions grossièrement excessives de l'environnement protecteur de la langue française à Montréal. Paradoxal alors que l'un des ses héros se lamente sur la disparition d'un grand nombre de langues dans le monde. Mais la détestation de l'auteure va au-delà, conférant à son bouquin le côté franchement dérangeant d'un règlement de comptes (je pense avoir lu ou entendu quelque part qu'elle avait vécu à Montréal et n'avait pas aimé). Montréal est en effet décrite comme une ville répugnante : glaciale jusqu'à l'insupportable, déserte, glauque... Or dans ce livre et dans d'autres l'auteure s'attarde quelque peu sur Chicago, proche de Montréal et dont le climat est à peine plus "chaud" l'hiver, et ce visiblement sans la trouver insupportable. Un petit paragraphe vers la fin du roman "rattrape" un peu la sauce quand l'auteure laisse entendre que ce côté "affreux" de Montréal vient de la perception de son personnage Eli qui s'y trouve alors qu'il est en pleine détresse, à la recherche de Lilia. N'empêche c'est peu pour redresser la barre. J'ai eu la chance de visiter Montréal en hiver. C'est froid, certes, mais cette ville est bien bien au-delà de la plupart des villes nord-américaines en termes de spécificités architecturales et culturelles. Oui, la ville est assez déserte l'hiver mais j'avais eu la même impression de Chicago. Il suffit d'aller là où se réfugient les gens et surtout de s'attacher à communiquer avec eux. Etant parfaitement bilingue et sans accent immédiatement traçable par les locaux, je n'ai pas eu l'impression de me faire moins bien considérer lorsque je m'adressais à eux en anglais et j'ai au contraire trouvé particulièrement "fun" et agréable le fait de pouvoir passer constamment d'une langue à l'autre. Vraiment dommage car j'étais en train de m'éprendre sérieusement de cette auteure. Me voilà à présent sérieusement refroidie du fait de son étroitesse d'esprit et de son attitude de majorité (anglophone) quasiment belliqueuse vis-à-vis d'une minorité culturelle
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Rebus
  22 octobre 2013
Lilia est enlevée une nuit d'hiver par son père. Pendant des années, ils mènent une vie de fugitifs, changeant de prénoms, de couleur de cheveux, de voitures, de motels, et de passé…
Lilia ne sait pas pourquoi son père l'a kidnappée, et c'est la réponse à cette question qui la fait partir à chaque fois. Elle ne sait pas comment rester, Lilia, elle qui a laissé pendant des années, dans les bibles des motels, des messages demandant à ce qu'on arrête de la chercher…
A chaque chapitre, on change de personnages et d'époque : dans le présent avec Eli, le dernier amoureux de Lilia, abandonné et voulant la retrouver. Puis dans le passé et aussi dans le présent avec Michaela, qui est elle-même en quête d'une réponse concernant son propre père. Enfin, avec le récit de Lilia elle-même, on retourne dans le passé, où on la croise à des âges différents.
Pas de meurtre ni d'enquête classique dans ce roman. Ici, on parle de disparition, de fuite en avant, de souvenirs, d'absence de souvenirs .On s'interroge sur la vie, sur le pourquoi et le comment.
J'ai cependant trouvé que le récit s'enlisait parfois, notamment pendant les rencontres entre Eli et Michaela, j'aurais aimé un peu plus de rythme.
L'auteur a toutefois su traduire la solitude de l'âme humaine et cette quête de l'existence, le fait de trouver sa place et de vivre sa vie, ou non.
Un livre original et mélancolique.
Merci à Babelio et sa Masse Critique pour m'avoir fait découvrir ce roman et cet auteur.
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bagus35
  29 août 2021
Eli est heureux avec Lilia à New York malgré son passé tumultueux où elle a été enlevée par son père et fuit la police pendant toute son adolescence changeant de nom ,de motel aussi souvent que possible. Quand Lilia disparaît de nouveau ,Eli est désemparé et va se lancer à sa recherche pour s'assurer qu'elle va bien et comprendre ce qu'elle a vécu et pourquoi elle n'arrive pas à se poser. Un roman noir ,ni polar ,ni thriller mais de bonne facture.
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critiques presse (1)
Telerama   03 octobre 2012
Pour son premier roman, la Canadienne Emily St. John Mandel réussit une fiction qui se déploie et se referme sans cesse, une oeuvre originale et bouleversante sur le thème de la perte et ses répercussions sur tous ceux qui n'en guériront jamais.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   27 juillet 2016
Le lapin connut une brève renommée sur le plan local : deux journaux régionaux publièrent des photos de lui, ses yeux ronds tournés vers le ciel. Ce fut Simon qui le récupéra, cet après-midi là, une fois que les photographes eurent terminé leur travail. Il le déposa dans la baignoire et resta un moment assis sur le bord à observer la petite flaque d’eau bleutée qui se formait tout autour, après quoi il le mit dans le sèche-linge. Assis sur une caisse de lait retournée, il regarda par le hublot le pain tournoyer dans tous les sens. Lorsque Simon le sortit de la machine, le lapin était tout chaud mais encore humide, alors il le remit dans le sèche-linge et le regarda encore tourbillonner jusqu’au moment où, la vue brouillée, il dut détourner les yeux. Sa mère pleurait à gros sanglots dans la cuisine, parlant de Lilia et du père de la fillette, expliquant qu’il avait toujours su qu’il ferait une chose de ce genre et que c’était pour cette raison, au départ, qu’elle avait obtenu l’ordonnance restrictive du tribunal. Il y avait des agents de police partout, et certains d’entre eux voulurent parler à Simon. Il répondit aux questions d’une voix polie, monocorde, proférant essentiellement des mensonges ; quand ils eurent fini avec lui, il emporta le lapin dans sa chambre et le posa sur une serviette pliée, dans le coin du lit. Le lapin n’était pas encore complètement sec, mais Simon n’avait pas envie de rester plus longtemps en bas.
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Charybde2Charybde2   27 juillet 2016
La majorité des langues, lui annonça-t-il solennellement, sont appelées à disparaître. Voyant qu’elle semblait toujours aussi intéressée, Eli dégaina ses statistiques favorites, comme il l’eût fait d’une Rolex : sur les six mille langues actuellement parlées sur terre, quatre-vingt-dix pour cent sont en danger et la moitié n’existeront plus d’ici la fin du siècle prochain. Quelques rares optimistes nourrissent l’espoir d’en sauver une poignée ; la plupart se contentent d’espérer qu’on pourra garder la trace d’une fraction de ce qui aura été perdu. Son travail, lui expliqua-t-il, était en partie une reconstitution, en partie une thèse, en partie un requiem. Elle écoutait en silence, apparemment captivée, en posant des questions intelligentes juste au moment où il se disait que son intérêt ne pouvait en aucun cas être sincère. Elle lui dit d’un ton badin qu’elle était habituée à des escamotages beaucoup plus localisés : individus, chambres de motel, voitures. Elle n’avait pas l’habitude des disparitions à plus grande échelle. Imaginez, lui dit-il, qu’on perde la moitié des mots utilisés sur terre. Mais ce qu’il essayait d’imaginer, en réalité, à cet instant, c’était l’effet que ça ferait de l’embrasser dans le cou. Elle hocha la tête sans le quitter des yeux.
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FortunaFortuna   10 septembre 2016
Je voudrais m'immerger dans le monde. C'était ça, le problème de Lilia : elle n'arrivait pas à s'immerger. Il ne suffit pas d'observer le monde et de le prendre en photo. (Il se tut quelques instants avant d'enchaîner :) Il ne suffit pas de faire du patin à glace. La métaphore est de Lilia, pas de moi : elle parlait de son mode de vie. Elle disait qu'on peut patiner à la surface du monde pendant toute sa vie, en visite, en partance, sans jamais vraiment passer à travers. Mais il ne faut pas faire ça, ce n'est pas gratifiant. On doit être capable de passer à travers. On doit être capable de s'enfoncer, de s'immerger. On ne peut pas simplement patiner à la surface, visiter et partir.
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MissVioMissVio   02 novembre 2014
Néanmoins, elle ne se sentait jamais à l’aise dans le monde. Nul ne pouvait soutenir qu’elle en fît réellement partie, et depuis cette nuit particulière où ses souvenirs commençaient (morceaux de glace contre sa fenêtre, lapin perdu, neige), les traditions du monde lui étaient étrangères. Elle picorait ce qu’elle pouvait dans les livres et dans les émissions de télévision, notant avec soin qu’il existait des familles à deux parents, des maisons, des écoles, des chiens domestiques, apprenant par cœur des expressions qui l’intriguaient et qui se rapportaient à la maisonnée, telles que : jardin de derrière, enfant à la clef, accessoires de cuisine dernier cri et sous-sol. Telle une patineuse artistique, elle évoluait à la surface de la vie en une chorégraphie rapide, mais jamais elle ne brisait la glace, jamais elle ne perçait la surface pour plonger dans ces eaux magnifiques et terrifiantes, jamais elle n’était submergée et jamais elle n’apprit à nager dans ces courants-ci, dans ces courants-là : toutes les ombres, la lumière et les horribles splendeurs qui composent les turbulences de la vie sur terre.
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caro64caro64   14 janvier 2013
Telle une patineuse artistique, elle évoluait à la surface de la vie en une chorégraphie rapide, mais jamais elle ne brisait la glace, jamais elle ne perçait la surface pour plonger dans ces eaux magnifiques et terrifiantes, jamais elle n’était submergée et jamais elle n’apprit à nager dans ces courants-ci, dans ces courants-là ; toutes les ombres, la lumière et les horribles splendeurs qui composent les turbulences de la vie sur terre.
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