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ISBN : 284720878X
Éditeur : Gaïa (05/09/2018)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Petite-Mette jouait gentiment dans le bac à sable devant la fenêtre de la cuisine. Soudain, elle ne fut plus là, seul son nounours traînait encore dans le sable. Presque vingt-cinq plus tard, sa mère lance un ultime appel, juste avant la date de prescription pour ce genre de crime. Et les cas désespérés sont pour Varg Veum. Un suspense haletant où le privé norvégien enquête dans les communautés hippies de la fin des années 1970, icônes de partage et d'ouverture d'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  02 janvier 2019
La disparition d'un enfant est évidemment une chose terrible, mais c'est surtout le fait de ne pas savoir ce qui s'est passé qui ronge les parents.
25 ans après la disparition de sa fille, une petite blondinette de 3 ans, Maja fait appel à Varg Veum, un détective privé pour tenter de faire la lumière sur ce drame, car les faits seront définitivement prescrits dans quelques mois.
S'adresser à un homme qui semble être complètement bourré du matin au soir est plutôt risqué, mais Maja ne sait plus vers qui se tourner.
Peut-on encore découvrir quelque chose si longtemps après, alors que les témoins de l'époque ont déménagé, ont tout oublié ou sont morts ?
J'ai beaucoup aimé cette enquête qui ressemble à un puzzle, où il faudra parler avec des tas de gens de tout, de rien, de petits détails sans importance et les assembler les uns aux autres, où il faudra revenir sans cesse sur des points douloureux, où il faudra s'appuyer sur de simples intuitions ou ressentis pour faire éclore un bourgeon de vérité.

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livrement_ka
  26 janvier 2019
Titre : OU LES ROSES NE MEURENT JAMAIS
Auteur : Gunnar STAALESEN
Editions : Gaïa Editions
Genre : Thriller
Dépôt légal : septembre 2018
Nombre de pages : 267
Prix : 21 €

29ème livre de l'année 2019

Présentation physique du livre :
Le livre est un grand format et comprend un peu plus de 250 pages.
La couverture est foncée et représente une poupée cassée dans les bois.

Résumé : 
Mette est une petite fille de trois ans qui joue dans son bac à sable devant la maison. Sa mère s'absente quelques minutes et Mette disparaît sans laisser aucune trace.
Commence alors un véritable calvaire pour sa mère.
25 ans après la disparition et juste avant la prescription, la mère décide de faire appel à un détective privé pour l'aider à comprendre ce qu'il s'est passé.
Et ce détective privé va aller de surprise en non-dits, de mensonges en trahison, de meurtres en noyades.... bref tous les ingrédients qui font de ce livre ce qu'il est : superbement splendide!!

Sur l'auteur et son univers : cf wikipédia
Il étudie l'anglais et le français et fait des études supérieures en littérature à l'Université de Bergen, où il reçoit le grade universitaire de candidatus philologiæ. Il travaille ensuite au Den Nationale Scene, le plus important théâtre de Bergen, où il fera jouer, à partir des années 1980, plusieurs de ses pièces de théâtre.
Il commence à publier des romans en 1969. Outre deux recueils de nouvelles, seize d'entre eux, et les plus célèbres, sont des romans noirs influencés de Raymond Chandler et Ross Macdonald qui mettent en scène Varg Veum, un ancien salarié de la Protection de l'Enfance devenu détective privé après avoir eu la main un peu trop lourde sur un dealer, et qui s'occupe désormais d'aller chercher des fugueuses jusqu'à Copenhague ou d'enquêter sur des meurtres, non sans que son grand ennemi de la police de Bergen, Muus, lui mette des bâtons dans les roues. Varg est divorcé, ressasse encore et toujours ses déboires passés et présents avec la gent féminine, tout en noyant ses pensées dans l'aquavit.
Au fil des romans le lecteur s'immerge dans le Bergen des années 1980 en pleine transformation urbaine, où règnent le meurtre et la toxicomanie. Un Bergen de paradoxes, de maisons cossues et de taudis, de prostituées et d'avocats renommés. La vision sociale très réaliste de l'auteur porte un coup sérieux au célèbre modèle social scandinave.
Douze des seize romans policiers ayant pour héros Varg Veum ont été adaptés au cinéma. le personnage y est incarné par l'acteur Trond Espen Seim.
Gunnar Staalesen est également l'auteur d'une trilogie historique intitulée le Roman de Bergen.

Sur les éditions : cf Gaïa
Pendant bien trop longtemps, lorsqu'on évoquait la littérature scandinave, les images qui venaient à l'esprit des lecteurs français évoquaient des paysages certes magiques mais rudes, impitoyables, aux habitants aussi sombres que la nuit polaire. Une littérature déprimante en somme. La création de Gaïa éditions, il y a quinze ans, s'est voulue le poil à gratter de ces clichés bien ancrés. Et c'est avec la publication de Jørn Riel et de ses truculents Racontars arctiques que tout a commencé. Depuis, Gaïa, ce sont des romans qui font voyager, dans le monde comme dans la tête, de grandes sagas, des personnages que l'on peut prendre le temps de connaître, d'apprivoiser, de suivre tout au long de leurs aventures… Mais ce n'est pas là une caractéristique propre aux romans du Grand Nord, et si beaucoup de nos auteurs sont scandinaves, au catalogue de Gaïa on en trouve bien d'autres qui nous viennent des Balkans, du Nigeria, d'Allemagne, des Etats-Unis… sans oublier les Français bien sûr !
Création en 1991 à Larbey (Landes).
Première publication : septembre 1993

Avis :
Tout d'abord je tiens à remercier les éditions Gaïa pour m'avoir adressé ce livre en service de presses. Je vous avais dit que j'aimais les auteurs scandinaves et vous m'avez répondu que j'allais aimer ce roman.
Alors sincèrement je ne l'ai pas aimé, je l'ai adoré, je l'ai dévoré... Un pur moment de bonheur.... Un thriller comme je les aime et que j'avais un peu délaissé pour m'essayer à d'autres genres de récit. Un régal de reprendre.
Un must à garder dans sa bibliothèque !!!!

Sur le fond de l'histoire :
Les auteurs scandinaves sont pour moi inégalables dans le domaine du thriller ? Est-ce génétique ? Ont-ils quelque chose que nous n'avons pas ? Un petit je ne sais quoi d'imagination, de retranscription de l'histoire ??? toujours est-il qu'encore une fois je me suis laissée transporter par cette histoire jusqu'à lire dans ma voiture à chaque feu rouge......
Alors qu'en est-il de l'histoire ? 
Sur fond de disparition d'une petite fille (avec j'ai trouvé un parallèle avec l'enlèvement du "petit Grégory Villemin en France" il y a de nombreuses années), on se retrouve plongé dans la vie d'un quartier pas tout à fait comme les autres.
Le détective est une figure à lui tout seul. 
Les personnages sont attachants et ont chacun une part de mystère qui va être mise à nue petit à petit, grâce au zèle de Varg.
Comment des évènements qui paraissent n'avoir aucun lien avec la disparition vont se retrouver être des ramifications d'une histoire hors du commun. 
Entre hold up, jeux entre adultes consentants, enfants ayant assisté à des scènes marquantes, viols, mensonges, pédophilie, meurtres, noyades ...cette petite fille sera malgré elle la victime de ce monde d'adultes.

Sur la forme de l'histoire :
Le livre est divisé en chapitres.
Bien que l'écriture soit un peu petite, la lecture est agréable et la plume est très fluide.
Le texte est très aéré.
La couverture est superbe.
Ce livre est accessible à tous ceux aimant les thrillers.

Conclusion :
Merci Merci et encore merci aux Editions Gaïa. Si vous avez d'autres livres dans le genre merci de penser à moi.
Je suis une adoratrice du genre.
Pffff ces scandinaves vont me faire perdre la tête et la raison..... Je suis profondément amoureuse des thrillers scandinaves....A bon entendeur !!!!
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Pirouette0001
  03 octobre 2018
Le titre résume l'histoire qu'il ne faut surtout pas dévoiler.
Un bon opus des aventures du privé Varg Veum, dessiné tout en nuances par Gunnar Staalesen, qui, comme à l'accoutumée, nous dépeint une ville de Bergen, qu'il nous fait aimer au point de vouloir aller la visiter.
La fin se devine peut-être aisément mais je salue à nouveau cet auteur de polars nordiques qui privilégie l'énigme et la psychologie des personnages, sans se sentir obligé d'arroser le tout d'un trop plein d'hémoglobine ou d'images uniquement destinées à nourrir nos pires cauchemars.
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Tempsdelecture
  12 novembre 2018
L‘enquête est ici menée par un détective privé de cinquante-neuf ans, au nom difficilement prononçable pour la francophone que je suis, Varg Veum, buveur invétéré depuis qu'il a perdu sa compagne Karin trois ans auparavant et qui carbure la journée entière sous les vapeurs d'eau-de-vie d'aquavit. Un homme qui s'est de fait marginalisé de la société, et sur le point de perdre ce qui lui reste encore de dignité: son métier. de plus en plus délaissé par sa clientèle, l'appel au secours de Maja Misvaer résonne comme une ultime chance, une chance inespérée pour se tirer du bourbier dans lequel il s'est enlisé au fil des années: bref, rien de vraiment nouveau sous le soleil. le reste de l'intrigue n'est d'ailleurs pas plus révolutionnaire: une fillette disparue alors que sa mère était occupée ailleurs, un couple qui finit fatalement par se séparer, un lotissement ordinaire avec ses maisons toutes identiques où les couples entretiennent tous des relations de bon voisinage, une première enquête menée à bien avec ses suspects habituels sans qu'il n'y ait en fin de compte aucune arrestation. Bien évidemment, il faut repasser sur les traces des premiers enquêteurs, évidemment il faut chercher à aller plus loin que ce qui a été fait trente ans auparavant, et évidemment c'est notre homme qui mènera les investigations là où la police a bien été incapable d'aller. Ce n'est clairement pas là le point fort du roman.
En revanche, et malgré un scénario qui se révèle bien prévisible à première vue pourtant, le dénouement vous surprendra surement, l'auteur a réussi à monter son histoire de manière à ce que le lecteur ait le temps de passer en revue toute la panoplie de suspects possibles sans jamais dénouer tous les fils de l'intrigue. Remonter plus de vingt ans de vie ne s'avérera pas être chose facile, d'autant que dans le quartier, la plupart des couples ont divorcé et ont quitté la maison qu'ils occupaient. Varg Veum va devoir remonter le cours du temps, retrouver des individus qui ont continué à vivre loin de là et surtout faire remonter les souvenirs, raviver des mémoires, d'individus qui n'y tiennent pas forcément. Au départ de ce qui semblait être une communauté unie, qui s'entendait plutôt bien, jusqu'à organiser régulièrement des dîners ensemble devint une communauté à l'entente brisée par la disparition d'une petite fille, dans l'incapacité de surmonter ce traumatisme, isolant non seulement les foyers les uns des autres mais aussi les individus eux-mêmes au sein de chaque couple. La disparition de Mette a eu le même effet qu'un coup de poignard à cette communauté, rongée par un mal plus profond. Ce n'est pas seulement de l'explosion d'une famille dont il est question mais de plusieurs foyers, les familles qui gravitaient autour des Misvaer, qui entretenaient des relations particulières. Bien du monde est touché, de façon indirecte, par le malheur de ces parents et par ce sentiment résultant de cette tragédie et illustré par ces bons vieux clichés, ces lieux communs qui n'ont jamais été plus douloureusement vrais qu'à ces instants, que la vie peut s'écrouler en un instant, qu'il faut profiter de ceux qui nous entourent tant qu'il est encore temps.
Ce roman narre également cette terrible impossibilité pour un parent de renoncer à cet enfant disparu, disparition plus insupportable que la mort même. Cette impossibilité de faire son deuil et la sensation de voguer éternellement entre deux réalités, l'une à jamais éteinte, l'autre intenable et insupportable. La disparition de son enfant comme destruction du couple, destruction de sa vie pour la mère, d'un amour conjugal qui s'est définitivement évanoui. Dans ce roman, la mère de Mette n'est pas la seule à perdre son enfant, il y a d'autres mères qui se trouvent déposséder de leur progéniture. Chaque femme, chaque mère trouve une manière à elle de supporter l'absence de l'enfant, se débrouillant tant bien que mal pour continuer à vivre, à survivre. Notre détective lui-même divorcé de Beate la mère de son fils, Thomas, qu'il ne voit que trop rarement, compagnon inconsolable de sa dernière maîtresse en date, apparaît comme ces mères orphelines, malmené, englué dans une vie qu'il ne maîtrise plus depuis longtemps, et dont il a bien du mal à reprendre le contrôle. J'ai vraiment eu l'impression à travers ce roman policier qu'à partir du moment où les individus perdent le contrôle de leur vie, se retrouvent projetés dans une douleur et un monde, sans enfant, sans compagne, dont ils ne veulent pas, il leur devient quasi-impossible de se raccrocher plus tard à cette vie, de reprendre le cours de l'existence en lui donnant un sens nouveau.
Même si ce roman véhicule pas mal d'individus à la lisière de leur vie, qui ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, même s'il véhicule une conception assez pessimiste sur la nature individuelle des différentes personnalités qui constituent notre société, Gunnar Staalesen nous laisse tout de même une lueur d'espoir au milieu de cette vision bien sombre du monde. Certes, les couples se dissolvent, l'amour ne dure pas, les enfants disparaissent, se droguent, ratent leur vie, les conjoints disparaissent, le dénouement ne reste malgré tout pas si négatif que cela, je n'en dis pas davantage – à vous de le découvrir – Varg Veum commence à prendre le dessus sur son addiction.
Au-delà de la disparition de Mette, ce roman riche en personnages secondaires conte donc l'échec de vies de plusieurs individus, la façon dont ils parviennent – ou pas – à essayer de se raccrocher à ce qu'il reste de leur existence, qui se réduit bien souvent à presque rien il faut le souligner, ou la façon dont ils se précipitent tout droit dans le mur. Les difficultés à se remettre d'un divorce, d'une disparition, de la mort d'un proche, presque tout le monde est touché à sa manière et personne ne le vit de la même façon. Il est intéressant de voir comment la disparition d'une fillette peut se répercuter sur la vie de personnes qui pourtant n'avaient aucun lien familial ou sentimental avec elle. Chez l'auteur norvégien, les erreurs et les coups du sort se paient très cher, personne ni même le lecteur, ne ressortent indemne de ce drame en plusieurs actes. Bouleversant!
Lien : https://wordpress.com/post/t..
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1001histoires
  29 octobre 2018
Où les roses ne meurent jamais : publié en 2012 en Norvège ( titre original " der hvor aldri dør " ) et en France en septembre 2018 , Gaïa Editions. Bibliographie de l'auteur ici http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2014/07/gunnar-staalesen.html
Cette année encore la rentrée littéraire permet de retrouver Varg Veum ! Dés que le dernier Gunnar Staalesen est paru, je me précipite, j'achète le livre, j'ouvre Google Eath, je commence la lecture et je suis à Bergen. Première page du roman, un coup de feu claque sur l'autre rive de Vâgen, je situe immédiatement. C'est cela un roman de Gunnar Staalesen : un séjour ( mouvementé mais plein de tendresse ) à Bergen.
Mars 2002, Varg Veum ne s'est toujours pas remis du décès de Karin, ce n'est pas faute d'utiliser le remède aquavit. Mais vite, il faut reboucher la bouteille, une femme se présente à son bureau.
Maja Misvaer veut retrouver sa fille Mette disparue le 17 septembre 1977, elle avait à peine trois ans. Maja veut découvrir ce qui s'est passé, avant que tous ceux qui peuvent savoir des choses aient disparu à leur tour. Retrouver Mette est sans doute encore possible, une enfant innocente ne peut être que là où les roses ne meurent jamais.
En 1977, Maja et son mari vivaient dans la communauté d'habitation de Solstølvegen, cinq familles réunies autour d'une salle polyvalente pour se réunir et partager, un idéal à l'époque, basé sur une morale libérale. Et puis Mette a disparu, volatilisée alors qu'elle jouait dans le bac à sable devant la fenêtre de la cuisine où Maja s'occupait du linge. Les recherches et l'enquête de la police n'ont rien donné.
Varg Veum part questionner tous les membres de la communauté qui s'est dispersée comme si la disparition de Mette lui avait été fatale. Les divorces ont été nombreux, les enfants ont grandi. Varg Veum soulève toutes les pierres qu'il rencontre pour savoir ce qui se cache dessous. Vérité ou mensonge ? Peu importe, une simple hésitation, un regard fuyant sont plus parlant. Surtout ne rien négliger et se souvenir qu'il a travaillé à la Protection de l'enfance. Qui peut bien en vouloir à un enfant ?
Ce roman évoque une thématique déjà explorée par Gunnar Staalesen. Mais le talent est là, à chaque fois je suis emporté par les recherches du détective privé Varg Veum qui n'a pas son pareil pour explorer le comportement de ses contemporains, sans se prendre au sérieux mais avec une réelle efficacité.
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critiques presse (1)
Actualitte   25 septembre 2018
Gunnar Staalesen nous offre une démonstration de ce que le polar nordique peut avoir de meilleur. La prose est frappante, puissante, et pourtant toute en sobriété. Et la police locale, servant de repoussoir tant elle est incompétente, rend le personnage plus spectaculaire encore.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
TempsdelectureTempsdelecture   12 novembre 2018
« – Oui! Je n’arrivais pas à me tenir tranquille, le soir, il fallait que je sorte chercher, même si c’était insensé, évidemment. Comme si elle s’était égarée, sans retrouver son chemin depuis deux ou trois ans. Mais je n’y pouvais rien. C’était un deuil si énorme, une agitation inexorable qui a marqué le reste de ma vie, chaque jour et chaque nuit sans exception. »

Je l’observai. La sincérité sur ses traits était désarmante, elle reflétait plus nettement que n’importe quel mot ce qu’elle m’avait expliqué: l’expérience monstrueuse qu’avait dû représenter la disparition d’un petit enfant…qu’on ne retrouvait pas.

Je réfléchis.

« Vous croyez que ça vaudrait le coup que j’aille interroger certaines des personnes qui habitaient là-bas quand Mette a disparu?

– La police l’a fait en long, en large et en travers, à ce moment-là, répondit-elle avec un regard mort. Aucune raison de croire que… »

Elle leva soudain une main à sa gorge et toussa, comme si elle avait avalé de travers.

« Je veux dire… Que l’un d’entre eux puisse… Nous étions très soudés, tous.

-Çà vous convient si je passe demain matin? »

Elle hocha la tête.

« Vous pourriez me faire une liste des habitants de l’époque? Je veux dire… Puisqu’il y a eu des ruptures dans certaines familles… Si je dois leur poser des questions, je veux essayer d’en retrouver le plus possible.

_ Oui, je vais essayer. Enfin… Oui, vous l’aurez. Ce n’est pas si compliqué.

– Parfait. » Je me levai.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2018
J’avais du mal à comprendre qu’on puisse vouloir nuire à un si petit être, encore moins qu’on y arrive. Je connaissais cette sensation pour l’avoir éprouvée pendant mes années passées à la protection de l’enfance. S’en prendre à un enfant, le tuer… je ne voyais toujours pas crime plus infâme, un acte pour lequel on ne trouvait que très difficilement le pardon, un écrit si sombre dans un livre si triste que personne ne souhaiterait l’ouvrir. Je sentis un frisson me parcourir, glacial. Et je sus de quoi il s’agissait. Ce n’était pas la première fois. C’était le froid de l’incompréhensible, d’une existence écourtée.
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SharonSharon   25 octobre 2018
Le café était le raccourci universel dans ce pays. Sans café, quelle que soit la quantité, la Norvège ne tournerait plus; C'est aussi pour cette raison que la plupart des Norvégiens posaient régulièrement une main sur leur ventre, où u petit ulcère couvait en permanence.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2018
Une promenade en amoureux dans le parc constituait alors un moment dans un paysage de conte de fées, un mélange de parc britannique et de jardin chinois, où des cygnes blancs évoluaient sans bruit sur l’eau et où on n’entendait que le chant des oiseaux dans les arbres, le cri d’un canard sur l’un des étangs, la cloche d’un tramway noctambule du côté de Møhlenpris et le faible crissement du jupon de la jeune femme qui vous accompagnait, avant de s’arrêter pour un baiser sous l’un des arbres.
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rkhettaouirkhettaoui   12 septembre 2018
« Que les enfants surprennent leurs parents dans les bras l’un de l’autre ou quand ils s’occupent à leur façon, je crois que la plupart peuvent assez bien l’encaisser, à condition que les parents le gèrent comme il faut. Mais voir sa mère enlacée par un autre homme, juste après avoir vu celle de Joachim en action avec l’un des voisins… Pas besoin d’être pédopsychiatre pour comprendre que ça a dû être un joli traumatisme, Håkon. »
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Videos de Gunnar Staalesen (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gunnar Staalesen
Gunnar Staalesen - Varg Veum Volume 13 : Coeurs glacés .A l'occasion du "Festival Polar en cabanes" qui s'est déroulé du 26 au 27 septembre 2015, rencontre avec Gunnar Staalesen autour de son ouvrage "Varg Veum Volume 13 : Coeurs glacés" aux éditions Gaïa. Traduit du norvégien par Alex Fouillet. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/staalesen-gunnar-coeurs-glaces-9782847206289.html Notes de Musique : © Mollat www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mo... Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/Librairi... Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Libra... Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemo... Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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