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EAN : 9782378161675
253 pages
Éditeur : Something Else Editions (27/06/2019)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Angleterre, 1396. Aelis de Percival fuit son pays natal afin de rejoindre sa sœur Jane. À bord du Goéland, elle fait la connaissance du capitaine Sadler. Néanmoins, la jeune femme poursuit un seul but : attirer Arthur de Templeton en France. Entre l’amour et la vengeance, Aelis trouvera-t-elle le courage d’affronter ses démons ?
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Marie-Nel
  02 juillet 2019
Comme j'avais hâte de lire la suite de cette histoire commencée avec Les damoiselles de Castel Dark, lue en mars dernier. Jc Staignier m'avait laissée dans un profond désarroi et une profonde terreur au vu du final, je dois bien avouer que j'ai maudit l'auteure à ce moment là de me faire vivre de telles choses.
Je ne vais pas pouvoir vous parler beaucoup de l'histoire, ce serait spoiler le premier tome et ce serait vraiment trop dommage. Il faut avoir lu ce tome 1 avant d'attaquer celui-ci, il commence juste à la fin de l'autre.
Pour vous remettre dans le contexte, on suit une saga familiale qui se situe en Angleterre à la fin du quatorzième siècle. Dans ce second tome, on va suivre plus particulièrement la dernière fille des de Percival, Aelis. Elle fuit l'Angleterre et le château de Castel Dark pour rejoindre sa soeur Jane qui vit en France et est mariée au comte du Barry. Sur le bateau qui l'emmène à Calais, elle rencontre un homme, Brett, capitaine du navire. le coup de foudre est réciproque mais Aelis s'est promis de mener sa vengeance à bien, et doit sacrifier cet amour naissant. Alors, l'adage qui dit que la vengeance est un plat qui se mange froid, prend tout son sens ici. Aelis va savoir se montrer patiente, va faire souffrir l'homme qui est la cause de tous ses tourments, et je peux vous dire que je n'aurais pas aimé subir les mêmes épreuves que la jeune femme. Elle est, malgré la douleur, toujours aussi droite, forte et ne plie pas. Son sacrifice va-t-il être vain ? Mènera-t-elle sa vengeance jusqu'au bout ? 99
Toutes ces questions, et bien d'autres encore, je me les suis posées à chaque page du roman. Étant donné ce que m'avait fait vivre l'auteure dans le tome précédent, je m'attendais à tout, en effet, l'auteure n'hésite pas à faire mourir des personnages qu'on adore. C'est assez inattendu, je m'y suis habitué, mais justement, j'avais tout le temps peur de ce qui allait pouvoir arriver aux personnages.
J'ai retrouvé avec plaisir Aelis, une jeune fille impétueuse et rebelle, qui n'avait pas la langue dans sa poche dans le premier opus, et qui ne l'a toujours pas. Elle est juste plus dure de caractère, chose assez logique après ce qu'elle a vécu. C'est une femme en opposition avec l'époque, puisqu'elle n'hésite pas à revendiquer les mêmes droits que les hommes. Elle a construit avec beaucoup de jugeote son plan de bataille, elle n'hésite pas à souffrir. Elle aura l'aide d'un personnage hors du commun, sa grand-mère Eryne, morte depuis des années, qui apparaît sous forme de fantôme et qui cherche aussi la vengeance pour les siens morts atrocement. Elle apparaît plus que dans le précédent livre, c'est un soutien inattendu pour Aelis, mais également une présence tout aussi inattendue pour nous, lecteurs.
D'autres personnages vont également prendre plus d'importance, je pense notamment aux enfants que ses frères et soeurs ont eu précédemment, qui grandissent et se forgent leur propre caractère et volonté. J'ai trouvé très intéressant de les suivre chacun d'eux, les voir évoluer, trouver des ressemblances avec leurs parents.
Vous allez me dire que ça fait trop de monde et qu'on doit se perdre entre tous pour savoir qui est qui, et je vous répondrai que non. Car l'auteure a eu l'intelligence de créer des personnalités fortes et différentes pour chacun d'eux, ça aide beaucoup pour se souvenir de tout ce monde. Ils ont tous une particularité qui les rend plus ou moins attachants, au bout d'un moment, j'ai mes petites préférences, et je croise les doigts pour qu'il ne leur arrive rien…
Et bien sûr, tout cela emmené avec brio par la plume de Jc Staignier, toujours aussi efficace, directe, sans fioritures. Elle plante bien les décors à la fois anglais et français, faisant bien la distinction entre chaque mode de vie. Elle insère également les coutumes de chacun dans leur geste ou façon de faire, avec le dialecte qui correspond à chaque personne, noble ou pas. Tout ceci se fait sans lourdeurs, les mots compliqués de cette époque sont expliqués. le rythme est bon, très bon même. J'ai lu ce roman en même pas deux jours, surtout parce que je voulais savoir ce qui allait arriver. Les péripéties et aventures s'enchaînent, pour mon plus grand plaisir. Tout est écrit à la troisième personne du singulier, mais ça n'empêche que l'auteure a très bien retranscrit les différentes émotions de ses personnages. J'ai souffert avec eux, j'ai ri, j'ai été triste…
Comme je le disais plus haut, j'ai eu peur plus d'une fois. le final est un peu moins « atroce » que le premier tome. J'ai respiré un bon coup à la fin, c'est là que je me suis aperçue que j'étais en apnée depuis un moment…mais, néanmoins, ce final ci me laisse avec une multitude de questions et d'énigmes qui font que je n'ai qu'une hâte maintenant, me plonger dans le troisième tome ! Il y a encore de quoi faire quand on voit certains personnages s'allier avec d'autres, et vice-versa. de quoi créer encore une histoire bien passionnante.
J'espère vous avoir donné envie de lire ces deux romans. Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à le faire. Même si vous n'aimez pas les romans historiques et que ça vous rebute un peu, vous oublierez vite ce contexte pour plonger dans une histoire d'hommes et de femmes, de trahison, de vengeance, d'amour.
Quant à moi, je remercie beaucoup Jc Staignier de me faire vivre de vraies montagnes russes d'émotions à travers l'histoire de cette dynastie de Castel Dark. J'ai hâte de tous les retrouver dans le troisième tome, je sens que je vais encore me régaler ! Il me semble qu'il est prévu pour le mois de décembre, six mois à patienter…je vais faire des croix sur mon agenda !
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gabrielleviszs
  12 septembre 2019
Suite des aventures de Castel Dark, avec cette rebelle. Je remercie l'auteur pour m'avoir fait découvrir ce second tome avec Aelis.
Aelis de Percival a fui son royaume afin de gagner la France et rejoindre ainsi une autre de ses soeurs, Jane, mariée à Edmond, un homme qui est plus souvent loin de chez eux pour cause de royauté qui le demande souvent. Je ne peux dire pourquoi elle est partie précipitamment, car cela serait donner la fin du tome 1, par contre elle a la rage. Celle de se venger d'une partie des siens. Les âmes de ses ancêtres tournent toujours autour d'elle, qu'elle soit à Castel Dark ou en France. Cela va lui permettre de ne pas aller ailleurs que sur le chemin de la vengeance. Un but bien sombre pour une fille si jeune. Alors qu'elle va pour poser le pied sur le continent français, elle fait la rencontre de Brett, le capitaine du navire qui l'emporte loin de son ancienne vie. Un homme qui sait ce qu'il veut et aimerait aller plus loin que ce qui se passe avec Aelis. Seul problème ? Elle ne peut se laisser aller et se doit d'accomplir ce qu'on lui demande, en plus de ce qu'elle a besoin de faire. le coeur de la jeune Aelis va être mis à rude épreuve, quitte à y laisser son âme.
Nous changeons de décor, de lieux, de personnages, je ne dirais pas d'époque, mais presque au vu de la façon dont les Français vivent. Aelis est perdue, nous le ressentons énormément dans ses premiers choix, sa façon de faire et de voir l'avenir sombre. Même si elle a raison pour la noirceur, il est difficile pour elle de l'admettre. Alors qu'elle ne sait pas comment faire pour se venger, cela va se présenter à elle d'une forme particulière. Je ne voyais pas cette façon de faire, je pense que c'est ce qui a fait que je n'ai pas été aussi enjouée que pour le premier tome.
Aelis est une jeune fille qui devient femme par la force des choses, pas de viol, juste une façon de penser qui la rend plus mûre, plus dure aussi. le garçon manqué qu'elle était devient un papillon pour obtenir ce qu'elle désire. Elle a une force de caractère bien différente de ses soeurs. Dans le premier tome, nous les avions approchés et nous ne pouvions constater que oui, chacune d'entre elles n'avait pas la même vision des choses ni le même caractère. Aelis est plus frondeuse, plus rentre-dedans. Pour l'époque, chez elle, cela passait, un peu, en France, c'est limite si elle n'était pas traitée de sorcière à défaut de prostituée. Elle joue de ses charmes et son langage franc n'attire pas que des sourires. Sa jeunesse apporte une fraîcheur que les femmes les plus puritaines, proche de dieu la verrait bien en compagnie de Satan. C'est une époque où les femmes sont là pour donner du plaisir en fermant les yeux, se taire afin de décorer une pièce... C'est dans ces moments que Aelis montre qu'elle ne veut pas de ce carcan et être une femme épanouie.
Par diverses scènes, l'auteur nous la représente comme aimant son corps, ce qui est rarement le cas dans la plupart des histoires et cela change en bien, aimant faire l'amour. Aelis est une sorte de révolutionnaire qui n'a pas sa langue dans sa poche. Que cela plaise ou non, elle est ainsi et ne compte pas changer. Elle va devenir une très bonne manipulatrice et tenter le tout pour le tout. Parfois elle aspire à de meilleurs moments, à une vie loin de ce passé qui la hante dans tous les sens du terme. Son ancêtre ne la lâche pas, elle doit les aider pour que leurs âmes ne soient plus torturées. Difficile de se mettre en danger, de devenir ce qu'elle devient, de laisser de côté sa vie. Car c'est un sacrifice ce qu'elle fait. Ce n'est pas juste une vengeance, il en va de sa propre vie. Les années passent et bien que la vengeance soit un plat qui se mange froid, Aelis n'arrive pas à s'en sortir malgré tout. Elle a perdu des années, son amour, son essence même.
Le livre est "découpé" en plusieurs parties. Celle avec Aelis qui va parcourir un chemin tortueux et celle de ses neveux et nièces entre autres qui, à mon sens, nous emmène vers le tome 3. Je ne parlerais pas de cette dernière partie complexe avec des enjeux politiques. le jeu de pouvoir semble également commencer bien jeune.
J'en reviens aux choix d'Aelis. Je comprends tout à fait son esprit de vengeance. Je n'aurai pas laissé passer cela non plus. Par contre, je n'aurais pas utilisé ce chemin. Me perdre oui, par amour pour ma famille, mais dans ce sens non. Je n'en dirais pas plus, après c'est un choix que l'auteur a fait et qui convient probablement à une grande partie de lecteurs. Aelis n'était pas mon personnage préféré même si je l'appréciais dans le tome 1. Je me rends compte que c'est peut-être le souci : le fait que ce ne soit pas l'un de mes personnages préférés que l'on voit le plus dans ce tome également. Quant à Brett, ce capitaine de navire ne sait plus sur quel pied danser avec elle. Il l'aime, cela se voit, mais cet amour le fait souffrir à cause des choix de la demoiselle. C'est un homme bien qui n'est pas du même monde. Qu'importe, cela ne dérange ni l'un ni l'autre, mais leur entourage. Cela va donner des événements surprenants, des mises en scène de regards hautains. Il suffit parfois d'un geste pour que les regards changent. Nous le constatons au final.
Il n'y a pas que ces deux personnages, nous retrouvons Jane et Edmond son mari qui a vraiment des idées bloquées, (les deux en fait), Clayton, Lali, William, Arthur et bien d'autres encore. Eryne devrait peut-être arrêter de se mêler de la vie des autres au vu de ce que cela a donné depuis le début de cette saga. J'ai été très heureuse de voir Ethan et malheureuse pour lui de voir comment tout cela tourne. Comme pour le premier tome, les années passent, se suivent et ne se ressemblent pas. La royauté au pouvoir ne plaît à personne, les pauvres essayent de renverser un pouvoir en place, voler les plus riches, les tuer aussi, c'est tentant.Arthur, Arthur, Arthur, que dire de plus sur ce personnage ? Il est toujours aussi vicieux, adorant les belles choses, prêt à tout pour avoir ce qu'il convoite. Lorsqu'il a une proie en tête, il n'a rien d'autre. Ce personnage est tel un homme perdu dans son esprit sans voir la réalité. J'ai adoré ce qui lui arrive, forcément il va sombrer. La folie ne le guette plus, elle l'a prise dans ses filets et ne le lâche plus.
L'écriture est toujours aussi fluide et nous ne pouvons nier qu'il y a beaucoup de travail derrière. J'ai beaucoup aimé Aelis pour son acharnement à obtenir gain de cause, sa jeunesse la rend plus vulnérable et pas forcément assez forte dans ses choix. Il faut que son ancêtre se manifeste pour qu'elle n'oublie pas. Je la comprends d'avoir envie de vivre sa propre vie. Ce que je n'ai pas apprécié c'est ce côté sexuel qui est ressorti.
En conclusion, un second tome plus noir, plus en profondeur dans la perversité. Il est clair que l'auteur n'a pas été dans la facilité, car il faut réussir à suivre tous les événements, les mettre les uns après les autres en gardant cette idée fixe.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/le-destin-des-coeurs-perdus-tome-2-la-rebelle-de-castel-dark-j-c-staig-a169964910
Lien : http://chroniqueslivresques...
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AlexianeTh
  02 septembre 2019
Nous retrouvons Aelis de Percival sur le navire qui l'emporte, elle et les enfants de Castel Dark, jusqu'en France, pour rejoindre sa soeur aînée, Jane et son époux Edmond. Nous l'avions quitté après la tragédie qui a frappé sa famille, un massacre perpétré par Arthur de Templeton. Sa mère, Illyana et Emmet, sa soeur et son beau-frère pour qui elle avait de tendres sentiments, et bon nombre de leurs gens ont été massacrés. Dévastée, quelque peu perdue et hantée par les âmes tourmentées, Aelis oscille entre le chagrin et le désir de vengeance.

Brett, le capitaine du navire, lui permet de ne pas perdre complètement pied. La jeune dame ignore cependant à quel point il prendra de l'importance dans sa vie, au risque, peut-être, de la détourner de sa revanche contre Templeton.
Nous sommes toujours au XVe siècle, nous quittons l'Angleterre pour la France, et tout comme Aelis, nous allons devoir nous adapter aux autres moeurs, étiquette de cet autre pays à cette époque. JC Staignier ne fait pas un roman purement historique dédié aux descriptions de l'époque ou à la puretransmission. Bien entendu, nous avons tout de même des détails rapides, et efficaces, pour nous immerger dans l'époque et mieux savourer l'histoire dans son contexte. Les personnages notamment, se retrouvent confrontés à des difficultés nées des conflits politiques : en effet, le roi Charles et la reine Isabeau sont peu appréciés du peuple, les conflits que cela engendre impactent irrémédiablement le peuple. Toutes ces descriptions ou cette immersion se glissent au fil de l'intrigue, de la gestuelle des protagonistes ou au fil des dialogues : nous n'avons donc pas d'énormes pavés dont le seul but serait de nous expliquer de A à Z comment une dame s'occupe de sa chevelure ou de son bain.

L'autrice admet aussi d'avoir pris de nombreuses libertés pour rendre sa saga historique accessible au plus grand nombre, ce qui induit une narration plus modernisée, de petites facilités et des personnages, comme Aelis, très avant-gardiste. Il est vrai que cela aide beaucoup à la lecture, et si vous n'êtes pas un lecteur foncièrement puriste, sans doute ne remarquerez-vous même pas ces libertés-là.
Concernant les personnages, comme pour le premier opus, ils sont nombreux, mais durant une bonne partie du roman, nous nous concentrons exclusivement à Aelis.

Une Aelis transformée, même si toujours fidèle à elle-même et à sa langue bien pendue. Torturée par le passé, hantée par Eryne et tous les coeurs perdus, elle est tiraillée entre la vie qu'elle fantasme et celle que les drames lui destinent. La plus jeune des Percival s'émancipe de toutes ces héroïnes propres sur elles, ses introspections et ses actions feraient presque d'elle une anti-héroïne. Ses sacrifices sont parfois extrêmes, et l'on se demande si nous en serions capables nous-mêmes. Mais la gravité de ses décisions nous prouve à bien des égards la puissance de son amour pour sa famille, pour celle qui est partie et pour celle qui reste. Aelis reste malgré tout attachante, peut-être aussi parce qu'elle est en avance sur son temps et que l'identification en est facilitée : son franc-parler, sa modernité, son courage aussi. Nous pouvons être amenés à la comprendre sans cautionner tous ses actes.

Brett, le capitaine du navire, est un jeune homme bien sur lui, très séduisant, et quelqu'un capable de finalement tempérer le caractère d'Aelis. Est-il calme et impassible ? Pas forcément, mais il reste doux et prévenant, tout comme homme capable d'essuyer les revers d'Aelis, ses indécisions, avec plus de patience que nous n'en aurions. Lui aussi est capable d'attiser votre affection.
Bien sûr, nous retrouvons Jane, avec une certaine mélancolie peut-être, Edmond, qui nous fait un peu regretter Emmet Kane, mais aussi les enfants : Clayton, William et Lali.
D'autres personnages secondaires reviennent sur le devant de la scène, bons ou mauvais, même si peu sont manichéistes finalement. Sans surprise, Arthur Templeton rôde toujours.

L'intrigue se déroule elle aussi sur plusieurs années, et pourrait se diviser en trois arcs. Les deux premiers tournent donc autour d'Aelis et de sa quête pour venger sa famille, rendre justice à sa manière comme elle l'a juré, guidée par Eryne – une part plus importante de fantastique s'invite dans le texte.
Entre complots, machinations, actions, et séduction, le lecteur n'a pas intérêt à sauter une ligne, sans doute encore secoué par le final du tome précédent. La colère, la rancoeur, nous accompagne et nous suivons Aelis avec cette hargne amère, inquiets qu'elle faiblisse, inquiets qu'elle puisse échouer. Mais nous sommes aussi mitigés : pouvons-nous réellement espérer qu'elle s'oublie, se détruise, au profit de la haine et de la vengeance ? Cette jeune fille devenue femme mérite-t-elle tout ce qui lui arrive ? Nous l'apprécions, comment lui vouloir du mal au profit des âmes d'Illyana et d'Emmet ?

Pourtant, nous désirons avec ardeur qu'Arthur Templeton, et tous les bourreaux qui l'ont soutenu paient. Pour Mary, pour Illyana, pour Emmet. Pour toute la famille de Castel Dark.
Quant au troisième arc, nous préférons ne pas nous empêcher sur la question, puisqu'il prépare le troisième opus. Nous vous laissons donc la surprise.
Vous pourriez apprécier ces contraires affirmés entre l'héroïne du premier tome, Illyana, et celui du second, Aelis. L'ange et le démon. La douceur et la combativité. Tous deux néanmoins se retrouvent au sein de la détermination et de la résilience.

La narration est toujours d'un point de vue externe au récit, mais connaît quelques exceptions : certaines scènes sont en effet subjectives à Aelis. Nous préférons là encore garder le silence afin de ne pas révéler pourquoi et leur importance.
L'écriture est sans tâche, accessible comme le souhaitait JC Staignier. La lecture en est fluide, facile, et rapide. Pas de lourdeurs ni de lenteur. Absolument aucune lenteur, à vrai dire.

Le rythme est ininterrompu, et il faut s'accrocher pour suivre toutes les péripéties qui s'enchaînent. Très rapide, l'intrigue est un véritable sprint. Cela empêche l'ennui de s'installer et multiplie les conflits, enjeux, ainsi que les twists.
Le romantisme est toujours là, mais la sensualité prend le pas sur certains plans.

Après les larmes du premier tome, tout cet amour, nous basculons sur l'autre revers de la médaille avec La Rebelle de Castel Dark. Pas de bisounours ou d'amour courtois, de grandes envolées tendres, nous accompagnons Aelis la dague au poing, l'oeil revanchard et la soif de sang au corps.
Pour Castel Dark.
Pour la famille de Percival.
Pour que justice soit rendue.
Pour l'amour des siens.
Lien : http://marmiteauxplumes.com/..
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edco6974
  27 août 2019
Comme je le dis souvent pour apprécier le tome 2, il faut d'abord lire le tome 1 alors voici le lien vers la piqûre de rappel
https://cocodelecturebelge.blogspot.com/2019/03/le-destin-des-coeurs-perdus-jc.html
Le tome 2 est consacré à la plus rebelle de la famille de Percival: Aélis et qui est pour ma part, le personnage qui m'a le plus marqué dans le premier tome mais ce deuxième tome me fascinera t il autant que le précédent?

Ce qui m'a le plus fasciné chez cette auteure c'est la prise de risque en gardant l'âge de ses personnages comme il était d'origine. Je m'explique: lorsque vous regardez un film au temps des chateaux, les héros et héroïnes ont dans la vingtaine, trentaine voire quarantaine. Mais dans ce cas-ci, Jc Staignier a respecté les âges "médiévaux' qui voulaient qu'une jeune fille de 12 ans soie une adulte et c'est bien normal étant donné que l'âge de décès avoisinait les 30 ans quand ils avaient de la chance. Un parti pris qui m'a beaucoup séduit dès le premier tome. Mais qu'en est-il de ce second ouvrage? Va t il m'intriguer, me surprendre, me faire vibrer?
Ce deuxième tome tourne essentiellement autour de la petite dernière de la famille de Percival: Aelis. La rebelle, celle qui ne se laisse pas faire et qui sait prendre les rennes de la famille pour la guider quand c'est nécessaire. Des choix difficiles, elle a du en faire et je peux vous assurer que même moi à mon grand âge je ne sais pas si j'aurais su les assumer comme elle. Elle doit diriger l'affaire de la famille qui part à vaut l'eau car son frère n'est pas un chef-né tandis que notre rebelle l'est de part son caractère mais aussi grâce à son père qui l'a laissée faire.
Les trames principaux de ce second tome est: la vengeance, la haine mais aussi l'amour inconditionnel et la difficulté d'aimer suivant les circonstances. Il est vrai qu'Aélis tout comme ses soeurs ont subi beaucoup de malheurs et ont beaucoup souffert comme par exemple Mary qui pensait s'être mariée par amour mais dont la vie s'est vite transformée en enfer et cet amour mort-né n'a eu comme résultat la mort. Une mort que je ne décrirais pas mais dont Aélis n'acceptera jamais. Aélis veut venger sa soeur par un moyen que je ne décrirais pas en vous laissant le loisir de le découvrir par vous-même car non seulement elle se venge mais elle ne s'arrête pas à ça. Elle a un caractère très pointu, elle est obstinée au possible et ne s'arrête jamais avant d'avoir obtenu ce qu'elle voulait et elle va devoir en faire des choses et en accepter d'autres pour son malheur et son dégoût. Mais en plus de cette héroïne rebelle à souhait, Jc Staignier a ajouté une touche de surnaturelle qui a la particularité de parler du passé de la famille de Percival. Les explications sur le passé de la grand-mère de Aelis (Eryn) vont trouver des échos dans le présent combat terrifiant et sans merci que la rebelle a décidé de mener. Mais il est bien entendu qu'il y a d'autres personnages qui gravitent autour d'elle pour son bien mais aussi pour son malheur... A vous de le lire pour le savoir.
Je félicite cette auteure qui a une plume puissante, addictive et qui a su donner de l'épaisseur à son histoire. Elle a su trouver les bons mots pour exprimer tel ou tel sentiment. C'est comme si l'histoire m'enveloppait pour que je comprenne mieux leur vie, leurs sentiments (colère, haine, dégoût mais aussi tristesse, amour, amitié) car pour faire un bon roman, il faut y apporter divers sentiments mais sans en faire de trop. Elle a trouvé le bon dosage pour les différents moments de l'histoire. Une histoire de laquelle j'ai eu du mal à m'extraire tellement j'étais en immersion avec toutes ses personnes et mon coeur a vibré, saigné mais il s'est aussi gonflé de joies et d'amour.
En un mot comme en cent, c'est un roman qu'il ne faut pas laisser passer. Il est intense, puissant et juste sans trop de fioritures ou effets de tournures de phrases. J'ai passé un excellent moment jusqu'à ce que je tourne la dernière page.... Pfff bon ben je devrais attendre le prochain tome pour la suite qui j'espère sera pour bientôt
En attendant, je te souhaite bon vent vers de nouveaux horizons et de nouveaux lecteurs, lectrices qui aimeront ce roman comme moi j'ai pu l'aimer....
Entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas...
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melimelodegwen
  26 février 2020
Il y a presque un an, je découvrais la plume de JC Staignier et sa saga historique, le destin des coeurs perdus (chronique du tome 1 ici https://melimelodegwen.fr/index.php/2019/03/03/les-damoiselles-de-castel-dark-tome-1-de-jc-staignier/). Si vous l'avez lu également, vous vous rappelez de la terrible fin de ce premier volume et alors, comme moi, vous vous demanderez pourquoi il m'a fallu presque un an pour dévorer le deuxième opus. La réponse est malheureusement simplissime. Parce que les journées ne font pas soixante heures et que parfois la vie nous oblige à remettre à plus tard.
Heureusement, la lacune a été réparée ces jours derniers et me voici, prête à vous livrer mon avis sur la Rebelle de Castel Dark.
D'abord, une remarque, malgré le délai très long entre les deux lectures, j'ai replongé avec facilité dans l'univers de Castel Dark, dans ces moments de solidarité communautaire aussi bien que dans ses heures les plus sombres.
Pour éviter tout spoil, à partir de maintenant, je recommande à ceux qui n'ont pas lu le tome 1 de ne pas aller plus loin.
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Références au tome 1
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Parlons donc du tome 2, entre gens avertis.
S'il est dans la continuité de l'histoire du premier volume, ce roman s'en distingue nettement par sa tonalité.
Le contraire aurait été étonnant. Si la mort croise la route des Demoiselles de Castel Dark, moitié du fait de la dureté des temps, moitié de la noirceur des hommes, Aelis, l'héroïne du deuxième volet, baigne dans la mort.
Elle a encore en tête le suicide de Mary, suppliciée par son mari le monstrueux Arthur Templeton. Elle ne peut surtout ôter de son esprit le massacre de Castel Dark dans lequel ont péri sa soeur et son beau-frère.
C'est donc l'esprit plein de noirceur qu'elle quitte l'Angleterre avec quatre jeunes âmes à sa charge et l'esprit des défunts tourmentés comme compagnons.
Et ce n'est certes pas le beau Brett, capitaine séduisant et séducteur, qui va la détourner de ses desseins de vengeance. Et qu'importe que dans ses bras seuls elle soit capable de trouver une peu de repos. La différence de classe sociale tout autant que leurs destins les séparent.
En France, Aelis retrouve Jane, l'autre soeur rescapée. Les deux jeunes femmes sont aussi différentes que l'on peut l'être. Jane, mariée depuis dix ans à Edmond, a un sens des convenances aigu et un amour des enfants que la vie lui refuse. C'est donc naturellement qu'elle fait siens les quatre petits orphelins qui grandissent en âge, en beauté et en sentiments à la cour troublée de Charles le fou et d'Isabeau de Bavière, en ce début de XV° siècle. Jane aime sincèrement sa soeur. Mais elle ne parvient pas à faire siens ni le mode de vie d'Aelis, ni sa parole trop libre, ni le désir forcené de vengeance qui guide tous ses actes, même les plus répréhensibles. Et son mari Edmond, si proche de la reine, n'est pas plus tolérant de cette belle-soeur qui bafoue les règles sociales ou morales.
C'est que rien n'arrête la rebelle de Castel Dark dans sa quête absolue d'accorder aux morts un repos bien mérité. Ni le souvenir des aimés disparus dont les souvenirs la traversent souvent, ni la présence spectrale de son ancêtre ne lui en donnent le loisir. Alors Aelis utilise toutes les armes à sa disposition. Elle dupe, elle triche, elle séduit. Si parfois elle s'accorde une parenthèse de bonheur aussi puissant qu'éphémère, c'est surtout le devoir qui la guide jusqu'à se donner au diable incarné.
Et tant pis si elle y risque sa vie et son âme, tant pis si le sacrifice consenti est celui de son propre bonheur, sans compter son salut ou même sa vie.
Dans une intrigue riche et machiavélique, où la grande histoire côtoie la fiction, JC Staignier réussit un roman nerveux et passionnant, où j'ai tremblé souvent pour la belle Aelis, autant que j'ai eu le coeur serré pour les choix qu'elle fait sans hésiter.
C'est qu'il faut s'en donner, de la peine, pour accomplir sa vengeance sans se faire prendre. Ça demande du temps, de la patience, de l'abnégation et une grande dose de duplicité où l'on peut se perdre soi-même.
Aelys réactive des réseaux, n'oublie rien ni personne. Sa vengeance est terrible, surtout lorsqu'on se la représente, menée par une frêle femme dans un temps où leur rôle se résume essentiellement à la décoration et à la pérennité de la lignée. Quoi qu'elle soit elle-même un contre exemple de ce schéma, la reine Isabeau reste une exception, grandement haïe parce qu'elle ne respecte pas les codes.
J'ai d'ailleurs aimé le portrait des femmes réalisé dans ce livre. Nobles ou de plus basse extraction, toutes doivent composer avec une époque qui ne les épargne pas, mais où leur marge de manoeuvre est des plus restreintes. Loin d'une image de la moralité contrainte des femmes, ce roman montre un monde où les alcôves bruissent de soupirs que le cadre religieux n'approuverait certainement pas.
Dans ce cadre, les familles se composent par le sang mais pas seulement. La position de Brett entre ses « deux mères » en est un bel exemple. J'ai aimé la relation de ces deux femmes avec l'indomptable Aelis. Et si les femmes se sacrifient souvent, faute d'une place suffisante, elles savent aussi se battre avec leurs armes . Mais ce n'est rien comparé à l'attitude d'Aelis. Si sa personnalité est un peu hors norme, il y a une grande modernité en la belle Banshee et une volonté de fer sur laquelle repose tout le salut de sa lignée.
Cette partie de l'intrigue m'a séduite, par son aspect hautement stratégique tout autant que par les élans plus paranormaux. Avec une satisfaction presque sadique, j'ai suivi la descente aux enfers des bourreaux, leur châtiment tantôt brutal tantôt long d'un raffinement terrifiant.
Mais parce que l'auteure est très forte, elle amorce aussi le rebondissement vers la suite des aventures de Castel Dark. En effet, Clayton, Eulalie, Colin et William grandissent et ils font leur place, dans leur famille d'adoption, à la cour de France, voire ailleurs. Ils préfigurent par leurs tempéraments et leurs inclinations une suite tout aussi passionnante que j'ai hâte de découvrir, … dans un délai plus raisonnable pour satisfaire ma curiosité et mon affection pour cette saga aux multiples passions.

Lien : https://melimelodegwen.fr/in..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SatinesbooksSatinesbooks   13 août 2019
— Que puis-je faire afin de vous apaiser ?
— Je souhaite vous offrir un cadeau de mariage digne de votre beauté. J’ai pensé à des bijoux, mais j’ignore vos goûts.
Un sourire éclaira le visage de Lali.
— J’aimerais lire les Poésies lyriques de Rutebeuf ou les Chroniques historiques de Froissart.
— Voici un désir bien saugrenu. Toute autre dame aurait demandé de nouvelles robes ou des bijoux.
— La culture ne se porte pas sur les vêtements ou beaucoup de femmes se montreraient moins sottes !
Elle se rendit compte de l’insolence de sa remarque et baissa aussitôt les yeux
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gabrielleviszsgabrielleviszs   12 septembre 2019
Un léger vent annonça la présence d’Eryne. Un sourire satisfait flottait sur son visage pâle.
— La fin d’Arthur est proche.
Aelis songea à son fils, à Brett, à ses neveux, à tous ceux qu’elle avait dû abandonner.
— Dans votre quête de vengeance, avez-vous seulement pensé une seule fois à moi ?
— Tu ne comprends pas. Sur cette terre et dans cette enveloppe immatérielle, notre corps ne souffre pas, mais nos âmes sont torturées. Ne veux-tu pas aider ta famille à retrouver la sérénité ?
— Allez-vous-en ! Je veux rester seule.
Dans la chambre de William de Percival, Arthur tremblait sous les couvertures.
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gabrielleviszsgabrielleviszs   12 septembre 2019
Béatrice soupira.
— Dormez à présent. Un long voyage vous attend.
— Béatrice ?
— Oui ?
— Vous voulez bien me prendre dans vos bras ? J’ai peur ! Peur du passé et de l’avenir !
Béatrice l’enlaça et lui caressa les cheveux.
— Ma pauvre petite fille, je vous plains. Vivre avec ses démons est douloureux ; les garder pour soi est une porte d’entrée vers l’enfer.
— Béatrice, je suis déjà en enfer.
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EttoitulisquoiEttoitulisquoi   01 mai 2020
Qui êtes-vous ?

– Je suis sa sœur.

– Je regrette, je ne peux pas vous aider.

– Son mari est un monstre! Je vous en prie, sauvez-la des griffes de ####!

L’angoisse dans les yeux de ### démontra à quel point il tenait encore à Aelis. Jane décida d’en tirer parti et simula un étourdissement. Elle découvrir avec émerveillement que les hommes plongeaient sans réfléchir dans ce piège bien féminin.
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pommerougepommerouge   18 juillet 2019
- Je t'aime. Je t'ai aimée dès le premier regard et je t'aimerais jusqu'au dernier. Seuls ceux qui n'ont jamais connu une telle passion peuvent dire que c'est impossible.
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